C’est le 1er, je balance tout ! # 36 – Décembre 2019 & Tout petit bilan 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie est un livre que j’ai adoré du début à la fin, que j’ai trouvé juste, intelligent, intéressant, vivant. Je l’attendais depuis un moment et je n’ai absolument pas été déçue.
(J’aurais aimé parler ici du quatrième tome de La Passe-miroir, mais pour les raisons que vous pourrez lire un peu plus bas, ça n’a pas été une lecture aussi parfaite qu’Americanah.) (Mais c’était quand même très très bien !)

J’ai beaucoup parlé bulles ce mois-ci avec d’excellentes découvertes, notamment Speak d’Emily Carroll et Les Indes fourbes d’Ayroles et Guarnido qui ont su toutes deux m’enthousiasmer et me séduire tant scénaristiquement que graphiquement. (J’ai lu plusieurs autres très bons romans graphiques, mais parfois un peu moins plaisants par l’histoire ou par le dessin.)

Côté Flop… La Belgariade de David Eddings n’a pas su me convaincre comme je l’explique ci-dessous. J’ai peiné à lire le premier et j’ai abandonné le second tome. Tant pis pour moi.
(J’ai également abandonné un autre livre en décembre, Solos d’amour, un recueil de nouvelles signé John Updike. N’étant pas franchement friande des nouvelles, il en faut des très bonnes pour me convaincre et celles-ci n’y ont pas réussi.)

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La Belgariade, T1, Le pion blanc des présages, de David Eddings (1982).

La Belgariade T1 (couverture)J’avais récupéré (il y a quelques années…) les cinq tomes de La Belgariade, ceux de La Mallorée et les deux  tomes de Belgarath le sorcier : dans l’idée de vider ma PAL, je me suis dit que commencer ces douze volumes seraient déjà un beau progrès. Sauf que… Sauf que je me suis ennuyée.
Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue terriblement classique. Je ne lui en aurais pas tenue rigueur si elle avait su m’intéresser (j’ai par exemple adoré ma relecture de L’Héritage qui ne renouvelle pas vraiment le genre), mais j’y ai vu trop de similitudes avec Tolkien et son Silmarillion : les Silmarils sont remplacés par l’Orbe, il y a des dieux dont un renégat qui est devenu le grand méchant comme Melkor chez Tolkien, etc.
En outre, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages très stéréotypés
(le gros plein de muscles, le petit malin, le vieux sage, la puissante sorcière mais qui est aussi très – trop – protectrice envers celui qui doit sauver le monde…) sans compter ce héros trop passif (et trop infantilisé) dans ce premier volume.
En dépit de quelques passages sympathiques, je n’ai pas réussi à me prendre au jeu et à m’immerger dans ce monde. J’ai néanmoins voulu offrir une chance à la suite, mais, voyant que les premiers chapitres continuaient à ne susciter chez moi que du désintéressement, j’ai abandonné l’idée de découvrir cette saga. (Du coup, le – 12 dans ma PAL est survenu bien plus vite que prévu…)
(Challenge de l’imaginaire)

La Passe-miroir, T4, La tempête des échos, de Christelle Dabos (2019).

La passe miroir 4 (couverture)Ah, ce quatrième et ultime tome de La Passe-miroir. Depuis le temps qu’on l’attendait ! Après ma relecture des trois premiers, j’étais fin prête à découvrir le fin mot de l’histoire.
C’est un tome que j’ai lu très lentement. Pour le savourer d’une part, pour tenter d’élucider le mystère d’autre part. J’ai lu et relu des phrases pour comprendre ce qui était caché derrière, persuadée que la clé de toutes les questions était quelque part. J’avais l’impression qu’un truc était sous mon nez et que j’étais totalement à côté de la plaque ; pendant un moment, je n’avais aucune idée d’où on m’emmenait et comment et pourquoi. Verdict : je ferai une piètre détective. Certes, j’ai réussi à deviner certains éléments, sans pour autant les expliquer, et ce, principalement parce qu’il me manquait un élément très important, le cœur de tout. Christelle Dabos a réussi à aller là où je ne l’attendais pas, à pousser encore davantage son imagination. Jonglant entre passé, présent et futur, ce qui est, ce qui aurait pu être, ce qui aurait dû être, elle nous offre un très bon final qui ne m’a pas déçue. (Certes, je m’attendais à un effet plus « aaaah mais oui, mais c’est génial ! », mais c’est avant tout une conséquence de l’attente qui m’a fait me monter le bourrichon !). En revanche, j’ignore ce que j’éprouve vraiment vis-à-vis de cette fin ouverte : bonne idée ou non ? plaisir d’imaginer une suite – sauf que je sais que mon imagination n’égalera jamais celle de Christelle Dabos – ou frustration ?
C’est un tome très dense dans lequel notre petite Ophélie pousse toujours plus loin les portes de la vérité pour se connaître et comprendre qui elle est. Elle est vraiment au cœur du récit, mais d’une façon qui éclipse tous les autres. Y compris Thorn, même si le duo qu’elle forme avec lui est toujours aussi parfait bien que bourré d’imperfections (j’aime les paradoxes…) : moi qui ne suis pas romance, je dois avouer que ces deux-là m’auront enchantée d’un bout à l’autre. En revanche, mon plus gros reproche – allons-y – concerne les personnages secondaires dont l’utilisation est catastrophique. Après avoir été délaissés dans le troisième tome, j’aurais aimé qu’ils reviennent sur le devant de la scène. Tous ces personnages que l’on a tant aimés dans les deux premiers opus, quelle tristesse, quelle déception de les voir ainsi effacés… Idem pour Victoire : pour être honnête, je n’ai pas compris à quoi elle servait, ce qui m’a désappointée car ses apparitions dans La mémoire de Babel m’avait bien intriguée. Elle n’est pas la seule à ne pas avoir joué le rôle auquel je m’attendais, il y a un effet « beaucoup de bruit pour rien » autour de certains protagonistes. (J’aurais bien aimé changer d’arche aussi, histoire de voir du pays…)
Indubitablement le livre le plus complexe de la saga. Même s’il n’est pas parfait, même si je lui fais des reproches – même si Les disparus du Clairdelune restera mon favori –, ça a été un incroyable moment de lecture. Le monde créé par Christelle Dabos est incroyablement riche, sa plume est toujours aussi captivante et époustouflante, elle a imaginé un scénario auquel je ne m’attendais absolument pas, et je pense que ce dernier tome se bonifiera dans une relecture. Ça restera définitivement une excellente saga.
(Challenge de l’imaginaire)

