Bilan de mes lectures 2017

Après une année complète sans baisse de régime, avec une belle régularité et surtout de magnifiques lectures, c’est l’heure du bilan !

142 livres lus cette année. Plus ou moins car je ne note jamais les albums et j’oublie parfois les BD. La littérature de jeunesse a, pour la seconde année consécutive, largement pris le pas sur mes autres lectures, ce qui justifie le Top 10 pour cette littérature et les Top 5 pour les deux autres catégories.

En 2017, j’ai poursuivi mon exploration de la formidable collection Exprim’ chez Sarbacane (et ça va continuer en 2018 pour que quatre de leurs romans m’attendent dans ma PAL), j’ai découvert le travail de Brian Selznick et j’ai mis un orteil dans le monde des comics avec Sandman. J’ai lu six livres en anglais, ce qui n’est pas énorme, mais qui m’a redonné l’envie de lire davantage en VO.

TOP 10 – LITTÉRATURE JEUNESSE

  1. One/Inséparables, de Sarah Crossan (suivi de Moonrise)
  2. Dans le désordre, de Marion Brunet
  3. Lettres d’un mauvais élève, de Gaia Guasti (dans le même genre « petit format, grosse claque », il y a aussi eu L’enfaon, d’Eric Simard)
  4. Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, d’Hervé Giraud
  5. Illuminae, 2 tomes, de Jay Kristoff et Annie Kaufman
  6. Génération K, 3 tomes, de Marine Carteron
  7. Déracinée, de Naomi Novik
  8. La langue des bêtes, de Stéphane Servant
  9. Je suis une fille de l’hiver, de Laurie Halse Anderson
  10. Les Marvels, de Brian Selznick

Bonus : La Passe-miroir, 3 tomes, de Christelle Dabos (parce que oui, j’étais à la traîne pour découvrir ces formidables romans)

TOP 5 – LITTÉRATURE VIEILLESSE

  1. Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke
  2. Ça, 2 tomes, de Stephen King
  3. Indian Creek, de Pete Fromm
  4. La guerre des salamandres, de Karel Capek
  5. Le Paris des Merveilles, 3 tomes, de Pierre Pevel

Bonus : Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. Malgré bien des défauts et des reproches, il s’agit sans aucun doute d’une de mes lectures les plus marquantes de l’année.

Belle du Seigneur (couverture)

Bonus bis : deux essais passionnants, l’un hilarant et révoltant, l’autre atypique et inattendu

  1. Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, de Camille Emmanuelle
  2. Sexus Nullus ou l’égalité, de Thierry Hoquet

(Oui, je triche allégrement à coup de bonus, et alors ?)

TOP 5 – BD
Je n’en ai pas lu tant que ça cette année (*shame*), ce n’est donc pas très difficile…

  1. Blast, 4 tomes, de Manu Larcenet
  2. Abélard, 2 tomes, de Régis Hautière et Renaud Dillies
  3. Sandman, intégrales 1 et 2, de Neil Gaiman
  4. L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre
  5. Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner

(… mais j’ai quand même besoin d’un bonus !)
Bonus : Gorazde, de Joe Sacco

Gorazde (couverture)

***

Mes espoirs pour 2018
(Je pique l’idée d’espoir à Arcanes ouvertes car je n’aime pas celui de bonnes résolutions.)

1er espoir:
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo)…

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Je vous souhaite à tous et à toutes de belles découvertes
au fil de cette nouvelle année !

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La parenthèse 7ème art – Décembre 2017 + Bilan de l’année 2017

Contrairement à ce que j’espérais, décembre n’a pas été beaucoup plus prolifique que novembre en terme de films vus en salle. Entre le travail et les séjours dans nos familles respectives, nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour y aller. Tant pis, ce n’est que partie remise !
Comme cet article est assez court, je lui joins mon bilan cinématographique de l’année 2017 !

