Nos trente ans, d’Arthur Dreyfus (Audible, 2019)

Nos trente ans (couverture)Voilà longtemps que je n’avais pas écouté de livre audio. Babelio et Audible m’en ont donné l’opportunité en me proposant de découvrir Nos trente ans.

Six personnes de trente ans, six « millennials », répondent aux questions muettes d’un intervieweur sur sept grandes thématiques : l’amour, le travail, la politique, vivre et mourir, la famille, la génération numérique et le futur.

Dans ces entretiens fictionnels, ces trois femmes et trois hommes se racontent, se dévoilent et exposent leur vision de la vie et de tous ses aspects. Un sujet en amenant un autre, de réflexion en réflexion, on découvre bien plus que leur quotidien actuel de jeunes trentenaires : leur passé se dessine tout aussi nettement que leurs espoirs pour l’avenir. Ils sont aussi amenés à évoluer, à changer d’avis au fur et à mesure que leur vie se déroule en parallèle de ces discussions supposées se dérouler sur plusieurs mois. Ils reviennent parfois sur ce qu’ils et elles ont pu dire dans une interview précédente, enrichissant ou nuançant des avis qui se sont révélés erronés par la force des choses.

Claire, Gauthier, Mikaël, Samir, Sibylle, Sonia. Leur culture, leur orientation sexuelle, le milieu social (quoique quatre d’entre eux sont plutôt aisé·es), leur situation familiale diffèrent ; leurs seuls points communs est leur âge et le monde dans lequel elles et ils ont grandi.
Des personnalités très diverses se dessinent : des cyniques, des optimistes, des déprimé·es, des idéalistes, etc. Des êtres humains avec leurs joies, leurs déceptions, leurs petites lâchetés, leur conscience… Parfois, leurs dires répondent à nos propres pensées ou touchent un point sensible ; parfois ils font réfléchir ; à d’autres moments, ils agacent par les banalités ou les excès exprimés. Mais tout garde une agréable spontanéité – si tant est que l’on puisse utiliser ce mot, ne s’agissant pas d’interviews « sur le vif » – qui rend ses… dialogues ? monologues ? – ce ne sont ni l’un ni l’autre puisque l’on n’entend aucune question, mais qu’on les devine malgré tout – très plaisants et intéressants à écouter.
Si le pessimisme est parfois inexistant chez certain·es, je trouve qu’apparaît nettement un mal-être qui m’est bien familier. Le monde actuel, la consommation, les écrans, la pollution… pourquoi continuer, comment ? Tout le monde ne pense pas ainsi dans ce « livre », mais c’est l’une des choses que j’en retire. Peut-être parce que je suis égocentrique et que l’on retient en priorité ce qui nous parle, fait écho à notre expérience et vision du monde.

J’ai débuté mon écoute assez perplexe parce que je découvrais, je m’interrogeais tout particulièrement sur la façon dont avait été conçu ce texte : fiction de A à Z ou base sociologique réelle ? J’ai pris parti pour la première supposition et j’ai considéré nos six protagonistes comme des héros et héroïnes de papier.
Si je n’ai eu aucun mal à me laisser porter par ces confidences fluides qui dessinent et épaississent peu à peu six individualités, je ne suis pas convaincue à 100%. Je n’ai pas toujours cru à ses personnages, pas toujours été émue par leurs histoires, ce texte traçant des « portraits-types » qui tombent souvent dans le cliché en manquant de nuances. Sibylle est la déprimée solitaire, cynique et suprêmement intelligente ; Claire est la fille à papa avec sa vie bourgeoise d’avocate fiscaliste et de mère de deux enfants ; Sonia est la rêveuse idéaliste qui se consacre à l’art ; etc.
De même, certains moments sont poussifs et surjoués. Je me souviens notamment du moment où un événement tragique survient dans la vie de Sonia et qui m’a fait pousser nombre de soupirs d’ennui tant je n’étais pas convaincue de sa peine.

