C’est le 1er, je balance tout ! # 31-32 – Juillet-Août 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Vu que je n’étais pas chez moi au 31 juillet, comme l’année dernière, j’ai sauté un bilan. Qu’à cela ne tienne, je me rattrape maintenant malgré mon incommensurable flemme. Heureusement – pour moi, pour vous, je ne sais pas – je n’ai pas lu énormément cet été parce que j’ai été plongée dans quelques pavés (sans compter que je lis beaucoup moins quand je suis chez mes parents). Le plus conséquent d’entre eux n’apparaît même pas sur ce bilan puisque je suis encore plongée dans les presque 1800 pages des Misérables de l’ami Victor (on se côtoie depuis assez de jours à présent pour que je l’appelle Victor, oui).

Romans

BD

(…et j’ai aussi lu plein d’albums grâce au boulot, mais je ne les liste pas. Toutefois certains risquent d’apparaître sur le blog dans de futurs articles.)

Côté Top… (sans compter Les Misérables que j’aime déjà d’amour mais dont on reparlera fin septembre) mon top du top du top du toptoptop, c’est évidemment Le Nom du Vent, de Patrick Rothfuss (et premier tome de la trilogie Chronique du tueur de roi). J’en ai déjà parlé dans tous les sens dans ma chronique, donc je ne vais pas vous refaire le topo ici, mais c’était vraiment formidable !

Côté Flop… ce sera sans doute Ecureuillette contre l’univers Marvel dont je parle juste en-dessous. Le temps passant, il s’avère qu’il ne m’a clairement pas vraiment marquée

Ces livres que je ne critiquerai pas

Ecureuillette (couverture)Ecureuillette contre l’univers Marvel, de Ryan North et Erica Henderson (2016). J’en aurais mis du temps à lire ces cent vingt pages ! Non pas que je n’étais pas du tout intéressée par l’histoire racontée ici, mais j’ai eu du mal à rentrer dedans. Sans doute déstabilisée par les petits commentaires en bas de page, par ce dessin que je n’ai pas apprécié du tout, par cet humour et par cette super-héroïne qui tranche étonnement avec ce que je connais de Marvel (c’est-à-dire que dalle si on parle des comics papier et non des films).
Le ton est ici presque parodique. Peut-être un peu comme Deadpool, mais je suis mal placée pour en juger puisque j’ai très vite laissé tomber le visionnage de ce film. En première ligne, Iron Man qui en prend pour son grade dans cette histoire délirante (dans laquelle notre héroïne se retrouve confrontée à elle-même, ou plutôt à son double maléfique). Même si, à peu près tous les super-héros et super-héroïnes connu·es (ou inconnu·es si vous êtes aussi néophyte que moi) se font botter les fesses.
Ecureuillette (Unbeatable Squirrel Girl en VO) se démarque parmi ses collègues. Elle n’a rien du physique ou du costume très près du corps d’une Veuve Noire ou Captain Marvel : les incisives de rongeur l’en éloignent à grands pas. Pour le coup, quand elle n’est pas en mode « moitié écureuil », Ecureillette, Doreen de son vrai prénom, a tout de l’étudiante banale.
J’oublierai sans doute assez vite cette lecture, à commencer par l’intrigue elle-même, il s’agit malgré tout d’une découverte que je ne regrette pas, qui m’aura donné  à lire une autre facette de l’univers Marvel.

J’ai aussi lu plusieurs livres de la collection Petite Poche chez Thierry Magnier. Si aucun titre n’égale pour l’instant mes deux premiers coups de cœur avec Lettres d’un mauvais élève et Je suis le fruit de leur amour, c’était, comme toujours avec eux, de très bons moments de lecture.

  • Ma grand-mère en container, de Thomas Scotto: une histoire tendre de fratrie, un grand frère qui apprécie taquiner son petit frère trop crédule sur le destin d’une mamie bientôt retraitée, un ton léger et une jolie fin où l’arroseur se retrouve arrosé dans cette famille qui décidément semble avoir le sens de l’humour.
  • Les enfants parfaits, de Marriannick Bellot: un récit de science-fiction un peu effrayant (tout étant relatif, c’est un roman accessible aux jeunes lecteur·rices) entre humains et droïdes. Quand la technologie devient trop parfaites, difficile de savoir qui est qui. La fin ouverte nous laisse dans l’expectative, sans savoir sur quel pied danser…
  • Un grand bol d’air frais avant chaque repas, de Colin Thibert: une histoire qui se passe dans mon coin, dans le Jura, je n’en rencontre pas tous les jours. Celle-ci est assez classique : un jeune de la ville qui se retrouve chez les paysans et qui finalement réalise qu’être à la campagne n’est pas forcément aussi rasoir qu’il le pensait, ça s’est déjà vu (je pense notamment à Mentine de Jo Witek). Une petite aventure du quotidien agréable à lire malgré tout.
  • L’expulsion, de Murielle Szac: une thématique d’actualité, une famille qu’on cherche à expulser d’un immeuble insalubre, la voix d’une petite fille, la peur de la séparation, l’incompréhension, la violence de voir son père menacé, la honte d’être vue à la télé dans ces circonstances, le soutien inattendu des voisin·es, des maîtres et des maîtresses. Un moyen peut-être de discuter avec les enfants.
  • Grand Ami, de Jo Hoestland: une amitié improbable entre un ours et un enfant, le temps qui suit son cours, qui fait grandir, qui fait vieillir, qui renforce la tendresse mais parfois fait diverger les chemins. Un texte émouvant, porté par une écriture très poétique qui souligne les petits trésors de la vie.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 21/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 6, soit 52/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 46/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.




Bon.

Je viens d’ouvrir mon dossier de favoris intitulés « Découvertes du mois » et… il y en a quand même quelques-uns. Oups. Donc, chères blogueuses – et éventuellement blogueurs, mais je ne crois pas qu’il y en ait dans cette liste –, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas longuement m’étendre sur vos mérites, mais je suis fatiguée à l’heure où j’écris ceci et j’ai envie de retourner lire aussi. Sachez, toutefois, que j’ai trouvé tous les articles ci-dessous géniaux, enthousiasmants, percutants, et que j’incite toute personne étant passée à côté à cliquer sur les liens.

