C’est le 1er, je balance tout ! # 36 – Décembre 2019 & Tout petit bilan 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie est un livre que j’ai adoré du début à la fin, que j’ai trouvé juste, intelligent, intéressant, vivant. Je l’attendais depuis un moment et je n’ai absolument pas été déçue.
(J’aurais aimé parler ici du quatrième tome de La Passe-miroir, mais pour les raisons que vous pourrez lire un peu plus bas, ça n’a pas été une lecture aussi parfaite qu’Americanah.) (Mais c’était quand même très très bien !)

J’ai beaucoup parlé bulles ce mois-ci avec d’excellentes découvertes, notamment Speak d’Emily Carroll et Les Indes fourbes d’Ayroles et Guarnido qui ont su toutes deux m’enthousiasmer et me séduire tant scénaristiquement que graphiquement. (J’ai lu plusieurs autres très bons romans graphiques, mais parfois un peu moins plaisants par l’histoire ou par le dessin.)

Côté Flop… La Belgariade de David Eddings n’a pas su me convaincre comme je l’explique ci-dessous. J’ai peiné à lire le premier et j’ai abandonné le second tome. Tant pis pour moi.
(J’ai également abandonné un autre livre en décembre, Solos d’amour, un recueil de nouvelles signé John Updike. N’étant pas franchement friande des nouvelles, il en faut des très bonnes pour me convaincre et celles-ci n’y ont pas réussi.)

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La Belgariade, T1, Le pion blanc des présages, de David Eddings (1982).

La Belgariade T1 (couverture)J’avais récupéré (il y a quelques années…) les cinq tomes de La Belgariade, ceux de La Mallorée et les deux  tomes de Belgarath le sorcier : dans l’idée de vider ma PAL, je me suis dit que commencer ces douze volumes seraient déjà un beau progrès. Sauf que… Sauf que je me suis ennuyée.
Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue terriblement classique. Je ne lui en aurais pas tenue rigueur si elle avait su m’intéresser (j’ai par exemple adoré ma relecture de L’Héritage qui ne renouvelle pas vraiment le genre), mais j’y ai vu trop de similitudes avec Tolkien et son Silmarillion : les Silmarils sont remplacés par l’Orbe, il y a des dieux dont un renégat qui est devenu le grand méchant comme Melkor chez Tolkien, etc.
En outre, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages très stéréotypés
(le gros plein de muscles, le petit malin, le vieux sage, la puissante sorcière mais qui est aussi très – trop – protectrice envers celui qui doit sauver le monde…) sans compter ce héros trop passif (et trop infantilisé) dans ce premier volume.
En dépit de quelques passages sympathiques, je n’ai pas réussi à me prendre au jeu et à m’immerger dans ce monde. J’ai néanmoins voulu offrir une chance à la suite, mais, voyant que les premiers chapitres continuaient à ne susciter chez moi que du désintéressement, j’ai abandonné l’idée de découvrir cette saga. (Du coup, le – 12 dans ma PAL est survenu bien plus vite que prévu…)
(Challenge de l’imaginaire)

La Passe-miroir, T4, La tempête des échos, de Christelle Dabos (2019).

La passe miroir 4 (couverture)Ah, ce quatrième et ultime tome de La Passe-miroir. Depuis le temps qu’on l’attendait ! Après ma relecture des trois premiers, j’étais fin prête à découvrir le fin mot de l’histoire.
C’est un tome que j’ai lu très lentement. Pour le savourer d’une part, pour tenter d’élucider le mystère d’autre part. J’ai lu et relu des phrases pour comprendre ce qui était caché derrière, persuadée que la clé de toutes les questions était quelque part. J’avais l’impression qu’un truc était sous mon nez et que j’étais totalement à côté de la plaque ; pendant un moment, je n’avais aucune idée d’où on m’emmenait et comment et pourquoi. Verdict : je ferai une piètre détective. Certes, j’ai réussi à deviner certains éléments, sans pour autant les expliquer, et ce, principalement parce qu’il me manquait un élément très important, le cœur de tout. Christelle Dabos a réussi à aller là où je ne l’attendais pas, à pousser encore davantage son imagination. Jonglant entre passé, présent et futur, ce qui est, ce qui aurait pu être, ce qui aurait dû être, elle nous offre un très bon final qui ne m’a pas déçue. (Certes, je m’attendais à un effet plus « aaaah mais oui, mais c’est génial ! », mais c’est avant tout une conséquence de l’attente qui m’a fait me monter le bourrichon !). En revanche, j’ignore ce que j’éprouve vraiment vis-à-vis de cette fin ouverte : bonne idée ou non ? plaisir d’imaginer une suite – sauf que je sais que mon imagination n’égalera jamais celle de Christelle Dabos – ou frustration ?
C’est un tome très dense dans lequel notre petite Ophélie pousse toujours plus loin les portes de la vérité pour se connaître et comprendre qui elle est. Elle est vraiment au cœur du récit, mais d’une façon qui éclipse tous les autres. Y compris Thorn, même si le duo qu’elle forme avec lui est toujours aussi parfait bien que bourré d’imperfections (j’aime les paradoxes…) : moi qui ne suis pas romance, je dois avouer que ces deux-là m’auront enchantée d’un bout à l’autre. En revanche, mon plus gros reproche – allons-y – concerne les personnages secondaires dont l’utilisation est catastrophique. Après avoir été délaissés dans le troisième tome, j’aurais aimé qu’ils reviennent sur le devant de la scène. Tous ces personnages que l’on a tant aimés dans les deux premiers opus, quelle tristesse, quelle déception de les voir ainsi effacés… Idem pour Victoire : pour être honnête, je n’ai pas compris à quoi elle servait, ce qui m’a désappointée car ses apparitions dans La mémoire de Babel m’avait bien intriguée. Elle n’est pas la seule à ne pas avoir joué le rôle auquel je m’attendais, il y a un effet « beaucoup de bruit pour rien » autour de certains protagonistes. (J’aurais bien aimé changer d’arche aussi, histoire de voir du pays…)
Indubitablement le livre le plus complexe de la saga. Même s’il n’est pas parfait, même si je lui fais des reproches – même si Les disparus du Clairdelune restera mon favori –, ça a été un incroyable moment de lecture. Le monde créé par Christelle Dabos est incroyablement riche, sa plume est toujours aussi captivante et époustouflante, elle a imaginé un scénario auquel je ne m’attendais absolument pas, et je pense que ce dernier tome se bonifiera dans une relecture. Ça restera définitivement une excellente saga.
(Challenge de l’imaginaire)

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 29/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 7, soit 71/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 400, soit 1475 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 17/20.

2020 sera beaucoup plus tranquille à ce niveau-là. A part la Coupe des Quatre Maisons qui s’étale sur une année scolaire et non civile et mes deux challenges illimités dans le temps, je n’en ferai aucun. Se rappeler des challenges, gérer les notes, les pages, les formulaires, etc., tout cela me demande un temps que je n’ai plus envie d’y consacrer.
Même si j’aime beaucoup Voix d’autrices, je ne le renouvellerai pas : les catégories sont si précises – notamment toutes celles qui demandent des genres que je lis pas/peu (manga, espionnage, épouvante, policier, romance…) – que je ne trouve pas de quoi les remplir dans ma PAL et beaucoup d’autrices lues sont donc inutilisées. J’y reviendrai peut-être quand j’aurais plus de temps pour aller faire des découvertes de nouveaux genres.
Alors, adieu Voix d’autrices et Imaginaire !

En 2020, mon seul challenge sera celui de vider ma PAL ! Limiter les lectures provenant d’ailleurs et refaire un tri (merci le déménagement qui devrait me stimuler un peu) pour avoir fin 2020 une PAL de taille raisonnable ! Je ne compte pas la faire disparaître, simplement pouvoir me permettre d’emprunter des livres à droite à gauche sans me dire « j’en ai déjà tellement à lire… ». Grâce aux six livres que j’ai eu à Noël (je triche un peu car je ne compte pas le catalogue de l’exposition Tolkien…), je commence l’année avec 117 livres. Je vous dis rendez-vous l’an prochain pour le verdict ?

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Comme je ne suis pas chez moi et que je ne suis pas inspirée pour passer des heures sur mon ordinateur, vous m’excuserez la présentation succincte de ses blogs dont je tiens néanmoins à vous parler.