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 29/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 7, soit 71/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 400, soit 1475 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 17/20.

2020 sera beaucoup plus tranquille à ce niveau-là. A part la Coupe des Quatre Maisons qui s’étale sur une année scolaire et non civile et mes deux challenges illimités dans le temps, je n’en ferai aucun. Se rappeler des challenges, gérer les notes, les pages, les formulaires, etc., tout cela me demande un temps que je n’ai plus envie d’y consacrer.
Même si j’aime beaucoup Voix d’autrices, je ne le renouvellerai pas : les catégories sont si précises – notamment toutes celles qui demandent des genres que je lis pas/peu (manga, espionnage, épouvante, policier, romance…) – que je ne trouve pas de quoi les remplir dans ma PAL et beaucoup d’autrices lues sont donc inutilisées. J’y reviendrai peut-être quand j’aurais plus de temps pour aller faire des découvertes de nouveaux genres.
Alors, adieu Voix d’autrices et Imaginaire !

En 2020, mon seul challenge sera celui de vider ma PAL ! Limiter les lectures provenant d’ailleurs et refaire un tri (merci le déménagement qui devrait me stimuler un peu) pour avoir fin 2020 une PAL de taille raisonnable ! Je ne compte pas la faire disparaître, simplement pouvoir me permettre d’emprunter des livres à droite à gauche sans me dire « j’en ai déjà tellement à lire… ». Grâce aux six livres que j’ai eu à Noël (je triche un peu car je ne compte pas le catalogue de l’exposition Tolkien…), je commence l’année avec 117 livres. Je vous dis rendez-vous l’an prochain pour le verdict ?

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Comme je ne suis pas chez moi et que je ne suis pas inspirée pour passer des heures sur mon ordinateur, vous m’excuserez la présentation succincte de ses blogs dont je tiens néanmoins à vous parler.

Ce mois-ci – avant que je ne déserte la blogosphère pour quelques jours semaines – j’ai découvert deux chroniques littéraires que j’ai adorées : celle de Moka sur Les riches heures de Jacominus Gainsborough de Rébecca Dautremer (dont je vous ai aussi parlé bien plus brièvement) et celle de la Geekosophe sur Circé de Madeline Miller (le genre de critique après laquelle on se dit « je dois vraiment lire ce bouquin, il a tout pour me plaire ! »).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Récolteuse a publié de nouvelles illustrations de son fascinant projet Peculiar Maelstrom et ses dessins sont à la fois poignants, viscéraux et évocateurs. Ses idées comme son coup de crayon m’intéressent, me plaisent et me parlent, je vous invite donc à les découvrir (et à fouiller un peu sur son site tant que vous y êtes) !

Alberte Bly a publié un petit article pour découvrir le cinéma coréen et cela fait très envie. J’en ai donc ajouté trois à ma liste de film à voir et je me joins à elle pour vous recommander chaudement Mademoiselle et Dernier train pour Busan !

Si les « films de Noël » ne sont pas plus ma tasse de thé que les « livres de Noël », Aliks m’a fait ajouter Klaus directement à ma liste Netflix ! Ce film d’animation a l’air bien sympathique par son histoire et magnifique par son graphisme !

Sans originalité, Joker de Todd Phillips a été une claque (et je crois que je l’ai encore plus aimé au second visionnage !) et ça m’a fait très plaisir de retrouver les Jolis Choux Moustachus – qui se font un peu rare – pour un article à quatre mains sur ce film !

