C’est le 1er, je balance tout ! # 54 – Juin 2021

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Non fiction

Côté Top… J’ai beaucoup aimé Le discours de Fabrice Caro. J’en reparlerai dans quelques jours avec une flopée de mini-chroniques, mais j’ai adoré ce ton entre humour et mélancolique, ce personnage quelque peu désabusé. Le film est d’ailleurs à la hauteur du bouquin et m’a fait passer un excellent moment également !

Côté Flop… Aucun doute, Chroniques d’Espérance de Lobo Grant est le flop du mois, du début d’année, probablement de 2021 (du moins, j’espère qu’il n’y aura pas de plus mauvaise lecture…). Un échec catastrophique et une chronique si négative que j’ai presque eu des scrupules à l’écrire.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Lignes de faille, de Nancy Huston (2006)

Lignes de faille (couverture)Une histoire de famille à quatre voix qui nous fait remonter le temps, chaque partie étant narrée par un enfant de six ans, le suivant étant à chaque fois un parent du précédent.
Je dois avouer que cette lecture n’avait pas très bien commencée car je n’ai eu aucune affection pour le premier gamin, narcissique et malaisant. Ses obsessions sexuelles malsaines avaient sûrement un rôle dans l’histoire, mais elles m’ont essentiellement parues non crédibles, exagérées et rebutantes. J’ai failli abandonner la lecture avant de décider d’accorder une chance aux autres.
Et la suite s’est heureusement améliorée, les autres enfants ne montrant pas les mêmes penchants que le petit dernier de la lignée. Des secrets de famille sont mis en place avant d’être progressivement éclairés par les chapitres suivants. Ces regards d’enfants ne comprennent pas toujours le monde des adultes qu’ils examinent (bien que leur réflexion soit parfois très mature), mais laissent échapper des indices pour notre compréhension. C’est un roman sur la filiation, sur le deuil, sur la manière dont se transmettent les souffrances. Quatre générations d’enfants solitaires, qui observent leurs parents avec envie et espoir. Le passé et le futur s’entremêlent, modelant les adultes en devenir et leur descendance.
Une chronique un peu foutraque, à l’image de mon ressenti face à cette lecture. Si je n’ai pas été bouleversée ou marquée comme d’autres lecteur·rices, j’y ai trouvé une construction intéressante et réussie, ainsi que quelques images fortes (comme celle de ce grain de beauté transmis de génération en génération, marque de naissance avec laquelle chaque porteur et porteuse entretient des relations très différentes) et une découverte d’un pan du IIIe Reich.

Le silence est d’ombre, de Loïc Clément (scénario) et Sanoe (dessin) (2020)

Le silence est d'ombre (couverture)Dernière parution en date des Contes des cœurs perdus, cette bande-dessinée relate une histoire poétique et touchante. Amun, après une existence pleine de souffrance, craint la vie comme beaucoup craignent la mort. Comme l’on peut craindre la vie, même vivant, d’ailleurs… C’est peu bavard, c’est fin, c’est bouleversant.
Les planches de Sanoe sont à tomber tant leurs couleurs sont lumineuses et profondes, sublimées par le contraste avec le gris des personnages. Je découvre son trait avec cet ouvrage et ce graphisme magnifique est la grande découverte de cette lecture (parce que je savais déjà que Loïc Clément était coutumier des intrigues intelligentes, philosophiques et sensibles).

