C’est le 1er, je balance tout ! # 43-44 – Juillet-août 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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Un petit bilan qui réunit les mois de juillet et d’août comme chaque année !

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Côté Top… Notre-Dame de Paris de l’ami Victor, bien sûr, lu avec la génialissime Alberte, Apple and Rain de Sarah Crossan dont la beauté de la plume et des histoires n’est plus à prouver (j’en reparle samedi si ça vous intéresse) et le premier tome d’Heartstopper (il faudrait que je lise la suite qu’on m’a si gentiment prêtée d’ailleurs).

Côté Flop… L’équation africaine, de Yasmina Khadra, je suppose. Flop est trop fort, mais disons que c’est une lecture qui n’a pas tenue toutes ses promesses.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Irmina, de Barbara Yelin (2014)

Irmina (couverture)L’histoire d’Irmina, de jeune fille à vieille dame, c’est un roman graphique intéressant sur les Allemandes sous le régime nazi et sur les regards détournés et les oreilles fermées. Mais d’un point de vue plus intimiste, c’est aussi un récit bouleversant sur les choix tentés, abandonnés, sur les rêves avortés, sur les chemins qui auraient pu être, sur la transformation de la détermination en amertume. Le tout est porté par des planches sombres, embrumées, crayonnées, mais surtout immersives, intimes, bref, réussies. Les pleines et doubles pages parviennent particulièrement bien à planter les décors et atmosphères.

Côté challenges…

  • Tour du monde : 6/9
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 49/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 94 + 3 – 11, soit 86.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’ai découvert plusieurs livres ce mois-ci, des livres notés dans un coin de ma tête (de Livraddict plutôt) pour peut-être les lire un jour :

  • Un récit de voyage qui semble particulièrement original et dépaysant, à savoir Lisière, de Kapka Kassabova, dans une chronique fascinante de La Barmaid aux Lettres;
  • Un roman dont je ne connais que l’adaptation cinématographique et qui me fait envie depuis des années, Avec vue sur l’Arno, de E.M. Forster, que la critique appétissante de ma chère Alberte m’a remis en mémoire ;
  • Une autre lecture repoussée depuis longtemps, avec Océan Mer, d’Alessandro Baricco, poétiquement loué par Le Point Cul (pour « culturel et culinaire », esprits mal placés !) ;
  • Une lecture graphique pour changer, grâce à la chronique enthousiasme de My Dear Ema sur Anaïs Nin sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff.

J’ajouterai une chronique de l’incroyable Rouge par Pascaline Nolot, une analyse richement renseignée et signée par l’inénarrable Récolteuse !

Parce que, parfois, les livres ne parviennent pas à nous toucher (et parce que parfois on le pressent sans même l’ouvrir), je tiens à partager l’hilarant article de Plumes de Lune sur Red Rising de Pierce Brown. Leur désespoir face à ce livre aura égayé ma journée et j’espère qu’il vous fera le même effet.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Sujet sur lequel je n’avais jamais réfléchi (comme s’il était le seul…), j’ai beaucoup aimé cet article (écrit en 2019, mais il n’est jamais trop tard pour fouiller les archives) à propos du tutoiement et du vouvoiement sur internet, par Les Lectures d’Aurelalala.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Juillet a été bien occupé. Si occupé que j’ai très peu lu (deux livres seulement, je n’en reviens pas…) et que j’ai zappé ce rendez-vous (en même temps, puisque que j’ai fui l’ordi autant que les livres m’ont fuie, je n’aurais pas eu grand-chose à raconter dans les trois premiers points de ce bilan. De manière succincte, voici ce qui a si bien occupé mon mois de juillet.
Passer du temps chez mes parents. Aider à récolter et mettre en pot 200 kg de miel. Faire une super lecture commune de cet incroyable roman qu’est Notre-Dame de Paris avec une trop chouette copinaute, j’appelle ici Alberte Bly (c’était trop bien, pour résumer tous ces superlatifs). Déménager. Retourner chez mes parents, dans la maison de ces quinze dernières années, une ultime fois avant leur déménagement. Retrouver ma chienne après qu’elle m’ait abandonnée pour aller chasser en forêt (trente heures plus tard quand même…). Glander. Aller me baigner dans la Loue. Aider ma mère à faire des cartons pour leur déménagement. Nous installer dans notre nouvelle maison. Survivre à des températures inhumaines. Sortir mes livres de leurs cartons et les réinstaller dans leurs bibliothèques (tant d’émotions après cinq mois de patience).