  • Lupiot d’Allez-vous faire lire, instigatrice du présent rendez-vous, a publié un article sur son top littérature jeunesse 2018 et, sans surprise, j’ai envie de tout lire (elle a aussi publié son top littérature ado-adulte, mais je ne l’ai pas encore lu) (je peux toutefois parier que l’effet sera le même) ;
  • Question essais (je suis bien davantage team romans que team essais, mais bon nombre d’entre eux me font de l’œil malgré tout), Ada et le Charmant petit monstre m’ont poussée à ajouter à ma wish-list Ainsi soit-elle de Benoîte Groult pour la première et Nomadland de Jessica Bruder pour la seconde : quand rejoindront-ils ma PAL ? bonne question… ;
  • Alors là, on est sur quelque chose que je ne lirais fort probablement jamais, mais dont la critique très développée (et suffisamment riche pour que je puisse m’en contenter) m’a énormément intéressée : je remercie donc La Récolteuse d’avoir parlé de Des amis, récit nord-coréen de Baek Nam-ryong datant de 1988 ;
  • Puis elle a enchaîné (ou peut-être pas, je n’ai plus la chronologie en tête) avec une belle chronique sur un livre à mon niveau que, après mon moment de poésie passé avec Un funambule sur le sable, je lirai probablement un jour : Des mirages plein les poches de Gilles Marchand ;
  • Toujours dans le surprenant, Romanesquement Vôtre parle d’un livre très connu mais peu évoqué sur la blogo, à savoir La Divine Comédie de Dante : rien que ça, les amis ! Avec La Recherche du temps perdu et Don Quichotte, on est clairement sur du classique qui m’effraie un peu (pourtant, ce n’est pas mon genre de faire de la discrimination envers les classiques), donc je ne suis qu’admiration pour l’autrice de la chronique ;
  • Parce que lire en anglais, ça peut être sympa aussi, je vous redirige volontiers vers un article de Plouf qui fait « péter ta wishlist » avec cinq livres pour débuter en anglais (et maintenant, il faut que je me trouve les Sarah’s Scribble…).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

(Vous en avez marre ? Ce n’était pourtant que le début…)
Donc tout pareil que l’introduction du point 2 évidemment. Je vous applaudis toutes. Bravo, chapeau, merci, etc. !

  • En plus de son activité de blogueuse littéraire, La Récolteuse a ouvert un nouveau site où elle parle dessin, projets personnels, Peculiar Maelstrom (je ne vous dis pas ce que c’est : si vous êtes intrigué·e, allez donc sur son site), féminisme, calligraphie, engagements… S’il n’y a que peu d’articles pour le moment, le tout est prometteur et elle a de belles idées pour l’avenir que je lui souhaite de tout cœur de pouvoir mettre en œuvre ;
  • Je suis très douée pour ne pas voir/lire les trucs que tout le monde voit/lit, mais Dear Ema avec ses cinq petits points concis mais efficaces m’a donné une urgente envie de découvrir Stranger Things (par contre, ce n’est toujours pas fait, sans surprise) ;
  • Parasite de Bong Joon-ho a été mon gros coup de cœur cinéma de cet été – et sans doute de cette année (pour l’instant) – et Alberte en a magnifiquement bien parlé, exercice auquel je ne me serais pas risquée, en soulignant tout ce qui fait que ce film est une perle (et je me permets de rappeler à la prénommée Alberte qu’elle avait parlé d’une liste de films coréens…) ;
  • Relatif à ce que je disais – sur le fait d’être en retard sur la blogosphère quand il s’agit de découvrir les best-sellers –, je n’avais jamais eu particulièrement envie de lire The Hate U Give d’Angie Thomas, mais ça, c’était avant Le Joli (maintenant, elle va être obligée de me le prêter, ça apprendra à faire envie !) ;  
  • Un petit article « biographie » pour finir avec Babitty Lapina d’Histoire naturelle de bibliophiles qui nous parle merveilleusement bien de Jane Austen (après ma relecture d’Emma, je ne peux qu’approuver son choix !).

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Ça y est, mon cerveau sature. Vous ne m’en voudrez pas si je vous fais une version courte ? (Il fait super chaud et ça sent les frites, ce qui me perturbe grandement, à l’instar de mon organisme qui est à la fois attiré et révulsé par cette odeur.)
Donc.
J’ai fait un vide-grenier avec ma mère, ce qui était un projet toujours repoussé depuis moult années : c’était sympa (même si, là aussi, il faisait chaud), on a bien rigolé, on a récupéré un peu de sous, j’ai dit adieu à mes jouets et voilà, ça, c’est fait.
J’ai fait des heures supplémentaires au boulot, ce qui va me faire un peu d’argent pour visiter la Bretagne à l’automne une fois les touristes partis.
J’ai fait des crêpes, des gaufres et des pancakes (pas en même temps, rassurez-vous) et c’était bon. J’ai aussi fait une tarte au citron et c’était un délice (vive le beurre et le sucre !). J’ai été invitée pour un brunch exceptionnellement bon (en fait, c’était surtout les œufs brouillés qui m’ont renversée, je n’avais jamais mangé des œufs brouillés aussi délicatement épicés, c’était surprenant car je m’extasie rarement sur des œufs).
J’ai vu Yannick Jaulin dans son spectacle « Conteur ? Conteur » (à Fougères, une ville qui semble fort jolie d’après ce que j’ai pu en voir), ce n’est que la troisième fois que je le vois sur scène cette année (mais toujours pour des spectacles différents) et, comme toujours, c’était magistral. Je ne vais même pas essayer d’aligner des mots pour décrire à quel point c’était drôle et percutant et… je n’y arriverai pas.
J’ai vu des écureuils, des ragondins et des chevreuils. Et des vers luisants.
Je me suis lancée dans l’aventure Coupe des Quatre Maisons en tant que préfète de Gryffondor, ce qui s’annonce plutôt sympathique (quoique chronophage) !
Et voilà…
Ah, si ! Je me suis baignée dans la Manche ! Quand même, un an et demi qu’on est en Bretagne, et première baignade la semaine dernière, c’est un comble ! C’était merveilleusement agréable.
Et j’ai lu mon premier Shakespeare et j’ai osé tirer Les Misérables de ma PAL.
Voilà.

Sur ce, j’espère que vous avez passé un bel été, que vous êtes prêt·es à retrouver des saisons plus agréables, que vous avez fait/lu/vu/expérimenté de belles choses.
(Je vous écoute !)

A bientôt !

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C’est le 1er, je balance tout ! # 30 – Juin 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans (et un album)

BD

Côté Top… Je serais bien en peine de choisir ma meilleure lecture du mois. Emma, La Proie, Tolkien, Timothée de Fombelle pour les romans ; Jean Doux, Rat et L’homme montagne pour les BD ; je dois dire que je me suis régalée !

Côté Flop… Pas de « flop » ce mois-ci. Certes, les tomes 2 et 3 de la Guerre des clans ne sont pas des lectures particulièrement marquantes, mais je passe malgré tout de bon moment et j’ai bien l’intention de lire les trois tomes suivants pour terminer le premier cycle. Idem, la bande dessinée Obscurcia commence déjà à devenir flou dans mon esprit : trop vite lu et pas assez percutant, semble-t-il.

Ces livres que je ne critiquerai pas.