Un jour, j’ai perdu les clefs de chez moi… alors je suis partie faire le tour du monde, de Mademoiselle Smoothie (2021)

Un jour j'ai perdu les clés de chez moi... (couverture)Le résumé promettant que « grâce à ses carnets de voyage, vous partirez à la découverte de trente pays différents », je m’attendais à un carnet de voyage. Or, il s’agit en réalité d’un recueil de citations. Certes, je note parfois des citations, des extraits de romans, des mots qui me parlent particulièrement, mais je ne suis pas très intéressée par les livres qui les recensent.
Ici, ça parle de bonheur, de rêves, de joie de vivre (et de voyage parfois). Or, étant du genre anxieuse, pleine de doutes et de paniques, cette accumulation de jolies phrases me disant que la joie et l’optimisme ne sont qu’un choix m’a bien lassée. Parce que j’aimerais bien, j’ai essayé souvent, mais mon cerveau refuse de suivre cette voie de l’insouciance.
(En outre, parmi ces citations, l’une d’entre elles revient deux fois et l’on trouve deux citations célèbres mais apocryphes (c’est-à-dire attribuées à tort à quelqu’un) : « Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ? » (Clémentine Beauvais avait écrit un excellent article à ce sujet) et « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » associée à Voltaire.)
Les dessins qui accompagnent les citations sont plus que minimalistes avec un trait simple et des aplats de couleurs. Certains sont poétiques, mais le tout avait malgré tout un goût de trop peu.
Outre le fait que le lien entre les citations, les illustrations et les pays ne soit pas toujours franchement évident ou pertinent, on ne voit des contrées « visitées » que quelques éléments incontournables et sans surprise : un torii japonais, un panda chinois, Big Ben pour l’Angleterre… Personnellement, ça n’a pas suffi à me faire voyager.
J’ai donc trouvé ce petit livre décevant et trop léger, du moins si l’on a dans l’idée de s’émerveiller face à un carnet de voyage. De plus, je reconnais que le côté « inspirant et optimiste » n’est sans doute pas une branche qui me parle suffisamment…

Côté challenges…

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’ai passé assez peu de temps devant mon ordi, donc les points 2 et 3 vont être assez rapides car je n’ai pas grand-chose à partager.

Si mes dernières excursions avec Jules Verne n’ont pas été fantastiques, je ne baisse pas les bras et je pense que j’ai trouvé ma future lecture grâce à PatiVore et Ça sent le book qui parle toutes deux d’un titre méconnu, Le Chancellor.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai découvert le blog du Bazar du Renard et, en fouillant parmi ces chroniques, je suis tombée sur celle de l’adaptation du Petit Prince. Il propose une analyse creusée et pertinente qui, en plus d’être très intéressante, m’a donné envie de le revoir.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

 Retour dans les salles obscures pour y voir The Father et Le discours ! Le premier est vraiment bouleversant, passionnant dans sa construction et porté par un Anthony Hopkins et une Olivia Colman au top, tandis que le second est, comme je l’ai déjà évoqué, très fidèle au roman, mêlant avec justesse le cocasse et la mélancolie dans le regard porté sur la vie, les gens, la famille…

Sinon en vrac :
– un amigurumi terminé,
– une belle récolte de cerises,
– beaucoup de temps en famille,
– un escape game en vrai dans lequel nous avons eu une chance incroyable,
– et pas mal de temps passé à observer mes plantations notamment mes gigantesques plants de tomates cerises !

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Et vous, quels ont été vos meilleurs moments en juin ?
Avez-vous des projets pour l’été ?
Sur ce, je vous souhaite un beau mois de juillet !

C’est le 2, je balance tout ! # 53 – Mai 2021

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

J’ai également pioché la nouvelle Conte crépusculaire dans mon recueil de Stefan Zweig.

Zweig - Romans et nouvelles

 Lectures graphiques

Non fiction

Côté Top… De très belles rencontres avec La nuit des lucioles de Julia Glass et un voyage palpitant dans un autre univers avec le premier tome du Livre des martyrs de Steven Erikson (plus que neuf tomes à lire !). Côté bulle, un coup de cœur pour Peau d’Homme (j’ai envie de dire comme tout le monde) et son histoire prenante et intelligente.

Côté Flop… Ce mois-ci, c’est Jules Verne qui ne m’a pas du tout convaincue avec son Sphinx des glaces !

Une fournée de mini-chroniques arrivera prochainement ! J’ai un peu de mal à m’atteler à la rédaction de longues chroniques, mais je compte tout de même vous parler un peu de mes lectures du mois.