Le mois d’août a été beaucoup plus calme même si j’ai eu du mal à retrouver une sérénité d’esprit propice à la lecture (enfin, je ne connais pas vraiment la sérénité d’esprit, mais généralement tout se met sur pause lorsque j’ouvre un roman).
Finir la série Dark, enquiller les trois saisons de Stranger Things et regarder la dernière saison des Contes d’Arcadia. Chercher du travail (et c’est moi ou c’est la galère en ce moment ?). Fêter mon anniversaire par une journée peinarde pendant laquelle je me suis autorisée à ne (presque) pas penser au boulot. Suivre étonnement bien ma PAL du challenge « Tour du monde ». Discuter avec des personnes trop géniales qui se reconnaîtront peut-être si elles passent dans le coin. Savourer mon nouveau chez-moi. Lire en écoutant la pluie.

C’était mon été 2020.

Et vous, qu’avez-vous fait ?
Avez-vous pu partir en vacances ?
Qu’avez-vous lu ou vu ?

A bientôt !

C’est le 1er, je balance tout ! # 42 – Juin 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’ai eu d’excellentes lectures dans tout ça : le Journal de Mireille Havet, Le soleil des Scorta, le premier tome de Sauveur & Fils, Le chant d’Achille… j’ai adoré ces lectures que j’ai savourées avec délectation. Mais si je ne devais en garder qu’un, ce serait L’homme qui savait la langue des serpents de l’Estonien Andrus Kivirähk qui m’a étonnée, renversée, fascinée d’une manière tout à fait inattendue. Je ne le répéterais jamais assez, ce livre est une pépite.

Côté Flop… Indubitablement, Breakfast on Pluto de Patrick McCabe. Même si je n’en ai plus aucun souvenir, je gardais une impression plutôt positive du film (vu il y a une grosse dizaine d’années) et j’étais curieuse de découvrir le livre. Sauf que ça ne l’a pas fait du tout. J’ai tout lu (ok, parfois en diagonale) parce qu’il était court et se lisait vite, mais je me suis quand même ennuyée. Le tout m’a semblé beaucoup trop décousu et superficiel. C’était peut-être également trop excentrique pour moi, ainsi qu’une façon trop décalée d’aborder des sujets violents. Cette touche d’humour noir aurait pourtant pu me plaire, mais non, ça n’a pas fonctionné. Tant pis !
Dans une moindre mesure, il y a également eu Ogresse d’Aylin Manço qui m’a laissé un peu de marbre malheureusement, ainsi que Silo, tome 2, Origines d’Hugh Howey qui n’a pas su me convaincre autant que les autres volumes (mais je détaille tout ça dans une chronique qui arrivera bientôt).

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Naufrages, d’Akira Yoshimura (1982)

Naufrages (couverture)Dans ma PAL depuis des années, j’ai enfin pris le temps de découvrir cette histoire sombre et triste. On y découvre un village pauvre, blotti sur la côte, dans lequel survivent quelques familles vivant de la pêche. Mais surtout, ces familles vivent dans l’espoir d’un naufrage qui, par le pillage de l’épave, leur apporterait un peu de confort et de sérénité.
La nature y est omniprésente et le récit est scandé par la routine induite par l’enchaînement des saisons, des tâches et des pêches. Récolter la ramie, ramasser du bois pour l’hiver, vendre des produits au village voisin… Sardines, encornets, maquereaux, poulpes se succèdent inlassablement, année après année, tandis que l’hiver est synonyme de cuisson du sel et de l’attente d’un bateau. La beauté sauvage de cet univers contraste avec la violence du quotidien des habitants. Certains se vendent pour aider leur famille, celles et ceux qui restent plient l’échine face à la vie, les caractères sont rudes, la tendresse n’est pas de mise et la mort  – risque de famine, de maladies – rode non loin. Poétique et cruel, Naufrages, en dépit d’une narration parfois sèche et pudique, est un récit saisissant.

Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé (2004)

Le soleil des Scorta (couverture)Comme quoi, une PAL peut véritablement cacher de petits trésors, depuis le temps que je promène ce livre… A peine entamée, j’ai senti que cette lecture allait être une incroyable surprise. Le soleil des Scorta, c’est l’histoire d’une famille qui vit, lutte, s’impose sous le soleil brûlant des Pouilles. Des mangeurs de soleil accrochés à leur terre qui, sans cesse, les rappelle à elle. J’ai été émue par ces personnages, souvent pauvres et grandioses à la fois, parfois criminels, parfois généreux, rudes, assoiffés comme la terre brûlée qui les a vus naître, unis par les liens du sang et une solidarité sans faille. J’ai été touchée par la voix de la vieille Carmela qui croise, complète ce récit familial. Et surtout, j’ai été fascinée par la sublime écriture de Laurent Gaudé qui réveille les odeurs de l’Italie, qui fait sentir la chaleur étouffante, qui donne véritablement vie à ses personnages, leur offrant personnalité et individualité profondes. J’en ai savouré chaque phrase, les relisant parfois tant elles étaient belles, tant elles étaient fortes. J’ai dévoré ce livre, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé de le faire durer encore et encore.
Je n’ai pas mille choses à en dire, mais je suis encore sous le coup de cette formidable lecture qui m’a donné envie de plonger dans la bibliographie de cet auteur.
Un livre magnifique – sur la famille, l’héritage, la vie, ce qu’on en fait – portée par une plume puissante et évocatrice. Une lecture magique.

Cassandra Darke, de Posy Simmonds(2018)

Cassandra Darke (couverture)Si les dessins ne m’ont pas forcément transportée, je m’y suis vite habituée. Voilà une héroïne atypique : âgée, misanthrope, parfois franchement détestable, elle ne séduit pas tout de go ! Et pourtant – tour de force de l’autrice – elle finira par se montrer attachante à sa façon un peu bourrue.
Si j’étais un peu perplexe au début de ma lecture, je me suis vite laissée absorbée par le scénario entre histoire de famille et polar. Avec une histoire de fausses œuvres d’art et de meurtre, l’autrice raconte la violence qui vient frapper les femmes : la violence d’être agressée, celle d’être jugées, celle d’être vendue et utilisée… La narration est travaillée et fluide, la mise en page originale avec cette cohabitation de récit rédigée et d’illustrations.
Une découverte intéressante qui m’a donné envie de découvrir d’autres romans graphiques de l’autrice.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 555, soit 3490 points pour Gryffondor (et c’est la fin de cette année scolaire !) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 48/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 99 + 5 – 10, soit 94.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

La Récolteuse a parlé d’un livre qui m’était totalement inconnu : Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier. J’ai l’impression que, derrière ce titre intriguant, se cache un livre qui va terriblement me plaire. Ou bien est-ce simplement parce qu’elle en parle remarquablement bien ?