Une histoire conçue uniquement pour être écoutée. Des voix qui s’entremêlent pour tracer un portrait intimiste des trentenaires d’aujourd’hui. Ce n’est pas déplaisant, on se surprend à se prendre au jeu, mais ce sera également aisément oubliable, la faute à des stéréotypes souvent irritants.

Nos trente ans, Arthur Dreyfus, lu par Anaïs Demoustier, Baptiste Lecaplain, Salim Kechiouche, Elodie Frégé, Alexandra Cismondi et Simon Rembado. Audible, 2019. 6 heures d’écoute.

Le silence de l’Opéra, de Pierre Créac’h, lu par Jean Rochefort (2007)

Le silence de l'opéra (couverture)Louis est passionné par les sons. Errant dans la ville avec sa perche et son micro, il entre dans l’Opéra de Paris. Il va y faire une bien curieuse rencontre avec la musique.

Le silence de l’Opéra m’attendait depuis le dernier salon de Montreuil, autant dire depuis un petit moment. J’avais pourtant adoré Le château des pianos et celui-ci ne laissait présager que du bon avec sa belle couverture.
Car ce qui saute aux yeux en premier lieu, c’est bel et bien la beauté de l’objet. Un grand format qui permet de découvrir les magnifiques crayonnés de Pierre Créac’h, une couverture rigide aux couleurs de l’Opéra, un papier épais, des illustrations qui s’étalent sur la double page au bon moment, c’est un plaisir de s’y plonger.

L’histoire est originale et sympathique. Outre une danseuse et un compositeur, rencontres somme toute assez banales, Louis va aussi faire la connaissance d’un rideau prétentieux, des canards-fausses notes, d’un cuisinier fort affairé à préparer des soupes de bravos et des ragoûts de huées, d’un Croque-Lumière et du comité des Oreilles Averties. Et surtout, il va rencontrer non pas le, mais les fantômes de l’Opéra ! Un conte onirique et imagé.

Le silence de l’Opéra (extrait)

Source : site de Pierre Créac’h

La musique est un élément essentiel de cette histoire qui comporte pas moins de 71 airs d’opéra. Verdi, Bizet, Mozart, Tchaïkovsky, Wagner… tous les grands noms de l’opéra sont là. Je regrette même qu’ils ne soient pas davantage mis en avant, j’aurais apprécié de plus longues plages musicales.
La voix enjouée de Jean Rochefort se prête parfaitement à cette histoire malicieuse dans les coulisses de l’Opéra. A travers de légers changements de ton, il donne corps aux différents personnages et c’est un délice de s’immerger dans les illustrations en se laissant porter par sa narration.
Quant aux illustrations justement, elles se marient à merveille avec la douceur de l’histoire. Nuances de noirs et de blancs, rondeurs, les dessins à la mine de plomb sont tout en délicatesse. On prend également plaisir à guetter les fantômes cachés ici et là.

Si je conserve une petite préférence pour Le château des pianos, j’ai été enchantée par cette nouvelle façon d’approcher la musique à travers une histoire pleine de poésie. Un bel ouvrage pour initier les plus jeunes à l’opéra.

« Il était là, dans le silence, dans l’immense salle de spectacle rouge et or, éclairée à demi par le grand lustre de cristal. Il écoutait.
Il écoutait ce silence magique, en ces lieux où résonnèrent tant et tant d’opéras, de musiques de ballet et de symphonies. Ici où les rêves les plus incroyables prirent vie, sous les bravos enthousiastes des spectateurs.
Louis déploya sa perche, ouvrit son micro, et enregistra le silence. »

Le silence de l’Opéra, Pierre Créac’h (textes et illustrations), lu par Jean Rochefort. Sarbacane, 2007. 94 pages, 30 min d’écoute.