Ce mois-ci – avant que je ne déserte la blogosphère pour quelques jours semaines – j’ai découvert deux chroniques littéraires que j’ai adorées : celle de Moka sur Les riches heures de Jacominus Gainsborough de Rébecca Dautremer (dont je vous ai aussi parlé bien plus brièvement) et celle de la Geekosophe sur Circé de Madeline Miller (le genre de critique après laquelle on se dit « je dois vraiment lire ce bouquin, il a tout pour me plaire ! »).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Récolteuse a publié de nouvelles illustrations de son fascinant projet Peculiar Maelstrom et ses dessins sont à la fois poignants, viscéraux et évocateurs. Ses idées comme son coup de crayon m’intéressent, me plaisent et me parlent, je vous invite donc à les découvrir (et à fouiller un peu sur son site tant que vous y êtes) !

Alberte Bly a publié un petit article pour découvrir le cinéma coréen et cela fait très envie. J’en ai donc ajouté trois à ma liste de film à voir et je me joins à elle pour vous recommander chaudement Mademoiselle et Dernier train pour Busan !

Si les « films de Noël » ne sont pas plus ma tasse de thé que les « livres de Noël », Aliks m’a fait ajouter Klaus directement à ma liste Netflix ! Ce film d’animation a l’air bien sympathique par son histoire et magnifique par son graphisme !

Sans originalité, Joker de Todd Phillips a été une claque (et je crois que je l’ai encore plus aimé au second visionnage !) et ça m’a fait très plaisir de retrouver les Jolis Choux Moustachus – qui se font un peu rare – pour un article à quatre mains sur ce film !

Autre coup de cœur, le retour du Xavier Dolan que j’aime avec Matthias & Maxime. Vu que je n’ai plus le courage/l’envie/la patience d’écrire des articles cinéma, je vous renvoie vers l’article de la Tête en Claire avec une chronique que je valide à 100%.

Si vous êtes désœuvré·e pendant ces vacances de Noël et que vous buvez du thé et que vous aimez les marque-pages, Mademoiselle Cup of Tea vous montre comment combiner tout ça pour un résultat plutôt chouette. (Par contre, le thé doit être en sachet, ce qui n’est malheureusement pas mon cas…)

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

 Je n’ai encore rien fait (le boulot va arriver dans les deux mois à venir), mais je vais déménager ! Je quitte la Bretagne pour l’Auvergne, ce qui est fichtrement une bonne nouvelle ! S’annoncent donc deux mois placés sous le signe de « recherche maison + cartons + déménagement »…

Sinon, j’ai bien débuté le mois avec une virée à Paris (mais j’en ai déjà parlé dans le bilan précédent, donc je ne vais pas vous refaire le topo même si c’était chouette) et j’ai enfin visité le Naia Museum à Rochefort-en-Terre (Morbihan) ! « Le musée des arts de l’imaginaire ». Un musée qui me faisait de l’œil depuis des mois. Je ne peux que conseiller cet endroit qui fourmille d’imagination et de créativité exprimées par de multiples moyens et par des artistes très différent·es. Dessin, arts numériques, sculptures, utilisation de crânes… l’endroit est fascinant. J’aurais pu rester des œuvres devant certaines œuvres, captivée par ce qu’elles m’évoquaient, par les créatures auxquelles elles donnaient vie, par la façon dont elles se dressaient devant moi, par mille autres raisons. C’est un endroit magique, hors du monde, enserré dans les vieilles pierres du château. Malheureusement, nous n’étions pas équipés pour affronter la pluie battante et le vent puissant qui ont un peu gâché notre contemplation des œuvres extérieures. Les collections et l’agencement sont repensés chaque printemps pour proposer une expérience toujours renouvelée. Je quitte la Bretagne, mais si j’ai l’occasion d’y revenir en vacances, je repasserai avec plaisir au Naia Museum !
(Et si vous voulez en prendre plein les yeux – et en savoir un peu plus par la même occasion – je vous conseille le très chouette article de Marie qui prend de bien plus belles photos que moi (si j’en prenais).)

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Je ne pense pas faire de bilans, de tops, de statistiques ou articles dans le genre,
je vous offre donc un petit panorama en vrac
de mes excellentes lectures et de mes plus surprenantes découvertes
de l’année 2019.

Cette année, j’ai aussi lu
plus d’une centaine de bandes dessinées et de romans graphiques.
Eux aussi ont droit à leur petit panorama…

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Pour finir…
mes trois envies pour 2020

  • Réduire ma PAL (comme je l’ai déjà dit moult fois) ;
  • Lire un, idéalement, deux Zola (à ce rythme, j’aurais lu les vingt tomes des Rougon-Macquart dans dix ans) ;
  • Relire Notre-Dame de Paris.

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Voilà pour 2019 !

Et vous ?
Êtes-vous content·es de vos lectures de l’année ? Avez-vous des souhaits (des résolutions pour les plus motiver d’entre vous) pour 2020 ?

C’est le 4, je balance tout ! # 35 – Novembre 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Un plus petit mois de lecture que je n’explique que moyennement. Certes, je n’ai pas toujours été chez moi, mais je ne suis pas convaincue… Bref, j’ai lu plus lentement, semblerait-il.

Romans

BD

Côté Top… J’ai beaucoup aimé Docteur Sleep de Stephen King mais ma meilleure surprise, je la dois à un petit titre étonnant et inattendu, Histoires du chien qui avait une ombre d’enfant d’Hervé Walbecq. J’en parle juste en dessous si vous voulez en savoir plus.

Côté Flop… Pas vraiment de flop même si Le monde de Milo ne m’a pas vraiment emballée. Ces BD qui m’évoquaient Miyazaki m’ont même un peu ennuyée et il ne fait aucun doute que je vais les oublier rapidement.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

Histoires du chien qui avait une ombre d’enfant (couverture)Histoires du chien qui avait une ombre d’enfant, d’Hervé Walbecq.
Ce livre traînait dans ma PAL depuis des années, acheté par erreur à la place d’un autre, et je n’avais jamais réussi à me décider à le lire plus tôt. Le challenge de la Coupe des quatre maisons m’en a donné l’occasion rêvée et je ne le regrette pas. C’est un petit recueil de nouvelles qui, toutes, tournent autour du corps : le nez, les yeux, les cheveux, l’ombre, les rides, les postillons… Des sujets qu’on pourrait croire terre-à-terre, mais bien au contraire ! Les historiettes inventées par Hervé Wakbecq ne sont aucunement ordinaires. Presque aussi minimalismes mais chargés de sens que les illustrations qui ponctuent le recueil, ces textes sont remplis de poésie, d’onirisme, de fantastique, de loufoque, d’humour, d’impossible, d’improbable, d’incroyable. Mais ce sont aussi des textes qui disent l’amour, la vieillesse, la transmission, le partage, la générosité, l’importance d’exprimer ses émotions. J’ai été emportée par ces textes d’une belle originalité qui, par leur brièveté et leur simplicité élégante, se laissent dévorer à toute allure.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 0, soit 28/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 8, soit 61/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 270, soit 1075 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 17/20.

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2. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’entends pas mal parler des romans de Vincent Tassy depuis quelques mois et j’ai très envie de les découvrir à l’occasion. Une envie que La Choupaille lit n’a fait qu’attiser avec son alléchante chronique d’Apostasie.

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3. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Saviez-vous qu’il existe un lien entre Les Misérables, Vidocq et les louchébems ? Moi non, même si, finalement, le lien entre les deux premiers éléments n’était pas si difficile à deviner (une fois qu’on le sait !). Pour en savoir plus, c’est chez le Détective des mots que ça se passe !

Si vous ne connaissez pas encore le blog Histoire naturelle de bibliophiles, je vous invite à le faire urgemment. Babitty Lapina y écrit des articles toujours très intéressants et instructifs sur des genres, des autrices, des contes, bref, plein de trucs chouettes ! L’un de ces derniers articles qui m’a bien emballée n’est qu’autre qu’une défense de la littérature jeunesse, ce que je ne peux qu’approuver !

Les fringues et moi, nous ne sommes pas très copines. Les personnes qui me connaissent en vrai savent que la mode est un truc très éloigné de ma personnalité. Je n’y connais rien, les vêtements ne peuvent de toute façon rien rattraper chez moi et, surtout, j’avoue que cela m’embête d’y mettre de l’argent. Je suis donc du genre à garder très très longtemps mes habits. Mais à terme, lorsque ceux que je possède actuellement seront trop usés pour être portés, j’ai dans l’espoir de me constituer peu à peu une garde-robe responsable et composée uniquement de pièces portées régulièrement et avec plaisir. L’article de Jusedda sur sa propre garde-robe et ses achats en brocante et dépôts-ventes m’a donné envie de jeter un œil intéressé aux dépôts-ventes et aux brocantes le moment venu. (Et en plus, j’ai découvert un blog très sympathique et agréable à lire par la même occasion.)