Nous les menteurs (couverture)Je comptais bien écrire quelque chose sur Nous les menteurs d’E. Lockhart (je pensais faire un article « sur une île » avec ma relativement courte chronique de L’île au manoir d’Estelle Faye – qui arrivera un de ces jours), mais j’ai laissé le temps filer et je me suis aperçue, quand j’ai voulu m’y atteler, que je n’avais pas grand-chose à en dire. Je ne suis pas aussi dithyrambique que les avis que j’ai pu croiser sur la blogo même si j’ai passé un très bon moment de lecture. Et surtout, je ne me doutais pas que j’allais le dévorer en une matinée. Il faut dire que l’intrigue est prenante. L’amnésie de Cadence attise la curiosité et on essaie de discerner ce qu’il s’est passé à partir des bribes de souvenirs qui reviennent ici et là, indices épars et incomplets. Insuffisants à vrai dire pour que je parvienne à deviner totalement la fin ! On redoute le pire et les moments de paix et de complicité ne parviennent pas à nous faire oublier qu’un drame s’est produit et que la réalité sera douloureuse à appréhender. Pour Cadence et pour nous qui côtoyons et apprenons à apprécier ces Menteurs au fil des pages. La construction du livre est réussie et efficace, ce qui m’a poussé à faire défiler les pages à toute vitesse. (Challenge Les Irréguliers de Baker Street – Une affaire d’identité : le personnage principal est amnésique) (Challenge Voix d’autrices : un livre que je n’ai pas réussi à lâcher)

Pierre et le pialeino (couverture)Pierre et le pialeino, de Mathieu Boutin (conte), Paule Trudel Bellemare (illustrations), Serge Prokofiev (musique), Pascale Montpetit (narration), Cora Lebuis (voix des personnages) et Denise Trudel (au piano) (rien que ça !). Un petit garçon solitaire découvre un pialeino échoué sur une plage : seule une mélodie jouée avec brio sur les touches qui remplace ses fanons pourra lui permettre de rejoindre la mer. Faute de pianiste, l’étrange créature se résout à apprendre les bases de la musique à celui qui deviendra peu à peu un ami. Le vocabulaire est riche, la narration fluide et l’histoire accessible et plaisante pour les petits et les plus grands. Les illustrations étant peu nombreuses, il est agréable de se laisser entraîner par les voix des deux comédiennes sans ouvrir le livre papier. Une jolie histoire qui permet de découvrir notes, rythme et phrases musicales sur les airs tantôt apaisants, tantôt entraînants des Musiques pour enfants op. 65 de Serge Prokofiev. (Extraits)

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4450 + 345, soit 4795 points pour Poudlard et fin de la session 2018-2019 ! ;
  • Voix d’autrices : + 2, soit 20/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 3, soit 46/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 45/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Ada (La tournée des livres) a lu un livre que je souhaite lire depuis des années : La chambre de Giovanni de James Baldwin. Sa chronique n’a fait qu’attiser ma curiosité.

Ma lecture de Frankenstein de Mary Shelley doit remonter à une dizaine d’années, mais je me souviens avoir adoré ce livre même si, comme le souligne Mimine, on ne passe pas assez de temps avec la Créature de Frankenstein. La critique du Charmant petit monstre est, comme toujours riche, drôle et enthousiasmante (j’ai eu envie de le relire, histoire de me rafraîchir la mémoire).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Babitty Lapina du chouette blog Histoire naturelle de bibliophiles a plein de projets passionnants que je lui souhaite de mener à terme. Un premier événement va bientôt voir le jour : si vous êtes à Paris le 13 juillet (ce qui ne sera absolument pas mon cas), un pique-nique littéraire sera organisé par ses soins au parc de Bercy.

Alberte Bly avait parlé il y a quelques mois de « 3 podcasts pour bibliophiles ». Tous semblaient intéressants, mais le premier intitulé Bibliothèques anonymes me faisait vraiment de l’œil et j’ai enfin eu le temps de l’écouter ! Enfin, d’écouter les deux premiers épisodes, mais les autres vont suivre bien tranquillement.
Le concept : découvrir des bibliothèques (personnelles, pas municipales) et leur contenu. Le créateur du podcast se rend chez des gens – des ami·es, semble-t-il – et les laisse parler de leurs livres, leur rangement, la façon dont ils sont arrivés entre leurs mains, bref, mille petites anecdotes. C’est tout simple, mais c’est très intéressant de découvrir la façon dont ces passionné·es considèrent les livres, leurs habitudes de lecture, leurs goûts, leurs coups de cœur. Et puis, les interviewé·es sont de toute évidence très cultivé·es et intelligent·es avec un sacré bagage littéraire, autant dire que j’étais en admiration totale.
Clément (de l’épisode 2) m’a même donné envie de lire Proust et, bien plus incroyable, de retenter Madame Bovary tant il en parle avec enthousiasme. Je précise que j’ai beaucoup de mal avec Flaubert et, si j’ai péniblement achevé ma lecture de Salammbô, j’ai renoncé par trois fois à lire Madame Bovary, j’avais donc décidé de laisser tomber définitivement). Reste à voir si je refranchirai le pas !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

… que je devrais officiellement renommer comme « mes petites joies du mois » parce qu’il n’y a aucune notion de fierté dans ce que je fais de mes journées.

Connaissez-vous la paréidolie ? En ce qui me concerne, je ne peux pas regarder les nuages sans découvrir des formes et des trucs dedans ou des phares de voiture sans y voir des visages souvent diaboliques (et je pourrai continuer la liste). Autant dire que je me suis bien amusée, sur la côte de granit rose, à voir dans les rochers érodés par l’eau et le vent mille créatures (j’ai même vu Voldemort et un dragon).

Passer du temps avec mes grands-parents et leur montrer deux-trois trucs du coin, en plus de me faire très plaisir, m’a donné envie de prendre le temps de visiter un peu mieux la Bretagne. Sauf que, pour cela, je vais attendre que chaleur et touristes s’en aillent, donc ce sera pour septembre et les mois suivants.

Je vous avais dit le mois dernier que l’article de Bénédicte m’avait donné envie de revoir la géniale mini-série BBC d’Orgueil et Préjugés : c’est chose faite, je me suis accordée ce plaisir ! Par une après-midi pluvieuse comme je le souhaitais !

Orgueil et Préjugés

Je suis aussi enfin retournée au cinéma pour découvrir Parasite de Bong Joon Ho qui m’a beaucoup plu. Très prenant, riche et fascinant. (Sauf que je ne comprends décidément pas les gens qui, malgré une salle quasi vide, viennent malgré tout s’asseoir pile devant toi en se tenant bien droit. Pourquoi ? Une petite voix ne vient-elle pas leur chuchoter à l’oreille « tiens, je vais me décaler au moins d’un siège, histoire de ne pas déranger la personne derrière moi » ?)