Autre coup de cœur, le retour du Xavier Dolan que j’aime avec Matthias & Maxime. Vu que je n’ai plus le courage/l’envie/la patience d’écrire des articles cinéma, je vous renvoie vers l’article de la Tête en Claire avec une chronique que je valide à 100%.

Si vous êtes désœuvré·e pendant ces vacances de Noël et que vous buvez du thé et que vous aimez les marque-pages, Mademoiselle Cup of Tea vous montre comment combiner tout ça pour un résultat plutôt chouette. (Par contre, le thé doit être en sachet, ce qui n’est malheureusement pas mon cas…)

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

 Je n’ai encore rien fait (le boulot va arriver dans les deux mois à venir), mais je vais déménager ! Je quitte la Bretagne pour l’Auvergne, ce qui est fichtrement une bonne nouvelle ! S’annoncent donc deux mois placés sous le signe de « recherche maison + cartons + déménagement »…

Sinon, j’ai bien débuté le mois avec une virée à Paris (mais j’en ai déjà parlé dans le bilan précédent, donc je ne vais pas vous refaire le topo même si c’était chouette) et j’ai enfin visité le Naia Museum à Rochefort-en-Terre (Morbihan) ! « Le musée des arts de l’imaginaire ». Un musée qui me faisait de l’œil depuis des mois. Je ne peux que conseiller cet endroit qui fourmille d’imagination et de créativité exprimées par de multiples moyens et par des artistes très différent·es. Dessin, arts numériques, sculptures, utilisation de crânes… l’endroit est fascinant. J’aurais pu rester des œuvres devant certaines œuvres, captivée par ce qu’elles m’évoquaient, par les créatures auxquelles elles donnaient vie, par la façon dont elles se dressaient devant moi, par mille autres raisons. C’est un endroit magique, hors du monde, enserré dans les vieilles pierres du château. Malheureusement, nous n’étions pas équipés pour affronter la pluie battante et le vent puissant qui ont un peu gâché notre contemplation des œuvres extérieures. Les collections et l’agencement sont repensés chaque printemps pour proposer une expérience toujours renouvelée. Je quitte la Bretagne, mais si j’ai l’occasion d’y revenir en vacances, je repasserai avec plaisir au Naia Museum !
(Et si vous voulez en prendre plein les yeux – et en savoir un peu plus par la même occasion – je vous conseille le très chouette article de Marie qui prend de bien plus belles photos que moi (si j’en prenais).)

***

Je ne pense pas faire de bilans, de tops, de statistiques ou articles dans le genre,
je vous offre donc un petit panorama en vrac
de mes excellentes lectures et de mes plus surprenantes découvertes
de l’année 2019.

Cette année, j’ai aussi lu
plus d’une centaine de bandes dessinées et de romans graphiques.
Eux aussi ont droit à leur petit panorama…

***

Pour finir…
mes trois envies pour 2020

  • Réduire ma PAL (comme je l’ai déjà dit moult fois) ;
  • Lire un, idéalement, deux Zola (à ce rythme, j’aurais lu les vingt tomes des Rougon-Macquart dans dix ans) ;
  • Relire Notre-Dame de Paris.

***

Voilà pour 2019 !

Et vous ?
Êtes-vous content·es de vos lectures de l’année ? Avez-vous des souhaits (des résolutions pour les plus motiver d’entre vous) pour 2020 ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 25 – Janvier 2019 + Petit bilan 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan est sans aucun doute ma meilleure lecture du mois niveau roman. Un huis-clos et un monde immense en même temps, un texte complètement envoûtant, une lecture que j’ai savouré après l’avoir fait mijoter pendant un an.
Côté comics, j’ai fini la lecture des intégrales de Preacher de Garth Ennis et Steve Dillon. Un Dieu qui a abandonné le paradis, un prêcheur habité par une puissance supérieure née d’un ange et d’une démone, une fille qui tire plus vite que son ombre, un vampire irlandais, du sang du sang et des tripes en veux-tu en voilà, je vous reparle de tout ça prochainement.

Côté Flop… La palme est remportée par Méfiez-vous des enfants sages de Cécile Coulon. Après avoir adoré Le rire du grand blessé (ma chronique arrive un de ces jours), je me suis plongée avec enthousiasme dans cette nouvelle lecture… pour rapidement déchanter. L’histoire m’a laissée de marbre, les personnages ne m’ont pas touchée bien qu’ils ne soient pas inintéressants, j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 1915 + 370, soit 2285 points pour Poudlard
  • Crazy Christmas : 2 livres lus, fin du challenge (mon score minable n’est pas une surprise : deux mois est un délai bien trop court pour moi qui aime laisser venir les lectures selon les envies du moment et non selon un programme bien établi) ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 1/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : 1/36 (j’ai lu plusieurs livres relevant de la SFFF, mais pour l’instant La Maison dans laquelle est ma seule lecture chroniquée) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Histoire naturelle de bibliophile, alias Babitty Lapina, m’a donné envie de me replonger dans Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. J’en avais lu quelques-uns avant de progressivement arrêter mon exploration de cet univers loufoque et génial. Je reprendrais un jour, c’est presque certain, quand ma PAL aura diminuée (parce que, oui, ça arrivera un jour).

