Peter Pan sous diverses formes

Il est temps de publier cet article entamé il y a plusieurs mois sur les différents supports qui m’ont permis de croiser le personnage de Peter Pan au cours de l’année 2019 !

Au programme, deux livres et deux films (pas de jaloux) :

  • le film Neverland de Marc Forster ;
  • le roman Peter Pan de J.M. Barrie ;
  • le film Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg ;
  • et le texte dans sa version illustrée par Quentin Gréban.

Bon voyage au Pays imaginaire !

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Neverland, film de Marc Forster (2004)

Londres, début du XXe siècle. L’écrivain James M. Barrie est en quête d’un nouvel élan dans sa vie comme dans son œuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l’impasse et le public londonien boude sa dernière pièce. Au cours d’une promenade, il fait la connaissance de Mrs Llewelyn Davies et ses quatre fils. De la complicité grandissante entre l’écrivain et les enfants naît une précieuse source d’inspiration. Ensemble, ils commencent à tisser la trame fantastique et visionnaire de Peter Pan. (Résumé présent sur le DVD)

Neverland (affiche)J’avais vu ce film il y a plusieurs années et je n’en avais gardé qu’un souvenir flou. J’ai eu envie de le revoir et, à mon plus grand plaisir, j’ai été enchantée par cette histoire, entre drame et humour. Ce James Barrie me rappelle le Edward Bloom de Big Fish, un homme débordant d’imagination qui transforme le quotidien en aventures extraordinaires. Sa vision du monde et ses jeux avec les enfants injectent une pincée de magie et de fabuleux dans une vie autrement banale. Mondes réel et imaginaire s’entremêlent au fil des histoires initiées par Barrie et ses jeunes compagnons de jeu. C’est fantasque, onirique et parfaitement réjouissant.

Tout n’est pas exact dans ce film qui prend, comme souvent, quelques libertés avec la réalité : Mrs Lleweyn Davies n’était pas veuve par exemple et il n’y avait alors que trois enfants. Mais peu importe – à mes yeux en tout cas – car il reste un très joli film qui montre que responsabilités et complications de l’âge adulte ne sont pas incompatibles avec l’émerveillement et le plaisir d’inventer des histoires même s’il devient de plus en plus dur de croire aux fées lorsqu’on grandit.
De plus, il est amusant de repérer au fil du film les premiers éléments que l’on retrouvera dans Peter Pan. J’ai également été très intéressé par les pistes qu’il offre pour comprendre l’œuvre originale, c’est-à-dire tout ce qui touche à l’enfance de Barrie. Une enfance trop vite perdue suite à la mort d’un frère – qui, par conséquent, ne grandira jamais – avec une mère qui ne s’en est jamais remise.

Il est parfois difficile de lutter contre le désenchantement et contre les cruautés de la vie, mais il ne fait pas de mal d’égayer tout ça, quand on le peut, d’une touche d’imagination et de magie.

Neverland (VO : Finding Neverland), réalisé par Marc Forster, avec Johnny Depp, Kate Winslet, Freddie Highmore… Film britannique, 2004. 1h40.

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Peter Pan, de J.M. Barrie (1911)

Peter Pan (couverture)Je me suis ensuite penchée sur le roman de l’écrivain écossais. Je l’avais acheté en Ecosse (cohérence oblige) en me disant que, s’agissant d’un livre destiné aux enfants, la lecture ne devrait pas en être trop ardue. Oups, erreur. J’ai été étonnée du niveau de langage du roman. Je mets cela sur le compte de l’âge du récit, mais il m’a posé beaucoup plus de difficultés qu’un roman contemporain. Du coup, je l’ai lu bien plus lentement que prévu, mais j’en suis finalement venue à bout ! (Et je suis assez fière d’avoir pris le temps d’ouvrir à nouveau un roman en anglais.)

A présent, partons pour Neverland. Et comment dire… si vous avez en tête une mignonne histoire enfantine, je vais peut-être briser quelques illusions.