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

En juin, j’ai découvert le projet « Harry Potter At Home », c’est-à-dire Harry Potter à l’école des sorciers lu par diverses célébrités, changeant à chaque chapitre. Il y a des acteur·rices des films Harry Potter (David Tennant, Daniel Radcliffe, Bonnie Wright, Evanna Lynch) ; des Animaux fantastiques (Eddie Redmayne, Alison Sudol, Dan Fogler) ; des comédien·nes de la pièce Harry Potter and the Cursed Child (Noma Dumezweni, Jamie Parker et la troupe de Broadway) ; Stephen Fry, lecteur des livres audio en anglais ; et d’autres personnes n’étant pas (à ma connaissance) liées à Harry Potter comme Simon Callow, Olivia Colman ou Whoopi Goldberg.
C’est instantanément devenu mon rituel du matin. Siroter mon thé en écoutant un chapitre d’Harry Potter. Le plus dur a été d’être raisonnable et de n’en écouter qu’un par jour, mais j’ai été aidée par le fait que je suis de toute manière vite arrivée au bout des épisodes disponibles. (D’ailleurs, ça fait des semaines que le 11e chapitre est sorti, il serait temps de mettre la suite en ligne !)
C’est une façon vraiment agréable et originale de retrouver cette histoire. J’ai été surprise d’apprécier quasiment toutes les lectures, à l’exception celles de trois personnes à ce jour. Je d’ordinaire assez exigeante sur la façon de lire, mais je crois que le côté un peu festif et ponctuel de la démarche me permet d’être séduire par des manières très différentes de lire (plus que si je devais écouter tout un roman lu de telle ou telle façon).
Quoi qu’il en soit, cela m’a donné envie de me procurer les livres audio – en anglais car je déteste la lecture de Bernard Giraudeau – et de continuer ce petit rituel matinal.

Pour continuer sur la lancée Harry Potter, je suis tombée amoureuse des incroyables couvertures pour l’édition anniversaire de Thaïlande, dessinées par Apolar. Regorgeant de détails, je suis restée collée sur mon écran pendant une éternité pour en décortiquer tous les secrets. Œuvres d’un artiste lui-même fan de la saga, elles sont tout simplement parfaites. Sans compter qu’il y a aussi des illustrations à l’intérieur et des entêtes pour chaque chapitre et un fascinant coffret. Bref. L’édition parfaite, je vous dis.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai lu DIX livres de ma PAL.
DIX !
Bon, d’accord, j’en ai aussi eu cinq nouveaux qui sont venus tout gâcher, mais ça reste malgré tout une belle performance qui me redonne un peu d’espoir quant à mon objectif de réduire ma PAL. (Et puis, j’ai déjà lu trois des cinq nouveaux, ce qui est un petit exploit tant j’ai l’étrange habitude de repousser la lecture des livres qui me font le plus envie.)

Et de votre côté ?
Quelles ont été les nouveautés du mois de juin ?

C’est le 3, je balance tout ! # 41 – Mai 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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(Bilan publié légèrement en retard, la faute à un incident indépendant de ma volonté qui m’a laissée sans Internet pendant quelques jours.)

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

On voit que je suis rentrée chez moi, mon bilan étant un peu plus fourni que pendant ce confinement. Je sais que ça a été l’inverse pour beaucoup de monde, mais en famille, mon temps accordé à la lecture avait bien diminué (par ma propre volonté).

Romans

Lectures graphiques

 Toujours rien de ce côté-là, il faut dire que je n’en ai qu’une hors cartons (je la lirai peut-être en juin !) et que je ne fréquente actuellement aucune bibliothèque alors qu’elles sont habituellement mes fournisseuses principales en lectures graphiques.

Côté Top… La découverte de la Rome de Néron et de l’émergence du christianisme avec Quo Vadis d’Henryk Sienkiewicz, une plongée oppressante au cœur d’une famille dysfonctionnelle avec La vraie vie d’Adeline Dieudonné et une relecture toujours aussi prenante du premier tome de Silo d’Hugh Howey (lectures des tomes 2 et 3 en juin !).

Côté Flop… Si j’ai apprécié ma lecture du premier tome, la suite d’Elyon  a fini par me lasser, ça se lisait heureusement très vite, mais mon intérêt a nettement chuté par la suite. Et puis, j’ai également un abandon à déplorer : Purge de Sofi Oksanen. Impossible de rentrer dedans, de m’intéresser aux héroïnes, je n’ai lu qu’une soixantaine de pages.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 300, soit 2935 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 48/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 103 + 0 – 4, soit 99. (Petite victoire : après cinq mois d’efforts acharnés, me voilà sous la barre des 100 ! A moi de tout faire pour que cela perdure…)

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

 Pour une fois, les chroniques que je vous propose de découvrir portent toutes les deux sur des livres que j’ai moi-même adorés : Rouge et Watership Down.