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Moustache (des Jolis choux moustachus) m’a impressionnée avec une belle et sensible chronique du film Dans la cour de Pierre Salvadori. Le film saura-t-il me toucher autant que ses mots ?

Si les essais vous font peur, allez donc lire Ada (La Tournée de livres). Son article sur « Comment lire des essais ? » est à la fois déculpabilisant et incroyablement motivant.

Callmeluh m’a appris que les livres de Leigh Bardugo – l’autrice de Grisha, Six of Crows et Le Chant des roncesvont être adaptés par Netflix. Si je redoute le résultat (je pars toujours très sceptique pour les adaptations), il n’empêche qu’il va falloir que je me mette un coup de pied aux fesses pour lire Grisha et Le Chant des ronces (qui m’attend dans ma PAL depuis Noël).

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Et si on zappait cette catégorie dans laquelle je n’ai rien à mettre pour parler de mes espoirs concernant la lecture pour cette nouvelle année ? Parce que j’ai un peu la flemme de faire une vraie rétrospective de l’année passée en fait…

Mes meilleures lectures de 2018 en images :

The Weight of WaterWe Come ApartSandman
Les Carnets de Cerise, T5 – Watership DownShining
Les Cancres de RousseauLe Sommet des dieux – Autobiographie d’une courgette
Dans la forêtJe suis ton soleilJe suis une légende
Le HobbitLe SilmarillionLe Seigneur des Anneaux (oui, j’aime Tolkien)

Et puis, il y a eu Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu. Un roman énorme, pas évident au début, mais captivant une fois lancée, une lecture longtemps repoussée (le temps de me faire à l’idée sans doute), mais dont je suis assez fière et qui m’a procurée un immense plaisir.

Le Dit du Genji (couverture)

Sinon, j’ai jeté un coup d’œil sur les espoirs livresques que j’avais annoncé pour 2018 et le bilan n’est pas terrible.

1er espoir :
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo).

J’ai un peu vidé ma PAL certes, mais essentiellement en donnant beaucoup de livres que je n’aurais probablement jamais lus. Cependant, j’ai tout de même lu Le Dit du Genji et La Maison dans laquelle, c’est un début (tous les autres restent donc d’actualité…).

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

Sur les trois autrices citées, je n’ai lu que Margaret Atwood avec son C’est le cœur qui lâche en dernier (qui ne m’a pas vraiment emballée). Sinon, je n’ai pas tenu le compte, je pense que les hommes sont toujours les plus présents dans mes lectures, mais les femmes n’y sont pas invisibles pour autant.

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

Sans avoir tenu de statistiques précises (j’ai essayé, puis je me suis emmêlée les pinceaux et j’ai laissé tomber), je pense que le bilan était bien partagé entre littérature jeunesse et vieillesse et je suis très satisfaite de mes lectures de l’année (sauf question romans en VO, là, seule Sarah Crossan a eu toute mon attention).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Rien de rien, néant, nada, je n’ai rien lu, les classiques ont été snobés en 2018.

Bref, la conclusion ? Je suis complètement nulle pour tenir des résolutions (c’est bien pour ça que je n’en prends jamais), mais je vais tout de même me pencher sur les souhaits pour cette année. Je veux :

  • Continuer à vider ma PAL ;
  • Lire plein de SFFF ;
  • Lire plus de BD, romans graphiques, voire comics (maintenant que les bibliothèques de ma région se sont mises en réseau, le choix va être plus intéressant) ;
  • Me faire plaisir et lire au rythme que je veux sans me mettre la pression, peu importe si j’en lis cinquante ou cent cinquante (sauf que ma PAL diminuera plus vite dans un cas que dans l’autre, mais on verra bien).

Quelques livres que j’aimerais lire en 2019 :

  • Les Misérables, de Victor Hugo
  • La mer de la fertilité (4 tomes), de Yukio Mishima
  • Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie
  • Apple and Rain, de Sarah Crossan
  • Deux Rougon-Macquart, d’Emile Zola
  • Les Royaumes crépusculaires (intégrale), de Mathieu Gaborit
  • Des sorciers et des hommes, de Thomas Geha
  • La horde du Contrevent, d’Alain Damasio
  • Contes et légendes inachevées, de J.R.R. Tolkien
  • Finir ma relecture de la trilogie des Fourmis, de Bernard Werber
  • Grisha (3 tomes) et Le Chant des ronces, de Leigh Bardugo
  • Le nom du vent, de Patrick Rothfuss
  • Ne suis-je pas une femme : femmes noires et féminisme, de bell hooks

Pour finir, je vous souhaite de belles lectures et n’hésitez pas à venir discuter de vos lectures du mois, de l’année, de vos espoirs secrets pour 2019, de vos envies de lectures communes (je ne suis pas très douée pour planifier des lectures, mais ça peut se faire quand même évidemment), de ce que vous voulez !