Côté challenges…

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Quel plaisir de retrouver la plume de Charmant petit monstre ! De mon point de vue, son blog était – est – un incontournable de la blogo et quand elle parle de Normal People de Sally Rooney, j’ai juste envie de suivre son conseil !

Un article magnifique et poétique de Moka pour rendre hommage au dernier roman de Julia Thévenot, Lettre à toi qui m’aimes. A découvrir ! (A présent, c’est le roman en question qui m’intéresse fortement.)

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Lily Lit parle d’un film d’animation atypique et envoûtant que j’avais beaucoup aimé : La passion Van Gogh. Sa chronique vous donnera sans doute envie de découvrir cette œuvre si ce n’est pas déjà fait !

 A livre ouvert clarifie un point de vocabulaire : quelle est la différence entre suffragiste et suffragette ? Un article très intéressant.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai commencé un amigurumi ! Après des mois à loucher sur les créations des autres (celles de Maned Wolf notamment), après quelques essais infructueux à de mauvaises périodes, je m’y suis enfin attelée un tant soit peu sérieusement. Je ne vais rien vous montrer puisque, ayant débuté ce week-end, je n’ai présentement qu’une boule, mais j’espère qu’il sera fini au moment du bilan de juin ! (Sinon, c’est que j’aurais encore abandonné…)

Je vous souhaite un beau mois de juin et de belles lectures !

 

C’est le 1er, je balance tout ! # 52 – Avril 2021

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

+ Un roman dont je ne dévoilerai pas le titre ici
car il sera présenté en mai pour le rendez-vous « Les classiques, c’est fantastique »
(il y a eu un petit cafouillage de ma part avec le calendrier…)

 Lectures graphiques

Côté Top… Les coups de cœur que je vais citer ce mois-ci sont 100% graphiques : entre Ama, Bitch Planet, Géante et Les Ogres-Dieux (mini-chroniques de ces deux titres la semaine prochaine), je me suis régalée !

Côté Flop… Je n’ai pas été vraiment convaincue par Le voleur de souhaits de Loïc Clément et Bertrand Gatignol. La faute à une histoire trop brève et des incohérences. Je suis la première surprise d’être déçue par un scénario de Loïc Clément, je ne pensais pas la chose possible !

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

18.01.16, de Rozenn Illiano (2017)

18.01.16 (couverture)C’est un nom qui revient de temps en temps sur le blog (et ce n’est pas fini puisque j’ai encore beaucoup à lire) et chaque lecture, immanquablement, attise ma curiosité pour son Grand Projet qui lie toutes ses œuvres et confirme mon envie de tout lire.

18.01.16 est un recueil de six nouvelles se déroulant avant cette date fatidique qui ne signe rien de moins que le début de l’Apocalypse. Par contre, ne vous attendez pas à des explosions, à des cris ou à des événements spectaculaires ; ce sont plutôt de petits signes, un monde qui déraille, des poussières dans l’engrenage… Je me suis laissée portée par ces histoires aux ambiances variées, avec des magies également différentes. J’ai particulièrement aimé la nouvelle Les Archivistes – la plus longue de toutes – qui déroule davantage l’histoire, introduit tout un univers et une société (donnant envie de se plonger tout de go dans Elisabeta) ainsi que Dans le verre à l’atmosphère gentiment oppressante.
Je n’ai pas forcément toujours compris comment elles s’articulaient dans sa chronologie (du moins, avant de lire la postface qui précise deux-trois choses), mais j’accepte de, peut-être, comprendre plus tard. Son univers est immense, riche, c’est un tel bonheur que de l’arpenter. Outre le plaisir immédiat de la lecture, je vois également ces nouvelles comme des indices que je garde pour mes prochaines lectures, dans l’espoir de recroiser ces personnages. Certains noms me deviennent déjà familiers et je suis impatiente de découvrir ce que me réservent les autres histoires de Rozenn Illiano. En attendant, je me suis laissée entraîner dans les angoisses, les doutes, les quêtes des différents personnages et garderai en mémoire certains passages poignants et mélancoliques bien que doucement cruels.