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4. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

 Je suis sortie de chez moi ! La Hobbite est sortie de son trou !
Pour être honnête, ça n’a pas toujours été facile – mon fauteuil, mon plaid, mon thé, mon bouquin, mon feu dans le poêle, vous m’avez tellement manqué ! –, mais ça m’a fait très plaisir.

Tout d’abord, je suis allée dans la famille de mon copain pour l’anniversaire de nos neveux, nés le même jour à sept ans d’écart ! Ça a été une bonne journée, l’occasion de se retrouver, de bien manger et, en ce qui me concerne, de jouer avec les gamins.

Et deux semaines plus tard… week-end à Paris !
Au programme : deux jours avec une copine pas vue depuis un moment, expo Tolkien (tellement bien, mais tellement dense !), salon de Montreuil (et j’ai été hyper raisonnable !), resto « à concept » (ou « deux bouseuses à la ville »), mettre des visages sur des pseudos et balades dans la capitale. Même si je n’y retournerais vivre pour rien au monde, que c’est trop peuplé et bruyant et gris pour moi, que l’hôtel n’était pas terrible, c’était quand même un très chouette moment et je suis super contente d’y être allée !

Montreuil 2020

Il est possible de m’entendre susurrer « Mon précieux… » quand je contemple/touche/feuillette l’intégrale des Lames du Cardinal.

Sur ce, c’est la fin de ce bilan et je vous laisse la parole !
Qu’avez-vous fait ce mois-ci ?
Je vous souhaite un beau mois de décembre avec de belles lectures !

C’est le 1er, je balance tout ! # 34 – Octobre 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

J’ai aussi abandonné Snobs de Julian Fellowes.
Pas réussi à m’intéresser à l’intrigue et aux personnages.

BD

Côté Top… Ce sont des relectures, mais j’ai adoré relire La Passe-Miroir de Christelle Dabos. J’ai déjà parlé du tome 1, du tome 2 et du tome 3, donc je ne vais pas vous pondre un pavé. Mais qu’est-ce que c’est bien quand même… Je comptais relire juste le troisième pour me remettre dans le bain avant la sortie du quatrième, puis j’ai trouvé dommage de ne pas relire le deuxième qui est (et reste) mon préféré, puis il m’a semblé tout à faire regrettable de ne pas relire le premier : autant se faire la saga toute entière !

Et en BD, j’ai enfin découvert Les vieux fourneaux de Lupano et Cauuet et c’est le gros coup de cœur que je m’attendais à ressentir. Mais je compte bien écrire un petit truc dessus, donc je ne m’attarde pas. (Sauf pour dire que c’est vraiment très bon et que je vous invite ardemment à les lire.)

Côté Flop… En roman, je n’ai pas vraiment eu de flop, mais quelques livres sympathiques mais peu marquants – Celle qui attend, Juste avant le bonheur ou Harold et Maude. En revanche, j’ai été très déçue par la BD Les carnets de Cerise et Valentin de Joris Chamblain et Aurélie Neyret. J’aime passionnément Les carnets de Cerise qui sont des BD absolument sublimes visuellement doublées d’une histoire magnifiquement sensible et intelligente. Or là… j’ai été désappointée. Trop court, trop de pages « carnet » par rapport aux planches de bande dessinées, une histoire touchante – j’ai aimé la façon dont Cerise aide son petit frère par alliance grâce au jeu et à l’imagination – mais un peu trop simple et rapide à mon goût. Bref, pas vraiment nécessaire, cet ouvrage-là.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

Juste avant le bonheur (couverture)Juste avant le bonheur, d’Agnès Ledig. J’ai pris ce livre dans les rayons de la bibliothèque à la fois pour découvrir cette autrice qui a pas mal de succès là où je travaille et parce qu’une usagère m’en avait parlé avec ferveur. Je n’en attendais rien donc je n’ai pas pu être déçue. C’était une jolie lecture, avec des personnages attachants, une agréable alliance d’espoir, d’amitié et d’humanité qui aide à surmonter les drames de la vie. Cependant, à l’exception d’un événement qui m’a bien surprise, le reste de l’histoire et des relations entre les personnages sont trop prévisibles à mon goût. C’est agréable à lire, c’est émouvant, certes, mais les gros sabots de l’intrigue ont résonné trop fort sous mon crâne pour que j’y prenne un plaisir immodéré.

Zombillénium T1 (couverture)Zombillénium, tomes 1 à 4, d’Arthur de Pins. Je pensais que je chroniquerais forcément ces BD quand je les aurais enfin lues, mais finalement, je m’aperçois que je n’ai pas mille choses à en dire et je n’ai pas envie de me forcer. J’avais parlé sur le blog du film d’animation que j’avais vu à sa sortie et que j’avais beaucoup aimé. D’où mon envie de lire les œuvres originales. Une nouvelle fois, j’ai été séduite, j’ai adoré retrouver ces monstres – vampires, loups-garous, zombies, sorcières… – en prise avec l’univers sans pitié de l’entreprise. Humour, mort et cynisme, culture pop… y a plein de chouettes éléments dans ces BD. J’ai simplement été un peu déçue par le quatrième tome que j’ai trouvé un peu vide… ce qui ne m’empêche pas d’attendre la suite avec impatience.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 5, soit 28/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 0, soit 53/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 655, soit 805 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 17/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je crois que j’ai oublié de mettre de côté les articles marquants du mois ! Ce sera par conséquent très court… et je citerai simplement la chronique d’Alberte Bly concernant Forêt-Furieuse de Sylvain Pattieu qui m’intriguais avant qu’elle ne frappe et que j’ai terriblement envie de lire à présent.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’aime beaucoup les « Have you met… » de June et les « What’s your name ? » de Bigre car elles parlent souvent d’acteurs et d’actrices que j’apprécie beaucoup également. Mais je dois dire que June a fait fort en parlant d’Andrew Scott. Elle met en plus à l’honneur le film Pride qui est un de mes films doudous et dans lequel Andrew me bouleverse immanquablement. Bref, je vous laisse lire June, elle parle mieux que moi.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Vacances ! Bon, juste dans le Finistère, mais c’était chouette ! Je suis tombée amoureuse de la forêt d’Huelgoat avec ses chaos, ce paysage de roches, bois et eau entremêlés, c’est clairement le genre d’endroit où je pourrais passer mes journées avec bonheur. Et Crozon, la pointe de la Torche, la mer, les vagues, c’était beau, tout ça !
(Par contre, ça m’a aussi confirmé que je n’étais pas vraiment faite pour vivre en Bretagne. Je pourrais y venir en vacances avec plaisir, mais y vivre… non, pas vraiment. La mer, ça va bien quelques jours, mais ne serait-ce que pour le vent, je ne me vois pas y rester à demeure. Bref, on verra bien ce que l’avenir me réserve.)

J’ai publié mon article sur Les Misérables, je n’étais pas vraiment sûre de moi sur ce coup-là (ce qui pourrait laisser entendre que je le suis sur d’autres coups, ce qui peut faire rire toute personne me connaissant un tant soit peu), mais j’ai eu de supers retours qui m’ont réchauffé le cœur. C’était vraiment trop agréable de vous lire !

Octobre a signé le retour du cinéma dans ma petite vie. Bon, je ne pense pas que ça va durer bien longtemps, mais c’était chouette quand même. Pourtant, j’ai été plutôt déçue. Oui, c’est paradoxal. Si vous voulez tout savoir, j’ai vu :

  • Ça chapitre 2 d’Andy Muschietti: après avoir revu le premier que j’ai retrouvé super bien (et qui m’a beaucoup moins fait sursauté sur mon canapé que le premier visionnage sur grand écran), nous avons filé voir la suite… et j’ai moins aimé. Beaucoup moins. J’ai trouvé les acteurs adultes moins touchants, moins imparfaits que leur alter ego enfants (Ben et Mike sont devenus invisibles, Bill et Beverly (aka James McAvoy et Jessica Chastain) sont oubliables, seuls Eddie et Richie sortent un peu du lot) ; il y a pas mal de longueurs ; ça ne fait pas peur (moi qui ne suis pourtant pas hyper courageuse, je n’ai été un peu tendue qu’à un seul moment). Bref, ça se laisse regarder, j’étais très contente de retrouver Pennywise et Xavier Dolan (même si son apparition fut brève, je crois que son tabassage est la scène qui m’a le plus remuée), mais la première partie est bien plus mémorable que la seconde qui s’est révélée d’une belle fadeur. (Et je vous invite à lire la critique de Marion de 28 films plus tard qui en parle bien mieux que moi.)