Avant de passer au cœur de l’histoire, quand les enfants s’envolent par la fenêtre, je me permets de faire un aparté sur un personnage qui m’a sidérée par son comportement. Mr Darling. Le père. Une scène m’a fait tomber des nues – à tel point que je craignais d’avoir mal compris le texte anglais – car il agit alors comme un enfant pourri gâté qui fait une crise. Voilà un adulte qui n’a pas conservé le meilleur côté de son âme d’enfant ! C’est une scène tout à fait puérile – qui permettra d’ailleurs la rencontre et la fuite des enfants avec Peter Pan – dont le ridicule m’a laissée absolument bouche bée. Voilà, fin de l’aparté, mais je voulais signaler ce personnage d’adulte d’une immaturité rarement rencontrée.

Parlons maintenant de Peter Pan. Vous imaginez un enfant malicieux qui incarne l’innocence et la beauté de l’enfance ? Erreur. Peter est un véritable tyran qui  se révèle franchement inquiétant au fil du roman. Parlerons-nous de ses pertes de mémoire quasiment instantanées qui lui font oublier Wendy et ses frères maintes et maintes fois juste le temps du vol jusqu’au Pays Imaginaire ? De la façon dont il impose sa loi aux autres enfants perdus, de leur interdire de savoir quelque chose qu’il ignore (par exemple, être capable de distinguer les jumeaux alors lui n’y parvient pas), de proscrire tout bavardage sur les parents ? De son imitation angoissante d’un Captain Hook fraîchement dévoré ? De son arrogance ? Quel monstre de vanité ! Imbu de lui-même jusqu’à l’exaspération (la mienne, je veux dire), il ne cesse de se jeter des fleurs – combien de fois il nous apprendra qu’il est le garçon le plus génial du monde ? – et de s’attribuer les mérites des autres. Tout ce qu’il fait n’a qu’un but : le mettre en valeur et tant pis s’il doit mettre d’autres enfants en danger. Dépourvu de la moindre empathie, Peter n’a qu’un seul centre d’intérêt : lui-même. Une conversation avec Wendy, des années après leurs aventures communes, le montre particulièrement bien : il a purement et simplement oublié celles et ceux qui en étaient les autres protagonistes, à savoir Captain Hook et Tinker Bell.
Mais surtout, Peter Pan a des pulsions qui sont loin d’être celles que l’on aimerait trouver chez un enfant. Un extrait (qui se situe lors du voyage aller vers Neverland) vous éclairera peut-être :
« His courage was almost appalling. ‘Do you want an adventure now’, he said casually to John, ‘or would you like to have your tea first?’
Wendy said ‘tea first’ quickly, and Michael pressed her hand in gratitude, but the braver John hesitated.
‘What kind of adventure?’ he asked cautiously.
‘There’s a pirate asleep in the pampas just beneath us’, Peter told him. ‘If you like, we’ll go down and kill him.’ »
Tranquillou. Le garçon assassine des pirates. Des vrais, pas des Playmobils. En effet, malgré quelques scènes au comique détonnant digne d’un dessin animé (par exemple, quand l’auteur explique que les enfants perdus, les pirates, les Indiens, les bêtes sauvages et le crocodile, se poursuivent sans fin car ils tournent dans le même sens, faisant inlassablement le tour de l’île), c’est un lieu de tous les dangers où la mort rôde. Tandis que les indiens scalpent tout ce qui bouge – jusqu’au sauvetage de Tiger Lily –, des enfants tuent et se font parfois tuer et les pirates se feront correctement massacrer à la fin de l’histoire.
Concernant les enfants, il y a aussi un passage un peu flou : « The boys on the island vary, of course, in numbers, according as they get killed and so on ; and when the seem to be growing up, which is against the rules, Peter thins them out; but at this time there were six of them, counting the Twins as two. » Qu’est-ce que cela signifie? Est-ce qu’il les tue, purement et simplement ? Est-ce qu’il les pousse à quitter la bande des enfants perdus (pour rejoindre les pirates ou autres) ou à abandonner l’île pour vivre leur vie d’adulte parmi leurs semblables ? Certaines traductions françaises semblent avoir adopté le choix de l’assassinat, mais pour avoir cherché un peu, il semble que la formulation anglaise prête davantage au débat et à l’indécision.
Voilà, un petit aperçu de qui est Peter Pan. Un garçon insupportable et cruel, coincé dans son corps d’enfants et dans sa haine des adultes. Haine née d’avoir été abandonné et remplacé par un autre enfant dans le cœur de sa propre mère. Cette mère qu’il cherchera sans cesse en Tinker Bell, en Wendy, en la fille de Wendy, etc., sans jamais voir, sans jamais comprendre, sans jamais imaginer que l’amour qu’elles tentent de lui offrir n’est pas celui d’une mère. C’est donc un antihéros très sombre et torturé.