Je craignais l’aspect « nouvelles » – celles-ci n’étant pas mon genre favori – mais j’ai beaucoup apprécié ces petites excursions dans son univers. Une très bonne lecture (qui ne va cependant pas jusqu’au coup de cœur, sans doute la faute à Midnight City et Night Travelers qui ont mis la barre très haute…)

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 52/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • Les classiques, c’est fantastique : rien pour ce mois-ci !
  • PAL : 68 + 2 – 3, soit 67 (c’est nul, mais j’ai quand même lu une intégrale !).

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Je vous recommande tout d’abord une critique d’Ada sur Celui qui pourrait changer le monde, d’Aaron Swartz. Le jour où j’aurais envie de lire un essai (j’ai déjà envie, mais j’ai toujours plus envie de lire de la fiction), je piocherai très probablement dans l’une des nombreuses recommandations d’Ada, et ce sera peut-être celui-ci tant son enthousiasme est palpable tout au long de sa chronique, ce livre l’ayant profondément marquée. Cela a attisé ma curiosité – cela, et tout ce qu’elle dit du livre et de l’auteur – et il en sera peut-être de même pour vous !

Sur son blog, 28 films plus tard, Marion Rusty a récemment proposé une semaine de conseils BD et comics. Cinq titres par jour pendant sept jours. De quoi remplir PAL et wish-lists… De mon côté, c’est bien simple, j’ai envie de lire tous ceux que je n’ai pas déjà lus, et ils sont nombreux !

Je n’ai pas participé au rendez-vous des classiques si fantastiques qui, en avril, consistait à parler de nos incontournables. La majorité de mes lectures classiques remontent à plus de dix ans, ce qui, conjugué à ma mémoire déficiente, me rend bien incapable de vous parler de ce qui m’a touchée dans les œuvres que je n’ai pas relues depuis. Du coup, je préfère vous renvoyer vers le magnifique article de Moka sur ses classiques chéris. Il est superbement écrit, rempli de douceur livresque, et il n’est pas exclu qu’il vous donne terriblement envie d’ouvrir toutes les œuvres citées. Quel bonheur d’aimer lire…
Egalement à découvrir : le regard en arrière de Mes pages versicolores, Natiora, Maghily, Alice de Ça sent le book, Des livres rances, Lili, Mes échappées livresques, Pativore et Le fil de Mirontaine.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La saison 2 du rendez-vous « Les classiques, c’est fantastique » est lancée !
Toutes les informations sont à retrouver chez Moka, les participations sont libres, que ce soit pour un mois ou pour douze. C’est addictif, c’est rempli de belles découvertes (et de logos super chouettes) et c’est l’occasion rêvée de sortir des livres trop longtemps ignorés !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

Je commence à me demander si je ne devrais pas zapper cette section tant rien ne me semble digne d’être valorisé. A part avoir planté de la rhubarbe qui a l’air de se plaire là où elle est (qui n’a pas encore crevé en tout cas), je ne vois pas.
Les petits plaisirs en vrac : des fraises, une après-midi jeux, lire blottie dans le canapé, des fraises, voir un chevreuil, faire une guirlande d’origami, des fraises, regarder les cerises grossir, écouter la pluie, des fraises.
Bref, pas grand-chose à valoriser, mais j’avoue attendre le déconfinement pour reprendre les randonnées à la découverte de l’Auvergne (avant que ce soit la canicule si possible…).

Et vous ? Comment avez-vous occupé ce mois confiné ? Avez-vous fait malgré tout de belles découvertes ? Et quels sont vos classiques fétiches ?

Je vous souhaite un beau mois de mai !

