Bilan de mon année livresque 2021 et souhaits pour 2022

Adieu 2021…

Je ne pensais pas que c’était possible, mais j’ai encore moins lu en 2021 qu’en 2020. Ce n’est pas moi qui vais vous filer des complexes avec des chiffres inconcevablement élevés. Je cumule donc 58 romans, 68 lectures graphiques (BD, comics, mangas) et… 5 non-fiction. C’est tout à fait misérable face à d’autres blogueuses, mais je n’en conçois aucun dépit, ce qui me rassure. Les explications : une réorientation professionnelle avec reprise d’une formation à domicile et stages, le partage avec d’anciens et nouveaux loisirs (amigurumi, puzzles, jeux vidéo, jeux de société, films et séries), l’incapacité de résister au sommeil le soir, du temps en famille cet été et cet hiver… Bref, le choix d’accorder du temps à d’autres choses et mon incapacité à me forcer à lire plus ou plus vite.

Si je suis incapable d’établir des classements et des préférences précises, je vous propose mes dix meilleures lectures en romans (tous genres confondus) et en lectures graphiques.

Romans

Les Rougon-Macquart, tomes 2 et 3, La curée & Le ventre de Paris Phèdre Night Travelers Le Livre des Martyrs, tomes 1 et 2, Les jardins de la lune & Les portes de la maison des morts Et quelquefois j’ai comme une grande idée (probablement LA lecture la plus marquante, encore améliorée par une lecture commune avec Coline) – Des souris et des hommes La maison au milieu de la mer céruléenne Les groseilles de novembre

 Lectures graphiques

Harleen Dans la tête de Sherlock Holmes, tome 1 – L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur, tome 2 – Les Ogres-Dieux (toute la série) – Ama, le souffle des femmes Géante Peau d’homme Pucelle, tomes 1 et 2 – Moi, ce que j’aime, c’est les monstres

Flops

Malheureusement, les erreurs, les mauvais choix, les déceptions font aussi partie de la vie d’une lectrice et l’année fut aussi marquée par des lectures tièdes, voire catastrophiques (Chroniques d’Espérance en tête)… et quelques abandons.

Le lac Les Diaboliques Journal de prison 1959 La nuit des labyrinthes

En ignorant les séries de BD ou mangas, l’autrice la plus lue est Rozenn Illiano : je ne crois pas avoir déjà lu autant de livres – ne faisant pas partie d’une saga – d’une même romancière (ou d’un même romancier) dans une même année. J’ai vraiment mis un bon pied dans son Grand Projet cette année avec Night Travelers, 18.01.16, Le rêve du prunellier, Elisabeta et Érèbe.

Depuis un ou deux ans, je poursuis l’envie de diminuer ma PAL, de la réduire à une vingtaine de romans pour renouer avec le plaisir de la spontanéité quant au choix de mes lectures. Je suis passée de 70 à 56 livres, autant dire que ce n’est pas un résultat mirifique et que les livres continuent d’affluer dans ma PAL sans que je ne les voie arriver. Les efforts seront donc à poursuivre dans l’année…

… et bonjour 2022 !

Je n’ai pas l’intention de me fixer des objectifs chiffrés qui sont à présent contraires avec mon envie primordiale de vivre des lectures plaisirs, de lire ce que j’ai envie comme j’ai envie (même si cela implique parfois de ne pas lire par désir de faire autre chose). Cependant, voici quelques envies livresques et petits challenges à relever en 2022.

  • Réduire ma PAL…

… et passer sous les 40 titres ?

  • Continuer la découverte des Rougon-Macquart

Je reste dans l’idée de lire deux titres de cette longue saga dans l’année, ce qui m’emmènera à la découverte de La conquête de Plassans et La faute de l’abbé Mouret.

  • En sortir 22 en 2022 ?

En sortir 22 en 2022Empruntant l’idée à Moka, je tente le défi de sortir 22 livres de ma PAL cette année. Pour être honnête, je n’escompte pas réussir à 100% ce challenge, mais je ne perds rien à essayer. Et peut-être pourrais-je ainsi entamer l’année 2023 (quel horizon lointain !) avec une PAL résolument plus mince !