Ça chapitre 2 (affiche)

  • Shaun le mouton – La ferme contre-attaque, des studios Aardman: encore une fois, c’est un bilan en demi-teinte. Les studios Aardman m’avaient déjà déçue avec Cro-Man et ce second opus de Shaun le mouton n’a rien d’exceptionnel. C’est très prévisible, les gags sont connus… bref, ça reste un film d’animation sympathique, mais je ne suis plus aussi enthousiaste que face à leurs premiers longs-métrages (j’ai vaguement l’impression de me dire ça au sujet de chaque studio d’animation…).

Shaun le mouton 2 (affiche)

  • Joker, de Todd Phillips: comme beaucoup d’autres personnes, j’attendais ce film depuis quelques temps et j’étais impatiente de le voir. Et enfin, voilà un film que j’ai adoré. Joaquin Phoenix, la photographie, l’ambiance du film, l’humanité du personnage – ses névroses, ses tentatives pour s’intégrer, pour jouer un rôle, pour sourire, sa métamorphose, son basculement progressif et irrésistible dans la folie –, l’aspect psychologique de ce film, l’écho qu’il peut faire résonner en nous… Bref, je ne me lance pas dans de « vraies critiques » parce que je n’en ai pas vraiment envie et car tout aura déjà été dit bien mieux que je ne pourrais le faire, mais c’est un film qui m’a vraiment bouleversée, dont les images tournent dans ma tête, qui a donné un autre visage – et quel visage ! – à un personnage que j’avais déjà aimé dans les différentes interprétations que le septième art avait pu lui offrir et que j’ai déjà très envie de revoir.

Joker (affiche)

Je devais aller voir Downton Abbey, mais le seul soir où il passait en VO, j’ai eu une flemme inénarrable – j’étais rentrée peu de temps avant, les pieds mouillés et n’ayant qu’une envie : me doucher, il faisait nuit et il pleuvait, or je crois qu’il faudrait une urgence urgentissime pour me forcer à conduire sous la nuit et la pluie – donc j’ai raté ça. Mais j’ai réussi à faire regarder la série à mon copain, ce dont je ne suis pas peu fière.

Et j’ai lu Peter Pan en anglais (mais on en reparle bientôt !).
Et j’ai réussi à sortir cet article pour le jour J alors que je n’avais pas du tout commencé à le rédiger. *mini fierté du jour*

Voilà. Je crois que ce sera tout. Le reste de temps (sauf quand je travaillais), c’était globalement pareil à septembre – et pareil à novembre, décembre, janvier, février… –, c’est-à-dire livres, films, plaid, thé (ou chocolat chaud de temps à autre, quel rebondissement !).

Sur ce, je vous souhaite un beau mois de novembre et je vous laisse la parole !

C’est le 1er, je balance tout ! # 33 – Septembre 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Je n’ai mis que les tomes 1 pour ne pas surcharger,
mais j’ai en réalité lu les huit premiers tomes des
 Légendaires
et les six tomes de Monsieur Blaireau et Madame Renarde.

Côté Top… Ça a vraiment été un très joli mois de lecture. Sans surprise, mon top revient aux Misérables que j’ai adoré au-delà des mots. Mais je ne vais pas m’attarder là-dessus, sachant qu’un pavé sera publié samedi pour tenter de vous faire comprendre pourquoi ce livre est directement rentré dans mes livres préférés de tous les temps.
Et question BD, j’en ai pris plein les yeux, avec des ouvrages vraiment sublimes ! J’ai pioché dans le rayon jeunesse et j’ai passé d’excellents moments de lecture !

Côté Flop… Je citerais ici Les Légendaires, je suppose. Je me suis décidée à découvrir cette BD que lisent et relisent mes jeunes lecteur·rices. Ça se laisse lire (et il n’est pas dit que je ne lirai pas la suite en piquant un album de temps à autres), mais sans plus.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

La Guerre des Clans, cycle 1 (6 tomes), d’Erin Hunter (attention, spoilers).

La guerre des clans, C1, T5 (couverture)Voilà, j’ai enfin terminé le cycle 1 et, comme je l’avais annoncé lorsque j’avais parlé du premier tome, je vais m’arrêter ici. C’était une histoire sympathique et agréable à lire, mais j’en ai eu assez. La progression de l’histoire et du héros, Cœur de Feu, est assez évidente et rapide. Il grimpe tous les échelons de la hiérarchie féline, tome après tome, et de chat domestique devient sans trop de heurts, apprenti, guerrier, lieutenant et enfin chef de clan. De même, la construction des intrigues est similaire d’un épisode à l’autre. A chaque fois, notre matou et son clan doivent affronter des catastrophes et des malheurs de plus en plus périlleux : hiver rude, inondation, feu de forêt, meute de chiens, clan sanguinaire et sans foi ni loi. Et à la fin, ils s’en sortent toujours. Autant dire que la formule est devenue éculée au bout de six volumes, je ne me vois donc pas continuer la quarantaine (!) de volumes qui poursuivent La Guerre des Clans. Cependant, je suis bon public, ces chats étaient attachants, leurs aventures prenantes et j’ai particulièrement apprécié cet ultime volume, un peu plus sombre que les précédents, qui offre un beau dénouement à cette série.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 2, soit 23/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 1, soit 53/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 150, soit 150 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 46/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’adore l’œuvre de Manu Larcenet, dont son Combat ordinaire. Aussi, j’ai beaucoup apprécié la chronique de La tête en claire qui saura, je l’espère, découvrir cette petite pépite si ce n’est pas déjà le cas. (Et j’en profite pour vous dire que vous devriez également lire Blast, histoire de vous prendre une bonne claque dans la figure.)

Il y a des livres qu’on croise rarement sur la blogosphère. L’homme semence de Violette Ailhaud en fait partie. Avec cette chronique d’Une bulle de fantasy, j’ai également découvert une nouvelle blogueuse à suivre avec intérêt.

Victor Hugo, décidément, ne me lâche plus. Le voilà à travers la chronique de Au Bazar des Mots portant sur Le dernier jour d’un condamné. Vous ne serez pas surprise d’apprendre que j’ai très envie de le lire. Ou de le relire (parce que je sais que j’ai lu il y a longtemps soit celui-ci, soit Claude Gueux, mais je ne sais plus lequel…).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai enfin pris le temps de visionner la vidéo d’Axolot sur les « Chasseurs de monde » et c’était vraiment passionnant. On y cause exoplanètes, étoiles, vie, technologies et, comme toujours, c’est très bien vulgarisé. Les interventions de Michel Mayor et Alexandre Astier sont captivantes et, bonne nouvelle, deux entretiens avec eux (que je n’ai pas encore regardés) prolongent le documentaire.

Le mois dernier, Dear Ema avait parlé d’un fanfilm pendant sur l’enfance de Neville Londubat. N’étant pas bien rapide, j’ai mis un mois à le voir, mais je la remercie pour cette si bonne surprise. C’est court, mais qu’est-ce que c’est bien joué, et émouvant, et captivant. Bref, jetez donc un œil à « Neville Longbotton and The Black Witch » !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Sortir de chez moi et aller zieuter un peu la Bretagne ! Je suis allée vers Redon, vers Vannes, vers le golfe du Morbihan, vers Brocéliande. On a beaucoup marché, ce qui était plutôt agréable (sauf une fois, où j’ai cru mourir de chaud… on est en septembre, que diable ! c’est quoi, c’temps ?!). Et j’attends avec impatience ma semaine de vacances dans le Finistère à présent.
Et puis, il y a eu quelques après-midis « thé-livre-pluie » que j’attendais avec impatience. Je n’ai pas fait grand-chose en fait, mais c’est tellement agréable !
Et puis…
C’est tout.
Mouais c’était plutôt tranquille comme mois, faut être honnête.

Pour conclure, je vous souhaite un joli mois d’octobre !

 Et vous ?
Quelles sont vos découvertes du mois ? Qu’avez-vous fait pendant ces trente derniers jours ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 31-32 – Juillet-Août 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Vu que je n’étais pas chez moi au 31 juillet, comme l’année dernière, j’ai sauté un bilan. Qu’à cela ne tienne, je me rattrape maintenant malgré mon incommensurable flemme. Heureusement – pour moi, pour vous, je ne sais pas – je n’ai pas lu énormément cet été parce que j’ai été plongée dans quelques pavés (sans compter que je lis beaucoup moins quand je suis chez mes parents). Le plus conséquent d’entre eux n’apparaît même pas sur ce bilan puisque je suis encore plongée dans les presque 1800 pages des Misérables de l’ami Victor (on se côtoie depuis assez de jours à présent pour que je l’appelle Victor, oui).