C’est le 1er, je balance tout ! # 51 – Mars 2021

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

 Lectures graphiques

Abandon

Les diaboliques

Côté Top… J’ai fait deux excellentes lectures ce mois-ci, à savoir Le Rouge et le Noir de Stendhal lu en l’agréable compagnie de Maned Wolf  – un classique potentiellement redouté, mais surtout un roman psychologique passionnant – et Night Travelers de Rozenn Illiano – un roman onirique bouleversant dont je parlerai prochainement.
Question lectures graphiques, je ferai un petit bilan samedi, mais j’ai été particulièrement convaincue par la suite des aventures d’Épiphanie Frayeur dans Le temps perdu de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre ainsi que par La bête, une revisite sombre du Marsupilami par Zidrou et Frank Pé.

Côté Flop… Ce n’est pas difficile, avec seulement deux nouvelles lues entièrement sur six, Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly est indubitablement ma déception du mois.
Pour ce qui est des BD, j’ai été assez déçue par le manque de profondeur de Pénis de table de Cookie Kalkair, mais, encore une fois, on en reparlera.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La maison de l'ourse (couverture)La maison de l’ourse (et tout ce qu’elle contient), d’Emily Vast (2020)

Un très bel album qui m’a beaucoup parlé. Les illustrations de tous les petits trésors naturels récoltés par l’ourse ont fait plaisir à mon côté contemplatif. Le message – subtil – de cet album, relatif à l’accumulation et la possession, m’a touchée et a fait écho à des désirs et des réflexions personnelles. Beaucoup de poésie et de douceur dans les dessins et les mots d’Emily Vast

Les diaboliques (couverture)Les Diaboliques, de Jules Barbey d’Aurevilly (1874)

Ce recueil de six nouvelles d’histoires de femmes « diaboliques » traînait dans ma bibliothèque depuis des années et j’étais à la fois attirée par le côté sombre des récits et incertaine d’être séduite car, si les pavés classiques ne me font pas peur, je suis souvent passée à côté de nouvelles (Théophile Gautier, Carmen  de Mérimée…). Autant dire que le rendez-vous « Les classiques, c’est fantastique » et son thème de mars dédié aux livres que l’on croit détester, que l’on s’attend à ne pas aimer, tombait à pic : je ne suis pas férue de nouvelles et mes doutes concernant ce recueil étaient élevés. Malheureusement, si je ne lui dédie qu’une toute petite critique, c’est que mes doutes se sont confirmés. J’ai lu péniblement deux nouvelles et j’ai abandonné à la troisième (après avoir tenté de la lire en diagonale).
Pourquoi ?
Parce que c’est long. C’est insupportablement long. Avec des introductions à n’en plus finir, des descriptions qui occupent les trois quarts de la nouvelle, ces nouvelles démarrent au moment de s’achever, laissant une impression non pas glauque, surprenante ou marquante, mais juste un goût de « tout ça pour ça ? ».
En prime, les notes en fin de volume de mon édition apportent parfois des précisions intéressantes (pas toujours), mais en prime révèlent parfois des éléments de l’intrigue à venir, ce que j’ai trouvé très agaçant. Quand il se passe deux choses dans une nouvelle et que la fin est annoncée dans une note alors qu’il reste trente pages à lire, ça ne motive pas vraiment.
Bref, j’ai essayé de le reprendre, de persévérer, mais non, c’était trop d’ennui pour moi et les histoires en perdent toute saveur et tout impact.

Classiques détestés

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • Les classiques, c’est fantastique : Les Diaboliques, de Jules Barbey d’Aurevilly
  • PAL : 71 + 1 – 4, soit 68.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Même si je ne lis pas de romances contemporaines, j’ai beaucoup apprécié le coup de projecteur d’A livre ouvert sur la romance culinaire. Personnellement, j’ignorais qu’il s’agissait d’une catégorie à part entière et son article a parlé à la gourmande que je suis !

Une bulle de fantasy propose une chronique très complète soulignant tout le génie de la BD, Les Indes fourbes et fait découvrir en passant le destin malheureux de Guillaume le Gentil, savant du XVIIIe en manque de veine.