  1. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel… (Allociné)

Coco (affiche)

J’ai beaucoup aimé ce nouveau Disney-Pixar. Si l’histoire est parfois cousue de fil blanc et un peu facile parfois, elle reste cependant très touchante. Et surtout, il est visuellement magnifique. L’intrigue prend place El Día de Los Muertos, le jour des morts, où la frontière entre vivants et défunts se fait plus mince que jamais et le héros, Miguel, va la franchir et se retrouver dans la ville des morts. Tout au long du film, j’ai été submergée par la beauté des couleurs, notamment chez les morts. Leur cité est si riche en détails que j’ai hâte de le revoir pour en saisir toutes les subtilités. La mort n’est absolument pas quelque chose de sombre et les familles tracent de lumineux chemins fleuris pour permettre aux ancêtres de retrouver leur chemin jusqu’aux offrendas. La mort n’est pas montrée comme absolument négative et, tant que les vivants se souviennent des morts, c’est davantage une seconde vie qui commence. Les musiques ne se valent pas toutes, mais donnent un beau rythme et une ambiance festive au film. Bref, une belle histoire sur la famille, l’oubli (un personnage atteint de la maladie d’Alzheimer, voilà qui est nouveau !), les rêves, et surtout la vie et la mort, et un beau Pixar comme je n’en avais pas vu depuis Vice-Versa.
Pour retrouver le même genre d’univers, je vous conseille également La légende de Manolo, sorti en 2014.

La légende de Manolo (affiche)

  1. Seule la terre (VO : God’s Own Country), de Francis Lee

Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, une relation qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. (Allociné)

Seule la terre (affiche)

Si je ne suis jamais allée dans le Yorshire, ces grandes étendues isolées et froides inondées de brouillard, sublimées par un rayon de soleil, n’ont pas été sans me rappeler l’Ecosse. Tout comme le parler rugueux de ses habitants. J’ai dès les premières minutes été plongée dans un monde qui me fascine et m’attire énormément.
Comme pour Petit paysan, le superbe film français dont j’ai parlé dans la parenthèse ciné du mois d’août, il s’agit d’un premier long-métrage pour le réalisateur, un premier film qui prend place dans la ferme parentale. Le monde agricole sonne donc totalement véridique (le quotidien, l’agnelage, le travail prenant, parfois abrutissant…) et on sent tout autant que le réalisateur a mis dans son film tout ce qu’il aimait à la campagne (le rapport aux animaux, la nature…).
Si Johnny n’est pas immédiatement sympathique, à la différence de Gheorghe, on apprend peu à peu le connaître et son comportement s’explique et s’excuse rapidement par une vie difficile, uniquement dédiée au travail à l’exception de ses escapades nocturnes, à porter la ferme de son père affaibli par un AVC, simplement aidé par sa grand-mère. Et lorsque des sourires éclairent son visage, il devient beaucoup plus facile à approcher, à apprécier et à aimer. On assiste à la naissance de leur relation et, si celle-ci est d’abord assez rude, elle se teinte bientôt d’une immense complicité qui ne peut que toucher.
Ian Hart et Gemma Jones (alias Quirrell et Madame Pomfresh pour celles et ceux qui, comme moi, ont découvert les acteurs et actrices britanniques dans Harry Potter) sont parfaits dans les rôles de Martin, le père, et de Deidre, la grand-mère. Une famille dans laquelle on parle peu, une famille pour laquelle la ferme est tout, une famille dans laquelle il est difficile de se trouver personnellement. Mais une famille dans laquelle, à la fin, le soutien et l’amour sont bien là.
Un film sensible et sincère. Peu de mots, mais des émotions brutes, à fleur de peau. L’économie de dialogues et autres discours n’empêchent pas un instant la complexité des sentiments et la profondeur des caractères. Seule la terre raconte une existence dure, voire violente, mais l’espoir et le bonheur qui souffle sur le film n’en est que plus réconfortante.