Voici donc les titres sélectionnés, sans ordre de lecture…
1 – Mes vrais enfants, de Jo Walton – Parce que cadeau de Noël 2020.
2 – L’autre moitié du soleil, de Chimamanda Ngozi Adichie – Parce que cadeau de Noël 2019.
3 – Sorcières, la puissance invaincue des femmes, de Mona Chollet – Parce cadeau de Noël 2018 (hum).
4 – La Horde du Contrevent, d’Alain Damasio – Parce que ça suffit de repousser la lecture des livres qui me font le plus envie (combattons nos mauvaises habitudes !).
5 – Stardust, de Neil Gaiman – Parce que Neil Gaiman.
6 – La rivière pourquoi, de David James Duncan – Parce que Monsieur Toussaint Louverture.
7 – Personne ne gagne, de Jack Black – Parce que Monsieur Toussaint Louverture bis.
8 – Le dernier stade de la soif, de Frederick Exley – Parce que Monsieur Toussaint Louverture ter (monomanique, moi ?).
9 – The Jungle Book, de Rudyard Kipling – Parce qu’illustré par MinaLima et parce que lire en anglais ne me ferait pas de mal.
10 – Québec Bill Bonhomme, d’Howard Frank Mosher – Parce que je ne sais pas de quoi parle ce livre mais que ça me dit bien de partir au Canada.
11 – Fille noire, fille blanche, de Joyce Carol Oates – Parce que ce livre m’était tombé des mains il y a très longtemps et qu’il est temps de réessayer.
12 – Au zénith, de Duong Thu Huong – Parce que j’avais beaucoup aimé d’autres livres d’elle-même si je les ai oubliés depuis.
13 – La conquête de Plassans, d’Emile Zola – Parce que c’est le prochain Rougon-Macquart à lire.
14 – La faute de l’abbé Mouret, d’Emile Zola – Parce que je veux en lire deux par an.
15 – Town, de Rozenn Illiano – Parce que je continue l’exploration de son œuvre.
16 – Le livre des martyrs, T3, Les souvenirs de la glace, de Steven Erikson – Parce que j’ai très très envie de poursuivre cette sage même si ses 1150 pages me font peur.
17 – Les mystères d’Udolphe, d’Ann Radcliffe – Parce que classique qui m’intéresse beaucoup depuis très longtemps.
18 – Les raisins de la colère, de John Steinbeck – Parce que j’ai eu un immense coup de cœur pour Des souris et des hommes en 2021.
19 – La mélancolie du monde sauvage, de Katrina Kalda – Parce qu’il serait temps que je lise ce livre qu’une amie m’a offert.
20 – Superstition, de David Ambrose – Parce que cette histoire de fantôme est dans ma PAL depuis des siècles et qu’il serait temps de lui laisser une chance.
21 – Le pavillon d’or, de Yukio Mishima – Parce que je n’ose toujours pas me lancer dans La mer de la fertilité (toujours potentiellement partante, Alberte ?).
22 – Bienvenue au club, de Jonathan Coe – Parce que je n’avais pas franchement accroché à La pluie, avant qu’elle tombe et que je ne veux pas trimballer celui-là pendant des années.

En sortir 22 en 2022

  • Un genre par mois

Un genre par moisGrâce à Light and Smell, j’ai découvert le challenge Un genre par mois créé par Chez Iluze et j’ai décidé de me prêter au jeu vu qu’il n’est pas trop contraignant. Pas de pression et tant pis si je rate un mois.

Le programme de l’année :
Janvier : fantasy ou aventure
Février : science-fiction
Mars : historique (roman, documentaire, romance historique…)
Avril : bulles graphiques (BD, romans graphiques, mangas, comics…)
Mai : jeunesse et young adult (albums, romans…)
Juin : non fiction
Juillet : thriller, policier, polar
Août : classique ou pièce de théâtre
Septembre : nouvelle ou novella
Octobre : fantastique ou horreur
Novembre : contemporain
Décembre : romance

Je ne vais pas donner de titres prévisionnels car cela se fera aussi en fonction des autres challenges, du rendez-vous « Les classiques, c’est fantastique », des 22 titres cités plus haut, etc. Mais à part pour ce qui est de la romance, je pense que je ne manquerai pas de matière !

Voilà pour ce bilan qui conclut une timide année de lectures.

Quels sont vos souhaits livresques pour 2022 ? Lectures, challenges et rendez-vous, PAL… quels sont vos projets littéraires ?

Je vous souhaite à tous et à toutes de très belles lectures,
des découvertes surprenantes aux relectures confortables !

Coup d’œil sur 2020 et souhaits livresques pour 2021

Manquant un peu de motivation pour les longs articles, je ne fais pas faire un bilan détaillé de mes lectures de 2020. Si, pour beaucoup, 2020 fut une année faste pour la lecture, ce n’est pas vraiment mon cas, même si je ne suis aucunement frustrée de ne pas avoir lu davantage. J’ai très peu lu pendant le premier confinement, passé chez mes parents et occupé à d’autres loisirs ; deux déménagements ont ponctué l’année ; quant au second confinement, je venais de reprendre le travail en présentiel uniquement. J’ai donc lu 75 romans et 51 BD/mangas/romans graphiques, et parmi cela, tant de belles lectures que j’aurais l’impression de vous sortir ma liste de l’année si je les listais ici. Voici cependant une ribambelle de quinze lectures marquantes, en vrac, sans ordre ni classement.