J’ai retrouvé dans la critique des Fantasy d’Amanda tout ce que j’avais aimé dans le roman Bordeterre, premier roman original de Julia Thévenot (aka l’inventrice de ce rendez-vous).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Quand Alberte Bly parle d’une série, c’est toujours efficace, le goût à aller chercher comment voir la série en question sitôt l’article lu. Dans le cas présent, c’est Kidding qu’elle met en lumière. Une série dont je n’avais jamais entendu parler, mais qui mérite de toute évidence que l’on y jette un œil !

Dans la catégorie « articles détaillés et passionnants », Hauntya est une reine et elle le prouve une fois de plus avec sa publication consacrée à la Gunpowder fantasy et le jeu GreedFall. Si j’y ai découvert un jeu qui semble riche et original, j’apprécie encore plus le coup de projecteur sur un sous-genre de la fantasy méconnu dont j’espère à présent croiser la route.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

Inside number 9

Découvrir la série Inside n° 9 ! C’est grâce à Alberte (encore) que j’ai découvert cette série très british et je me suis régalée. Quatre saisons de six épisodes, 24 histoires différentes remplies d’humour noir, 24 scénarios originaux et magistralement déroulés. 24 intrigues sources d’émotions, de malaise, d’angoisse exceptionnellement. 24 huis-clos portés par un duo d’acteurs fantastiques – aka Reece Shearsmith et Steve Pemberton –, entourés par une tripotée d’acteurs et d’actrices que vous aurez forcément vu dans d’autres séries ou films (le coup à se demander pendant tout l’épisode « mais où est-ce que je l’ai vu·e, bon sang ?! »). C’est noir, c’est dramatique, c’est bouleversant, c’est une merveille. Vous l’aurez compris, je me suis régalée avec cette série qui gagne illico une place particulière dans mon cœur.
Les quatre premières saisons (pourquoi pas la cinquième ?) sont disponibles librement sur Arte, donc aucune excuse pour ne pas découvrir cette série !

Et vous, quelles ont été vos meilleures (ou pires) lectures du mois ?
Avez-vous fait de belles découvertes ?
Pu passer de bons moments ?
Profité du soleil avant qu’il ne fasse trop chaud ?

Je vous souhaite un beau mois d’avril !

C’est le 1er, je balance tout ! # 49-50 – Janvier-Février 2021

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que ça m’arrive : j’ai raté le bilan de janvier. Du coup, ce sont des lectures de deux mois au lieu d’un que je vous parlerai ici !

Romans (et théâtre)

Lectures graphiques

Côté Top… Pour les lectures graphiques, c’est très simple : Harleen de Stjepan Sejic remporte clairement la palme de la meilleure lecture ! J’en reparle bientôt, mais cette lecture m’a émerveillée, m’a transportée, m’a sidérée, bref, j’ai été bluffée.
Côté romans (ou pièces de théâtre), je pense que ma lecture la plus mémorable reste la relecture de Phèdre de Racine, bien que retrouver Zola et Marie-Aude Murail soit un plaisir à chaque fois renouvelé et que Les sœurs Carmines m’ont fait passé de très bons moments !

Côté Flop… Un petit moins bien pour La guerre des mondes d’H.G. Wells. Je n’ai pas détesté, mais le manque d’émotions et d’attachement pour le personnage fait que je suis restée assez détachée de ce classique de la science-fiction.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

L’appel de la forêt, de Jack London (1903)

