Tag Sunshine Blogger Award x 2 !

Sunshine Blogger Award

J’ai été taguée par la Récolteuse de Mots il y a un moment et ça n’a pas été facile de répondre !

Les trois règles du jeu :

  • Insérer le logo du tag : il y en a plusieurs, mais quand on a la flemme, on pique celui de celle qui nous a taguée ;
  • Répondre aux onze questions de la personne qui vous nomine ;
  • Nominer onze autres blogueurs et leur poser onze questions.

C’est parti ! (Et je vous préviens, c’est beaucoup trop long pour être lisible !)

***

  1. Prenez vos 3 personnages préférés de 3 œuvres différentes. Maintenant, qui adoptez-vous, qui tuez-vous, qui épousez-vous ? (c’était gratuit)

Bon, j’ai des tas de personnages préférés, mais pour cette question, j’appelle à la barre Ellana (Le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero), le Délire (Sandman de Neil Gaiman) et Jane Eyre (de Charlotte Brontë). Et j’épouse Ellana, j’adopte Délire… et du coup… je tue Jane Eyre, je suppose (mais c’est vraiment parce que je préfère épouser et adopter les autres) (on va dire qu’elle a vécu son temps !).

  1. L’auteur.rice et/ou le livre que tu détestes le plus dans tout ce que tu as lu ?

Il y en a peut-être d’autres, mais d’une part, j’ai une mémoire de poisson rouge et, d’autre part, cette dernière me hurle un nom : Sylvain Tesson. Je pense que ma chronique de Dans les forêts de Sibérie est suffisamment éloquente. Je l’ai trouvé moralisateur, pédant, imbu de lui-même… je me répète ? Bref, insupportable en tout cas.

Dans les forêts de Sibérie (couverture)

  1. Est-ce que tu as déjà pensé à arrêter définitivement ton blog ? Pourquoi ? (n’y lisez pas que je veux voir votre départ, NON)

Ouf, il y a au moins une question facile dans ce questionnaire ! Oui, sans aucun doute. C’est une interrogation qui revient souvent chez moi. Pourquoi ? Parce qu’il n’apporte pas grand-chose à la blogo et parce que je trouve qu’il y a mille autres blogs bien plus intéressants et intelligents.  (Et je ne dis pas ça pour que vous me disiez « mais non, voyons… », je réponds juste à Naomi !)
Mais pour l’instant, même s’il a connu de longues pauses, il a toujours résisté. C’est mon journal de lecture et ma mémoire, je ne vais pas les sacrifier aussi facilement, simplement à cause de doutes !

  1. Vous avez la possibilité d’offrir le Prix Nobel de littérature : à qui le décernes-tu ?

Honnêtement, je préfère reléguer cette responsabilité à quelqu’un d’autre. Premièrement, je ne sens pas assez cultivée pour distinguer un.e artiste parmi les autres. Deuxièmement, je suis trop versatile. Six mois après, il me faudrait pouvoir reprendre le prix au premier lauréat parce que j’aurais changé d’avis. Non merci, pas pour moi. En plus, je déteste décevoir les gens et je serais mal pour tous ceux et toutes celles qui l’auraient voulu.

  1. Une femme qui t’inspire et le pourquoi du comment.

N’importe quelle femme volontaire, décidée, généreuse. Celles présentées dans les Culottées de Pénélope Bagieu qui ont su s’imposer dans la voie qu’elles avaient choisie. Mireille Havet qui, au début du XXe siècle, a su briser les conventions et faire fi des tabous, Emma Watson pour ses engagements féministes… Mais en fait, je suis surtout inspirée par des femmes de mon quotidien, des femmes que j’ai pu rencontrer dans la vraie vie et qui m’ont impressionnée, m’impressionnent encore par leur force, leur intelligence, leur humour, leur gentillesse, etc., quelles que soient leurs qualités. Cela varie selon les jours et les rencontres, mais je n’ai pas UNE femme en particulier que j’érige en idole et en modèle au quotidien.

  1. Quel aurait pu être l’autre nom de ton blog ?

Ah non, j’ai assez galéré à en trouver un, je ne vais pas devoir en trouver un second ! Ça aurait été un nom bateau et commun, voilà. Pour me faire pardonner de cet évitement (qui n’est d’ailleurs pas le premier, sorry Naomi…), je peux vous dire pourquoi il s’appelle comme ça ! Alors « bibliophile », c’est parce que j’aime lire (n’est-ce pas complètement fou ?), mais « l’ourse » ne vient pas d’une passion pour les ursidés, mais parce que le gentilé de « mon » village, celui où j’ai passé mon adolescence en tout cas, se trouve être… les Ours. (Par contre, je vous laisse chercher où c’est.)