Parasite (affiche)

 J’ai aussi découvert avec un peu de retard la série Black Mirror et j’ai adoré. Pas tous les épisodes – c’est un peu comme dans un recueil de nouvelles : toutes ne sont pas toujours au même niveau – mais c’est une excellente découverte. C’est en plus un plaisir de voir bon nombre d’acteurs et actrices britanniques (autant dire qu’il n’y avait pas un épisode où je ne me disais pas « je l’ai déjà vu·e quelque part ? dans quoi ? »). Mais Black Mirror, c’est surtout une série qui m’a pas mal remuée et questionnée et certains épisodes m’ont laissée une sensation de malaise persistant.
J’ai en revanche été très déçue par la cinquième saison (pourtant, il y a Andrew Scott dedans, alors j’aurais souhaité l’aimer plus) : en plus de ne pas être aussi sombre que les précédentes, d’être plus légère et optimiste (pourquoi faire ça ?), j’ai trouvé qu’elle devenait un peu trop américaine (alors qu’être en Grande-Bretagne était parfaitement à mon goût). J’espère que ce n’est pas une tendance qui se confirmera s’il doit y avoir de prochaines saisons.

Black Mirror (affiche)

Sinon, côté nature, j’ai eu la surprise de croiser des ragondins dans une promenade très matinale. Je ne les avais jamais vus bien que je me promène souvent dans ce coin, ça a illuminé ma journée.
Autre surprise, alors que je regardais des petites fleurs ayant éclos dans la nuit, j’ai trouvé des fraises dans mon jardin ! Et nous n’en avions pas planté, sinon ce ne serait pas une surprise évidemment. Le hasard a dû faire qu’une graine vienne s’échouer dans le coin, qu’elle prenne et que les fruits mûrissent (enfin, une pour l’instant, mais d’autres semblent prometteuses).

Avez-vous survécu sans difficulté aux températures caniculaires de ce mois de juin ? En avez-vous profité pour faire de belles découvertes ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 29 – Mai 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Toute une vie et un soir d’Anne Griffin a été une lecture sans fausse note. Une excellente découverte, une histoire de vie comme je les aime. Pour les BD, la palme revient l’ouvrage de Loïc Clément et Anne Montel, Les jours sucrés. Une magnifique histoire subtilement illustrée par les sublimes aquarelles de la dessinatrice.

Côté Flop… Ça me fend le cœur, mais le tome 2 des Contes macabres de Poe illustré par Benjamin Lacombe a été une grosse déception, tant pour les textes choisis que la rareté des illustrations.

Je reviendrais sur ces trois titres dans des chroniques à venir, mais j’ai lu bon nombre de livres ce mois-ci sur lesquels je ne reviendrai pas. Je vous propose donc mon avis en quelques mots.

Le Petit VagabondBande dessinée sans texte, Le petit vagabond de Crystal Kung, autrice et dessinatrice taïwanaise, est une BD qui se démarque avant tout par la splendeur lumineuse de ses illustrations. De toutes tailles, elles constituent de fascinants tableaux dans lesquels l’on plongerait volontiers. La beauté chaleureuse des couleurs, l’expressivité touchante des protagonistes… On s’en colle plein les mirettes. Ce petit court-métrage pourra vous donner une idée de ce qui vous attend (bien que je trouve le rendu plus chatoyant sur papier). Les six historiettes racontées ici nous mènent à la rencontre de personnages égarés, tristes, désemparés jusqu’à ce qu’une rencontre imprévue leur offre un peu de baume au cœur. Ce bon génie est un étrange petit garçon à l’air espiègle qui apparaît à qui semble avoir besoin d’un peu d’apaisement. Un recueil paisible et onirique et un délice pour les yeux.

Supers, T1Supers de Frédéric Maupomé et Dawid comporte quatre tomes à l’heure actuelle, mais je n’ai lu que les trois premiers, la bibliothèque ne proposant pas encore le dernier paru. Cette lecture me laisse un peu mitigée (oui, ça arrive). Ce sont les illustrations de Dawid qui m’ont attirée vers ces petites BD et, à ce niveau-là, je n’ai pas été déçue : c’est doux, c’est coloré, c’est dynamique, rien à redire. En revanche, l’histoire ne m’a pas totalement convaincue. L’idée de base – ces enfants extraterrestres dotés de superpouvoirs laissés seuls sur terre qui tentent de se fondre dans la masse à l’occasion de la rentrée scolaire – était plutôt cool et permettait d’aborder les thématiques de la différence, l’intégration et de l’abandon. Concrètement, l’histoire se traîne un peu (pour s’emballer à la fin du troisième tome et me laisser sur un beau cliffhanger), les dialogues tournent un peu en rond et le tout se lit quand même très très vite. Ce sont de jolies BD, agréables à lire, aux idées intelligentes et intéressantes, mais j’espérais vraiment à trouver quelque chose de plus percutant et à avoir un coup de cœur.

La trilogie des fourmis, T3, La révolution des fourmis (couverture)Je m’étais lancée fin décembre dans une relecture de La trilogie des fourmis de Bernard Werber dont je n’avais jamais lu le dernier tome. J’avais adoré le premier tome et cette surprenante plongée au cœur du monde myrmécéen. On y apprend mille choses sur les fourmis (et autres insectes) et je peux vous assurer qu’on ne les regarde plus de la même manière après cette lecture. Je me suis souvent surprise à rechercher des informations, à les vérifier et à les approfondir : Bernard Werber va toujours plus loin, mais amène les choses de manière si prenante que l’on se dit « et pourquoi pas ? ». C’est un aspect que j’ai retrouvé dans tous les livres de lui que j’ai pu lire, il nous amène à croire aux choses les plus folles, on se laisse embarquer et, à chaque fois, c’est un voyage surprenant. Cependant, je dois dire que mon enthousiasme a diminué graduellement au fil de ces trois tomes. J’ai dévoré le premier, j’ai bien aimé le second (surtout grâce à une fascinante coalition d’insectes), mais le troisième n’était pas dénué de longueurs, de redites par rapport aux deux premiers, et j’étais bien contente d’atteindre la dernière page. C’était peut-être le tome de trop (ou peut-être aurait-il mérité quelques coupes), mais ça n’en reste pas moins une trilogie originale entre polar, SF et documentaire animalier !

La Guerre des Clans, C1, T1 (couverture)Après les fourmis, les chats ! Les livres permettent vraiment des expériences uniques ! Dans l’une des boîtes à livres de mon village m’attendait le premier tome du premier cycle de La Guerre des clans, Retour à l’état sauvage, d’Erin Hunter. Une saga qui m’avait toujours intriguée mais que je n’avais jamais eu l’occasion de lire (il faut dire qu’il y a quelques tomes quand même…). J’ai sauté sur l’occasion pour découvrir ces livres qui se vendaient comme des petits pains lors de mon bref contrat de vendeuse en librairie (et valider l’item « une histoire sans humains » du Tournoi des trois sorciers). Ne sachant pas vraiment dans quoi je me lançais, je me suis sentie aussi curieuse que Rusty à l’idée partir explorer cette vie de chat sauvage. Certes, l’écriture est simple et les ressorts de l’histoire sont visibles à des kilomètres : j’aurais pu être complètement fan de cette histoire féline quand j’avais huit ans, mais impossible d’être aussi enthousiaste aujourd’hui. Ça reste néanmoins une lecture sympathique malgré un côté plutôt naïf. Je pense réserver les prochains tomes à la bibliothèque pour en dévorer un de temps à autre (moins d’une journée pour lire celui-ci) ; en revanche, je m’arrêterai au cycle 1 (parce que tant d’autres livres me font envie, parce que je ne suis pas dingue des sagas en cent cinquante volumes, parce que je crains un peu l’indigestion de boules de poils…)