Wendy, quant à elle, m’a posé problème à cause de son rôle. Elle n’est pas fillette, elle est une maman. C’est d’ailleurs pour cela que Peter Pan l’a invitée à rejoindre Neverland : pour être la maman des enfants perdus. En quoi ça consiste ? Raconter des histoires certes, mais surtout repasser, recoudre, faire le ménage (elle détestera le navire des pirates – il était apparemment inimaginable qu’une fille soit attirée par l’aventure pirate – car il est décidément bien trop sale), faire à manger (faire semblant de faire à manger plutôt) et surveiller l’heure du coucher. Ah, et appeler Peter « father ». Jouer au papa et à la maman, c’est une chose que tout le monde ou presque aura fait, mais là, c’était trop. C’était presque dérangeant. Cela sonnait vraiment « conditionnement à ton futur rôle de femme au foyer et de mère » (ce que Wendy deviendra quelques années après son retour dans le monde réel). Certes, l’œuvre a plus d’un siècle, il faut recontextualiser, tout ça tout ça, mais ça fait quand même grincer des dents. (Petite anecdote : le titre du roman était à l’origine Peter and Wendy, mais celle-ci a fini par disparaître des couvertures bien que l’histoire suive bien davantage son parcours que celui de Peter Pan.)

Ce fut donc un étrange moment de lecture. Déstabilisant car je ne m’attendais pas à ressentir si peu d’attachement vis-à-vis des personnages, mais j’ai adoré découvrir ce conte bien plus glauque et malsain et déprimant que l’image que j’en avais auparavant.

Peter Pan, James Matthew Barrie. Puffin Books, coll. Puffin Chalk, 2013 (1911 pour l’édition originale). 206 pages. En anglais.

Pour prolonger la découverte de Peter Pan, je vous invite à vous rendre sur le blog Histoire naturelle de bibliophiles pour son très bon article joyeusement intitulé « Maman ou putain, les femmes dans Peter Pan ». Le ton est donné…

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Hook ou la revanche du Capitaine Crochet, film de Steven Spielberg (1991)

« Peter Banning alias Peter Pan est devenu un brillant avocat d’affaires qui a tout oublié de ses merveilleuses aventures. Mais le terrible capitaine Crochet, lui, n’a pas oublié. Pour enfin, régler leur compte, il enlève une nuit Jack et Maggie, les enfants de Peter. C’est en compagnie de Tinkerbell que Peter s’envole à nouveau pour le pays de Nulle Part. » (Allociné)

Hook (affiche)Je n’avais jamais vu ce film, mais la présence de Robin Williams et Maggie Smith ont suffi à me convaincre à lui laisser sa chance. Ce fut pour moi un bon divertissement pour un jour pluvieux. J’ai passé un bon moment et je me suis laissée porter par les aventures de Peter Banning bien que l’intrigue soit cousue de fil blanc. Pas de réelle surprise ni sur les péripéties, ni sur l’humour, ni sur les petits messages sur la famille.
Les deux acteurs principaux sont excellents dans leur rôle respectif : si je ne doutais pas de Robin Williams, j’ai été bluffée par Dustin Hoffman que je n’ai absolument pas reconnu (bien que sachant que c’était lui) et qui joue un Capitaine Crochet absolument parfait. Le reste du casting est à l’avenant, c’est-à-dire excellents dans leurs rôles respectifs. (Et puis, il y a Maggie Smith. Oui, je l’ai déjà dit, mais ça me fait toujours plaisir.)