  1. Si on retire les romans, quel est ton genre préféré ?

Si on me retire les romans… je serais bien dans la mouise ! Parce qu’il ne fait aucun doute que c’est mon genre de prédilection. Sans romans, il faudrait d’abord que je découvre plus en avant les autres genres avant d’en élire un supérieur aux autres en mon cœur. Ce ne serait probablement pas la poésie qui me laisse globalement hermétique. Peut-être les essais, à condition qu’ils ne soient pas trop abscons (c’est idiot, mais j’ai cette image des essais alors que j’ai pu en lire de très plaisants) ou le théâtre, mais je crains de me lasser assez vite.
(Cinq minutes plus tard, après m’être torturée l’esprit dans tous les sens…) Suis-je bête ! Ce serait la bande-dessinée et les romans graphiques ! Avec toutes les pépites que le genre recèle, je suis idiote de ne pas y avoir pensé plutôt !

  1. Un univers que tu voudrais aussi célèbre que celui d’Harry Potter ? (pas le droit de répondre que HP est le meilleur, nope nope nope)

Je ne peux pas dire celui de Tolkien, c’est déjà le cas, alors Gwendalavir ! Créé par Pierre Bottero, c’est un univers formidable et j’aurais tellement aimé qu’il soit encore développé plus en avant dans maintes trilogies formidables…

  1. Une œuvre qui nous permettrait de mieux te comprendre ?

Une œuvre ?… Je ne sais pas si l’une d’entre elle permettrait de me comprendre… Peut-être les Chants de Maldoror de Lautréamont pour leur côté joyeux et positif ! (Ceci est du second degré.) Non, je ne sais pas.
En revanche, je me suis terriblement identifiée à une autrice, mon âme sœur vieille d’un siècle, Mireille Havet. Je n’ai pourtant pas encore fini de lire son journal, mais les premiers volumes ont véritablement résonné en moi, me prenant aux tripes par ses mots, par leur honnêteté, par leur modernité, par leur véracité. Mes exemplaires sont couverts de notes, d’une longue conversation avec elle (les seuls livres que je ne prêterai absolument jamais !).

  1. La chose dont tu es la plus fière au cours de ta vie ?

Avoir participé à l’animation du Rocky Horror Picture Show, je dirais. C’était une période assez dingue de ma vie et monter sur scène est tellement loin de mon caractère que je me demande encore comment j’ai fait pour y arriver ! Pourtant, je me suis éclatée chaque jour et j’ai savouré chaque répétition et chaque séance.

The Rocky Horror Picture Show - Lèvres

  1. Qui voudrais-tu être ? (pas forcément en comparaison à un personnage ou une personnalité, mais davantage : personnellement quel genre de personne veux-tu devenir ?)

Celle que j’étais quand je faisais le Rocky ? La moi plus téméraire et de plus positive. Quelqu’un qui sait voir le bonheur quand il se présente, aussi petit soit-il.

***

La Récolteuse avait aussi taguée Plouf qui a posé des questions sans nominer personne, donc dans ma lancée, j’ai aussi répondu aux siennes (non, cet article n’était pas assez long comme ça !), so… voici les questions de Plouf !

  1. Quel est le livre que tu as trop envie de lire, mais que pour une raison obscure, tu n’as pas pas encore lu ?

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. J’ai très très très envie de le lire depuis l’été dernier, je le regarde régulièrement en me disant « putain, j’ai trop envie de le lire ! »… et pourtant, je ne l’ai pas encore ouvert plus d’une minute. Et ça, c’est pour une raison très obscure que je n’arrive pas à déterminer.

Americanah (couverture)

  1. Comment est-ce que tu organises ta bibliothèque ? Joyeux bazar ou tout bien rangé ? (et une photo en prime pour baver, ça peut être très cool !)

Je trie un peu (jeunesse, SFFF, littérature blanche, beaux-livres, BD, essais…) et après, c’est au feeling et selon les périodes (parce que, de temps à autre, je me fais un petit trip « réorganisation de ma bibliothèque ») : taille des livres, nationalité de l’auteur, associations d’idées…

(Désolée, la qualité n’est pas top…)

  1. Quel est le roman dont on ne parle pas assez à ton goût ?

Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke ! Un roman de fantasy incroyablement riche, avec un univers développé à la perfection, une œuvre fascinante, doucement envoûtante avec un humour subtil. Un véritable voyage !