  1. Diane a les épaules, de Fabien Gorgeart

Sans hésiter, Diane a accepté de porter l’enfant de Thomas et Jacques, ses meilleurs amis. C’est dans ces circonstances, pas vraiment idéales, qu’elle tombe amoureuse de Fabrizio. (Allociné)

Diane a les épaules (affiche)

Diane a les épaules est tout à fait le genre de film qui a des chances de me plaire. Un petit film proche des personnages, une histoire humaine, avec quelques dilemmes affectifs que l’on voit venir. Clotilde Hesme est fabuleuse et irradie le film de sa présence.
Sauf que ce film a quand même un point noir : Fabrizio. Le nouveau copain de Diane est peut-être sympathique au départ, mais il m’a rapidement insupportée. Certes, son arrivée dans la vie de Diane constitue un point de bascule dans le déroulement de la grossesse de celle-ci (et sans lui, pas d’histoire), mais je l’ai trouvé possessif et irrespectueux au possible. Il tente peu à peu de s’approprier son corps et ce qu’il contient comme si elle, pauvre femme irresponsable, ne pouvait faire des choix convenables. Il va jusqu’à s’imposer dans la salle d’accouchement, refusant de prévenir les futurs pères (Diane, les pieds dans les étriers, étant plutôt dans l’impossibilité de le faire par elle-même) et se comportant comme s’il était le géniteur de l’enfant. Bref, à mes yeux, il est imbuvable et tout simplement macho, et la fin ouverte, suggérant la possibilité qu’il revienne dans la vie de Diane, m’a fait quitter la salle plutôt remontée.
Je vis peut-être un peu trop le film, mais, si l’on oublie ce personnage exaspérant, c’est un bon moment à passer même s’il ne me marquera sans doute pas plus que ça sur la durée.

  1. Les Gardiennes, de Xavier Beauvois

1915, à la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l’assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille. (Allociné)

Les Gardiennes (affiche)

J’écris cette critique deux semaines après avoir vu le film et je bloque un peu. C’est un beau film qui dessine des portraits de femmes sensibles, notamment avec une Iris Bry formidable dans le rôle de Francine qui s’émancipe peu à peu. Les hommes sont au second plan et, si certains passent quelques permissions à la ferme, ils sont davantage des fantômes ou de simples souvenirs. Même si je lui ai trouvé quelques longueurs, j’ai aimé la façon dont Xavier Beauvois a filmé les saisons, le temps qui coule lentement et les travaux des champs. Cette lenteur sert le film et retransmet avec justesse le quotidien de ces femmes. Je garderai le souvenir de tableaux, délicatement illuminés par une lumière naturelle, parsemés ici et là de touches bleutées (le bleu des étoffes, le bleu des volets…). Une belle histoire familiale, finement ciselée, joliment filmée.

En avez-vous vu certains ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous d’autres recommandations à me faire ?

***

Top 10 de l’année 2017 !

Top 10… quelle idée. C’est tellement difficile de trancher, il y a tellement de films que j’aimerais citer ! J’ai vu 93 films au cinéma cette année (j’aurais aimé atteindre le palier de 100 films, mais tant pis) et il y en a quelques-uns qui se sont révélés très bons… Et d’autres très mauvais, mais on en reparle à la fin de ce top. (Et d’autres dont je n’ai déjà plus aucun souvenir, c’est dire s’ils m’ont marquée…)
Je me suis limitée aux films récents, sans compter les vieux films qui sont repassés dans les salles obscures pour mon plus grand plaisir. La première sélection comportant déjà vingt films, n’ajoutons pas en plus Mulholland Drive (David Lynch), Hair (Milos Forman) ou Trainspotting (Danny Boyle) qui viendraient gaiement piquer la place de leurs nouveaux compagnons.

Top 10, c’est parti !

(L’ordre est très subjectif – la sélection aussi d’ailleurs : redemandez-moi de la refaire dans six mois, elle aura sans doute changé – et certains films ne peuvent pas vraiment être comparés avec leurs voisins.)

  1. 120 battements par minute, de Robin Campillo

Le coup de cœur annoncé, le film que j’attendais. Le public et le privé, le quotidien au sein d’Act Up et l’amour, la maladie et la passion, la vie qui flirte avec la mort. La révélation Nahuel Perez Biscayart entourée d’acteurs éblouissants. Un film puissant et vivant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de septembre.

  1. Djam, de Tony Gatlif

Daphné Patakia, une actrice flamboyante. Une bande-son entraînante longtemps écoutée. Des sujets graves, mais un film lumineux. Incroyablement beau et touchant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. La La Land, de Damien Chazelle

Le film qui a marqué ce début d’année. Un plaisir pour les yeux et les oreilles. Des couleurs chatoyantes, des robes tournoyantes pour les premiers. Des chansons entêtantes pour les secondes (et une nouvelle fois, une BO qui résonne encore parfois dans mon appartement). Une Emma Stone époustouflante et un Ryan Gosling pas moins fantastique. Un film poétique et envoûtant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de février.