Cependant, je n’ai absolument pas retrouvé l’ambiance du roman. Le film est bon enfant tout comme l’ambiance à Neverland. Comme je me l’imaginais avant de lire le livre. Peter Banning retrouve son âme d’enfant et l’avocat trop sérieux redécouvre le plaisir du jeu et du rire. On se bat sans se tuer (adieu, le massacre final du roman) et chacun retrouve une part d’innocence. Pourtant, à mon goût, Peter Banning n’a jamais été si proche du caractère du Peter Pan de papier lorsqu’il était cet adulte égoïste et aveugle à la peine de sa famille.
Ce n’est pas nécessairement un mal car Spielberg s’est approprié l’histoire pour créer son Peter Pan, sa suite, mais j’avoue que je serais curieuse de voir un film avec un Peter aussi sombre et dangereux que dans le livre. Savez-vous si de telles adaptations existent ?

Conclusion ? Un film très agréable, pas du genre à révolutionner le septième art, mais à nous faire passer un très bon moment.

Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (VO : Hook), réalisé par Steven Spielberg, avec Robin Williams, Dustin Hoffman, Maggie Smith, Julia Roberts… Film américain, 1991, 2h15.

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(C’est bientôt la fin.)

Je pensais vous parler d’autres versions de Peter Pan, notamment en films – Netflix proposant notamment dans son catalogue Pan de Joe Wright (2015) et le Peter Pan de P.J. Hogan (2004) – mais je me suis aperçue que ces versions ne m’intéressaient pas vraiment (et que je n’avais pas vraiment envie de regarder le Disney), donc je vais m’arrêter là côté septième art. Je vous invite simplement à découvrir la petite vidéo de Math se fait des films sur le dessin animé Disney : je me dis que mes souvenirs sont peut-être erronés car les mauvais sentiments n’ont pas l’air loin à voir ces extraits.

Juste un dernier mot sur la version illustrée par Quentin Gréban.

Peter Pan (Gréban) (couverture)Quentin Gréban est un illustrateur dont j’aime beaucoup les grandes aquarelles, j’ai encore cette année été conquise par Maman aux textes signés par Hélène Delforge et cet article était l’occasion rêvée de ressortir son Peter Pan de ma bibliothèque.

Je ne m’attarderai pas sur le texte : c’est une version abrégée et adaptée, ce qui n’est guère ma tasse de thé. Je préfère avoir le texte complet et avoir toutes les clefs en main. Ici, on rencontre tout de même le Peter dur du roman, mais des passages manquants ou ayant été raccourcis, sa violence et son égocentrisme ne se font pas autant ressentir.
Les illustrations sont en revanche sublimes. Si elles ne soulignent pas forcément la noirceur de cette  histoire – avec un Peter Pan plus malicieux et attendrissant que dans le roman –, elles présentent des personnages lumineux et expressifs. Le Pays Imaginaire sera laissé à l’imagination de celles et ceux qui liront ce livre, car ce sont bien ses habitants qui sont au cœur des aquarelles et crayonnés de Quentin Gréban. Chacun a droit à son ou ses portraits. La taille de l’ouvrage est l’occasion de pleines pages fascinantes.
Bref, un très bel ouvrage !

Peter Pan, James Matthew Barrie, illustré par Quentin Gréban, édition adaptée et abrégée par Xavier Deutsch, à partir de la traduction d’Yvette Métral (Flammarion, 1982). Editions Mijade, 2014. 92 pages.

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C’est la fin de cet article consacré à Peter Pan !
Connaissez-vous le roman (ou la pièce de théâtre) de J.M. Barrie ?
Avez-vous un film (ou autre) à me conseiller ?