Jonathan Strange & Mr Norrell (couverture)

(Savourez cette question, c’est la seule à laquelle j’ai pu apporter une réponse claire, nette et unique !)

  1. Quels sont les endroits du monde qui te font le plus rêver ? 

L’Ecosse ! Depuis que j’y suis allée, je ne rêve que d’y retourner. C’est tellement sublime et magique et incroyable qu’il ne peut en être autrement. Sinon, l’Irlande. Et les grands espaces de l’Amérique du Nord. Et le Vietnam que j’aimerais faire un jour en vélo du nord au sud ou du sud au nord (mais faudrait que je me mette sérieusement au vélo parce que ça risque de faire quelques kilomètres…).

  1. Est ce que tu as un personnage d’une série que tu adores mais que lui, tu peux pas piffer, et pourquewadoncquecela ?

Je crois que je vais passer mon tour… Je ne suis pas une grande sérivore et là, je n’ai aucun personnage en tête. Enfin, j’ai détesté d’un bout à l’autre ce petit merdeux de Junior dans Under the Dome, mais comme je n’ai pas aimé la série… Je crois que dans mes séries préférées, j’ai adoré détester certains personnages, mais je ne m’en rappelle pas que je n’ai pas pu piffer.

  1. Quel est ce film que tu pourrais regarder encore et encore et encore ?

Et encore ?
Il y en a plein, même si je pense que pour tous j’arriverai à saturation au bout d’un moment. Mulholland Drive, les comédies britanniques (surtout s’il y a Bill Nighy ou Maggie Smith ou d’autres acteurs ou actrices de cet acabit), les anciens Tim Burton… Il y a aussi The Rocky Horror Picture Show que j’ai vu des dizaines voire des centaines de fois… et du coup, ça me fait penser à Hair… et que dire de Mulan ou du Roi Lion ou des Miyazaki !
Non, et puis ça dépend de mon humeur, de la période, de ce que j’ai envie de voir ! C’est tout simplement impossible de n’en choisir qu’un.

  1. Plutôt couche tard-lève tard ? Ou couche tôt-lève tôt ? Ou j’ai un rythme de merde, déso pas déso ?

En temps normal, je suis plutôt une lève-tôt et une couche-ni-tôt-ni-tard. Dans les périodes les plus survoltées de ma vie, je pouvais me coucher à une ou deux heures et me lever à cinq sans problème. Mais comme ma vie n’est pas particulièrement survoltée en ce moment, j’ai avancé le coucher et repoussé le lever, mais je compte bien remédier à ça un de ces quatre !

  1. Quels sont les blogs que tu adores visiter ? J’ai trop envie d’en découvrir plein de nouveaux en ce moment, fais tourner !

Pour ne pas citer des évidences (comme Ambroisie, Pauline, Charmant Petit Monstre ou la Récolteuse… que j’ai citées du coup…), je t’en donne deux : Sick Sad Me tenu par la plume pleine d’esprit et d’ironie de Zelda et Les jolis choux moustachus, un petit blog tout nouveau tout beau !

  1. C’est quoi tes 5 livres préférés (ouais je mets une formulation moche pour changer du ‘quel est’) ?

Dur… En vrac et sans classement : le journal de Mireille Havet, Méridien de sang de Cormac McCarthy, Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, les nouvelles de Stefan Zweig et Harry Potter.
(…et les autres livres de McCarthy, et Sukkwan Island de David Vann, et Le Pacte des Marchombres, et à peu près tout Neil Gaiman, et Jane Austen, et Jane Eyre, et A la croisée des mondes, et L’Attrape-cœur, et… c’est quoi cette question ? Pourquoi juste cinq d’abord ?)
(Comme tu peux le voir avec cette question à l’instar de la 6, j’ai du mal avec la notion de choix. Je ne te dis pas les débats existentiels devant le menu au restaurant.)
Non, décidément, le livre, le film, le plat, le ci ou le ça préféré, ce sont des questions impossibles ! Ça dépend de trop de choses, ça varie, ça fluctue, ce n’est pas figé dans le marbre, donc je ne peux pas trancher. Je ne peux pas et je ne veux pas car en choisir un, c’est laisser les autres. Et ça, c’est hors de question, je ne laisse personne derrière !