Romans

BD

(…et j’ai aussi lu plein d’albums grâce au boulot, mais je ne les liste pas. Toutefois certains risquent d’apparaître sur le blog dans de futurs articles.)

Côté Top… (sans compter Les Misérables que j’aime déjà d’amour mais dont on reparlera fin septembre) mon top du top du top du toptoptop, c’est évidemment Le Nom du Vent, de Patrick Rothfuss (et premier tome de la trilogie Chronique du tueur de roi). J’en ai déjà parlé dans tous les sens dans ma chronique, donc je ne vais pas vous refaire le topo ici, mais c’était vraiment formidable !

Côté Flop… ce sera sans doute Ecureuillette contre l’univers Marvel dont je parle juste en-dessous. Le temps passant, il s’avère qu’il ne m’a clairement pas vraiment marquée

Ces livres que je ne critiquerai pas

Ecureuillette (couverture)Ecureuillette contre l’univers Marvel, de Ryan North et Erica Henderson (2016). J’en aurais mis du temps à lire ces cent vingt pages ! Non pas que je n’étais pas du tout intéressée par l’histoire racontée ici, mais j’ai eu du mal à rentrer dedans. Sans doute déstabilisée par les petits commentaires en bas de page, par ce dessin que je n’ai pas apprécié du tout, par cet humour et par cette super-héroïne qui tranche étonnement avec ce que je connais de Marvel (c’est-à-dire que dalle si on parle des comics papier et non des films).
Le ton est ici presque parodique. Peut-être un peu comme Deadpool, mais je suis mal placée pour en juger puisque j’ai très vite laissé tomber le visionnage de ce film. En première ligne, Iron Man qui en prend pour son grade dans cette histoire délirante (dans laquelle notre héroïne se retrouve confrontée à elle-même, ou plutôt à son double maléfique). Même si, à peu près tous les super-héros et super-héroïnes connu·es (ou inconnu·es si vous êtes aussi néophyte que moi) se font botter les fesses.
Ecureuillette (Unbeatable Squirrel Girl en VO) se démarque parmi ses collègues. Elle n’a rien du physique ou du costume très près du corps d’une Veuve Noire ou Captain Marvel : les incisives de rongeur l’en éloignent à grands pas. Pour le coup, quand elle n’est pas en mode « moitié écureuil », Ecureillette, Doreen de son vrai prénom, a tout de l’étudiante banale.
J’oublierai sans doute assez vite cette lecture, à commencer par l’intrigue elle-même, il s’agit malgré tout d’une découverte que je ne regrette pas, qui m’aura donné  à lire une autre facette de l’univers Marvel.

J’ai aussi lu plusieurs livres de la collection Petite Poche chez Thierry Magnier. Si aucun titre n’égale pour l’instant mes deux premiers coups de cœur avec Lettres d’un mauvais élève et Je suis le fruit de leur amour, c’était, comme toujours avec eux, de très bons moments de lecture.

  • Ma grand-mère en container, de Thomas Scotto: une histoire tendre de fratrie, un grand frère qui apprécie taquiner son petit frère trop crédule sur le destin d’une mamie bientôt retraitée, un ton léger et une jolie fin où l’arroseur se retrouve arrosé dans cette famille qui décidément semble avoir le sens de l’humour.
  • Les enfants parfaits, de Marriannick Bellot: un récit de science-fiction un peu effrayant (tout étant relatif, c’est un roman accessible aux jeunes lecteur·rices) entre humains et droïdes. Quand la technologie devient trop parfaites, difficile de savoir qui est qui. La fin ouverte nous laisse dans l’expectative, sans savoir sur quel pied danser…
  • Un grand bol d’air frais avant chaque repas, de Colin Thibert: une histoire qui se passe dans mon coin, dans le Jura, je n’en rencontre pas tous les jours. Celle-ci est assez classique : un jeune de la ville qui se retrouve chez les paysans et qui finalement réalise qu’être à la campagne n’est pas forcément aussi rasoir qu’il le pensait, ça s’est déjà vu (je pense notamment à Mentine de Jo Witek). Une petite aventure du quotidien agréable à lire malgré tout.
  • L’expulsion, de Murielle Szac: une thématique d’actualité, une famille qu’on cherche à expulser d’un immeuble insalubre, la voix d’une petite fille, la peur de la séparation, l’incompréhension, la violence de voir son père menacé, la honte d’être vue à la télé dans ces circonstances, le soutien inattendu des voisin·es, des maîtres et des maîtresses. Un moyen peut-être de discuter avec les enfants.
  • Grand Ami, de Jo Hoestland: une amitié improbable entre un ours et un enfant, le temps qui suit son cours, qui fait grandir, qui fait vieillir, qui renforce la tendresse mais parfois fait diverger les chemins. Un texte émouvant, porté par une écriture très poétique qui souligne les petits trésors de la vie.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 21/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 6, soit 52/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 46/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.




Bon.

Je viens d’ouvrir mon dossier de favoris intitulés « Découvertes du mois » et… il y en a quand même quelques-uns. Oups. Donc, chères blogueuses – et éventuellement blogueurs, mais je ne crois pas qu’il y en ait dans cette liste –, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas longuement m’étendre sur vos mérites, mais je suis fatiguée à l’heure où j’écris ceci et j’ai envie de retourner lire aussi. Sachez, toutefois, que j’ai trouvé tous les articles ci-dessous géniaux, enthousiasmants, percutants, et que j’incite toute personne étant passée à côté à cliquer sur les liens.

  • Lupiot d’Allez-vous faire lire, instigatrice du présent rendez-vous, a publié un article sur son top littérature jeunesse 2018 et, sans surprise, j’ai envie de tout lire (elle a aussi publié son top littérature ado-adulte, mais je ne l’ai pas encore lu) (je peux toutefois parier que l’effet sera le même) ;
  • Question essais (je suis bien davantage team romans que team essais, mais bon nombre d’entre eux me font de l’œil malgré tout), Ada et le Charmant petit monstre m’ont poussée à ajouter à ma wish-list Ainsi soit-elle de Benoîte Groult pour la première et Nomadland de Jessica Bruder pour la seconde : quand rejoindront-ils ma PAL ? bonne question… ;
  • Alors là, on est sur quelque chose que je ne lirais fort probablement jamais, mais dont la critique très développée (et suffisamment riche pour que je puisse m’en contenter) m’a énormément intéressée : je remercie donc La Récolteuse d’avoir parlé de Des amis, récit nord-coréen de Baek Nam-ryong datant de 1988 ;
  • Puis elle a enchaîné (ou peut-être pas, je n’ai plus la chronologie en tête) avec une belle chronique sur un livre à mon niveau que, après mon moment de poésie passé avec Un funambule sur le sable, je lirai probablement un jour : Des mirages plein les poches de Gilles Marchand ;
  • Toujours dans le surprenant, Romanesquement Vôtre parle d’un livre très connu mais peu évoqué sur la blogo, à savoir La Divine Comédie de Dante : rien que ça, les amis ! Avec La Recherche du temps perdu et Don Quichotte, on est clairement sur du classique qui m’effraie un peu (pourtant, ce n’est pas mon genre de faire de la discrimination envers les classiques), donc je ne suis qu’admiration pour l’autrice de la chronique ;
  • Parce que lire en anglais, ça peut être sympa aussi, je vous redirige volontiers vers un article de Plouf qui fait « péter ta wishlist » avec cinq livres pour débuter en anglais (et maintenant, il faut que je me trouve les Sarah’s Scribble…).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

(Vous en avez marre ? Ce n’était pourtant que le début…)
Donc tout pareil que l’introduction du point 2 évidemment. Je vous applaudis toutes. Bravo, chapeau, merci, etc. !