Bilan de mes lectures 2017

Après une année complète sans baisse de régime, avec une belle régularité et surtout de magnifiques lectures, c’est l’heure du bilan !

142 livres lus cette année. Plus ou moins car je ne note jamais les albums et j’oublie parfois les BD. La littérature de jeunesse a, pour la seconde année consécutive, largement pris le pas sur mes autres lectures, ce qui justifie le Top 10 pour cette littérature et les Top 5 pour les deux autres catégories.

En 2017, j’ai poursuivi mon exploration de la formidable collection Exprim’ chez Sarbacane (et ça va continuer en 2018 pour que quatre de leurs romans m’attendent dans ma PAL), j’ai découvert le travail de Brian Selznick et j’ai mis un orteil dans le monde des comics avec Sandman. J’ai lu six livres en anglais, ce qui n’est pas énorme, mais qui m’a redonné l’envie de lire davantage en VO.

TOP 10 – LITTÉRATURE JEUNESSE

  1. One/Inséparables, de Sarah Crossan (suivi de Moonrise)
  2. Dans le désordre, de Marion Brunet
  3. Lettres d’un mauvais élève, de Gaia Guasti (dans le même genre « petit format, grosse claque », il y a aussi eu L’enfaon, d’Eric Simard)
  4. Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, d’Hervé Giraud
  5. Illuminae, 2 tomes, de Jay Kristoff et Annie Kaufman
  6. Génération K, 3 tomes, de Marine Carteron
  7. Déracinée, de Naomi Novik
  8. La langue des bêtes, de Stéphane Servant
  9. Je suis une fille de l’hiver, de Laurie Halse Anderson
  10. Les Marvels, de Brian Selznick

Bonus : La Passe-miroir, 3 tomes, de Christelle Dabos (parce que oui, j’étais à la traîne pour découvrir ces formidables romans)

TOP 5 – LITTÉRATURE VIEILLESSE

  1. Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke
  2. Ça, 2 tomes, de Stephen King
  3. Indian Creek, de Pete Fromm
  4. La guerre des salamandres, de Karel Capek
  5. Le Paris des Merveilles, 3 tomes, de Pierre Pevel

Bonus : Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. Malgré bien des défauts et des reproches, il s’agit sans aucun doute d’une de mes lectures les plus marquantes de l’année.

Belle du Seigneur (couverture)

Bonus bis : deux essais passionnants, l’un hilarant et révoltant, l’autre atypique et inattendu

  1. Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, de Camille Emmanuelle
  2. Sexus Nullus ou l’égalité, de Thierry Hoquet

(Oui, je triche allégrement à coup de bonus, et alors ?)

TOP 5 – BD
Je n’en ai pas lu tant que ça cette année (*shame*), ce n’est donc pas très difficile…

  1. Blast, 4 tomes, de Manu Larcenet
  2. Abélard, 2 tomes, de Régis Hautière et Renaud Dillies
  3. Sandman, intégrales 1 et 2, de Neil Gaiman
  4. L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre
  5. Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner

(… mais j’ai quand même besoin d’un bonus !)
Bonus : Gorazde, de Joe Sacco

Gorazde (couverture)

***

Mes espoirs pour 2018
(Je pique l’idée d’espoir à Arcanes ouvertes car je n’aime pas celui de bonnes résolutions.)

1er espoir:
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo)…

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Je vous souhaite à tous et à toutes de belles découvertes
au fil de cette nouvelle année !

La parenthèse 7ème art – Décembre 2017 + Bilan de l’année 2017

Contrairement à ce que j’espérais, décembre n’a pas été beaucoup plus prolifique que novembre en terme de films vus en salle. Entre le travail et les séjours dans nos familles respectives, nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour y aller. Tant pis, ce n’est que partie remise !
Comme cet article est assez court, je lui joins mon bilan cinématographique de l’année 2017 !

  1. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel… (Allociné)

Coco (affiche)

J’ai beaucoup aimé ce nouveau Disney-Pixar. Si l’histoire est parfois cousue de fil blanc et un peu facile parfois, elle reste cependant très touchante. Et surtout, il est visuellement magnifique. L’intrigue prend place El Día de Los Muertos, le jour des morts, où la frontière entre vivants et défunts se fait plus mince que jamais et le héros, Miguel, va la franchir et se retrouver dans la ville des morts. Tout au long du film, j’ai été submergée par la beauté des couleurs, notamment chez les morts. Leur cité est si riche en détails que j’ai hâte de le revoir pour en saisir toutes les subtilités. La mort n’est absolument pas quelque chose de sombre et les familles tracent de lumineux chemins fleuris pour permettre aux ancêtres de retrouver leur chemin jusqu’aux offrendas. La mort n’est pas montrée comme absolument négative et, tant que les vivants se souviennent des morts, c’est davantage une seconde vie qui commence. Les musiques ne se valent pas toutes, mais donnent un beau rythme et une ambiance festive au film. Bref, une belle histoire sur la famille, l’oubli (un personnage atteint de la maladie d’Alzheimer, voilà qui est nouveau !), les rêves, et surtout la vie et la mort, et un beau Pixar comme je n’en avais pas vu depuis Vice-Versa.
Pour retrouver le même genre d’univers, je vous conseille également La légende de Manolo, sorti en 2014.