33 réflexions au sujet de « Peter Pan sous diverses formes »

  1. Article super intéressant ! J’ai été aussi très surprise de récit d’origine de Peter Pan, j’ai d’ailleurs écrit un article sur la place des femmes dans cette oeuvre et… c’est loin d’être glorieux ! J’ai beaucoup aimé le film Pan qu’il y a sur Netflix, je n’attendais pas à grand chose et au final je l’ai adoré et je pense que je vais me replonger dedans avec plaisir ♥

    • Merci ! J’aurais sans doute pu croiser davantage les oeuvres, mais je n’ai pas eu le courage de me lancer dans un tel boulot !
      Oh oui, je l’ai retrouvé et je l’avais beaucoup aimé, il m’avait bien intéressée car je n’avais pas encore lu le livre à cette époque. Si ça ne te dérange pas, je vais ajouter un lien vers ton article dans le mien !
      Ah, je vais devoir tester alors ! J’essayerai à l’occasion, merci pour la petite motivation !

  2. Le concept de ton billet est très sympa, j’adhère à 100% !
    Un conte pour enfant, un personnage et pourtant des adaptations très différentes les unes des autres. J’ignorais que le Peter d’origine était tel que tu le décris ; jamais je m’y serai attendue ! J’avais en tête la version Disney, évidemment, mais surtout celle de Hook, LE film de mon enfance.
    Heureusement pour toi, tu as évité de regarder le film « Pan » sorti en 2015. C’est une CATASTROPHE !
    Je ne sais pas ce qu’il vaut mais j’ai beaucoup entendu parler du livre « Moi, Peter Pan » de Michael Roch. Un coup à tenter si le personnage t’intrigue toujours ? 🙂

    • Merci beaucoup ! Je suis ravie de t’avoir intéressée !
      Je ne m’en doutais pas non plus ! Je suis vraiment tombée des nues face à ces personnes si détestables… je m’attendais à une belle histoire sur l’enfance (même si je savais que la place des femmes n’était pas idyllique) et en fait… ce bouquin est terriblement sombre !
      Aah, j’ai vraiment beaucoup aimé Hook ! Par contre, j’ai déjà deux sons de cloche différents au sujet de Pan, c’est rigolo. Je vais devoir le regarder pour me faire mon propre avis !
      Oh mais oui ! Moi, Peter Pan m’intéresse énormément ! Ce livre m’intrigue beaucoup !

  3. J’ai lu le roman et… en effet, c’est très différent de l’adaptation Disney ! Bien qu’on y retrouve ce côté égoïste de Peter Pan, je trouve, mais je ne le criais pas sur les toits, ce film d’animation ayant bénéficié d’un fanatisme dérangeant fut un temps… C’était mal vu de dire qu’on ne l’aimait pas.

    Sinon, y a aussi le livre « Moi, Peter Pan » de Michael Roch, mais je ne sais pas ce qu’il donne, je ne l’ai pas lu. J’espère juste qu’il ne dissimule pas cet aspect violent de Peter Pan… Ca a l’air onirique, alors je ne sais pas…

    • Je ne me souviens pas bien du Disney. Je ne l’avais pas quand j’étais petite, donc j’ai dû le voir une fois ou deux chez des gens, mais c’est tout.
      Oui, il me tente bien aussi, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre la main dessus ! Je suis curieuse de voir quelles facettes du personnage il présente.

  4. Je n’aime pas Peter Pan et je n’ai vu que le Disney qui visiblement est quand même assez loin du livre vu ce que tu en dis.
    Par contre, j’ai adoré le film avec Robin Williams quand j’étais gosse. Je ne sais pas trop pourquoi mais mon petit cœur était fou à chaque fois. 😅. Ça fait très longtemps, je n’ai pas cherché plus loin que ces deux versions puisque ce n’est pas ma tasse de thé surtout à lire. En tout cas, ton article a éveillé ma curiosité.

    • Je dois dire que j’ai été très surprise de découvrir le Peter Pan du roman, très éloigné de l’image que j’en avais, image qui est celle de l’imaginaire collectif, je pense.
      Même en ne le découvrant que maintenant, le film Hook a très bien fonctionné avec moi ! Ça a été une découverte bien plaisante !

    • Je connais une autre production live dont l’histoire semble avoir été inspirée par le « Peter Pan » de Disney.

      Il s’agit de la série japonaise « Seijû Sentai Gingaman » (1998) dont les héros affrontent une bande de pirates extra-terrestres menés par un capitaine amputé de la main gauche.