Je vous avais parlé de mon coup de cœur pour Rouge il y a quelques mois, cette fois, c’est Alberte Bly qui parle du nouveau roman de Pascaline Nolot avec une éloquence qui devrait vous mettre l’eau à la bouche.

Et quand Moka – Au milieu des livres chronique Watership Down de Richard Adams, elle donne directement envie de retirer ce petit pavé de son étagère pour se replonger dans cette histoire dont elle parle avec passion, poésie et persuasion.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Récolteuse, qui alterne articles littéraires et réflexions créatrices, a publié un long et passionnant article sur son expérience de l’autoportrait. Elle qui aime tant dessiner les autres s’est, cette fois, confrontée à son propre visage et à son propre regard. Elle complète son article par plusieurs suggestions pour se dessiner de manière originale et parfois moins strictement réaliste que son approche personnelle.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Pas grand-chose, je dois dire. Trouver la maison qui nous permettra de quitter notre pied-à-terre temporaire et inconfortable (encore un mois et demi à tenir) ; me promener (beaucoup) et randonner (un peu) ; lire ; essayer de profiter de la vie. Bref, pas grand-chose.

Comment s’est passé votre mois de mai ?
Qu’avez-vous lu ? Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous fait ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 40 – Avril 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Je vous préviens, ce sera un petit bilan. Aussi petit que les livres lus ce mois-ci. Parce qu’en ce moment, je lis peu et je passe encore moins de temps devant l’ordi.

Romans

Côté Top… Impossible de choisir. Entre le monde fou et magique de Bordeterre, entre l’émotion renversante de Dites aux loups que je suis chez moi et encore les deux semaines passées avec les personnages de Dominium Mundi, j’ai adoré mes rares lectures de ce mois d’avril.

Côté Flop… Cette relecture d’enfance que fut Les quatre filles du docteur March malheureusement, bien que le mot « flop » soit un peu fort…

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

Les quatre filles du docteur March, de Louisa May Alcott (1868) : relecture de l’un des livres de ma jeunesse, c’était sympathique, mais un peu trop gentil pour moi. C’est dans l’esprit de cette époque et ça a un petit côté délicat que j’aime beaucoup, mais la surabondance de bons sentiments a fini par me lasser.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 235, soit 2635 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 107 + 0 – 4, soit 103.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

 J’ai poursuivi ma découverte de l’œuvre de Rozenn Illiano avec une petite série en neuf épisodes rédigée pendant le confinement : Quand le soleil s’éteint. Evidemment, j’ai trouvé ça trop court (quand on aime, on en voudrait forcément davantage), mais surtout, j’ai beaucoup aimé cette plongée dans son univers qui a su m’intriguer sur les points que je ne connaissais pas (comme les Marcheurs de rêves) pendant que je m’amusais à rechercher les références aux (deux) romans que j’ai lus.

Pour une fois qu’une critique ne me donne PAS envie de lire un livre, je me dois de la signaler. La chronique incendiaire de La Choupaille lit au sujet de Cendres de Johanna Marines m’a pleinement convaincue que je pouvais me dispenser de lire ce roman en dépit de sa couverture plutôt sympathique…

J’ai exhumé une vieille chronique – datant de 2015 – d’Hauntya sur Les Royaumes du Nord de Philip Pullman. Un superbe article qui souligne tout ce qu’il est magique de redécouvrir dans cette trilogie lors d’une relecture avec un œil adulte.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Même si je n’ai pas envie d’être sur l’ordi, j’ai paradoxalement une envie de jeux vidéo. Et Alberte Bly (si, vous aussi, vous avez l’impression qu’elle hante chacun de mes bilans, c’est normal, toutes ses chroniques sont top) s’est chargée de me faire envie avec son article sur le jeu indépendant, A Short Hike.