Salle des pas perdus, de Julia Billet, lu par Kriss Goupil (CdL, 2015)

Salle des pas perdus (couverture, livre audio)Voilà trois ans que la vieille vit dans ma gare de Lyon. Elle y a ses habitudes, son coin pour dormir, ses copains de galère, les dames-pipi avec qui elle partage papotages légers et confidences… C’est son quotidien. Un quotidien bouleversé le jour où elle croise, dans la salle des pas perdus, une jeune fille qui semble différente de tous les autres gens. Elle la prend sous son aile et la renomme « Salomé ».

Au milieu du mouvement perpétuel de la gare et de tous ces voyageurs pressés qui ne s’arrêtent un instant uniquement pour mieux repartir, la vieille prend son temps. Elle capte des « bribes de mots, bribes de vies, juxtaposées ». La description de la vie des sans-abris est sans mélo. Elle paraît peut-être même un peu trop facile, un peu trop joyeuse parfois, même si les difficultés et les dangers sont parfois évoqués. Je me suis interrogée à plusieurs reprises sur le réalisme de cette image donnée du quotidien des SDF, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un livre également destiné à des jeunes ados, ce qui peut expliquer le ton choisi.

La souffrance des deux femmes est évoquée avec beaucoup de pudeur. Leurs dialogues sont simples, mais les silences en disent parfois davantage. Le passage où Salomé se confie enfin, au bout de plusieurs jours, est très émouvant. Elles ont deux générations d’écart, mais elles se comprennent parfaitement car toutes deux souffrent de la même solitude.

En revanche, la voix de Kriss Goupil ne me correspond absolument pas. Son timbre n’est pas de ceux que j’apprécierais écouter pendant des heures. Si douce qu’elle semble fausse, affectant un attendrissement démesuré pour les personnages, elle a fini par m’exaspérer.

Un roman tendre sur deux personnages en marge qui, cependant, ne m’a pas émue plus que ça peut-être à cause de la lecture qui en a été faite.

« La fille ne regarde pas, elle ne voit pas, elle a pourtant les yeux ouverts, mais sur l’intérieur. Elle ne perçoit rien de ce qui se passe autour d’elle. La vieille en est sûre, elle connaît ce regard du dedans, un regard qui a mal. »

Salle des pas perdus, Julia Billet, lu par Kriss Goupil. CdL, 2015 (L’Ecole des loisirs, 2003, pour l’édition papier). 2h05, texte intégral.

Jacob, Jacob, de Valérie Zenatti, lu par Eric Génovèse (CdL, 2015)

Jacob, Jacob (audio, couverture)Jacob Melki est un Juif de Constantine. Il apporte un peu de joie et de douceur dans le quotidien de la famille Melki. Le reste du temps, son père, le patriarche, impose sa loi à ses fils, son petit-fils Gabriel, sa femme Rachel, sa belle-fille Madeleine. Les femmes travaillent, se taisent, baissent les yeux. Pourtant, quand Jacob est enrôlé en 1944, ce sera Rachel qui partira de caserne en caserne, des provisions sous le bras, en quête de nouvelles de son fils. Mais Jacob sera déjà parti pour la France.

 

L’innocence de Jacob va se heurter à l’horreur du monde, de la guerre. Ce sera l’occasion de grands monologues qui viennent des tripes, qui disent la peur, l’espoir et les souvenirs. Quand on peut mourir à tout instant, il y a une urgence de dire, de se rappeler. Ces moments où la parole coule comme un fleuve, impossible à endiguer, sont vraiment très touchants car on se sent proche de Jacob – qui connaîtra aussi l’amitié, l’amour, des moments de bonheur – et on ressent beaucoup d’empathie pour lui.

C’est d’ailleurs une des qualités de l’écriture de Valérie Zenatti. Elle m’a amenée tout près des personnages que ce soit Jacob, Madeleine ou Rachel. J’ai appris à les aimer, à souffrir avec eux. J’ai notamment eu beaucoup de compassion pour ces deux femmes qui sont d’une force incroyable.