  5. Très très chouette idée d’article ! Bravo pour le « travail » que tu as fourni ! =D
    Peter Pan est un de mes Disney préféré mais je savais qu’il était pas aussi chouette (c’est un euphémisme^^) dans le roman original ! D’ailleurs, il me semble que c’est Marinette qui en avait parlé dans une chronique d’un roman autour de Peter Pan, mais vraiment très noir (oui c’est pas du tout vague comme description ^^ si ça me revient je mettrais un commentaire dessous!).
    Je n’ai jamais vu Hook malgré tout le bien qu’on m’en dit, il faudrait que je prenne le temps de le regarder !
    En tout cas, encore bravo pour ton article, j’ai beaucoup aimé le lire ! =)

    • Merci beaucoup, Plouf ! Ça me fait très plaisir de voir qu’il est aussi bien reçu !
      Je n’ai pas de grands souvenirs du Disney, je l’ai très rarement vu, mais je n’ai vraiment pas eu le courage de m’y mettre.
      Ta réécriture très sombre, ce ne serait pas un des Contes interdits ? Il me semble en avoir vu passer un sur Peter Pan, mais je n’ai jamais lu ces livres.
      Je n’en attendais rien mais ça a été une bonne surprise !
      Encore merci ! ♥

  6. Ah ! Je suis contente de enfin lire ton article sur Peter Pan et ses formes croisées ! J’ai lu Peter Pan il y a longtemps grâce à une amie pour qui c’était son roman préféré, et je me souviens avoir lu/vu d’autres adaptations depuis ! Neverland est ainsi un très beau film, certes classique dans sa forme de biopic, mais très réussi et qui vaut le coup, qui explique effectivement les premiers motifs de Peter Pan. (J’aime toujours aussi le fait que Barrie était un ami de la famille Du Maurier ; voir ces deux familles écrivaines se croiser m’a toujours fait sourire). Et puis c’est toujours très intéressant de voir les vies des auteurs, montrées à l’écran, avec tout leur contexte historique de l’époque.
    Quant au roman, tu l’as parfaitement bien décrit…il est loin d’être aussi innocent et enfantin qu’on pourrait le croire ! D’ailleurs, pour M. Darling, ce n’est pas un hasard si dans les pièces de théâtre (et films parfois), c’est traditionnellement le même acteur que Crochet qui l’interprète. Les deux hommes sont aussi égoïstes et bornés l’un que l’autre ! Et Peter est terriblement sombre et froid, oui. Entre ses pertes de mémoires comme tu dis, son côté tyran, son côté « je tue les enfants qui deviennent trop grands » (c’est ce que la traduction m’a fait retenir, mais certains deviennent sans doute pirates) ou son arrogance…il est noir et terrifiant. Une manière de montrer à quel point les enfants peuvent être cruels, eux aussi. Je trouve qu’il est très relié aux contes avec des héros enfants de l’époque – Alice, Pinocchio – qui sont loin d’être des anges en fait. Le plus tragique, comme tu le soulignes, c’est qu’il en vient même à oublier Crochet vers la fin. Il est antipathique, et fascinant à la fois. Wendy est malheureusement sans doute coincée dans son rôle de fille modèle ou mère de l’époque… même si cela a été revu de façon intéressante dans le film de Hogan, avec le fait qu’elle commence à être une femme et que Peter Pan, coincé dans l’enfance, ne peut donc pas la suivre pour accéder à l’histoire d’amour qu’elle s’imagine.
    En tout cas, comme tu le dis si bien, même si on ne s’attend pas au côté glauque et malsain du roman, il n’empêche que cette facette est fascinante à découvrir.
    Je n’ai pas revu Hook depuis une éternité, mais c’était aussi un film de mon enfance, donc j’aurais du mal à le juger. Même si je pense qu’il cumule les références à l’oeuvre d’origine et que la version de Spielberg est sympathique.