Quelques albums :

  • Quand je serai grand…, de Quentin Gréban, ou parler des rêves et de la possibilité de devenir ce qu’on veut : une bouledogue danseuse, un petit chien super-héros, une fille cheffe de chantier, le champ des possibles n’a pas de limite quand on abolit les clichés. Le tout est illustré par le talentueux Quentin Gréban qui m’a déjà émerveillée à plusieurs reprises (Peter Pan, Maman, Charlie…) et dont j’admire à chaque fois les couleurs chaudes, les courbes douces et la maîtrise de l’aquarelle. (Et quand on aime les chiens, cet album devient un pur régal !)
  • La petite casserole d’Anatole, d’Isabelle Carrier, ou comment aborder la question des différences, en particulier celles qui sont invisibles, et des difficultés pas toujours visibles qu’elles engendrent ? Vous avez peut-être déjà entendu parler de la théorie des petites cuillères pour parler du handicap invisible ? Ici, les complications qu’Anatole doit gérer au quotidien prennent la forme d’une casserole qu’il traîne derrière lui. On peut imaginer ce qu’on veut, maladies lourdes ou petites difficultés à appréhender le monde (phobies, timidité…), cet album épuré tant pour les illustrations que pour les mots choisis se révèle tout en délicatesse, compréhension et bienveillance. Je me suis régalée et l’autrice propose ici un très bel ouvrage de réflexion et une très intelligente petite histoire. (Challenge Voix d’autrices : un album jeunesse)
  • Cher Bill, d’Alexandra Pichard, ou l’amitié épistolaire. Les lettres ont ce côté un peu naïf et direct des lettres d’enfants, ce qui fait sourire (tout en rappelant des souvenirs si vous étiez du genre à en écrire vous-mêmes). Mais surtout, la correspondance de nos deux amis laisse peu à peu entrevoir les différences qui les séparent (différences d’échelle, différence de milieu…) : en effet, l’un est fourmi et l’autre poulpe. Ces dissemblances sont soulignées par les illustrations qui accentuent la dimension improbable de cette amitié inter-espèces. Mais les différences n’ont aucune importance et c’est cela qui rend cet album particulièrement attendrissant. Une amitié touchante et un album lumineux.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4010 + 440, soit 4450 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 5, soit 18/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 20, soit 42/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Les mangas sont assez rares sur ce blog car j’en lis assez peu, il est vrai. Mais Naomi, notre fantastique Récolteuse de mots, a publié un long très long article sur son rapport à Fullmetal Alchemist. Une série de mangas qui ne m’avait jamais fait envie. C’est à présent du passé et j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de mettre la main dessus en bibliothèque !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Parlons maintenant d’Ada de la Tournée des livres et de son rapport avec la poésie. Dans un article bien fouillé et argumenté comme elle sait nous en proposer, elle dissèque les divers éléments susceptibles d’expliquer son blocage envers ce genre littéraire. Et on s’interroge avec elle au fil de la lecture et même après !

Quel plaisir de trouver sur le blog La bibliothèque de Bénédicte une critique d’une mini-série que je chéris tout particulièrement : l’adaptation BBC d’Orgueil et Préjugés avec Jennifer Ehle et Colin Firth. Me coller devant blottie sous un plaid pendant plus de cinq heures est un petit plaisir personnel (bien que je ne me le sois pas octroyée depuis longtemps : depuis l’article de Bénédicte, j’attends avec impatience la prochaine après-midi pluvieuse car mon programme est tout trouvé). J’ai fini de vous raconter ma vie, vous pouvez à présent filer lire Bénédicte et la laisser vous donner envie de découvrir cette très chouette mini-série !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

A part avoir retrouvé le courage d’aller au marché entre la balade de ma chienne et mon départ pour le boulot, je ne vois pas. Ce n’est pas un truc exceptionnel, mais c’est un petit plaisir personnel. Les fruits et les légumes d’été sont tout de même plus appétissants que ceux de l’hiver et la présence de fraises locales et pleines de saveur est un bonus non négligeable.

Non, ce mois-ci, je me suis beaucoup interrogée sur le blog, sur mon rapport à la lecture, sur les chroniques. Après une sorte de frénésie de la critique où je parlais de tout ce que je lisais, j’ai à présent souvent la flemme de me lancer. J’ai privilégié ces derniers temps les chroniques plus condensées en parlant de plusieurs livres dans un même article, un format qui me correspondait mieux en ce moment, mais j’en viens à me dire que c’est un peu facile, un peu rapide, un peu bâclé.
Mon rythme de publication a déjà rebaissé, il y aura peut-être des trous, peut-être pas. Je me demande souvent ce qu’apporte mon blog, mais il est aussi mon aide-mémoire et je ne pense pas le laisser tomber malgré tout.

Vous avez peut-être pu constater que je n’ai pas parlé de films ou de séries depuis un certain temps. Ce n’est pas que je n’ai rien vu, loin de là (revoir les Harry Potter, chose que je n’avais pas fait depuis des années, se motiver pour découvrir les Captain America (et je ne l’aime toujours pas) et Spiderman Homecoming, écumer Netflix en étant pas bien et en tirer The Lady in the Van (à voir surtout pour Maggie Smith), Un monde meilleur, Dumplin’, Le Chocolat, Tout ce qui brille, Les enfants de Timpelbach, etc.), mais je n’ai pas le courage, pas les mots pour parler de tout cela.
J’avais aussi écrit un article au sujet de la série The Tudors avec Jonathan Rhys Meyers dans le rôle d’Henry VIII, mais j’ai laissé tomber l’idée de le publier (ce n’était que partialité éhontée, j’ai pris fait et cause pour les personnages, j’en ai adoré certains et détesté d’autres, mais c’était surtout car j’y ai retrouvé bon nombre de têtes connues, notamment James Frain et Marie Doyle Kennedy d’Orphan Black ou Natalie Dormer de Game of Thrones). Tiens, j’ai aussi vu la dernière saison de Game of Thrones !
Je suis même retournée au cinéma, la première fois depuis ma déception Marie Stuart, pour voir The Dead don’t Die de Jim Jarmusch, mais non, rien à faire, je n’ai pas envie d’écrire. Donc je ne me forcerai pas et les parenthèses 7ème art réapparaîtront peut-être dans quelques mois.

Bref, beaucoup de mots pour pas grand-chose car je ne sais toujours pas où je vais, ce que le blog deviendra, mais on verra bien, n’est-ce pas ?