 

Après la Seconde Guerre mondiale et ses bataillons venus d’Afrique, ce sera une autre guerre : la guerre d’Algérie avec Gabriel qui se bat contre les fellaghas. Cette partie est un peu faible à mon goût. Le personnage central est Jacob et je n’ai pas vraiment compris l’intérêt de ce rapide regard sur son neveu et cette nouvelle guerre.

 

Ce roman nous plonge littéralement dans une atmosphère, un pays, des odeurs, des sons tout en évoquant également la difficulté pour les Juifs de Constantine de trouver une place dans ce pays. Ils oscillent entre le français et l’arabe, entre les cultures juive et musulmane. Un jour, on les exclut des écoles ; le lendemain, on les réintègre et on les réclame pour l’armée française.

 

Servi par une très bonne lecture d’Eric Génovèse et un format court, Jacob, Jacob s’écoute avec plaisir. Ce texte, que ce soit avec les pensées-fleuves ou l’importance de l’atmosphère, se marie parfaitement avec l’oralité.

 

Dans cet hommage à son grand-oncle, ce Jacob qu’elle n’a jamais connu, l’auteure apporte sa contribution à la mémoire algérienne avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et de force.

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site Amazon.

 

« A la caserne de Touggourt, on prend à peine le temps de répondre à la femme qui s’exprime moitié en français moitié en arabe, passe du vouvoiement au tutoiement de manière incohérente, appelle « mon fils » le lieutenant qui s’est arrêté un instant pour l’écouter, touché, elle lui évoque sa grand-mère corse, elle est à la recherche du sien, de fils, il est tirailleur, Jacob Melki, il a une très belle voix et des cheveux châtains, une cicatrice sur le crâne côté gauche, il s’est cogné au coin de la table quand il avait un an et demi, il était sage mais plein de vie aussi, il avait dansé en battant des mains, perdu l’équilibre, c’est comme ça qu’il s’est cogné, il a beaucoup saigné, ça saigne tellement la tête, j’ai couru avec lui dans les bras jusqu’au dispensaire sans m’arrêter, sans respirer, maintenant il est soldat français, tu ne sais pas où il est mon fils ? »

« On a fait de lui un soldat, le mot contient une autre façon de bouger, s’habiller, manger et dormir, utiliser son corps et ses forces, et bientôt, il voudra dire tuer ou être tué. »

« Jacob était fait de ces mots transmis de génération en génération, prières, bénédictions, exclamations, il était fait aussi de silences si nombreux autour de l’amour, de la mort, et il était curieux qu’il ait rencontré les deux à des milliers de kilomètres de là où il était né, détaché des siens, défenseur d’une Europe qui avait tué ou laissé mourir ses juifs mais qui l’avait bien voulu, lui, pour la délivrer, alors que trois ans avant son incorporation on ne l’avait plus jugé suffisamment français pour l’autoriser à franchir les portes du lycée d’Aumale. »

 

Jacob, Jacob, Valérie Zenatti, lu par Eric Génovèse. CdL, 2015 (éditions de l’Olivier, 2014, pour l’édition papier). 3h40, texte intégral.

Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes, lu par Grégory Gadebois (Audiolib, 2015)

Des fleurs pour Algernon (couverture)Charlie Gordon est un simple d’esprit gentil et plein de bonne volonté : il travaille et suit des cours de lecture avec Miss Kinnian. Sa motivation lui permet d’être choisi pour une expérience menée par le Docteur Strauss et le Professeur Nemur : il subit alors une opération qui décuple ses facultés mentales. Il n’est pas le seul à subir cette intervention médicale : celle-ci est tout d’abord testée sur Algernon, une souris.

Ce court roman a reçu le Prix Nebula du meilleur roman 1966.

J’ai lu ce roman en version papier il y a plusieurs années. Je me souviens à quel point cette histoire m’avait émue, à quel point je m’étais attaché à Charlie. Je me souviens également de ma stupéfaction devant ces premières pages bourrées de fautes et de mon plaisir à constater les progrès – subtils au début, fulgurants par la suite – de Charlie.