L'appel de la forêt (couverture)Je vous avais parlé de Croc-Blanc en novembre dernier, je ne vais donc pas réécrire une chronique complète sur L’appel de la forêt, sorti trois ans plus tôt, sachant que bon nombre de thématiques sont les mêmes. Sauf que le chemin parcouru par notre héros canin est l’inverse : cette fois, Buck, de bon chien domestique californien deviendra chien de traîneau avant de passer lentement à la vie sauvage du Grand Nord.
On retrouve des étapes similaires : des humains violents, des Indiens froids mais justes envers leurs bêtes, une fidélité incommensurable envers un maître bon et salvateur. Bien que non destiné à une telle vie, Buck, comme Croc-Blanc, se montre exceptionnel tant dans ses capacités de chien de traîneau que dans sa force, sa ruse et son intelligence.
Bien que plus court, L’appel de la forêt montre les mêmes qualités narratives qui son petit frère : l’immersion, à travers le regard de Buck, est particulièrement efficace et réjouissante tandis que la plongée dans le monde dur et impitoyable du Grand Nord reste fascinante. Une lecture entraînante et dépaysante.

 Jeannot, de Loïc Clément (scénario) et Carole Maurel (dessin) (2020)

Jeannot (couverture)Après Chaussette et Chaque jour Dracula, Loïc Clément poursuit ses « Contes des cœurs perdus » avec Jeannot. Une histoire – qui fait écho à Chaussette ! – sensible et poétique. Humour et désespoir s’entremêlent intelligemment dans cette BD doucement nostalgique. Le trait de Carole Maurel illustre à merveille cette histoire simple et sincère. Comme toujours avec cet auteur, une excellente découverte.

Côté challenges…

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’avais adoré La guerre des salamandres de Karel Capek et, en plus d’en parler très bien, Des livres rances m’a donné très envie d’approfondir ma découverte de cet auteur avec R.U.R.

Ma chronique sur ce livre avait été plus que succincte, mais celle de Maghily vous convaincra peut-être laisser une chance à Edith Wharton avec Le Temps de l’innocence.

Paul et Virginie est un livre sur lequel j’avais bon nombre de préjugés ; or, avec sa superbe chronique, tellement bien argumentée, Natiora m’a totalement fait changer d’avis et ce livre est rentré directement dans ma liste des livres à lire un jour !

Je m’aperçois que je n’ai jamais parlé d’Heartstopper d’Alice Oseman sur le blog, mais ce n’est pas grave car cela me permet de laisser parler Une bulle de fantasy ! (Par contre, je vous invite vraiment à lire cette superbe histoire si vous êtes à la recherche d’une pure bulle de douceur.)

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Et c’est là que je fais « oups ». Parce que je n’ai rien mis de côté et que j’ai de toute manière si peu été sur l’ordinateur (à part pour le blog) que je n’ai rien en stock…

Ah si, j’ai été fascinée cette vidéo de Max Bird sur les aigles d’Amazonie et le mimétisme stupéfiant d’un autre oiseau local. J’étais à deux doigts de devenir ornithologue après cette vidéo.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

 Euh… Pas beaucoup d’idées pour cette section. Janvier a été nul et, si février a été un peu mieux, ce n’était pas la fiesta tous les jours. Heureusement qu’il y a eu les livres et les rigolades avec une super collègue.

Ah, si, et j’ai découvert un jeu vidéo sublime (soyons bien d’accord, je n’ai pas vraiment d’éléments de comparaison, je suis novice) : Figment.

Figment 1

Si je dois lui faire un petit reproche, c’est de ne pas être très difficile, mais ce n’est pas si grave car c’est le voyage qui importe le plus. Ce jeu – qui nous plonge dans un esprit un peu en vrac – est juste magnifique. L’histoire est touchante et intelligemment racontée. Le graphisme est top, chaque partie du cerveau ayant une identité visuelle différente. Un voyage dépaysant sans quitter son crâne en somme. Et j’ai été bluffée par l’ambiance sonore : la musique est géniale et le travail sur les voix, notamment celles des cauchemars avec leurs chansonnettes, particulièrement réjouissant. C’était vraiment immersif, ça m’a parlé et ça m’a beaucoup touchée.

Un court bilan donc en dépit des deux mois qu’il recouvre.
Je vous souhaite de belles découvertes et de très bonnes lectures !