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite un beau mois de juin !

C’est le 1er, je balance tout ! # 28 – Avril 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Avril fut un mois de lecture avec énormément de BD ! Voilà longtemps que je n’en n’avais pas lu autant et je renoue avec plaisir avec le genre.

Romans (et un guide littéraire)

BD

Côté Top… Homo Sapienne de Niviaq Korneliussen se dégage du lot et pas uniquement car c’est mon premier roman groenlandais. L’écriture est géniale et les thématiques étaient terriblement parlantes pour moi. Côté BD, si je ne devais citer qu’une série, ce serait probablement Le Château des étoiles d’Alex Alice, ne serait-ce que pour les fabuleuses planches offertes par ces quatre tomes. (Mais j’ai aussi beaucoup aimé Ninn, Frnck et Freaks’ Squeele, mais j’en reparlerai au cours du mois de mai !)

Côté Flop… Flop est peut-être un peu dur, mais disons que ma plus grosse déception a été avec Brexit Romance de Clémentine Beauvais dont j’attendais… plus. Côté BD, la fin de L’obsolescence programmée de nos sentiments de Zidrou et Aimée de Jongh m’a vraiment laissée perplexe et nuit, je m’en rends compte avec un peu de recul, à mon ressenti de cette BD autrement très humaine et sensible.

Sinon, je compte parler de tout ça dans des chroniques (ou des mini-critiques pour la plupart d’entre eux, vous avez peut-être pu voir que ce format avait tendance à fleurir sur le blog en ce moment), sauf de Dad de Nob. Ce fut néanmoins une lecture agréable, légère et rigolote qui nous plonge dans le quotidien mouvementé d’un père célibataire et souvent malmené par ses quatre filles. C’est drôle, les personnages sont attachants bien que répondant à des stéréotypes, bref, cinq BD qui se lisent très vite et avec plaisir.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 3110 + 900, soit 4010 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 6, soit 13/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 6, soit 22/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Je ne citerais qu’une seule chronique ce mois-ci, celle d’Alberte Bly – dont je savoure chaque article (même si leur autrice nous fait languir entre deux…) – sur le roman de Johanna Marines, Cendres. Malgré une histoire d’épilogue qui a l’air un peu foireuse, ça donne quand même bien bien envie de découvrir tout ça. Accessoirement, c’est aussi une piqûre de rappel pour explorer le catalogue de Snag qu’Alberte promeut avec vigueur depuis plusieurs titres.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Fangirl : Bigre nous parle d’Ezra Miller et je ne peux qu’approuver.

Gourmandise : Nymeria parle du miel dans un joli article très poétique ; peut-être l’occasion de découvrir son blog très personnel et totalement atypique.

Jeu : Cha inaugure une nouvelle rubrique pour parler de jeux de société (et je n’ai pas souvent l’occasion d’en parler sur le blog, mais j’aime beaucoup les jeux de société), donc même si je n’ai pas grand-monde pour jouer avec moi, je ne peux qu’être enthousiaste face à une si bonne idée. En plus, elle nous parle d’un jeu avec des pirates, ce qui est tout simplement la meilleure approche pour vendre sa nouvelle rubrique.

Humour : Babitty Lapina illustre sa vie de lectrice avec Kaamelott, ce qui est à la fois très drôle et très vrai, je ne pense pas être la seule à me reconnaître dans ses choix de gifs.

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Je dois avouer que cette section pour quelqu’un qui n’est pas habituée à se jeter des fleurs et qui, franchement, ne fait pas grand-chose de ses dix doigts est un casse-tête mensuel.
J’ai lu plein de BD, ce qui me manquait un peu ces derniers mois.
J’ai apprécié le soleil puis la pluie.
J’ai planté des plantes aromatiques (et ça commence à pousser à mon plus grand ravissement (j’étais sûre que tout allait mourir)) et apporté un peu de verdure dans ma maison (ce que je voulais faire depuis des siècles).
Je renoue tout doucement avec le conte et j’ai vu ce mois-ci deux fabuleux conteurs, ceux qui font partie du sommet de la pyramide de mon panthéon personnel : Pépito Matéo pour sa « Leçon de français » (un travail en cours) et Yannick Jaulin pour « Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour ». Les mots dans la bouche de ces deux artistes sont des trésors, ils font rire, beaucoup, et bouleversent tout autant. La langue, l’amour, la compréhension, la transmission… Bref, c’est beau.
(Et je me rends compte que je n’ai jamais parlé d’eux sur le blog, c’est quelque chose qu’il faudrait que je corrige à l’occasion.)

Et voilà, ce bilan s’arrête là !

N’hésitez pas à venir me parler de vous et de votre mois d’avril (ou de vos projets du mois de mai) (ou de ce que vous voudrez). Après autant de « je », ça nous fera du bien !

 

C’est le 1er, je balance tout ! # 27 – Mars 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Beaucoup d’excellentes lectures ce mois-ci : Syngué sabour, Des sorciers et des hommes, Mers mortes, La constellation du chien, Simple… mais ces livres-ci ont ou seront critiqués, alors j’ai envie de mettre en avant un coup de cœur pour l’album Maman d’Hélène Delforge et Quentin Gréban.
Des mamans de tous les pays, de toutes les époques. Maman inuit, maman hippie, maman marquise ou mécanicienne, maman énervée, maman en deuil, maman femme. Des textes poétiques pour un concentré d’amour. Un ouvrage sublime porté par des illustrations pleine page d’une douceur à couper le souffle. La lumière des regards, le grain des peaux, la tendresse des postures… Le travail de Quentin Gréban illumine cet album et donne vie à toutes ces femmes et leurs enfants. Tout simplement superbe.

Quelques illustrations trouvées sur le site des éditions Mijade :

Côté Flop… Le diptyque Les Pluies de Vincent Villeminot a été une énorme déception pour moi : de nombreuses critiques élogieuses et au final, je n’ai globalement ressenti qu’un ennui prodigieux mâtiné ici et là d’agacements profonds et d’irrépressibles envies de rire.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 2515 + 595, soit 3110 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 3, soit 7/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 13, soit 16/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 2, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 16/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Kara et Kin, du blog Plumes de lune, m’ont fait baver devant le beau-livre Un voyageur en Terre du Milieu de John Howe.

La Geekosophe m’a donné envie de découvrir Une fille facile de Louise O’Neil, un roman qui semble être une vraie claque, le genre de livre que tu ne fermes pas avec désinvolture (en tout cas, sa chronique m’a remuée !).