  • En plus de son activité de blogueuse littéraire, La Récolteuse a ouvert un nouveau site où elle parle dessin, projets personnels, Peculiar Maelstrom (je ne vous dis pas ce que c’est : si vous êtes intrigué·e, allez donc sur son site), féminisme, calligraphie, engagements… S’il n’y a que peu d’articles pour le moment, le tout est prometteur et elle a de belles idées pour l’avenir que je lui souhaite de tout cœur de pouvoir mettre en œuvre ;
  • Je suis très douée pour ne pas voir/lire les trucs que tout le monde voit/lit, mais Dear Ema avec ses cinq petits points concis mais efficaces m’a donné une urgente envie de découvrir Stranger Things (par contre, ce n’est toujours pas fait, sans surprise) ;
  • Parasite de Bong Joon-ho a été mon gros coup de cœur cinéma de cet été – et sans doute de cette année (pour l’instant) – et Alberte en a magnifiquement bien parlé, exercice auquel je ne me serais pas risquée, en soulignant tout ce qui fait que ce film est une perle (et je me permets de rappeler à la prénommée Alberte qu’elle avait parlé d’une liste de films coréens…) ;
  • Relatif à ce que je disais – sur le fait d’être en retard sur la blogosphère quand il s’agit de découvrir les best-sellers –, je n’avais jamais eu particulièrement envie de lire The Hate U Give d’Angie Thomas, mais ça, c’était avant Le Joli (maintenant, elle va être obligée de me le prêter, ça apprendra à faire envie !) ;  
  • Un petit article « biographie » pour finir avec Babitty Lapina d’Histoire naturelle de bibliophiles qui nous parle merveilleusement bien de Jane Austen (après ma relecture d’Emma, je ne peux qu’approuver son choix !).

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Ça y est, mon cerveau sature. Vous ne m’en voudrez pas si je vous fais une version courte ? (Il fait super chaud et ça sent les frites, ce qui me perturbe grandement, à l’instar de mon organisme qui est à la fois attiré et révulsé par cette odeur.)
Donc.
J’ai fait un vide-grenier avec ma mère, ce qui était un projet toujours repoussé depuis moult années : c’était sympa (même si, là aussi, il faisait chaud), on a bien rigolé, on a récupéré un peu de sous, j’ai dit adieu à mes jouets et voilà, ça, c’est fait.
J’ai fait des heures supplémentaires au boulot, ce qui va me faire un peu d’argent pour visiter la Bretagne à l’automne une fois les touristes partis.
J’ai fait des crêpes, des gaufres et des pancakes (pas en même temps, rassurez-vous) et c’était bon. J’ai aussi fait une tarte au citron et c’était un délice (vive le beurre et le sucre !). J’ai été invitée pour un brunch exceptionnellement bon (en fait, c’était surtout les œufs brouillés qui m’ont renversée, je n’avais jamais mangé des œufs brouillés aussi délicatement épicés, c’était surprenant car je m’extasie rarement sur des œufs).
J’ai vu Yannick Jaulin dans son spectacle « Conteur ? Conteur » (à Fougères, une ville qui semble fort jolie d’après ce que j’ai pu en voir), ce n’est que la troisième fois que je le vois sur scène cette année (mais toujours pour des spectacles différents) et, comme toujours, c’était magistral. Je ne vais même pas essayer d’aligner des mots pour décrire à quel point c’était drôle et percutant et… je n’y arriverai pas.
J’ai vu des écureuils, des ragondins et des chevreuils. Et des vers luisants.
Je me suis lancée dans l’aventure Coupe des Quatre Maisons en tant que préfète de Gryffondor, ce qui s’annonce plutôt sympathique (quoique chronophage) !
Et voilà…
Ah, si ! Je me suis baignée dans la Manche ! Quand même, un an et demi qu’on est en Bretagne, et première baignade la semaine dernière, c’est un comble ! C’était merveilleusement agréable.
Et j’ai lu mon premier Shakespeare et j’ai osé tirer Les Misérables de ma PAL.
Voilà.

Sur ce, j’espère que vous avez passé un bel été, que vous êtes prêt·es à retrouver des saisons plus agréables, que vous avez fait/lu/vu/expérimenté de belles choses.
(Je vous écoute !)

A bientôt !

C’est le 1er, je balance tout ! # 30 – Juin 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans (et un album)

BD

Côté Top… Je serais bien en peine de choisir ma meilleure lecture du mois. Emma, La Proie, Tolkien, Timothée de Fombelle pour les romans ; Jean Doux, Rat et L’homme montagne pour les BD ; je dois dire que je me suis régalée !

Côté Flop… Pas de « flop » ce mois-ci. Certes, les tomes 2 et 3 de la Guerre des clans ne sont pas des lectures particulièrement marquantes, mais je passe malgré tout de bon moment et j’ai bien l’intention de lire les trois tomes suivants pour terminer le premier cycle. Idem, la bande dessinée Obscurcia commence déjà à devenir flou dans mon esprit : trop vite lu et pas assez percutant, semble-t-il.

Ces livres que je ne critiquerai pas.

Nous les menteurs (couverture)Je comptais bien écrire quelque chose sur Nous les menteurs d’E. Lockhart (je pensais faire un article « sur une île » avec ma relativement courte chronique de L’île au manoir d’Estelle Faye – qui arrivera un de ces jours), mais j’ai laissé le temps filer et je me suis aperçue, quand j’ai voulu m’y atteler, que je n’avais pas grand-chose à en dire. Je ne suis pas aussi dithyrambique que les avis que j’ai pu croiser sur la blogo même si j’ai passé un très bon moment de lecture. Et surtout, je ne me doutais pas que j’allais le dévorer en une matinée. Il faut dire que l’intrigue est prenante. L’amnésie de Cadence attise la curiosité et on essaie de discerner ce qu’il s’est passé à partir des bribes de souvenirs qui reviennent ici et là, indices épars et incomplets. Insuffisants à vrai dire pour que je parvienne à deviner totalement la fin ! On redoute le pire et les moments de paix et de complicité ne parviennent pas à nous faire oublier qu’un drame s’est produit et que la réalité sera douloureuse à appréhender. Pour Cadence et pour nous qui côtoyons et apprenons à apprécier ces Menteurs au fil des pages. La construction du livre est réussie et efficace, ce qui m’a poussé à faire défiler les pages à toute vitesse. (Challenge Les Irréguliers de Baker Street – Une affaire d’identité : le personnage principal est amnésique) (Challenge Voix d’autrices : un livre que je n’ai pas réussi à lâcher)

Pierre et le pialeino (couverture)Pierre et le pialeino, de Mathieu Boutin (conte), Paule Trudel Bellemare (illustrations), Serge Prokofiev (musique), Pascale Montpetit (narration), Cora Lebuis (voix des personnages) et Denise Trudel (au piano) (rien que ça !). Un petit garçon solitaire découvre un pialeino échoué sur une plage : seule une mélodie jouée avec brio sur les touches qui remplace ses fanons pourra lui permettre de rejoindre la mer. Faute de pianiste, l’étrange créature se résout à apprendre les bases de la musique à celui qui deviendra peu à peu un ami. Le vocabulaire est riche, la narration fluide et l’histoire accessible et plaisante pour les petits et les plus grands. Les illustrations étant peu nombreuses, il est agréable de se laisser entraîner par les voix des deux comédiennes sans ouvrir le livre papier. Une jolie histoire qui permet de découvrir notes, rythme et phrases musicales sur les airs tantôt apaisants, tantôt entraînants des Musiques pour enfants op. 65 de Serge Prokofiev. (Extraits)

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4450 + 345, soit 4795 points pour Poudlard et fin de la session 2018-2019 ! ;
  • Voix d’autrices : + 2, soit 20/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 3, soit 46/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 45/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Ada (La tournée des livres) a lu un livre que je souhaite lire depuis des années : La chambre de Giovanni de James Baldwin. Sa chronique n’a fait qu’attiser ma curiosité.

Ma lecture de Frankenstein de Mary Shelley doit remonter à une dizaine d’années, mais je me souviens avoir adoré ce livre même si, comme le souligne Mimine, on ne passe pas assez de temps avec la Créature de Frankenstein. La critique du Charmant petit monstre est, comme toujours riche, drôle et enthousiasmante (j’ai eu envie de le relire, histoire de me rafraîchir la mémoire).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Babitty Lapina du chouette blog Histoire naturelle de bibliophiles a plein de projets passionnants que je lui souhaite de mener à terme. Un premier événement va bientôt voir le jour : si vous êtes à Paris le 13 juillet (ce qui ne sera absolument pas mon cas), un pique-nique littéraire sera organisé par ses soins au parc de Bercy.