La légende de Manolo (affiche)

  1. Seule la terre (VO : God’s Own Country), de Francis Lee

Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, une relation qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. (Allociné)

Seule la terre (affiche)

Si je ne suis jamais allée dans le Yorshire, ces grandes étendues isolées et froides inondées de brouillard, sublimées par un rayon de soleil, n’ont pas été sans me rappeler l’Ecosse. Tout comme le parler rugueux de ses habitants. J’ai dès les premières minutes été plongée dans un monde qui me fascine et m’attire énormément.
Comme pour Petit paysan, le superbe film français dont j’ai parlé dans la parenthèse ciné du mois d’août, il s’agit d’un premier long-métrage pour le réalisateur, un premier film qui prend place dans la ferme parentale. Le monde agricole sonne donc totalement véridique (le quotidien, l’agnelage, le travail prenant, parfois abrutissant…) et on sent tout autant que le réalisateur a mis dans son film tout ce qu’il aimait à la campagne (le rapport aux animaux, la nature…).
Si Johnny n’est pas immédiatement sympathique, à la différence de Gheorghe, on apprend peu à peu le connaître et son comportement s’explique et s’excuse rapidement par une vie difficile, uniquement dédiée au travail à l’exception de ses escapades nocturnes, à porter la ferme de son père affaibli par un AVC, simplement aidé par sa grand-mère. Et lorsque des sourires éclairent son visage, il devient beaucoup plus facile à approcher, à apprécier et à aimer. On assiste à la naissance de leur relation et, si celle-ci est d’abord assez rude, elle se teinte bientôt d’une immense complicité qui ne peut que toucher.
Ian Hart et Gemma Jones (alias Quirrell et Madame Pomfresh pour celles et ceux qui, comme moi, ont découvert les acteurs et actrices britanniques dans Harry Potter) sont parfaits dans les rôles de Martin, le père, et de Deidre, la grand-mère. Une famille dans laquelle on parle peu, une famille pour laquelle la ferme est tout, une famille dans laquelle il est difficile de se trouver personnellement. Mais une famille dans laquelle, à la fin, le soutien et l’amour sont bien là.
Un film sensible et sincère. Peu de mots, mais des émotions brutes, à fleur de peau. L’économie de dialogues et autres discours n’empêchent pas un instant la complexité des sentiments et la profondeur des caractères. Seule la terre raconte une existence dure, voire violente, mais l’espoir et le bonheur qui souffle sur le film n’en est que plus réconfortante.

  1. Diane a les épaules, de Fabien Gorgeart

Sans hésiter, Diane a accepté de porter l’enfant de Thomas et Jacques, ses meilleurs amis. C’est dans ces circonstances, pas vraiment idéales, qu’elle tombe amoureuse de Fabrizio. (Allociné)

Diane a les épaules (affiche)

Diane a les épaules est tout à fait le genre de film qui a des chances de me plaire. Un petit film proche des personnages, une histoire humaine, avec quelques dilemmes affectifs que l’on voit venir. Clotilde Hesme est fabuleuse et irradie le film de sa présence.
Sauf que ce film a quand même un point noir : Fabrizio. Le nouveau copain de Diane est peut-être sympathique au départ, mais il m’a rapidement insupportée. Certes, son arrivée dans la vie de Diane constitue un point de bascule dans le déroulement de la grossesse de celle-ci (et sans lui, pas d’histoire), mais je l’ai trouvé possessif et irrespectueux au possible. Il tente peu à peu de s’approprier son corps et ce qu’il contient comme si elle, pauvre femme irresponsable, ne pouvait faire des choix convenables. Il va jusqu’à s’imposer dans la salle d’accouchement, refusant de prévenir les futurs pères (Diane, les pieds dans les étriers, étant plutôt dans l’impossibilité de le faire par elle-même) et se comportant comme s’il était le géniteur de l’enfant. Bref, à mes yeux, il est imbuvable et tout simplement macho, et la fin ouverte, suggérant la possibilité qu’il revienne dans la vie de Diane, m’a fait quitter la salle plutôt remontée.
Je vis peut-être un peu trop le film, mais, si l’on oublie ce personnage exaspérant, c’est un bon moment à passer même s’il ne me marquera sans doute pas plus que ça sur la durée.