(Le vieux bouquin de l’avant-dernière ligne, c’est Quo Vadis d’Henryk Sienkiewicz.)

Pourtant, si je devais n’en choisir qu’un, exceptionnellement, le choix serait assez évident. En effet, un livre se détache des autres, un livre totalement inattendu : L’homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kivirähk. Ce livre estonien m’a étonnée et ravie d’un bout à l’autre. J’ai lu bien des livres formidables, mais celui-ci est le plus surprenant, le plus riche, le plus particulier, bref, en un mot comme en cent, le plus incroyable de tous.

L'homme qui savait la langue des serpents (couverture)

***

Sur ce, tournons-nous vers 2021 et l’avenir radieux qui nous attend là-bas (non), ou plutôt vers mes envies livresques que je respecterai ou pas.

Tout d’abord, je reste dans l’optique de vider ma PAL ou, tout du moins, de la descendre aux alentours des vingt romans. Plus les mois passent, plus je constate que cette accumulation ne me convient plus. Je préférerais laisser davantage de place aux choix spontanés (dans les librairies mais aussi et surtout dans les bibliothèques municipales, amicales ou familiales qui m’entourent). Elle a encore eu droit à un petit tri en janvier, mais je pense avoir atteint les limites de cette stratégie car les titres restants me tentent vraiment.
Lorsque j’ai fait un premier comptage de ma PAL en janvier dernier, celle-ci s’élevait à 117 titres, sachant que je ne compte pas mes nombreux classiques (notamment sous forme d’intégrales) qui sont des lectures qui s’étaleront au fil des ans. Je suis actuellement à 70 titres, ce qui constitue une diminution honorable à mon goût. Si je continue comme ça, ma PAL l’an prochain aura la sveltesse que je lui souhaite !

De plus, ma PAL regorge de romans qui me font terriblement envie. L’essai Sorcières, de la littérature contemporaine ainsi que quelques pavés de fantasy… Seulement, je suis étrange et j’ai tendance à repousser les lectures qui me font le plus rêver, à attendre le bon moment, celui qui m’offrira tout le loisir de me blottir sur le canapé pour lire de tout mon saoul. Il serait donc bon de combattre cette manie et de sortir enfin de leur veille ces livres si alléchants. Petite sélection :

  • L’autre moitié du soleil, de Chimamanda Ngozi Adichie ;
  • Les Lames du Cardinal, de Pierre Pevel ;
  • Et soudain j’ai comme une grande idée, de Ken Kesey ;
  • Le Livre des Martyrs, de Steven Erikson ;
  • Night Travelers, de Rozenn Illiano ;
  • La Horde du Contrevent, d’Alain Damasio ;
  • Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, d’Emil Ferris ;
  • La nuit des lucioles, de Julia Glass ;
  • et évidemment Les groseilles de novembre, d’Andrus Kivirähk.

Ensuite, j’ai actuellement une folle envie de classiques. Littérature française ou anglaise, théâtre, classiques de la SF à relire… je n’ai que l’embarras du choix et voici quelques titres, piochés dans ma PAL, qui me réjouissent d’avance :

  • Le ventre de Paris et La conquête de Plassans, troisième et quatrième volumes des Rougon-Macquart, d’Émile Zola ;
  • Des souris et des hommes, de John Steinbeck ;
  • Mansfield Park, de Jane Austen ;
  • Hamlet, de William Shakespeare ;
  • Le Rouge et le Noir, de Stendhal
  • Demain les chiens, de Clifford D. Simak ;
  • Le tour du monde en 80 jours, de Jules Verne.

J’ai, en outre, rejoint le rendez-vous littéraire « Les classiques, c’est fantastique » de Moka, qui me fera probablement sortir d’autres ouvrages trop longtemps ignorés.

Cependant, avant tout, je veux me faire plaisir et lire à mon rythme. Je n’ai aucun objectif quantitatif, je veux simplement lire quand j’en ai envie et ne pas me mettre martel en tête si, à tel ou tel moment, je préfère consacrer mon temps à d’autres loisirs (notamment les jeux vidéo auquel j’ai envie de m’intéresser).

Belles lectures à tous et à toutes !