Des fleurs pour Algernon (théâtre)J’ai ensuite découvert Grégory Gadebois au théâtre du Petit Saint-Martin dans la mise en scène d’Anne Kessler. J’y suis allée avec l’appréhension de celle qui a adoré le livre et qui redoute de voir les transformations qu’il aura subies. Craintes injustifiées. C’était génial. Je reviendrais après sur la performance de Grégory Gadebois puisqu’il est également le lecteur de la version audio, mais cette mise en scène dépouillée, avec un seul comédien, et la prestation dudit comédien m’ont totalement subjuguée : 1h30 de monologue qui nous tient en haleine de bout en bout, nous faisant passer par toute une palette d’émotions.

Grégory Gadebois est extraordinaire. Il effectue un travail tout en subtilité sur le texte de Keyes. Nous n’avons plus la possibilité de lire les belles fautes d’orthographe de Charlie, mais ce n’est pas grave. Il joue sur la prononciation, le rythme, l’élocution, le vocabulaire pour nous montrer l’évolution intellectuelle de Charlie. Le Charlie intelligent s’exprime avec beaucoup de fluidité, il parle vite et sans buter sur les mots, il évoque sans sourciller des concepts compliqués. Qu’il incarne un Charlie avec un QI de 68 ou de 250, il est crédible, il est juste.
Le comédien-lecteur nous donne également à voir l’évolution émotionnelle du personnage et les changements dans sa personnalité. Au début, on ressent profondément l’immense naïveté de Charlie. Puis on souffre avec lui lorsqu’il réalise quel regard son entourage portait sur lui. On sent grandir sa solitude en même temps que son intelligence. Et on assiste avec horreur à sa régression.
Grégory Gadebois a reçu le prix du meilleur comédien 2013 au Palmarès du théâtre ainsi que le Molière « Seul en scène » en 2014. Des prix parfaitement mérités !

Certes, il s’agit d’une histoire relativement courte, mais je n’ai pas ressenti la frustration que me laissent souvent les nouvelles. Tout d’abord, on suit Charlie sur une période suffisamment longue pour s’attacher à lui et le voir changer du tout au tout. Ensuite, Des fleurs pour Algernon est une histoire intemporelle que l’on peut situer en 1966 comme en 2016. Elle fait réfléchir sur divers sujets comme le handicap mental, l’intelligence, la recherche scientifique, les expérimentations sur des animaux et des hommes…
La version audio n’est pas une version intégrale. Si je ne dis pas de bêtises, il s’agit du texte qui a été présenté au théâtre. En général, j’écarte tout ce qui n’est pas en texte intégral, mais Des fleurs pour Algernon lu par Grégory Gadebois est une exception tant c’est fabuleux.

Le texte de Daniel Keyes est poignant, tout comme la formidable performance de Grégory Gadebois qui est d’une justesse exceptionnelle. Je vous conseille le livre, mais surtout le livre audio : on gagne quelque chose de plus à écouter Grégory Gadebois. Bouleversant !

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Audiolib : la rencontre avec Algernon.

« Le Dr Strauss a dit que j’avait une bone motivacion. Ca m’a fait plésir quant il a dit que c’été pas tout ceux qui ont un QI de 68 qui en on autant que moi. Je sait pas ce que cé ni ou je l’ai eu mais il a dit qu’Algernon la souris l’avait aussi. La motivacion d’Algernon cé le fromage qu’ils mètent dans la boite. Mais ca peut pas ètre seulement ca pasque j’ai pas eu de fromage cet semène. »

« Comme c’est étrange que des gens qui ont des sentiments et une sensibilité normaux, qui ne songeraient pas à se moquer d’un malheureux né sans bras, sans jambes ou aveugle, n’aient aucun scrupule à tourner en ridicule un autre malheureux né avec une faible intelligence. »

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes, lu par Grégory Gadebois. Audiolib, 2015 (J’ai lu, 1972, pour l’édition papier). 1h30.