    Je ne me souviens guère du Disney non plus. J’avais beaucoup aimé la version de Hogan, assez fidèle au roman et avec en plus un éclairage intéressant, celui du parallèle entre Crochet et Peter avec Wendy au milieu : d’un côté l’enfance, de l’autre l’âge adulte (Wendy étant entre les deux). Ca doit beaucoup à Jason Isaacs dans le rôle de Crochet, certes. Mais ça fait aussi longtemps que je l’ai vu, alors mes souviens sont peut-être faussés. J’avais commencé à regarder le début d’une série Peter Pan (il y avait Hugh Jackman et Rooney Mara dedans je crois) mais ça ne m’avait pas convaincue. Je ne pense pas qu’une seule adaptation ait osé rendre pleinement le côté sombre du conte (tout comme pour Alice). En revanche, il y a la très sombre série BD « Peter » de Loisel, qui a son côté trash par moments. Là, j’étais trop jeune pour l’apprécier, mais c’est bien sombre. En roman, je suis aussi tentée de lire « Moi, Peter Pan », et « Peter Darling » qui réécrit totalement l’histoire avec une thématique queer, mais je ne l’ai pas acheté quand j’en ai eu l’occasion et il est maintenant épuisé.

    L’illustration de Quentin Gréban avec Peter (ou un des enfants Darling ?) face à la fée Clochette est superbe…
    Ce fut un plaisir de te lire encore une fois !

    • Wah, quel commentaire ! C’est toujours un plaisir de te lire, tu as toujours tellement de choses à dire, c’est passionnant !

      Je ne suis vraiment pas fan des biopics habituellement, mais celui-ci m’a bien plu. Il n’est pas toujours exact, mais tant pis, il ne m’a pas autant ennuyée que les autres biopics. Peut-être surtout parce que c’était un revisionnage et que je n’étais pas aussi critique envers ce genre les premières fois où je l’ai vu.

      J’ignorais que Crochet et M. Darling sont souvent joués par le même acteur ! En effet, ça leur va à merveille. Que Crochet ne soit pas un personnage positif, c’est une chose, c’est le « méchant » de l’histoire, mais M. Darling ! Je suis vraiment restée bouche bée face à la stupidité du personnage !
      Tiens, j’aimerais bien lire Pinocchio maintenant ! Pour le coup, je me souviens très bien du dessin animé que j’ai vu et revu, ce serait intéressant de découvrir autre chose !
      Il y a déjà ce décalage entre Peter et Wendy. Elle est déjà bien plus mature que lui qui ne sait pas ce qu’est un baiser et qui est totalement aveugle aux avances de Wendy, Clochette ou Tiger Lily.
      Oui, c’était vraiment passionnant. Même si j’en suis parfois restée abasourdie, je pense que ça m’a aussi bien plus accrochée qu’une histoire trop naïve ou gentillette finalement. C’est peut-être un mal pour un bien !

      C’est amusant, personne ne me conseille, personne n’a aimé les mêmes adaptations. Il n’y a pas à dire, je vais devoir toutes les voir pour me faire mon avis ! (Jason Isaacs dans le rôle de Crochet a failli me le faire regarder mais finalement… non pas envie sur le moment.)
      Ce n’est pas une série avec Hugh Jackman et Rooney Mara, c’est juste le film « Pan », non ? Tu me fais douter mais je crois que c’est ça…

      Ah tiens, je pourrais m’intéresser à cette BD ! Je vais devoir faire un article complémentaire dans quelques mois à ce rythme-là ! (Je viens de réserver l’intégrale à la bibliothèque !)
      Oh mince Moi Peter Pan est épuisé ? J’avais aussi l’intention de le lire un jour, ce bouquin-là !
      Par contre, je n’ai jamais entendu parler de Peter Darling !

      Oui, j’adore ces images, les expressions, les lumières…

      Merci beaucoup d’être passée par ici, de m’avoir lue et d’avoir pris le temps d’écrire ce chouette commentaire !