  1. Les Gardiennes, de Xavier Beauvois

1915, à la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l’assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille. (Allociné)

Les Gardiennes (affiche)

J’écris cette critique deux semaines après avoir vu le film et je bloque un peu. C’est un beau film qui dessine des portraits de femmes sensibles, notamment avec une Iris Bry formidable dans le rôle de Francine qui s’émancipe peu à peu. Les hommes sont au second plan et, si certains passent quelques permissions à la ferme, ils sont davantage des fantômes ou de simples souvenirs. Même si je lui ai trouvé quelques longueurs, j’ai aimé la façon dont Xavier Beauvois a filmé les saisons, le temps qui coule lentement et les travaux des champs. Cette lenteur sert le film et retransmet avec justesse le quotidien de ces femmes. Je garderai le souvenir de tableaux, délicatement illuminés par une lumière naturelle, parsemés ici et là de touches bleutées (le bleu des étoffes, le bleu des volets…). Une belle histoire familiale, finement ciselée, joliment filmée.

En avez-vous vu certains ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous d’autres recommandations à me faire ?

***

Top 10 de l’année 2017 !

Top 10… quelle idée. C’est tellement difficile de trancher, il y a tellement de films que j’aimerais citer ! J’ai vu 93 films au cinéma cette année (j’aurais aimé atteindre le palier de 100 films, mais tant pis) et il y en a quelques-uns qui se sont révélés très bons… Et d’autres très mauvais, mais on en reparle à la fin de ce top. (Et d’autres dont je n’ai déjà plus aucun souvenir, c’est dire s’ils m’ont marquée…)
Je me suis limitée aux films récents, sans compter les vieux films qui sont repassés dans les salles obscures pour mon plus grand plaisir. La première sélection comportant déjà vingt films, n’ajoutons pas en plus Mulholland Drive (David Lynch), Hair (Milos Forman) ou Trainspotting (Danny Boyle) qui viendraient gaiement piquer la place de leurs nouveaux compagnons.

Top 10, c’est parti !

(L’ordre est très subjectif – la sélection aussi d’ailleurs : redemandez-moi de la refaire dans six mois, elle aura sans doute changé – et certains films ne peuvent pas vraiment être comparés avec leurs voisins.)

  1. 120 battements par minute, de Robin Campillo

Le coup de cœur annoncé, le film que j’attendais. Le public et le privé, le quotidien au sein d’Act Up et l’amour, la maladie et la passion, la vie qui flirte avec la mort. La révélation Nahuel Perez Biscayart entourée d’acteurs éblouissants. Un film puissant et vivant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de septembre.

  1. Djam, de Tony Gatlif

Daphné Patakia, une actrice flamboyante. Une bande-son entraînante longtemps écoutée. Des sujets graves, mais un film lumineux. Incroyablement beau et touchant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. La La Land, de Damien Chazelle

Le film qui a marqué ce début d’année. Un plaisir pour les yeux et les oreilles. Des couleurs chatoyantes, des robes tournoyantes pour les premiers. Des chansons entêtantes pour les secondes (et une nouvelle fois, une BO qui résonne encore parfois dans mon appartement). Une Emma Stone époustouflante et un Ryan Gosling pas moins fantastique. Un film poétique et envoûtant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de février.

  1. Petit paysan, d’Hubert Charuel

Une tranche de vie pleine de justesse inspirée des souvenirs d’Hubert Charuel, un acteur incroyable (Swann Arlaud, époustouflant), des vaches magnifiques qu’on finit par aimer autant que le personnage et le réalisateur, une maladie visuelle, une économie de mots servie par des images soignées. Un premier film touchant et très réussi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. Brimstone, de Martin Koolhoven

Un film que j’ai adoré mais que je ne suis pas prête de revoir dans l’immédiat. Une ambiance pesante et malsaine. Une héroïne obligée de devenir une guerrière dans un monde sexiste qui méprise et utilise les femmes, un Guy Pearce haïssable à la présence incroyablement crispante. Un film soigné visuellement avec des images sublimes, une construction à rebours qui nous fait remonter le temps. Un film perturbant et psychologiquement violent (physiquement aussi d’ailleurs…).
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

  1. Ouvrir la voix, d’Amandine Gay

Un documentaire passionnant qui donne la parole à des femmes noires. Racisme, sexisme et parfois homophobie, c’est un témoignage essentiel que constituent ces faces caméra.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Noces, de Stephan Streker

Une histoire désespérante sur un mariage forcé. A la base, un fait divers ; au final, la dénonciation d’un phénomène terrible mais encore banal dans certains pays. Des acteurs et actrices justes et surtout une héroïne merveilleusement interprétée par Lina El Arabi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars.

  1. La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela et Hugh Welchman

Tout simplement parce qu’il est esthétiquement magnifique. Un film entièrement peints à la main. Un bel hommage à Van Gogh qui nous immerge dans ses toiles. En plus, une intrigue prenante sur les derniers jours du célèbre peintre. Le film d’animation de l’année.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Le vénérable W., de Barbet Schroeder

Second documentaire de la sélection. Un choc terrifiant, cette découverte de l’autre visage du bouddhisme. Des paroles de haine posément déclarées avec un sourire jovial, des rassemblements glaçants. Une claque sur le sort des Rohingyas et sur la cruauté qui, décidément, se loge dans toutes les religions.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juillet.

… et le dernier !