Alberte Bly avait parlé il y a quelques mois de « 3 podcasts pour bibliophiles ». Tous semblaient intéressants, mais le premier intitulé Bibliothèques anonymes me faisait vraiment de l’œil et j’ai enfin eu le temps de l’écouter ! Enfin, d’écouter les deux premiers épisodes, mais les autres vont suivre bien tranquillement.
Le concept : découvrir des bibliothèques (personnelles, pas municipales) et leur contenu. Le créateur du podcast se rend chez des gens – des ami·es, semble-t-il – et les laisse parler de leurs livres, leur rangement, la façon dont ils sont arrivés entre leurs mains, bref, mille petites anecdotes. C’est tout simple, mais c’est très intéressant de découvrir la façon dont ces passionné·es considèrent les livres, leurs habitudes de lecture, leurs goûts, leurs coups de cœur. Et puis, les interviewé·es sont de toute évidence très cultivé·es et intelligent·es avec un sacré bagage littéraire, autant dire que j’étais en admiration totale.
Clément (de l’épisode 2) m’a même donné envie de lire Proust et, bien plus incroyable, de retenter Madame Bovary tant il en parle avec enthousiasme. Je précise que j’ai beaucoup de mal avec Flaubert et, si j’ai péniblement achevé ma lecture de Salammbô, j’ai renoncé par trois fois à lire Madame Bovary, j’avais donc décidé de laisser tomber définitivement). Reste à voir si je refranchirai le pas !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

… que je devrais officiellement renommer comme « mes petites joies du mois » parce qu’il n’y a aucune notion de fierté dans ce que je fais de mes journées.

Connaissez-vous la paréidolie ? En ce qui me concerne, je ne peux pas regarder les nuages sans découvrir des formes et des trucs dedans ou des phares de voiture sans y voir des visages souvent diaboliques (et je pourrai continuer la liste). Autant dire que je me suis bien amusée, sur la côte de granit rose, à voir dans les rochers érodés par l’eau et le vent mille créatures (j’ai même vu Voldemort et un dragon).

Passer du temps avec mes grands-parents et leur montrer deux-trois trucs du coin, en plus de me faire très plaisir, m’a donné envie de prendre le temps de visiter un peu mieux la Bretagne. Sauf que, pour cela, je vais attendre que chaleur et touristes s’en aillent, donc ce sera pour septembre et les mois suivants.

Je vous avais dit le mois dernier que l’article de Bénédicte m’avait donné envie de revoir la géniale mini-série BBC d’Orgueil et Préjugés : c’est chose faite, je me suis accordée ce plaisir ! Par une après-midi pluvieuse comme je le souhaitais !

Orgueil et Préjugés

Je suis aussi enfin retournée au cinéma pour découvrir Parasite de Bong Joon Ho qui m’a beaucoup plu. Très prenant, riche et fascinant. (Sauf que je ne comprends décidément pas les gens qui, malgré une salle quasi vide, viennent malgré tout s’asseoir pile devant toi en se tenant bien droit. Pourquoi ? Une petite voix ne vient-elle pas leur chuchoter à l’oreille « tiens, je vais me décaler au moins d’un siège, histoire de ne pas déranger la personne derrière moi » ?)

Parasite (affiche)

 J’ai aussi découvert avec un peu de retard la série Black Mirror et j’ai adoré. Pas tous les épisodes – c’est un peu comme dans un recueil de nouvelles : toutes ne sont pas toujours au même niveau – mais c’est une excellente découverte. C’est en plus un plaisir de voir bon nombre d’acteurs et actrices britanniques (autant dire qu’il n’y avait pas un épisode où je ne me disais pas « je l’ai déjà vu·e quelque part ? dans quoi ? »). Mais Black Mirror, c’est surtout une série qui m’a pas mal remuée et questionnée et certains épisodes m’ont laissée une sensation de malaise persistant.
J’ai en revanche été très déçue par la cinquième saison (pourtant, il y a Andrew Scott dedans, alors j’aurais souhaité l’aimer plus) : en plus de ne pas être aussi sombre que les précédentes, d’être plus légère et optimiste (pourquoi faire ça ?), j’ai trouvé qu’elle devenait un peu trop américaine (alors qu’être en Grande-Bretagne était parfaitement à mon goût). J’espère que ce n’est pas une tendance qui se confirmera s’il doit y avoir de prochaines saisons.

Black Mirror (affiche)

Sinon, côté nature, j’ai eu la surprise de croiser des ragondins dans une promenade très matinale. Je ne les avais jamais vus bien que je me promène souvent dans ce coin, ça a illuminé ma journée.
Autre surprise, alors que je regardais des petites fleurs ayant éclos dans la nuit, j’ai trouvé des fraises dans mon jardin ! Et nous n’en avions pas planté, sinon ce ne serait pas une surprise évidemment. Le hasard a dû faire qu’une graine vienne s’échouer dans le coin, qu’elle prenne et que les fruits mûrissent (enfin, une pour l’instant, mais d’autres semblent prometteuses).

Avez-vous survécu sans difficulté aux températures caniculaires de ce mois de juin ? En avez-vous profité pour faire de belles découvertes ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 29 – Mai 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Toute une vie et un soir d’Anne Griffin a été une lecture sans fausse note. Une excellente découverte, une histoire de vie comme je les aime. Pour les BD, la palme revient l’ouvrage de Loïc Clément et Anne Montel, Les jours sucrés. Une magnifique histoire subtilement illustrée par les sublimes aquarelles de la dessinatrice.

Côté Flop… Ça me fend le cœur, mais le tome 2 des Contes macabres de Poe illustré par Benjamin Lacombe a été une grosse déception, tant pour les textes choisis que la rareté des illustrations.

Je reviendrais sur ces trois titres dans des chroniques à venir, mais j’ai lu bon nombre de livres ce mois-ci sur lesquels je ne reviendrai pas. Je vous propose donc mon avis en quelques mots.

Le Petit VagabondBande dessinée sans texte, Le petit vagabond de Crystal Kung, autrice et dessinatrice taïwanaise, est une BD qui se démarque avant tout par la splendeur lumineuse de ses illustrations. De toutes tailles, elles constituent de fascinants tableaux dans lesquels l’on plongerait volontiers. La beauté chaleureuse des couleurs, l’expressivité touchante des protagonistes… On s’en colle plein les mirettes. Ce petit court-métrage pourra vous donner une idée de ce qui vous attend (bien que je trouve le rendu plus chatoyant sur papier). Les six historiettes racontées ici nous mènent à la rencontre de personnages égarés, tristes, désemparés jusqu’à ce qu’une rencontre imprévue leur offre un peu de baume au cœur. Ce bon génie est un étrange petit garçon à l’air espiègle qui apparaît à qui semble avoir besoin d’un peu d’apaisement. Un recueil paisible et onirique et un délice pour les yeux.

Supers, T1Supers de Frédéric Maupomé et Dawid comporte quatre tomes à l’heure actuelle, mais je n’ai lu que les trois premiers, la bibliothèque ne proposant pas encore le dernier paru. Cette lecture me laisse un peu mitigée (oui, ça arrive). Ce sont les illustrations de Dawid qui m’ont attirée vers ces petites BD et, à ce niveau-là, je n’ai pas été déçue : c’est doux, c’est coloré, c’est dynamique, rien à redire. En revanche, l’histoire ne m’a pas totalement convaincue. L’idée de base – ces enfants extraterrestres dotés de superpouvoirs laissés seuls sur terre qui tentent de se fondre dans la masse à l’occasion de la rentrée scolaire – était plutôt cool et permettait d’aborder les thématiques de la différence, l’intégration et de l’abandon. Concrètement, l’histoire se traîne un peu (pour s’emballer à la fin du troisième tome et me laisser sur un beau cliffhanger), les dialogues tournent un peu en rond et le tout se lit quand même très très vite. Ce sont de jolies BD, agréables à lire, aux idées intelligentes et intéressantes, mais j’espérais vraiment à trouver quelque chose de plus percutant et à avoir un coup de cœur.

La trilogie des fourmis, T3, La révolution des fourmis (couverture)Je m’étais lancée fin décembre dans une relecture de La trilogie des fourmis de Bernard Werber dont je n’avais jamais lu le dernier tome. J’avais adoré le premier tome et cette surprenante plongée au cœur du monde myrmécéen. On y apprend mille choses sur les fourmis (et autres insectes) et je peux vous assurer qu’on ne les regarde plus de la même manière après cette lecture. Je me suis souvent surprise à rechercher des informations, à les vérifier et à les approfondir : Bernard Werber va toujours plus loin, mais amène les choses de manière si prenante que l’on se dit « et pourquoi pas ? ». C’est un aspect que j’ai retrouvé dans tous les livres de lui que j’ai pu lire, il nous amène à croire aux choses les plus folles, on se laisse embarquer et, à chaque fois, c’est un voyage surprenant. Cependant, je dois dire que mon enthousiasme a diminué graduellement au fil de ces trois tomes. J’ai dévoré le premier, j’ai bien aimé le second (surtout grâce à une fascinante coalition d’insectes), mais le troisième n’était pas dénué de longueurs, de redites par rapport aux deux premiers, et j’étais bien contente d’atteindre la dernière page. C’était peut-être le tome de trop (ou peut-être aurait-il mérité quelques coupes), mais ça n’en reste pas moins une trilogie originale entre polar, SF et documentaire animalier !