      • Je suis trop bavarde et j’ai tendance à faire des pavés en général –>

        Oui, Crochet M. Darling sont souvent joués par le même acteur ! tradition au théâtre, et parfois dans les films (celui de Hogan d’ailleurs). Cela a un symbolisme, le rôle du méchant ou de l’adulte certes, mais je ne sais plus si cela est davantage creusé ou non. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le conte original de Pinocchio, mais j’ai vu ici et là qu’il est assez horrible, d’où le rapprochement !
        J’ai lu le roman il y a longtemps, donc je ne me souvenais plus que le décalage de maturité est aussi perceptible (je crois l’avoir limite plus ressenti dans la pièce de théâtre de Barrie). Mais je te rejoins, c’est une oeuvre tellement plus sombre et noire que dans l’imaginaire collectif. Une manière de représenter la cruauté de l’enfance, certes, mais je suppose que cela a aussi beaucoup à voir avec la tragédie personnelle de l’auteur, le frère mort, les légères scènes réécrites une fois que les enfants dont il s’est inspiré pour écrire Peter, décédés….

        Je suis allée vérifier du coup pour la série/ film ! Je n’ai donc jamais vu Pan même si j’en connais l’existence, et je l’ai confondu avec Neverland, une mini série de deux épisodes sortie en 2011. Du coup j’ai bien envie de redécouvrir les deux. Pour la BD de Loisel, elle est bien sombre et glauque dans mes souvenirs (en plus le dessin de Loisel a quelque chose de…cru, qui me perturbe toujours un peu) et elle relate l’histoire de Peter avant qu’il ne devienne Peter Pan, quand il arrive sur l’île etc…pour le coup c’est une grosse relecture. Mais idem, ma lecture remonte à longtemps. Tu me diras si tu le lis !
        Moi Peter Pan est toujours en stock, pas de souci, c’est Peter Darling qui l’est. Peut-être qu’il sera réédité un de ces jours.

        Merci pour cet article et tes mots, ça m’a fait plaisir de reparler Peter Pan et toutes ses adaptations et interprétations ! ^^

        • Ce n’était pas un reproche du tout par contre ! J’adore ça, et en plus j’apprends toujours des choses, ce qui est d’autant plus passionnant.

          Oui, Barrie avait une histoire liée à l’enfance qui n’était pas des plus joyeuses, donc il n’est pas étonnant que son oeuvre soit empreinte d’une certaine noirceur.

          En fait, ce n’était pas une intégrale, donc j’ai pris les trois premiers tomes du Peter Pan de Loisel. On aura peut-être l’occasion d’en reparler !
          Ah oui, désolée, j’ai mélangé les infos concernant Moi Peter Pan et Peter Darling !

          Merci à toi d’être passée et ajouter plein de détails à cet article !

  7. Ah ça m’avait fait un sacré choc à moi aussi quand j’ai découvert que Peter Pan n’était pas le jeune garçon espiègle et mignon x) D’ailleurs, j’ai lu un roman en 2019 qui reprend plutôt bien le côté lunatique et sanguin de ce personnage: il s’agit de « Peter Pan » de Michael Roch. Je te le conseille, il est très sympa à lire quand on connaît déjà un peu le « vrai » Peter Pan.
    En tout cas, c’était très intéressant d’avoir ton avis sur toutes ces oeuvres !

    • Oui, c’est vraiment surprenant quand on ne s’y attend pas ! ^^
      Ouiiii, je veux le lire ! Tout le monde m’en parle et ce que tu m’en dis me fait penser que je ne dois pas passer à côté !

      Merci beaucoup de m’avoir lue ! (L’article est long, ça me surprend toujours !)

  8. Super article, c’est intéressant de comparer ainsi les différentes versions de Peter Pan ! Eh oui, comme souvent, avec les Disney, on est loin du conte original… Tu m’as donné très envie du coup d’aller jeter un oeil du côté de l’oeuvre de Barrie. Même si dans mon esprit, j’ai le souvenir d’un Peter Pan un tantinet tyrannique et un peu égoïste dans le dessin animé.

    Pour info, il me semble aussi qu’il y a une série Neverland !

    • Merci beaucoup !
      Je n’ai pas revu le dessin animé pour l’article mais d’après les extraits que j’en ai vus, il semblerait que Peter Pan ait bel et bien un côté égocentrique même si c’est malgré tout atténué par rapport à l’oeuvre de Barrie.

      Ah, je ne connais pas du tout ! Après recherche, effectivement, c’est une mini-série en deux épisodes. Je n’en avais jamais entendu parler, merci !

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