C’est le 1er, je balance tout ! # 36 – Décembre 2019 & Tout petit bilan 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie est un livre que j’ai adoré du début à la fin, que j’ai trouvé juste, intelligent, intéressant, vivant. Je l’attendais depuis un moment et je n’ai absolument pas été déçue.
(J’aurais aimé parler ici du quatrième tome de La Passe-miroir, mais pour les raisons que vous pourrez lire un peu plus bas, ça n’a pas été une lecture aussi parfaite qu’Americanah.) (Mais c’était quand même très très bien !)

J’ai beaucoup parlé bulles ce mois-ci avec d’excellentes découvertes, notamment Speak d’Emily Carroll et Les Indes fourbes d’Ayroles et Guarnido qui ont su toutes deux m’enthousiasmer et me séduire tant scénaristiquement que graphiquement. (J’ai lu plusieurs autres très bons romans graphiques, mais parfois un peu moins plaisants par l’histoire ou par le dessin.)

Côté Flop… La Belgariade de David Eddings n’a pas su me convaincre comme je l’explique ci-dessous. J’ai peiné à lire le premier et j’ai abandonné le second tome. Tant pis pour moi.
(J’ai également abandonné un autre livre en décembre, Solos d’amour, un recueil de nouvelles signé John Updike. N’étant pas franchement friande des nouvelles, il en faut des très bonnes pour me convaincre et celles-ci n’y ont pas réussi.)

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La Belgariade, T1, Le pion blanc des présages, de David Eddings (1982).

La Belgariade T1 (couverture)J’avais récupéré (il y a quelques années…) les cinq tomes de La Belgariade, ceux de La Mallorée et les deux  tomes de Belgarath le sorcier : dans l’idée de vider ma PAL, je me suis dit que commencer ces douze volumes seraient déjà un beau progrès. Sauf que… Sauf que je me suis ennuyée.
Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue terriblement classique. Je ne lui en aurais pas tenue rigueur si elle avait su m’intéresser (j’ai par exemple adoré ma relecture de L’Héritage qui ne renouvelle pas vraiment le genre), mais j’y ai vu trop de similitudes avec Tolkien et son Silmarillion : les Silmarils sont remplacés par l’Orbe, il y a des dieux dont un renégat qui est devenu le grand méchant comme Melkor chez Tolkien, etc.
En outre, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages très stéréotypés
(le gros plein de muscles, le petit malin, le vieux sage, la puissante sorcière mais qui est aussi très – trop – protectrice envers celui qui doit sauver le monde…) sans compter ce héros trop passif (et trop infantilisé) dans ce premier volume.
En dépit de quelques passages sympathiques, je n’ai pas réussi à me prendre au jeu et à m’immerger dans ce monde. J’ai néanmoins voulu offrir une chance à la suite, mais, voyant que les premiers chapitres continuaient à ne susciter chez moi que du désintéressement, j’ai abandonné l’idée de découvrir cette saga. (Du coup, le – 12 dans ma PAL est survenu bien plus vite que prévu…)
(Challenge de l’imaginaire)

La Passe-miroir, T4, La tempête des échos, de Christelle Dabos (2019).

La passe miroir 4 (couverture)Ah, ce quatrième et ultime tome de La Passe-miroir. Depuis le temps qu’on l’attendait ! Après ma relecture des trois premiers, j’étais fin prête à découvrir le fin mot de l’histoire.
C’est un tome que j’ai lu très lentement. Pour le savourer d’une part, pour tenter d’élucider le mystère d’autre part. J’ai lu et relu des phrases pour comprendre ce qui était caché derrière, persuadée que la clé de toutes les questions était quelque part. J’avais l’impression qu’un truc était sous mon nez et que j’étais totalement à côté de la plaque ; pendant un moment, je n’avais aucune idée d’où on m’emmenait et comment et pourquoi. Verdict : je ferai une piètre détective. Certes, j’ai réussi à deviner certains éléments, sans pour autant les expliquer, et ce, principalement parce qu’il me manquait un élément très important, le cœur de tout. Christelle Dabos a réussi à aller là où je ne l’attendais pas, à pousser encore davantage son imagination. Jonglant entre passé, présent et futur, ce qui est, ce qui aurait pu être, ce qui aurait dû être, elle nous offre un très bon final qui ne m’a pas déçue. (Certes, je m’attendais à un effet plus « aaaah mais oui, mais c’est génial ! », mais c’est avant tout une conséquence de l’attente qui m’a fait me monter le bourrichon !). En revanche, j’ignore ce que j’éprouve vraiment vis-à-vis de cette fin ouverte : bonne idée ou non ? plaisir d’imaginer une suite – sauf que je sais que mon imagination n’égalera jamais celle de Christelle Dabos – ou frustration ?
C’est un tome très dense dans lequel notre petite Ophélie pousse toujours plus loin les portes de la vérité pour se connaître et comprendre qui elle est. Elle est vraiment au cœur du récit, mais d’une façon qui éclipse tous les autres. Y compris Thorn, même si le duo qu’elle forme avec lui est toujours aussi parfait bien que bourré d’imperfections (j’aime les paradoxes…) : moi qui ne suis pas romance, je dois avouer que ces deux-là m’auront enchantée d’un bout à l’autre. En revanche, mon plus gros reproche – allons-y – concerne les personnages secondaires dont l’utilisation est catastrophique. Après avoir été délaissés dans le troisième tome, j’aurais aimé qu’ils reviennent sur le devant de la scène. Tous ces personnages que l’on a tant aimés dans les deux premiers opus, quelle tristesse, quelle déception de les voir ainsi effacés… Idem pour Victoire : pour être honnête, je n’ai pas compris à quoi elle servait, ce qui m’a désappointée car ses apparitions dans La mémoire de Babel m’avait bien intriguée. Elle n’est pas la seule à ne pas avoir joué le rôle auquel je m’attendais, il y a un effet « beaucoup de bruit pour rien » autour de certains protagonistes. (J’aurais bien aimé changer d’arche aussi, histoire de voir du pays…)
Indubitablement le livre le plus complexe de la saga. Même s’il n’est pas parfait, même si je lui fais des reproches – même si Les disparus du Clairdelune restera mon favori –, ça a été un incroyable moment de lecture. Le monde créé par Christelle Dabos est incroyablement riche, sa plume est toujours aussi captivante et époustouflante, elle a imaginé un scénario auquel je ne m’attendais absolument pas, et je pense que ce dernier tome se bonifiera dans une relecture. Ça restera définitivement une excellente saga.
(Challenge de l’imaginaire)