My Dear Ema a invité son copain sur son blog pour une chronique de Joker. En ce qui me concerne, je n’ai pas été foutue d’aligner trois mots sur ce film tant il m’a renversée, donc j’admire chaque personne parvenant à en parler aussi bien.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Je n’ai vraiment rien à vous raconter. Le confinement est plutôt pépère de notre côté : on mange de bons petits plats, on fait des gâteaux, on joue à des jeux de société (en sortant ceux auquel on n’avait pas joué depuis quinze ans, histoire de varier un peu), j’observe la nature qui éclot (ces derniers jours, j’écoute plutôt la pluie), j’ai déterré ma vieille DS et je lis un peu, quand j’y arrive (mais j’ai du mal avec quatre autres personnes autour de moi).

Tenez, en traînant sur la tablette et en cherchant un jeu sympa ET gratuit ET adapté à mon niveau de gameuse du dimanche qui abandonne si c’est trop dur (je ne vous dis pas combien de trucs j’ai installé et désinstallé), je suis tombée sur The Frostrune. Un jeu d’exploration et d’énigmes plutôt sympathique. Ambiance nordique, superbe visuel et jolie musique, me voilà rapidement partie à l’aventure. Bon, si vous cherchez de la difficulté, passez votre chemin : le jeu est assez court et même une pas douée comme moi l’a fini en deux petites sessions. Cependant, les énigmes étaient bien trouvées, j’ai fait « wah » devant les belles illustrations, l’ambiance était réussie, ça m’a diverti, je n’en demandais pas plus.

The Frostrune

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Voilà pour ce mois d’avril et son bilan assez succinct.

Et vous ?
Quelles sont vos occupations ?
Votre PAL prend-elle une claque ?
Avez-vous fait de jolies découvertes depuis votre salon ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 38-39 – Février-Mars 2020

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu ces deux derniers mois (puisque j’ai joyeusement loupé celui de février).

Romans

 

BD
(lues uniquement en février)

Côté Top… Impossible de trancher entre Rouge, la réécriture sombre du Petit Chaperon rouge, Midnight City, qui nous emmène dans une histoire en équilibre entre fiction et réalité, La fortune des Rougon, ce premier tome annonciateur d’heures de lecture délicieuses (en dépit des caractères pervertis ici dépeints) et Né d’aucune femme, lecture tant attendue, tant repoussée, à l’écriture sublime…

Côté Flop… Rosie Carpe de Marie Ndiaye remporte clairement la palme comme vous le constaterez ci-dessous…

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

Avec toi, de Pauline Delabroy-Allard (texte) et Hifumiyo (illustrations). Editions Thierry Magnier, 2019.

Avec toi (couverture)

Je voulais tout de même écrire quelques lignes sur ce superbe album pioché à la bibliothèque. Une journée ordinaire remplie de petits événements et de grandes joies toutes simples et deux points de vue : celui d’une mère et de sa fille. A gauche, la mère en plan large ; à droite, la fille qui nous montre le monde à sa hauteur. Chaque petit texte commence par un son, et puis il y a les odeurs, les couleurs, les sensations de la vie de tous les jours. C’est tout doux, c’est plein d’un bel amour entre une mère et sa fille. Les illustrations sont chaudes, cotonneuses, avec un petit côté désuet. Bref, un album délicat et tendre : magnifique.

Rosie Carpe, de Marie Ndiaye. Editions de Minuit, 2001.

Rosie Carpe (couverture)Ce livre, présent dans ma PAL depuis des années, me faisait bien envie par la perspective de découvrir un texte de cette autrice. Rencontre un peu ratée, je dois dire. Les personnages sont absolument détestables. Cruels et complétement tarés. Rosie est passive, pitoyable, avant de prendre son envol, certes, vers une personnalité encore plus détestable. Son frère Lazare est fourbe, pathétique, avec un je-ne-sais-quoi de répugnant. Les parents Carpe sont tout simplement indignes et révoltants. Le fils de Rosie, Titi, est fade, terne, mou, inexistant. Impossible de ressentir une attirance, sans même parler d’une tendresse, pour l’un d’entre eux. De la pitié, ça, oui, mais c’est tout. De plus, plusieurs personnages semblent souvent à côté de leurs pompes, de leur corps, regardant leur vie comme celle de quelqu’un d’autre. Un détachement, une passivité usante à la longue qui donne envie de les secouer un peu.
Et pourtant, malgré un ou deux élans en faveur de l’abandon, j’ai tout lu. Un peu comme sous hypnose. Entraînée par le rythme lent, monotone, répétitif. Le nuage jaune qui enveloppe les souvenirs de Brive, le ciel gris d’Anthony, la chaleur moite de la Guadeloupe, mon frère Lazare par-ci, mon frère Lazare par-là… Charriée par les mots, n’osant pas sauter une page de peur de rater un événement au milieu des occurrences. L’histoire était-elle intéressante ? Pas tellement. J’ai lu sans déplaisir certaines parties de la vie de Rosie, mais j’en ai lu d’autres sans en voir l’intérêt. Ce n’était rien que le récit de vies misérables, tristes, pleines de mauvais sentiments. C’était glauque, mais d’un glauque un peu barbant, je dois dire. Ce sera un livre rapidement flou dans ma mémoire, facilement oublié.

