Bilan de mes lectures 2016

Pour la première fois, je fais un petit bilan de mes découvertes littéraires de 2016 avant de commencer 2017 avec de nouvelles critiques.

2016 est l’année où j’ai décidé de me consacrer plus sérieusement à ce petit blog. Par des publications plus régulières pour commencer, mais aussi en acceptant d’en parler autour de moi. Avant, c’était mon petit secret, plus maintenant. Ensuite, je lui ai offert un début de relooking avec des catégories mieux définies, une forme plus fixe pour tous les articles (ce qui m’a demandé pas mal de temps). Bientôt, si tout se passe bien, il aura également une nouvelle identité visuelle, plus personnelle, plus propre et plus jolie.

Mais passons maintenant au bilan de mes 122 lectures de cette année (un peu plus car j’ai parfois oublié de noter les BD).

J’ai lu beaucoup de littérature jeunesse pour mon plus grand plaisir (45 romans jeunesse), mais aussi de la BD et des livres audio (13, un record personnel, je pense). J’ai eu des déceptions (à commencer par celle qui m’a le plus attristée, Harry Potter et l’enfant maudit), mais j’ai fait de belles découvertes et j’ai eu plusieurs coups de cœur. Je réalise qu’il y a énormément de livres qui m’ont marquée cette année.

Parmi mes belles découvertes, je peux citer Neil Gaiman que je connaissais déjà, mais dont j’ai lu plusieurs livres cette année, Clémentine Beauvais qui m’a enchantée avec ses Petites Reines et surtout son merveilleux Songe à la douceur (il faut vraiment que je m’attelle à cette critique) ou encore les éditions iXe.

Mes coups de cœur…

… en littérature générale

M for MabelEn attendant BojanglesToutes les vagues de l’océanLe cirque des rêves (magique !) – Station Eleven

… en littérature jeunesse

Le Chaos en marcheVangoBleu Blanc SangQuatre sœursLes Autodafeurs

… en BD

La balade de YayaQuartier Western

… en livres audio

Des fleurs pour AlgernonKalavrita des mille AntigoneAlors voilà : les 1001 vies des UrgencesLa déesse des petites victoires

Pas de résolutions pour 2017, mais j’espère continuer à lire autant et diminuer un peu ma pile de livres à lire !

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Mes films préférés de l’année 2016

Je ne chronique pas assez de films à mon goût car je n’ai pas le temps, car je ne me sens souvent pas légitime pour chroniquer un film, mais je me rattrape un peu avec cette liste de mes dix films préférés.

Même si j’ai vu trente films de moins qu’en 2015 cette année, 2016 reste tout de même une bonne année pour le cinéma avec 78 films découverts en salles. Quelques déceptions, mais surtout beaucoup de plaisir et plusieurs gros coups de cœur.

Je vous propose de découvrir mes dix films préférés de l’année ainsi que cinq films supplémentaires qui se bousculaient au portillon pour entrer dans le Top Ten. Je vous les présente sans numéro car je suis incapable de les départager davantage.

Jodorowsky's Dune (affiche)Jodorowsky’s Dune, de Frank Pavich : le seul documentaire de ma sélection – même si j’ai également beaucoup aimé Le Bois dont les rêves sont faits de Claire Simon – m’a vraiment enthousiasmée. Il montre un homme incroyable, habité par un projet tentaculaire, qui a su réunir autour de lui une équipe incroyable. Fougue et passion sont les maîtres mots de ce film pendant lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde.

La saison des femmes, de Leena Yadav : un film épatant dont j’ai déjà longuement parlé dans l’une de mes rares chroniques « cinéma » ici !

Captain Fantastic, de Matt Ross : un drame familial tendre et émouvant, une réflexion sur l’éducation et la société, des acteurs remarquables et le rêve d’une vie à la marge – quoique quelque peu utopique – proposée par un père pas comme les autres. Magnifique.

Les animaux fantastiques, de David Yates : le film que j’attendais avec le plus d’impatience pour 2016 ne m’a pas déçue. Eddie Redmayne incarne un Newt Scamander touchant et sensible, j’ai été ravie de retrouver Ezra Miller (Credence) que je tiens pour un excellent acteur et de découvrir le personnage de Jacob (joué par Dan Fogler) que j’ai beaucoup aimé, les créatures sont variées et superbes – qu’elles soient rigolotes comme le Niffleur ou imposante comme l’Oiseau-Tonnerre – et on retrouve avec émerveillement toute la magie du monde des sorciers. J’ai été surprise par l’apparition de Johnny Depp que je n’aurais pas choisi pour incarner Grindelwald et un peu déçue par le jeu de Katherine Waterston (Tina) qui reste un peu larmoyant tout au long du film, mais cela n’a nullement gâché mon plaisir (si bien que je suis allée le voir deux fois).

Dernier train pour Busan, de Sang-Ho Yeon : les films d’horreur et les morts-vivants ne sont habituellement pas mon truc, mais il y a des exceptions. Dernier train pour Busan en est une. L’idée est simple, mais ce huis-clos mortel au rythme affolant m’a passionnée.

Divines, de Houda Benyamina : un premier film lumineux qui m’a totalement bluffée. Un ton juste et énergique, au plus près de la réalité et des moments d’une grande beauté et d’une force ébouriffante. L’actrice principale, Oulaya Amamra, est magnifique et nous emporte dans des instants sublimes.

Mademoiselle, de Park Chan-Wook : magnifique film, à l’esthétique envoûtante. Si les scènes de sexe entre les deux héroïnes m’ont laissée assez perplexe (car pas très convaincantes à mes yeux), j’ai été totalement embarquée par cette histoire aux rebondissements incessants, à l’ambiance sensuelle bien que parfois glauque. Je souhaite à présent découvrir les romans de l’auteure britannique Sarah Waters, le film de Park Chan-Wook étant inspiré du livre Du bout des doigts. 

Ma vie de courgette, de Claude Barras : le premier film d’animation de ma sélection peut compter sur un scénario atypique, horriblement dur et tendre à la fois. Les petits héros affrontent tous des situations difficiles – maltraitances, placement à l’orphelinat… –, mais le soutien de leurs copains et une sacrée réserve de bonne humeur les aident à tenir le coup. A travers un remarquable travail de stop motion, Claude Barras nous présente des personnages fabuleusement expressifs. Bouleversant.

Le Garçon et la Bête, de Mamoru Hosoda : trois films d’animation dans mon Top Ten, dont l’un venu du Japon. L’humour, ce monde des bêtes qui cohabite avec celui des humains, la relation qui va naître entre Kyuta et Kumatetsu

Zootopie, de B. Howard, R. Moore et J. Bush : j’ai hésité entre Kubo et Zootopie, mais je dois reconnaître que j’ai adoré ce nouveau Disney qui m’a beaucoup amusée avec ses nombreux jeux de mots, clins d’œil et autres traits d’humour. J’ai également été époustouflée en vrac par l’esthétique du film, notamment lors de la découverte de Zootopia avec ces différents écosystèmes, par sa galerie de personnages tous différents et bien caractérisés (les paresseux sont devenus cultes depuis Zootopie), par son message de tolérance, par son scénario qui ne s’essouffle pas (même si on devine assez vite le méchant de l’histoire).

Bonus : les cinq repêchés