La Guerre des Clans, C1, T1 (couverture)Après les fourmis, les chats ! Les livres permettent vraiment des expériences uniques ! Dans l’une des boîtes à livres de mon village m’attendait le premier tome du premier cycle de La Guerre des clans, Retour à l’état sauvage, d’Erin Hunter. Une saga qui m’avait toujours intriguée mais que je n’avais jamais eu l’occasion de lire (il faut dire qu’il y a quelques tomes quand même…). J’ai sauté sur l’occasion pour découvrir ces livres qui se vendaient comme des petits pains lors de mon bref contrat de vendeuse en librairie (et valider l’item « une histoire sans humains » du Tournoi des trois sorciers). Ne sachant pas vraiment dans quoi je me lançais, je me suis sentie aussi curieuse que Rusty à l’idée partir explorer cette vie de chat sauvage. Certes, l’écriture est simple et les ressorts de l’histoire sont visibles à des kilomètres : j’aurais pu être complètement fan de cette histoire féline quand j’avais huit ans, mais impossible d’être aussi enthousiaste aujourd’hui. Ça reste néanmoins une lecture sympathique malgré un côté plutôt naïf. Je pense réserver les prochains tomes à la bibliothèque pour en dévorer un de temps à autre (moins d’une journée pour lire celui-ci) ; en revanche, je m’arrêterai au cycle 1 (parce que tant d’autres livres me font envie, parce que je ne suis pas dingue des sagas en cent cinquante volumes, parce que je crains un peu l’indigestion de boules de poils…)

Quelques albums :

  • Quand je serai grand…, de Quentin Gréban, ou parler des rêves et de la possibilité de devenir ce qu’on veut : une bouledogue danseuse, un petit chien super-héros, une fille cheffe de chantier, le champ des possibles n’a pas de limite quand on abolit les clichés. Le tout est illustré par le talentueux Quentin Gréban qui m’a déjà émerveillée à plusieurs reprises (Peter Pan, Maman, Charlie…) et dont j’admire à chaque fois les couleurs chaudes, les courbes douces et la maîtrise de l’aquarelle. (Et quand on aime les chiens, cet album devient un pur régal !)
  • La petite casserole d’Anatole, d’Isabelle Carrier, ou comment aborder la question des différences, en particulier celles qui sont invisibles, et des difficultés pas toujours visibles qu’elles engendrent ? Vous avez peut-être déjà entendu parler de la théorie des petites cuillères pour parler du handicap invisible ? Ici, les complications qu’Anatole doit gérer au quotidien prennent la forme d’une casserole qu’il traîne derrière lui. On peut imaginer ce qu’on veut, maladies lourdes ou petites difficultés à appréhender le monde (phobies, timidité…), cet album épuré tant pour les illustrations que pour les mots choisis se révèle tout en délicatesse, compréhension et bienveillance. Je me suis régalée et l’autrice propose ici un très bel ouvrage de réflexion et une très intelligente petite histoire. (Challenge Voix d’autrices : un album jeunesse)
  • Cher Bill, d’Alexandra Pichard, ou l’amitié épistolaire. Les lettres ont ce côté un peu naïf et direct des lettres d’enfants, ce qui fait sourire (tout en rappelant des souvenirs si vous étiez du genre à en écrire vous-mêmes). Mais surtout, la correspondance de nos deux amis laisse peu à peu entrevoir les différences qui les séparent (différences d’échelle, différence de milieu…) : en effet, l’un est fourmi et l’autre poulpe. Ces dissemblances sont soulignées par les illustrations qui accentuent la dimension improbable de cette amitié inter-espèces. Mais les différences n’ont aucune importance et c’est cela qui rend cet album particulièrement attendrissant. Une amitié touchante et un album lumineux.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4010 + 440, soit 4450 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 5, soit 18/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 20, soit 42/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Les mangas sont assez rares sur ce blog car j’en lis assez peu, il est vrai. Mais Naomi, notre fantastique Récolteuse de mots, a publié un long très long article sur son rapport à Fullmetal Alchemist. Une série de mangas qui ne m’avait jamais fait envie. C’est à présent du passé et j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de mettre la main dessus en bibliothèque !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Parlons maintenant d’Ada de la Tournée des livres et de son rapport avec la poésie. Dans un article bien fouillé et argumenté comme elle sait nous en proposer, elle dissèque les divers éléments susceptibles d’expliquer son blocage envers ce genre littéraire. Et on s’interroge avec elle au fil de la lecture et même après !

Quel plaisir de trouver sur le blog La bibliothèque de Bénédicte une critique d’une mini-série que je chéris tout particulièrement : l’adaptation BBC d’Orgueil et Préjugés avec Jennifer Ehle et Colin Firth. Me coller devant blottie sous un plaid pendant plus de cinq heures est un petit plaisir personnel (bien que je ne me le sois pas octroyée depuis longtemps : depuis l’article de Bénédicte, j’attends avec impatience la prochaine après-midi pluvieuse car mon programme est tout trouvé). J’ai fini de vous raconter ma vie, vous pouvez à présent filer lire Bénédicte et la laisser vous donner envie de découvrir cette très chouette mini-série !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

A part avoir retrouvé le courage d’aller au marché entre la balade de ma chienne et mon départ pour le boulot, je ne vois pas. Ce n’est pas un truc exceptionnel, mais c’est un petit plaisir personnel. Les fruits et les légumes d’été sont tout de même plus appétissants que ceux de l’hiver et la présence de fraises locales et pleines de saveur est un bonus non négligeable.

Non, ce mois-ci, je me suis beaucoup interrogée sur le blog, sur mon rapport à la lecture, sur les chroniques. Après une sorte de frénésie de la critique où je parlais de tout ce que je lisais, j’ai à présent souvent la flemme de me lancer. J’ai privilégié ces derniers temps les chroniques plus condensées en parlant de plusieurs livres dans un même article, un format qui me correspondait mieux en ce moment, mais j’en viens à me dire que c’est un peu facile, un peu rapide, un peu bâclé.
Mon rythme de publication a déjà rebaissé, il y aura peut-être des trous, peut-être pas. Je me demande souvent ce qu’apporte mon blog, mais il est aussi mon aide-mémoire et je ne pense pas le laisser tomber malgré tout.

Vous avez peut-être pu constater que je n’ai pas parlé de films ou de séries depuis un certain temps. Ce n’est pas que je n’ai rien vu, loin de là (revoir les Harry Potter, chose que je n’avais pas fait depuis des années, se motiver pour découvrir les Captain America (et je ne l’aime toujours pas) et Spiderman Homecoming, écumer Netflix en étant pas bien et en tirer The Lady in the Van (à voir surtout pour Maggie Smith), Un monde meilleur, Dumplin’, Le Chocolat, Tout ce qui brille, Les enfants de Timpelbach, etc.), mais je n’ai pas le courage, pas les mots pour parler de tout cela.
J’avais aussi écrit un article au sujet de la série The Tudors avec Jonathan Rhys Meyers dans le rôle d’Henry VIII, mais j’ai laissé tomber l’idée de le publier (ce n’était que partialité éhontée, j’ai pris fait et cause pour les personnages, j’en ai adoré certains et détesté d’autres, mais c’était surtout car j’y ai retrouvé bon nombre de têtes connues, notamment James Frain et Marie Doyle Kennedy d’Orphan Black ou Natalie Dormer de Game of Thrones). Tiens, j’ai aussi vu la dernière saison de Game of Thrones !
Je suis même retournée au cinéma, la première fois depuis ma déception Marie Stuart, pour voir The Dead don’t Die de Jim Jarmusch, mais non, rien à faire, je n’ai pas envie d’écrire. Donc je ne me forcerai pas et les parenthèses 7ème art réapparaîtront peut-être dans quelques mois.

Bref, beaucoup de mots pour pas grand-chose car je ne sais toujours pas où je vais, ce que le blog deviendra, mais on verra bien, n’est-ce pas ?

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite un beau mois de juin !