  1. Petit paysan, d’Hubert Charuel

Une tranche de vie pleine de justesse inspirée des souvenirs d’Hubert Charuel, un acteur incroyable (Swann Arlaud, époustouflant), des vaches magnifiques qu’on finit par aimer autant que le personnage et le réalisateur, une maladie visuelle, une économie de mots servie par des images soignées. Un premier film touchant et très réussi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. Brimstone, de Martin Koolhoven

Un film que j’ai adoré mais que je ne suis pas prête de revoir dans l’immédiat. Une ambiance pesante et malsaine. Une héroïne obligée de devenir une guerrière dans un monde sexiste qui méprise et utilise les femmes, un Guy Pearce haïssable à la présence incroyablement crispante. Un film soigné visuellement avec des images sublimes, une construction à rebours qui nous fait remonter le temps. Un film perturbant et psychologiquement violent (physiquement aussi d’ailleurs…).
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

  1. Ouvrir la voix, d’Amandine Gay

Un documentaire passionnant qui donne la parole à des femmes noires. Racisme, sexisme et parfois homophobie, c’est un témoignage essentiel que constituent ces faces caméra.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Noces, de Stephan Streker

Une histoire désespérante sur un mariage forcé. A la base, un fait divers ; au final, la dénonciation d’un phénomène terrible mais encore banal dans certains pays. Des acteurs et actrices justes et surtout une héroïne merveilleusement interprétée par Lina El Arabi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars.

  1. La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela et Hugh Welchman

Tout simplement parce qu’il est esthétiquement magnifique. Un film entièrement peints à la main. Un bel hommage à Van Gogh qui nous immerge dans ses toiles. En plus, une intrigue prenante sur les derniers jours du célèbre peintre. Le film d’animation de l’année.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Le vénérable W., de Barbet Schroeder

Second documentaire de la sélection. Un choc terrifiant, cette découverte de l’autre visage du bouddhisme. Des paroles de haine posément déclarées avec un sourire jovial, des rassemblements glaçants. Une claque sur le sort des Rohingyas et sur la cruauté qui, décidément, se loge dans toutes les religions.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juillet.

… et le dernier !

Les Mauvaises Herbes (affiche)

  1. Les Mauvaises Herbes, de Louis Bélanger

Un film inattendu dans ce top, un film original d’un bout à l’autre, drôle et toujours fin, tendre mais jamais niais, une touche d’amoralité et d’accent québécois, et on obtient un coup de cœur !
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

***

Bonus 1 :
Les  cinq repêchés
(ceux qui ont failli être dans le top 10, mais en fait, non…)

  1. Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel : fidélité au roman, magnificence des images et des masques, formidable Nahuel Perez Biscayart, une vraie réussite qui a su effacer toutes mes appréhension (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre) ;
  2. Une femme fantastique, de Sebastián Lelio : un film sensible et délicat, une actrice juste, de l’authenticité du début à la fin, de l’émotion mais pas de pathos inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  3. Logan, de James Mangold : un film de super-héros qui sort clairement du lot avec son ambiance sombre et poussiéreuse, ses personnages sur le déclin (sauf pour la petite nouvelle jouée par Dafne Keen, une boule d’énergie qui concentre sur elle tous les regards et qui a du potentiel), ça sent la fin (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  4. Glory, de Kristina Grozeva et Petar Valchanov : une fable bulgare plutôt absurde mais non pas dénuée de réalisme, intelligente bien que parfois ubuesque, une excellente découverte (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril) ;
  5. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina (chronique complète ci-dessus).