A propos de coup de cœur, de coup de poing, bref, de livres qui nous marquent, je vous conseille encore et toujours Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck. Et si vous ne le connaissez pas encore, peut-être que Le Joli pourra vous convaincre de vous y plonger.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Le chant du loup n’était pas un film qui me tentait particulièrement (je ne l’ai toujours pas vu, mais je ne suis presque pas allée au cinéma ce mois-ci), mais La Tête en Claire l’a adoré et son enthousiasme est communicatif. Elle en parle d’une telle manière qu’on a juste envie d’éplucher le programme des cinémas du coin pour trouver une petite séance !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai commencé mon nouveau contrat – un temps partiel en bibliothèque – mais c’est bien la seule chose notable du mois. Et prendre soin de ma chienne qui a eu besoin de quelques allers-retours chez le véto (mais bon, c’est normal, je ne l’ai pas adoptée pour la laisser souffrir).
Sinon, je me suis remise à lire plein de BD, ce que je voulais faire depuis un moment.

Bref.

Et vous ? Comment s’est passé votre mois de mars ?
Des lectures, des films, des expos, des projets ?

Je vous souhaite un beau mois d’avril et on se retrouve dans un mois !

C’est le 1er, je balance tout ! # 26 – Février 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Que des bonnes lectures ce mois-ci, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour les trois tomes de la trilogie du Tearling d’Erika Johansen. Je les ai dévorés d’une traite et j’ai eu l’impression que chaque volume était meilleur que le précédent. Je vous en reparle bientôt dans un article consacré à cette trilogie !

 Côté Flop… Rien à signaler !

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 2285 + 230, soit 2515 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 3, soit 4/50 (merci la trilogie du Tearling !) ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 2, soit 3/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Dysfonctionnelle d’Axl Cendres compte parmi mes romans Exprim’ favoris. Si vous l’avez raté, le Joli devrait vous convaincre de le lire de toute urgence !

Babitty Lapina, du blog Histoire naturelle de bibliophiles, a écrit – en juillet 2018, je suis un peu en retard – un super article bourré d’arguments pertinents sur l’incitation qui est faite de lire les livres en anglais.

Je ne suis pas du tout Saint-Valentin. Cha’ non plus de toute évidence. L’an passé, elle nous avait bien fait rire avec son articles sur les insupportables clichés qui parsèment les romances ; elle remet ça en 2019 avec son « Hymne contre la romance omniprésente dans le young adult ». N’étant toujours pas remise du désastre des Sorcières du clan du nord, ce n’est pas moi qui vais la contredire

La Tête en Claire a illuminé mon petit cœur de fangirl en nous informant via sa chronique du troisième tome de La Passe-miroir d’une nouvelle de la plus haute importance : Christelle Dabos a terminé la rédaction du quatrième et dernier volume !

 Grâce à Alberte, j’ai découvert ce formidable projet de l’autrice Rozenn Illiano : Midnight City, le livre vagabond ! Un exemplaire unique qui va voyager de lecteurs en lectrices, sans but précis… J’adorerais qu’il tombe, par un heureux et improbable hasard, entre mes mains ! En attendant, j’espère avoir l’occasion de découvrir d’autres romans de l’autrice (même si je vais d’abord donner la priorité à ma PAL).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Le collège de mes rêves : une pédagogie inspirée de Poudlard, ça ne vous fait pas rêver ? En plus, les maisons sont nommées d’après des créatures mythologiques, ce qui est quand même vraiment génial.

Vincent Bal crée des illustrations uniques en dessinant mais surtout en utilisant l’ombre d’objets divers et variés. Original et malin, le résultat est bluffant !

Je n’ai pas encore lu De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett, mais il va falloir corriger ça. En effet, la série qui arrive promet du lourd ! June and cie nous récapitule tout ça et ça vend du rêve !

Savez-vous d’où vient le mot « galaxie » ? Non ? Je ne peux donc que vous conseiller le dernier article du Détective des mots. On y apprend plein de choses tout en s’amusant face à sa narration toute personnelle de l’histoire du jeune Héraclès.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Nous avons profité de ce beau temps surnaturel pour découvrir de nouveaux coins bretons. Se balader sur les plages désertes avec ma chienne. Déguster un énorme beignet à Saint-Malo. Visiter le musée des beaux-arts de Rennes. Explorer Brocéliande (merci DEEDR pour le rappel) en ayant les sentiers pour nous tous seuls : avant de laisser place au soleil, la brume se faufilant entre les troncs dénudés le matin conférait aux lieux – tombeau de Merlin, fontaine de Jouvence… – une atmosphère tout à fait particulière.
Nous avons aussi découvert un petit cinéma à un quart d’heure de la maison aux tarifs plus que raisonnables : les deux premiers films vus au cinéma de l’année sont… Dragons 3 et Les invisibles ! Les films passent peu de temps et parfois bien après leur sortie nationale, mais qu’importe, je préfère largement ces petites salles très bien tenues par une équipe de bénévoles au grand Gaumont de Rennes.

Je me suis rendue à Paris. En plus d’y constater que la foule, le bruit, la pollution et la puanteur ne me manquaient pas du tout, j’y ai aussi rencontré, grâce à Babelio, l’autrice Marie Pavlenko pour son dernier roman Un si petit oiseau et visité la très chouette exposition du musée Jean-Jacques Henner, « Roux ! ». J’y découvert un peintre qui m’était totalement inconnu (fait amusant, le musée des beaux-arts de Rennes possède justement un petit tableau de lui, une œuvre qui m’aurait peut-être échappée si je n’avais visité cette expo, mais qui m’a ici tapé dans l’œil dès mon entrée dans la pièce). Je me suis offert le catalogue d’exposition et je suis ravie de cet achat qui me semble tout à fait complémentaire de l’exposition physique.

J’ai aussi trouvé un boulot en bibliothèque (argh, enfin !). Un mi-temps qui devrait être bien intéressant. Je ne commence qu’en mars, donc je ne crie pas encore victoire, je suis plutôt au stade du stress profond actuellement.

Et qu’ai-je fait à la maison ?

  • M’être remise à l’aquarelle en m’amusant comme une gamine avec le drawing gum ;
  • Avoir compté ma PAL : 148 livres (sans compter ceux qui sont chez mes parents) (sans compter non plus mes œuvres complètes d’auteurs classiques), depuis, j’en ai lu quatre, j’en ai acheté un, on m’en a offert un et je dois en recevoir deux autres, donc pour l’instant, l’opération est nulle, mais au moins, je visualise mieux ;
  • Les bibliothèques de mon village et des communes alentours sont enfin en réseau : premières réservations effectuées et déjà plusieurs listes de livres ou films à faire venir constituées (ce qui ne va pas aider mes histoires de PAL) ;
  • Jouer un nouveau jeu de société, Imaginarium, que je recommande vivement (sans grande suprise car il est signé Bruno Cathala, le créateur de deux de mes jeux favoris, à savoir Abyss et 7 Wonders Duel) ;
  • Yoku’s Island Express : premier jeu sur la Switch à être fini à 100% (victoire personnelle) ;
  • S’être bien amusée avec deux petits jeux Switch : Snipperclips et Death Squared sont des jeux de collaboration un peu prise de tête mais très sympathiques !

Conclusion : février fut étonnement agréable !

Je vous souhaite – et me souhaite également, y a pas de raisons –
un excellent mois de mars !