  1. La chanson qui te met la patate direct ? 

En fait, je n’écoute presque pas de musique. Je me sens très tache au milieu de ces enceintes partout tout le temps, de ces écouteurs, des playlists, mais je ne sais même pas à quand remonte la dernière fois où j’ai mis de la musique. Après, j’en écoute de temps en temps et je suis incapable de résister à l’envie de chanter faux face aux chansons que je connais. Et là, ça va de BO de comédies musicales à Indochine, en passant par les Disney, Léo Ferré et « Jolene » de Dolly Parton (oui, même ces deux-là arrivent à me mettre de bonne humeur : sans doute la joie de connaître les paroles…) ou encore la merveilleuse Agnes Obel. Mais je n’ai pas de chanson particulière que je vais me mettre pour me donner un coup de fouet.

  1. Dans quel livre/film (ou les deux) voudrais tu vivre ? Et pourquoooi ?

Dans un univers magique évidemment. Je ne suis pas difficile. Ça peut être en Terre du Milieu (Le Seigneur des Anneaux, Le Hobbit), en Gwendalavir (les livres de Pierre Bottero) ou sur les arches de la Passe-miroir. En ce moment, je suis en mode Terre du Milieu à fond, mais pour moi qui suis nulle en dessin mais qui ai plein d’images dans la tête… peut-être que je me révélerais meilleure dans l’Art du Dessin tel qui se pratique en Gwendalavir (et de toute façon, je deviens Marchombre aussi).
Je ne voudrais pas vivre dans le monde d’Harry Potter (le fait que je ne cite pas cet univers pourrait surprendre les personnes me connaissant), mais c’est notre monde. Avec de la magie certes, mais avec la pollution, la surpopulation, la disparition des espèces animales, etc. Donc non merci.

***

Et donc, mes onze questions !

  1. Ecris-tu ? Te rêves-tu publié·e ?
  2. As-tu une passion (ou plusieurs) autre que la lecture et/ou l’écriture, bien sûr ?
  3. Quel est, pour toi, l’endroit où tu te sens le mieux ?
  4. L’existence de ton blog est-elle connue de ton cercle familial, amical et professionnel ?
  5. Une fée, un lutin, un génie, qui tu veux (qui, d’ailleurs ?) t’offre un vœu. Un seul. Que choisis-tu ?
  6. Quel est ton dernier voyage ? Quel sera le prochain ? (Fais-moi rêver.)
  7. Une autrice ou un auteur méconnu·e que tu aimerais me faire découvrir ? (Comme si ma wish-list n’était pas assez gargantuesque…)
  8. De quel objet ne peux-tu te passer (hors livres et/ou liseuse) ?
  9. Le bruit que tu préfères ?
  10. L’auteur/autrice et/ou le livre que tu détestes le plus dans tout ce que tu as lu ? (Oui, je reprends sans scrupule la question de la Récolteuse de Mots. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais repris tout son questionnaire !)
  11. Comment vois-tu le futur de l’humanité ? (Une question joyeuse pour finir)

***

Et là, normalement, je sais, je suis censée taguer des gens. Onze personnes. Sauf que j’ai l’impression qu’il a déjà pas mal tourné, alors ce sera en libre-service pour qui en aura envie !

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C’est le 1er, je balance tout ! # 21 – Septembre 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Je viens de découvrir grâce aux articles de tout le monde que nous étions le 1er octobre et que je n’avais presque rien préparé pour ce bilan mensuel. Du coup, ça ira assez vite ce mois-ci, je ne vais pas vous assommer de paroles, je vous le garantis !

Côté Top… Je pense que ma chronique est assez claire : Dans la forêt de Jean Hegland a été un incroyable, un formidable, un renversant coup de cœur. Et j’ai aussi les intégrales 6 et 7 de Sandman de Neil Gaiman et… comment dire ? Vous allez en entendre parler. Beaucoup. Beaucoup trop sans doute, mais j’ai vraiment envie de partager ça avec vous.