Les Mauvaises Herbes (affiche)

  1. Les Mauvaises Herbes, de Louis Bélanger

Un film inattendu dans ce top, un film original d’un bout à l’autre, drôle et toujours fin, tendre mais jamais niais, une touche d’amoralité et d’accent québécois, et on obtient un coup de cœur !
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

***

Bonus 1 :
Les  cinq repêchés
(ceux qui ont failli être dans le top 10, mais en fait, non…)

  1. Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel : fidélité au roman, magnificence des images et des masques, formidable Nahuel Perez Biscayart, une vraie réussite qui a su effacer toutes mes appréhension (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre) ;
  2. Une femme fantastique, de Sebastián Lelio : un film sensible et délicat, une actrice juste, de l’authenticité du début à la fin, de l’émotion mais pas de pathos inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  3. Logan, de James Mangold : un film de super-héros qui sort clairement du lot avec son ambiance sombre et poussiéreuse, ses personnages sur le déclin (sauf pour la petite nouvelle jouée par Dafne Keen, une boule d’énergie qui concentre sur elle tous les regards et qui a du potentiel), ça sent la fin (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  4. Glory, de Kristina Grozeva et Petar Valchanov : une fable bulgare plutôt absurde mais non pas dénuée de réalisme, intelligente bien que parfois ubuesque, une excellente découverte (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril) ;
  5. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina (chronique complète ci-dessus).

Mais j’aurais également pu citer Seule la terre, Ça (même si je suis un peu plus critique depuis que j’ai lu les romans), De sas en sas, La planète des singes, Tunnel, Après la tempête

***

Bonus 2 :
Le Top 5 des plus mauvais films de l’année
(ceux dont l’arrivée du générique de fin a été accompagnée d’un soupir de soulagement)

  1. Valérian et la cité des mille planètes, de Luc Besson : prévisible, sexiste, ridicule, vide, inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  2. La Momie, d’Alex Kurtzman : une momie qui n’est là que pour marcher lentement et nous faire admirer sa plastique, aucun suspense, aucun sursaut, une romance stupide, un film dont je n’attendais rien et qui a réussi à me surprendre par sa nullité (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juin) ;
  3. Les Gardiens de la Galaxie 2, de James Gunn : la déception après un premier volume bien sympathique, des longueurs, des personnages laids et peu crédibles, de l’humour pas drôle, des combats interminables, des discours pathétiques… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mai) ;
  4. Kong : Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts : un gorille toujours plus grand, des créatures étranges à deux pattes, une surenchère d’effets spéciaux qui laisse de marbre, des humains stupides et clichés… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  5. Justice League, de Zack Snyder : longueurs, tentatives d’humour ratées, scénario et méchant identiques à tous les précédents blockbusters, héros insupportables… bref, profond ennui (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de novembre).

Voilà ! Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un beau mois de janvier dans les salles de cinéma !

Bilan de mes lectures 2016

Pour la première fois, je fais un petit bilan de mes découvertes littéraires de 2016 avant de commencer 2017 avec de nouvelles critiques.

2016 est l’année où j’ai décidé de me consacrer plus sérieusement à ce petit blog. Par des publications plus régulières pour commencer, mais aussi en acceptant d’en parler autour de moi. Avant, c’était mon petit secret, plus maintenant. Ensuite, je lui ai offert un début de relooking avec des catégories mieux définies, une forme plus fixe pour tous les articles (ce qui m’a demandé pas mal de temps). Bientôt, si tout se passe bien, il aura également une nouvelle identité visuelle, plus personnelle, plus propre et plus jolie.

Mais passons maintenant au bilan de mes 122 lectures de cette année (un peu plus car j’ai parfois oublié de noter les BD).

J’ai lu beaucoup de littérature jeunesse pour mon plus grand plaisir (45 romans jeunesse), mais aussi de la BD et des livres audio (13, un record personnel, je pense). J’ai eu des déceptions (à commencer par celle qui m’a le plus attristée, Harry Potter et l’enfant maudit), mais j’ai fait de belles découvertes et j’ai eu plusieurs coups de cœur. Je réalise qu’il y a énormément de livres qui m’ont marquée cette année.

Parmi mes belles découvertes, je peux citer Neil Gaiman que je connaissais déjà, mais dont j’ai lu plusieurs livres cette année, Clémentine Beauvais qui m’a enchantée avec ses Petites Reines et surtout son merveilleux Songe à la douceur (il faut vraiment que je m’attelle à cette critique) ou encore les éditions iXe.

Mes coups de cœur…

… en littérature générale

M for MabelEn attendant BojanglesToutes les vagues de l’océanLe cirque des rêves (magique !) – Station Eleven

… en littérature jeunesse

Le Chaos en marcheVangoBleu Blanc SangQuatre sœursLes Autodafeurs

… en BD

La balade de YayaQuartier Western

… en livres audio

Des fleurs pour AlgernonKalavrita des mille AntigoneAlors voilà : les 1001 vies des UrgencesLa déesse des petites victoires

Pas de résolutions pour 2017, mais j’espère continuer à lire autant et diminuer un peu ma pile de livres à lire !