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 29/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 7, soit 71/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 400, soit 1475 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 17/20.

2020 sera beaucoup plus tranquille à ce niveau-là. A part la Coupe des Quatre Maisons qui s’étale sur une année scolaire et non civile et mes deux challenges illimités dans le temps, je n’en ferai aucun. Se rappeler des challenges, gérer les notes, les pages, les formulaires, etc., tout cela me demande un temps que je n’ai plus envie d’y consacrer.
Même si j’aime beaucoup Voix d’autrices, je ne le renouvellerai pas : les catégories sont si précises – notamment toutes celles qui demandent des genres que je lis pas/peu (manga, espionnage, épouvante, policier, romance…) – que je ne trouve pas de quoi les remplir dans ma PAL et beaucoup d’autrices lues sont donc inutilisées. J’y reviendrai peut-être quand j’aurais plus de temps pour aller faire des découvertes de nouveaux genres.
Alors, adieu Voix d’autrices et Imaginaire !

En 2020, mon seul challenge sera celui de vider ma PAL ! Limiter les lectures provenant d’ailleurs et refaire un tri (merci le déménagement qui devrait me stimuler un peu) pour avoir fin 2020 une PAL de taille raisonnable ! Je ne compte pas la faire disparaître, simplement pouvoir me permettre d’emprunter des livres à droite à gauche sans me dire « j’en ai déjà tellement à lire… ». Grâce aux six livres que j’ai eu à Noël (je triche un peu car je ne compte pas le catalogue de l’exposition Tolkien…), je commence l’année avec 117 livres. Je vous dis rendez-vous l’an prochain pour le verdict ?

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Comme je ne suis pas chez moi et que je ne suis pas inspirée pour passer des heures sur mon ordinateur, vous m’excuserez la présentation succincte de ses blogs dont je tiens néanmoins à vous parler.

Ce mois-ci – avant que je ne déserte la blogosphère pour quelques jours semaines – j’ai découvert deux chroniques littéraires que j’ai adorées : celle de Moka sur Les riches heures de Jacominus Gainsborough de Rébecca Dautremer (dont je vous ai aussi parlé bien plus brièvement) et celle de la Geekosophe sur Circé de Madeline Miller (le genre de critique après laquelle on se dit « je dois vraiment lire ce bouquin, il a tout pour me plaire ! »).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Récolteuse a publié de nouvelles illustrations de son fascinant projet Peculiar Maelstrom et ses dessins sont à la fois poignants, viscéraux et évocateurs. Ses idées comme son coup de crayon m’intéressent, me plaisent et me parlent, je vous invite donc à les découvrir (et à fouiller un peu sur son site tant que vous y êtes) !

Alberte Bly a publié un petit article pour découvrir le cinéma coréen et cela fait très envie. J’en ai donc ajouté trois à ma liste de film à voir et je me joins à elle pour vous recommander chaudement Mademoiselle et Dernier train pour Busan !