Mais j’aurais également pu citer Seule la terre, Ça (même si je suis un peu plus critique depuis que j’ai lu les romans), De sas en sas, La planète des singes, Tunnel, Après la tempête

***

Bonus 2 :
Le Top 5 des plus mauvais films de l’année
(ceux dont l’arrivée du générique de fin a été accompagnée d’un soupir de soulagement)

  1. Valérian et la cité des mille planètes, de Luc Besson : prévisible, sexiste, ridicule, vide, inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  2. La Momie, d’Alex Kurtzman : une momie qui n’est là que pour marcher lentement et nous faire admirer sa plastique, aucun suspense, aucun sursaut, une romance stupide, un film dont je n’attendais rien et qui a réussi à me surprendre par sa nullité (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juin) ;
  3. Les Gardiens de la Galaxie 2, de James Gunn : la déception après un premier volume bien sympathique, des longueurs, des personnages laids et peu crédibles, de l’humour pas drôle, des combats interminables, des discours pathétiques… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mai) ;
  4. Kong : Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts : un gorille toujours plus grand, des créatures étranges à deux pattes, une surenchère d’effets spéciaux qui laisse de marbre, des humains stupides et clichés… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  5. Justice League, de Zack Snyder : longueurs, tentatives d’humour ratées, scénario et méchant identiques à tous les précédents blockbusters, héros insupportables… bref, profond ennui (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de novembre).

Voilà ! Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un beau mois de janvier dans les salles de cinéma !

Bilan de mes lectures 2016

Pour la première fois, je fais un petit bilan de mes découvertes littéraires de 2016 avant de commencer 2017 avec de nouvelles critiques.

2016 est l’année où j’ai décidé de me consacrer plus sérieusement à ce petit blog. Par des publications plus régulières pour commencer, mais aussi en acceptant d’en parler autour de moi. Avant, c’était mon petit secret, plus maintenant. Ensuite, je lui ai offert un début de relooking avec des catégories mieux définies, une forme plus fixe pour tous les articles (ce qui m’a demandé pas mal de temps). Bientôt, si tout se passe bien, il aura également une nouvelle identité visuelle, plus personnelle, plus propre et plus jolie.

Mais passons maintenant au bilan de mes 122 lectures de cette année (un peu plus car j’ai parfois oublié de noter les BD).

J’ai lu beaucoup de littérature jeunesse pour mon plus grand plaisir (45 romans jeunesse), mais aussi de la BD et des livres audio (13, un record personnel, je pense). J’ai eu des déceptions (à commencer par celle qui m’a le plus attristée, Harry Potter et l’enfant maudit), mais j’ai fait de belles découvertes et j’ai eu plusieurs coups de cœur. Je réalise qu’il y a énormément de livres qui m’ont marquée cette année.

Parmi mes belles découvertes, je peux citer Neil Gaiman que je connaissais déjà, mais dont j’ai lu plusieurs livres cette année, Clémentine Beauvais qui m’a enchantée avec ses Petites Reines et surtout son merveilleux Songe à la douceur (il faut vraiment que je m’attelle à cette critique) ou encore les éditions iXe.

Mes coups de cœur…

… en littérature générale

M for MabelEn attendant BojanglesToutes les vagues de l’océanLe cirque des rêves (magique !) – Station Eleven

… en littérature jeunesse

Le Chaos en marcheVangoBleu Blanc SangQuatre sœursLes Autodafeurs

… en BD

La balade de YayaQuartier Western

… en livres audio

Des fleurs pour AlgernonKalavrita des mille AntigoneAlors voilà : les 1001 vies des UrgencesLa déesse des petites victoires

Pas de résolutions pour 2017, mais j’espère continuer à lire autant et diminuer un peu ma pile de livres à lire !

Mes films préférés de l’année 2016

Je ne chronique pas assez de films à mon goût car je n’ai pas le temps, car je ne me sens souvent pas légitime pour chroniquer un film, mais je me rattrape un peu avec cette liste de mes dix films préférés.

Même si j’ai vu trente films de moins qu’en 2015 cette année, 2016 reste tout de même une bonne année pour le cinéma avec 78 films découverts en salles. Quelques déceptions, mais surtout beaucoup de plaisir et plusieurs gros coups de cœur.

Je vous propose de découvrir mes dix films préférés de l’année ainsi que cinq films supplémentaires qui se bousculaient au portillon pour entrer dans le Top Ten. Je vous les présente sans numéro car je suis incapable de les départager davantage.