Et n’hésitez pas à me raconter votre mois de février, vos lectures, vos loisirs, je suis aussi toujours preneuse de conseils (films, jeux, etc.), bref, je suis curieuse !

C’est le 1er, je balance tout ! # 25 – Janvier 2019 + Petit bilan 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan est sans aucun doute ma meilleure lecture du mois niveau roman. Un huis-clos et un monde immense en même temps, un texte complètement envoûtant, une lecture que j’ai savouré après l’avoir fait mijoter pendant un an.
Côté comics, j’ai fini la lecture des intégrales de Preacher de Garth Ennis et Steve Dillon. Un Dieu qui a abandonné le paradis, un prêcheur habité par une puissance supérieure née d’un ange et d’une démone, une fille qui tire plus vite que son ombre, un vampire irlandais, du sang du sang et des tripes en veux-tu en voilà, je vous reparle de tout ça prochainement.

Côté Flop… La palme est remportée par Méfiez-vous des enfants sages de Cécile Coulon. Après avoir adoré Le rire du grand blessé (ma chronique arrive un de ces jours), je me suis plongée avec enthousiasme dans cette nouvelle lecture… pour rapidement déchanter. L’histoire m’a laissée de marbre, les personnages ne m’ont pas touchée bien qu’ils ne soient pas inintéressants, j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 1915 + 370, soit 2285 points pour Poudlard
  • Crazy Christmas : 2 livres lus, fin du challenge (mon score minable n’est pas une surprise : deux mois est un délai bien trop court pour moi qui aime laisser venir les lectures selon les envies du moment et non selon un programme bien établi) ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 1/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : 1/36 (j’ai lu plusieurs livres relevant de la SFFF, mais pour l’instant La Maison dans laquelle est ma seule lecture chroniquée) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Histoire naturelle de bibliophile, alias Babitty Lapina, m’a donné envie de me replonger dans Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. J’en avais lu quelques-uns avant de progressivement arrêter mon exploration de cet univers loufoque et génial. Je reprendrais un jour, c’est presque certain, quand ma PAL aura diminuée (parce que, oui, ça arrivera un jour).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Moustache (des Jolis choux moustachus) m’a impressionnée avec une belle et sensible chronique du film Dans la cour de Pierre Salvadori. Le film saura-t-il me toucher autant que ses mots ?

Si les essais vous font peur, allez donc lire Ada (La Tournée de livres). Son article sur « Comment lire des essais ? » est à la fois déculpabilisant et incroyablement motivant.

Callmeluh m’a appris que les livres de Leigh Bardugo – l’autrice de Grisha, Six of Crows et Le Chant des roncesvont être adaptés par Netflix. Si je redoute le résultat (je pars toujours très sceptique pour les adaptations), il n’empêche qu’il va falloir que je me mette un coup de pied aux fesses pour lire Grisha et Le Chant des ronces (qui m’attend dans ma PAL depuis Noël).

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Et si on zappait cette catégorie dans laquelle je n’ai rien à mettre pour parler de mes espoirs concernant la lecture pour cette nouvelle année ? Parce que j’ai un peu la flemme de faire une vraie rétrospective de l’année passée en fait…

Mes meilleures lectures de 2018 en images :

The Weight of WaterWe Come ApartSandman
Les Carnets de Cerise, T5 – Watership DownShining
Les Cancres de RousseauLe Sommet des dieux – Autobiographie d’une courgette
Dans la forêtJe suis ton soleilJe suis une légende
Le HobbitLe SilmarillionLe Seigneur des Anneaux (oui, j’aime Tolkien)

Et puis, il y a eu Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu. Un roman énorme, pas évident au début, mais captivant une fois lancée, une lecture longtemps repoussée (le temps de me faire à l’idée sans doute), mais dont je suis assez fière et qui m’a procurée un immense plaisir.

Le Dit du Genji (couverture)

Sinon, j’ai jeté un coup d’œil sur les espoirs livresques que j’avais annoncé pour 2018 et le bilan n’est pas terrible.

1er espoir :
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo).

J’ai un peu vidé ma PAL certes, mais essentiellement en donnant beaucoup de livres que je n’aurais probablement jamais lus. Cependant, j’ai tout de même lu Le Dit du Genji et La Maison dans laquelle, c’est un début (tous les autres restent donc d’actualité…).

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

Sur les trois autrices citées, je n’ai lu que Margaret Atwood avec son C’est le cœur qui lâche en dernier (qui ne m’a pas vraiment emballée). Sinon, je n’ai pas tenu le compte, je pense que les hommes sont toujours les plus présents dans mes lectures, mais les femmes n’y sont pas invisibles pour autant.

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

Sans avoir tenu de statistiques précises (j’ai essayé, puis je me suis emmêlée les pinceaux et j’ai laissé tomber), je pense que le bilan était bien partagé entre littérature jeunesse et vieillesse et je suis très satisfaite de mes lectures de l’année (sauf question romans en VO, là, seule Sarah Crossan a eu toute mon attention).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Rien de rien, néant, nada, je n’ai rien lu, les classiques ont été snobés en 2018.

Bref, la conclusion ? Je suis complètement nulle pour tenir des résolutions (c’est bien pour ça que je n’en prends jamais), mais je vais tout de même me pencher sur les souhaits pour cette année. Je veux :

  • Continuer à vider ma PAL ;
  • Lire plein de SFFF ;
  • Lire plus de BD, romans graphiques, voire comics (maintenant que les bibliothèques de ma région se sont mises en réseau, le choix va être plus intéressant) ;
  • Me faire plaisir et lire au rythme que je veux sans me mettre la pression, peu importe si j’en lis cinquante ou cent cinquante (sauf que ma PAL diminuera plus vite dans un cas que dans l’autre, mais on verra bien).

Quelques livres que j’aimerais lire en 2019 :

  • Les Misérables, de Victor Hugo
  • La mer de la fertilité (4 tomes), de Yukio Mishima
  • Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie
  • Apple and Rain, de Sarah Crossan
  • Deux Rougon-Macquart, d’Emile Zola
  • Les Royaumes crépusculaires (intégrale), de Mathieu Gaborit
  • Des sorciers et des hommes, de Thomas Geha
  • La horde du Contrevent, d’Alain Damasio
  • Contes et légendes inachevées, de J.R.R. Tolkien
  • Finir ma relecture de la trilogie des Fourmis, de Bernard Werber
  • Grisha (3 tomes) et Le Chant des ronces, de Leigh Bardugo
  • Le nom du vent, de Patrick Rothfuss
  • Ne suis-je pas une femme : femmes noires et féminisme, de bell hooks

Pour finir, je vous souhaite de belles lectures et n’hésitez pas à venir discuter de vos lectures du mois, de l’année, de vos espoirs secrets pour 2019, de vos envies de lectures communes (je ne suis pas très douée pour planifier des lectures, mais ça peut se faire quand même évidemment), de ce que vous voulez !