Si les « films de Noël » ne sont pas plus ma tasse de thé que les « livres de Noël », Aliks m’a fait ajouter Klaus directement à ma liste Netflix ! Ce film d’animation a l’air bien sympathique par son histoire et magnifique par son graphisme !

Sans originalité, Joker de Todd Phillips a été une claque (et je crois que je l’ai encore plus aimé au second visionnage !) et ça m’a fait très plaisir de retrouver les Jolis Choux Moustachus – qui se font un peu rare – pour un article à quatre mains sur ce film !

Autre coup de cœur, le retour du Xavier Dolan que j’aime avec Matthias & Maxime. Vu que je n’ai plus le courage/l’envie/la patience d’écrire des articles cinéma, je vous renvoie vers l’article de la Tête en Claire avec une chronique que je valide à 100%.

Si vous êtes désœuvré·e pendant ces vacances de Noël et que vous buvez du thé et que vous aimez les marque-pages, Mademoiselle Cup of Tea vous montre comment combiner tout ça pour un résultat plutôt chouette. (Par contre, le thé doit être en sachet, ce qui n’est malheureusement pas mon cas…)

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

 Je n’ai encore rien fait (le boulot va arriver dans les deux mois à venir), mais je vais déménager ! Je quitte la Bretagne pour l’Auvergne, ce qui est fichtrement une bonne nouvelle ! S’annoncent donc deux mois placés sous le signe de « recherche maison + cartons + déménagement »…

Sinon, j’ai bien débuté le mois avec une virée à Paris (mais j’en ai déjà parlé dans le bilan précédent, donc je ne vais pas vous refaire le topo même si c’était chouette) et j’ai enfin visité le Naia Museum à Rochefort-en-Terre (Morbihan) ! « Le musée des arts de l’imaginaire ». Un musée qui me faisait de l’œil depuis des mois. Je ne peux que conseiller cet endroit qui fourmille d’imagination et de créativité exprimées par de multiples moyens et par des artistes très différent·es. Dessin, arts numériques, sculptures, utilisation de crânes… l’endroit est fascinant. J’aurais pu rester des œuvres devant certaines œuvres, captivée par ce qu’elles m’évoquaient, par les créatures auxquelles elles donnaient vie, par la façon dont elles se dressaient devant moi, par mille autres raisons. C’est un endroit magique, hors du monde, enserré dans les vieilles pierres du château. Malheureusement, nous n’étions pas équipés pour affronter la pluie battante et le vent puissant qui ont un peu gâché notre contemplation des œuvres extérieures. Les collections et l’agencement sont repensés chaque printemps pour proposer une expérience toujours renouvelée. Je quitte la Bretagne, mais si j’ai l’occasion d’y revenir en vacances, je repasserai avec plaisir au Naia Museum !
(Et si vous voulez en prendre plein les yeux – et en savoir un peu plus par la même occasion – je vous conseille le très chouette article de Marie qui prend de bien plus belles photos que moi (si j’en prenais).)

***

Je ne pense pas faire de bilans, de tops, de statistiques ou articles dans le genre,
je vous offre donc un petit panorama en vrac
de mes excellentes lectures et de mes plus surprenantes découvertes
de l’année 2019.

Cette année, j’ai aussi lu
plus d’une centaine de bandes dessinées et de romans graphiques.
Eux aussi ont droit à leur petit panorama…

***

Pour finir…
mes trois envies pour 2020

  • Réduire ma PAL (comme je l’ai déjà dit moult fois) ;
  • Lire un, idéalement, deux Zola (à ce rythme, j’aurais lu les vingt tomes des Rougon-Macquart dans dix ans) ;
  • Relire Notre-Dame de Paris.

***

Voilà pour 2019 !

Et vous ?
Êtes-vous content·es de vos lectures de l’année ? Avez-vous des souhaits (des résolutions pour les plus motiver d’entre vous) pour 2020 ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 25 – Janvier 2019 + Petit bilan 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan est sans aucun doute ma meilleure lecture du mois niveau roman. Un huis-clos et un monde immense en même temps, un texte complètement envoûtant, une lecture que j’ai savouré après l’avoir fait mijoter pendant un an.
Côté comics, j’ai fini la lecture des intégrales de Preacher de Garth Ennis et Steve Dillon. Un Dieu qui a abandonné le paradis, un prêcheur habité par une puissance supérieure née d’un ange et d’une démone, une fille qui tire plus vite que son ombre, un vampire irlandais, du sang du sang et des tripes en veux-tu en voilà, je vous reparle de tout ça prochainement.