Jodorowsky's Dune (affiche)Jodorowsky’s Dune, de Frank Pavich : le seul documentaire de ma sélection – même si j’ai également beaucoup aimé Le Bois dont les rêves sont faits de Claire Simon – m’a vraiment enthousiasmée. Il montre un homme incroyable, habité par un projet tentaculaire, qui a su réunir autour de lui une équipe incroyable. Fougue et passion sont les maîtres mots de ce film pendant lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde.

La saison des femmes, de Leena Yadav : un film épatant dont j’ai déjà longuement parlé dans l’une de mes rares chroniques « cinéma » ici !

Captain Fantastic, de Matt Ross : un drame familial tendre et émouvant, une réflexion sur l’éducation et la société, des acteurs remarquables et le rêve d’une vie à la marge – quoique quelque peu utopique – proposée par un père pas comme les autres. Magnifique.

Les animaux fantastiques, de David Yates : le film que j’attendais avec le plus d’impatience pour 2016 ne m’a pas déçue. Eddie Redmayne incarne un Newt Scamander touchant et sensible, j’ai été ravie de retrouver Ezra Miller (Credence) que je tiens pour un excellent acteur et de découvrir le personnage de Jacob (joué par Dan Fogler) que j’ai beaucoup aimé, les créatures sont variées et superbes – qu’elles soient rigolotes comme le Niffleur ou imposante comme l’Oiseau-Tonnerre – et on retrouve avec émerveillement toute la magie du monde des sorciers. J’ai été surprise par l’apparition de Johnny Depp que je n’aurais pas choisi pour incarner Grindelwald et un peu déçue par le jeu de Katherine Waterston (Tina) qui reste un peu larmoyant tout au long du film, mais cela n’a nullement gâché mon plaisir (si bien que je suis allée le voir deux fois).

Dernier train pour Busan, de Sang-Ho Yeon : les films d’horreur et les morts-vivants ne sont habituellement pas mon truc, mais il y a des exceptions. Dernier train pour Busan en est une. L’idée est simple, mais ce huis-clos mortel au rythme affolant m’a passionnée.

Divines, de Houda Benyamina : un premier film lumineux qui m’a totalement bluffée. Un ton juste et énergique, au plus près de la réalité et des moments d’une grande beauté et d’une force ébouriffante. L’actrice principale, Oulaya Amamra, est magnifique et nous emporte dans des instants sublimes.

Mademoiselle, de Park Chan-Wook : magnifique film, à l’esthétique envoûtante. Si les scènes de sexe entre les deux héroïnes m’ont laissée assez perplexe (car pas très convaincantes à mes yeux), j’ai été totalement embarquée par cette histoire aux rebondissements incessants, à l’ambiance sensuelle bien que parfois glauque. Je souhaite à présent découvrir les romans de l’auteure britannique Sarah Waters, le film de Park Chan-Wook étant inspiré du livre Du bout des doigts. 

Ma vie de courgette, de Claude Barras : le premier film d’animation de ma sélection peut compter sur un scénario atypique, horriblement dur et tendre à la fois. Les petits héros affrontent tous des situations difficiles – maltraitances, placement à l’orphelinat… –, mais le soutien de leurs copains et une sacrée réserve de bonne humeur les aident à tenir le coup. A travers un remarquable travail de stop motion, Claude Barras nous présente des personnages fabuleusement expressifs. Bouleversant.

Le Garçon et la Bête, de Mamoru Hosoda : trois films d’animation dans mon Top Ten, dont l’un venu du Japon. L’humour, ce monde des bêtes qui cohabite avec celui des humains, la relation qui va naître entre Kyuta et Kumatetsu

Zootopie, de B. Howard, R. Moore et J. Bush : j’ai hésité entre Kubo et Zootopie, mais je dois reconnaître que j’ai adoré ce nouveau Disney qui m’a beaucoup amusée avec ses nombreux jeux de mots, clins d’œil et autres traits d’humour. J’ai également été époustouflée en vrac par l’esthétique du film, notamment lors de la découverte de Zootopia avec ces différents écosystèmes, par sa galerie de personnages tous différents et bien caractérisés (les paresseux sont devenus cultes depuis Zootopie), par son message de tolérance, par son scénario qui ne s’essouffle pas (même si on devine assez vite le méchant de l’histoire).

Bonus : les cinq repêchés