Un an de cabane, d’Olaf Candau. Éditions Guérin, 2004.

Un an de cabane (couverture)Partir seul dans le Yukon pendant un an, trouver un lac au bord duquel construire sa cabane, vivre parmi les ours et les loups. Voici la vie qui a été celle d’Olaf Candau le temps d’une année, raconté dans ce livre. Ses efforts, ses rencontres animales ou humaines, ses difficultés, ses échecs, ses émerveillements nous transportent le temps de quelques heures dans une nature sauvage. Un récit très simple, parfois trop rapide dans lequel j’aurais aimé m’immerger un peu plus longtemps, mais une expérience évidemment fascinante.

Les BD du mois (de février) en quelques mots :

  • Bichon, T3, de David Gilson: toujours aussi adorable et craquant, toujours aussi intelligent, toujours aussi chouette donc ;
  • Raowl, T1, La Belle et l’Affreux, de Tebo : une réécriture parodique du célèbre conte, ce n’est pas du tout mon style graphique favori et les massacres à gogo ne m’attiraient pas tant que ça, mais je dois dire que certaines répliques m’ont beaucoup amusée ;
  • Le Royaume de Blanche-Fleur, de Benoît Feroumont : comme pour Raowl, ce n’est pas forcément une bande dessinée vers laquelle je me serais dirigée spontanément, mais c’était un moment sympa, un peu prévisible mais plutôt amusant avec une héroïne au caractère bien trempé ;
  • Sorceline (tomes 1 et 2), de Sylvia Douyé et Paola Antista : des enquêtes, de la cryptozoologie, des mystères, de l’humour et des histoires d’adolescent·es (amour et amitié, secrets et disputes…), deux tomes très rapides et plaisants à lire, ne serait-ce que pour les créatures fabuleuses qui les peuplent (gorgone, kappas, dragons, caladrius et autres hybrides fantastiques) ;
  • Le loup, de Jean-Marc Rochette: une plongée au cœur du massif des Écrins où un homme et un loup se livrent une guerre sans merci, mais dans cette fable optimiste, la haine belliqueuse qui agite le cœur de l’homme se transformera peu à peu en un sentiment de respect envers un autre animal, aussi légitime que lui à arpenter ces montagnes ; des peintures aux traits épais, un peu brutes, mais immersives et puissantes ; une très belle découverte ;
  • L’origine du monde, de Liv Strömquist : idem, en temps normal, j’aurais sans doute critiqué cette BD géniale, à la fois instructive, révoltante et drôle, un regard richement documenté et cynique sur l’histoire de la sexualité féminine, la façon dont le sexe féminin a été perçu, étudié (ou ignoré) au fil des siècles, les propos erronés parfois volontairement afin de confirmer la domination masculine ; le trait de Liv Strömquist ne me séduit pas plus que ça, mais c’est le genre d’ouvrage où cela n’a aucune importance tant il se fait oublier au profit de l’intelligence du propos.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 715, soit 2400 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 111 + 1 – 5, soit 107.

Je n’ai pas pu résister à Bordeterre de Julia Thévenot (mais je ne l’ai pas encore lu parce qu’on ne se refait pas…).