Côté Flop… La palme est remportée par Méfiez-vous des enfants sages de Cécile Coulon. Après avoir adoré Le rire du grand blessé (ma chronique arrive un de ces jours), je me suis plongée avec enthousiasme dans cette nouvelle lecture… pour rapidement déchanter. L’histoire m’a laissée de marbre, les personnages ne m’ont pas touchée bien qu’ils ne soient pas inintéressants, j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 1915 + 370, soit 2285 points pour Poudlard
  • Crazy Christmas : 2 livres lus, fin du challenge (mon score minable n’est pas une surprise : deux mois est un délai bien trop court pour moi qui aime laisser venir les lectures selon les envies du moment et non selon un programme bien établi) ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 1/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : 1/36 (j’ai lu plusieurs livres relevant de la SFFF, mais pour l’instant La Maison dans laquelle est ma seule lecture chroniquée) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Histoire naturelle de bibliophile, alias Babitty Lapina, m’a donné envie de me replonger dans Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. J’en avais lu quelques-uns avant de progressivement arrêter mon exploration de cet univers loufoque et génial. Je reprendrais un jour, c’est presque certain, quand ma PAL aura diminuée (parce que, oui, ça arrivera un jour).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Moustache (des Jolis choux moustachus) m’a impressionnée avec une belle et sensible chronique du film Dans la cour de Pierre Salvadori. Le film saura-t-il me toucher autant que ses mots ?

Si les essais vous font peur, allez donc lire Ada (La Tournée de livres). Son article sur « Comment lire des essais ? » est à la fois déculpabilisant et incroyablement motivant.

Callmeluh m’a appris que les livres de Leigh Bardugo – l’autrice de Grisha, Six of Crows et Le Chant des roncesvont être adaptés par Netflix. Si je redoute le résultat (je pars toujours très sceptique pour les adaptations), il n’empêche qu’il va falloir que je me mette un coup de pied aux fesses pour lire Grisha et Le Chant des ronces (qui m’attend dans ma PAL depuis Noël).

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Et si on zappait cette catégorie dans laquelle je n’ai rien à mettre pour parler de mes espoirs concernant la lecture pour cette nouvelle année ? Parce que j’ai un peu la flemme de faire une vraie rétrospective de l’année passée en fait…

Mes meilleures lectures de 2018 en images :

The Weight of WaterWe Come ApartSandman
Les Carnets de Cerise, T5 – Watership DownShining
Les Cancres de RousseauLe Sommet des dieux – Autobiographie d’une courgette
Dans la forêtJe suis ton soleilJe suis une légende
Le HobbitLe SilmarillionLe Seigneur des Anneaux (oui, j’aime Tolkien)

Et puis, il y a eu Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu. Un roman énorme, pas évident au début, mais captivant une fois lancée, une lecture longtemps repoussée (le temps de me faire à l’idée sans doute), mais dont je suis assez fière et qui m’a procurée un immense plaisir.

Le Dit du Genji (couverture)

Sinon, j’ai jeté un coup d’œil sur les espoirs livresques que j’avais annoncé pour 2018 et le bilan n’est pas terrible.

1er espoir :
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo).

J’ai un peu vidé ma PAL certes, mais essentiellement en donnant beaucoup de livres que je n’aurais probablement jamais lus. Cependant, j’ai tout de même lu Le Dit du Genji et La Maison dans laquelle, c’est un début (tous les autres restent donc d’actualité…).

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

Sur les trois autrices citées, je n’ai lu que Margaret Atwood avec son C’est le cœur qui lâche en dernier (qui ne m’a pas vraiment emballée). Sinon, je n’ai pas tenu le compte, je pense que les hommes sont toujours les plus présents dans mes lectures, mais les femmes n’y sont pas invisibles pour autant.

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

Sans avoir tenu de statistiques précises (j’ai essayé, puis je me suis emmêlée les pinceaux et j’ai laissé tomber), je pense que le bilan était bien partagé entre littérature jeunesse et vieillesse et je suis très satisfaite de mes lectures de l’année (sauf question romans en VO, là, seule Sarah Crossan a eu toute mon attention).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Rien de rien, néant, nada, je n’ai rien lu, les classiques ont été snobés en 2018.

Bref, la conclusion ? Je suis complètement nulle pour tenir des résolutions (c’est bien pour ça que je n’en prends jamais), mais je vais tout de même me pencher sur les souhaits pour cette année. Je veux :

  • Continuer à vider ma PAL ;
  • Lire plein de SFFF ;
  • Lire plus de BD, romans graphiques, voire comics (maintenant que les bibliothèques de ma région se sont mises en réseau, le choix va être plus intéressant) ;
  • Me faire plaisir et lire au rythme que je veux sans me mettre la pression, peu importe si j’en lis cinquante ou cent cinquante (sauf que ma PAL diminuera plus vite dans un cas que dans l’autre, mais on verra bien).