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Les deux dernières critiques du Joli (des Jolis choux moustachus) m’ont permis de découvrir des titres totalement inconnus au bataillon, mais elle en parle d’une façon terriblement intrigante. Au fond du puits d’Iván Repila et Les oiseaux rares d’Hugo Paviot ont donc rejoint la bien trop longue liste née des conseils de blogueuses.

Vu que j’aime beaucoup les derniers romans de Marie Pavlenko, il n’en fallait pas beaucoup pour me donner envie de lire son dernier né, mais Marion Reading Books s’en est néanmoins chargée à merveille avec sa chronique de Et le désert disparaîtra.

La Récolteuse – allez d’ailleurs redécouvrir son blog retravaillé, refondu, qui mêle à présent littérature, dessin, calligraphie, bref, toutes ses passions et ses projets – se charge de mon éducation sur les politiques et les coutumes sud-coréennes, celles-ci étant loin d’être réjouissantes quand on a le malheur d’être une femme. Elle nous offre notamment un très bon article mixte sur le livre et le film Kim Jiyoung, née en 1982.

Sinon, j’ai très envie de lire Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro depuis le super article de Kin (du blog Plumes de lune). Je ne savais rien sur ce livre (à part que la couverture est drôlement jolie) et les arguments de Kin m’ont convaincue de me pencher sur son cas à l’occasion.

Faudrait penser à arrêter d’être convaincantes comme ça, ma PAL ne vous remercie pas !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Entre le déménagement en février, les deux semaines sans connexion à notre arrivée en Auvergne et le confinement trois jours après (c’était bien la peine de se battre pour une connexion…), je n’ai pas passé de temps sur internet, donc je n’ai rien à vous proposer dans cette rubrique !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

1 / J’ai déménagé ! Début mars, j’ai quitté la Bretagne pour l’Auvergne et je ne le regrette pas. Même si la maison – heureusement temporaire – n’est vraiment pas terrible en termes de confort et de chaleur, le coin est absolument génial ! Les sentiers serpentent partout autour de la maison et offrent des chemins de promenade presque illimités sans avoir à prendre la voiture. C’est absolument parfait, sans parler de la vue sur le relief auvergnat jusqu’aux sommets si somptueusement enneigés à notre arrivée.

2 / J’ai passé deux semaines à marcher ! Après les balades à plat en Bretagne, mes cuisses se sont réhabituées doucement à grimper, à avaler les dénivelés tranquillement au fil de mes sorties quotidiennes et des quelques randonnées que nous avons déjà faites. Ma chienne était ravie et explorer les chemins creux est devenu notre occupation favorite.

3 / Évidemment, tout cela n’a pas duré : le confinement est passé par là, et hop, direction le Jura, chez mes parents, pour y trouver tout ce que notre demeure transitoire n’était pas en mesure de nous fournir (parce que 45 jours assise sur une chaise, ça s’annonçait long). A l’heure actuelle, je suis donc planquée dans un trou paumé qui nous offre la grande chance de ne pas trop ressentir les effets du confinement. Sauf qu’on ne peut pas en partir évidemment, ce qui rend le meurtre familial parfois bien plus probable que la mort par virus.

4 / Je ne lis pas autant que prévu vu que j’ai du mal à m’isoler quand je suis en famille (mais j’ai quand même décidé d’y remédier en avril car ça commence presque à me manquer), mais j’en profite pour faire d’autres choses : des jeux de société, du tri ou de l’exploration parmi les affaires de mon enfance. Ça n’arrange pas mon côté nostalgique (je suis une petite vieille des fois), mais c’est cool quand même.

5 / Et sinon on mange plein de bonnes choses, ce qui est drôlement important (heureusement que la forêt est à deux pas et qu’elle m’incite à sortir tous les jours).

Voilà pour ce bilan 2 en 1 !

Comment allez-vous ? Qu’avez-vous lu d’intéressant, de marquant, de magnifique ? Quels sont vos petits bonheurs en ces temps troublés ?

Bref, je vous laisse la parole et vous souhaite un mois d’avril aussi bon que possible.