Quelques livres que j’aimerais lire en 2019 :

  • Les Misérables, de Victor Hugo
  • La mer de la fertilité (4 tomes), de Yukio Mishima
  • Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie
  • Apple and Rain, de Sarah Crossan
  • Deux Rougon-Macquart, d’Emile Zola
  • Les Royaumes crépusculaires (intégrale), de Mathieu Gaborit
  • Des sorciers et des hommes, de Thomas Geha
  • La horde du Contrevent, d’Alain Damasio
  • Contes et légendes inachevées, de J.R.R. Tolkien
  • Finir ma relecture de la trilogie des Fourmis, de Bernard Werber
  • Grisha (3 tomes) et Le Chant des ronces, de Leigh Bardugo
  • Le nom du vent, de Patrick Rothfuss
  • Ne suis-je pas une femme : femmes noires et féminisme, de bell hooks

Pour finir, je vous souhaite de belles lectures et n’hésitez pas à venir discuter de vos lectures du mois, de l’année, de vos espoirs secrets pour 2019, de vos envies de lectures communes (je ne suis pas très douée pour planifier des lectures, mais ça peut se faire quand même évidemment), de ce que vous voulez !

Bilan de mes lectures 2017

Après une année complète sans baisse de régime, avec une belle régularité et surtout de magnifiques lectures, c’est l’heure du bilan !

142 livres lus cette année. Plus ou moins car je ne note jamais les albums et j’oublie parfois les BD. La littérature de jeunesse a, pour la seconde année consécutive, largement pris le pas sur mes autres lectures, ce qui justifie le Top 10 pour cette littérature et les Top 5 pour les deux autres catégories.

En 2017, j’ai poursuivi mon exploration de la formidable collection Exprim’ chez Sarbacane (et ça va continuer en 2018 pour que quatre de leurs romans m’attendent dans ma PAL), j’ai découvert le travail de Brian Selznick et j’ai mis un orteil dans le monde des comics avec Sandman. J’ai lu six livres en anglais, ce qui n’est pas énorme, mais qui m’a redonné l’envie de lire davantage en VO.

TOP 10 – LITTÉRATURE JEUNESSE

  1. One/Inséparables, de Sarah Crossan (suivi de Moonrise)
  2. Dans le désordre, de Marion Brunet
  3. Lettres d’un mauvais élève, de Gaia Guasti (dans le même genre « petit format, grosse claque », il y a aussi eu L’enfaon, d’Eric Simard)
  4. Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, d’Hervé Giraud
  5. Illuminae, 2 tomes, de Jay Kristoff et Annie Kaufman
  6. Génération K, 3 tomes, de Marine Carteron
  7. Déracinée, de Naomi Novik
  8. La langue des bêtes, de Stéphane Servant
  9. Je suis une fille de l’hiver, de Laurie Halse Anderson
  10. Les Marvels, de Brian Selznick

Bonus : La Passe-miroir, 3 tomes, de Christelle Dabos (parce que oui, j’étais à la traîne pour découvrir ces formidables romans)

TOP 5 – LITTÉRATURE VIEILLESSE

  1. Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke
  2. Ça, 2 tomes, de Stephen King
  3. Indian Creek, de Pete Fromm
  4. La guerre des salamandres, de Karel Capek
  5. Le Paris des Merveilles, 3 tomes, de Pierre Pevel

Bonus : Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. Malgré bien des défauts et des reproches, il s’agit sans aucun doute d’une de mes lectures les plus marquantes de l’année.

Belle du Seigneur (couverture)

Bonus bis : deux essais passionnants, l’un hilarant et révoltant, l’autre atypique et inattendu

  1. Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, de Camille Emmanuelle
  2. Sexus Nullus ou l’égalité, de Thierry Hoquet

(Oui, je triche allégrement à coup de bonus, et alors ?)

TOP 5 – BD
Je n’en ai pas lu tant que ça cette année (*shame*), ce n’est donc pas très difficile…

  1. Blast, 4 tomes, de Manu Larcenet
  2. Abélard, 2 tomes, de Régis Hautière et Renaud Dillies
  3. Sandman, intégrales 1 et 2, de Neil Gaiman
  4. L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre
  5. Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner

(… mais j’ai quand même besoin d’un bonus !)
Bonus : Gorazde, de Joe Sacco

Gorazde (couverture)

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Mes espoirs pour 2018
(Je pique l’idée d’espoir à Arcanes ouvertes car je n’aime pas celui de bonnes résolutions.)

1er espoir:
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo)…

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Je vous souhaite à tous et à toutes de belles découvertes
au fil de cette nouvelle année !