Après ma lecture de L’obscurité du dehors, j’ai réalisé avec stupeur que je n’avais jamais chroniqué de romans de McCarthy sur le blog à l’exception d’une courte chronique sur la Trilogie des confins il y a fort fort longtemps lorsque le blog était bégayant et bredouillant (fichtre ! je ne réalise pas qu’il a déjà cinq ans, j’ai plutôt l’impression qu’il n’en a que deux puisqu’il a si longtemps été laissé en friche…). Pourtant, c’est l’un de mes auteurs fétiches dont j’explore peu à peu toute la bibliographie. D’ailleurs, il ne m’en reste plus qu’un à découvrir, son premier, Le gardien du verger. Bon, il y a aussi Suttree qui me résiste désespérément : trois fois que je me lance dans la lecture, trois fois qu’il me tombe des mains plus ou moins à la moitié. Mais je n’abandonne pas !
Quoi qu’il en soit, il faudra corriger cela. Cependant, puisque le monsieur ne semble pas décidé à publier un onzième roman (j’ai vu un article annonçant qu’il le finissait… en 2015, donc je ne sais pour quand espérer The Passenger si tel doit effectivement être son titre), j’ai très envie de relire tous ces livres. La Route, No Country for Old Men, Méridien de sang, la fameuse trilogie bien sûr… Mais les critiques, une par roman, risquent d’être rapidement redondantes. Mais quid d’un article sur toute son œuvre ? Il ne sera sans doute pas prêt avant un an ou deux (oui, je compte lire autre chose aussi, comme… tout Tolkien), je ne sais pas du tout ce que ça donnera, mais tel est le programme !

Côté Flop… Rien à signaler !

Le mystère de l'île verte (couverture)Sinon, je dois peut-être expliquer la présence du livre d’Enid Blyton, Le mystère de l’île verte, qui fait peut-être un peu tache parmi mes lectures habituelles. Il ne s’agit pas d’un livre que l’on peut découvrir à 25 ans sans avoir envie de le balancer par la fenêtre, mais dans mon cas, il s’agit d’un des livres de mon enfance, récupéré de ma mère, et ma lecture de Dans la forêt m’a donné envie de le relire. Pour situer l’histoire, quatre enfants – deux filles et deux garçons – partent vivre sur une île inhabitée au milieu d’un lac en l’absence de leurs parents. Alors, certes, d’un côté, c’est désuet, sexiste et horripilant. La répartition des tâches est frustrante – aux filles le raccommodage et la vaisselle ; aux garçons le bricolage et les excursions chapardage sur la terre ferme – et la tendance des garçons à la condescendance lorsqu’il s’agit de parler aux filles mériterait quelques claques.
Mais d’un autre côté, leur vie en solitaire et en quasi autonomie m’a toujours fait rêver. La cabane dans les saules pour l’été, la grotte douillettement aménagée pour l’hiver, les poules et leurs œufs, la vache et son bon lait, les framboises, les champignons, les noisettes… la solitude et la tranquillité. Un tableau tout à fait bucolique en somme. Le rêve.
C’est sans aucun doute une lecture influencée par mes souvenirs d’enfance, une lecture qui heurte la féministe que je suis à présent, mais à laquelle je reste attachée malgré tout. (Et une lecture qui m’a toutefois fait progresser dans trois challenges !)

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : + 260 points pour Poudlard
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 2, soit 40/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 13/20 ;
  • Voix d’autrices : + 3, soit 24/50.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je n’ai rien mis de côté… Je suis désolée, depuis que je suis rentrée de vacances, je suis à la ramasse. A part mes chroniques de livres qui, elles, coulent facilement, je suis une vraie feignasse. Mais je vais me réveiller. Avant le printemps, j’espère.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai beaucoup aimé le poème entraînant et rythmé de Nymeria, du blog Subtilité du Palimpseste, sur sa façon de bloguer. Je m’y suis beaucoup retrouvée et je remarque que je vis de mieux en mieux avec mon petit blog.

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai continué les leçons de conduite et décidé qu’il me fallait une automatique.
J’ai refait un crumble aux poires, le premier depuis longtemps, et qu’est-ce que c’est bon !
J’ai enfin un fauteuil de lecture digne de ce nom, je suis donc fin prête pour affronter l’hiver.
J’ai rêvé Terre du Milieu (merci Tolkien), Songe (merci Gaiman) et forêt (merci Hegland).
J’ai décidé de lire tout Tolkien (et j’espère que ma route sur les routes de la Comté croisera parfois celle du Joli) et de relire tout McCarthy.
J’ai visité le Finistère (enfin, ce n’était qu’un apéritif) et revu ma chère Victoria.
J’ai constaté avec plaisir que ma chienne revenait de mieux en mieux quand on l’appelait… jusqu’à ce que l’ouverture de la chasse fasse sortir les chevreuils jusque devant chez moi et que les odeurs redeviennent bien trop tentantes.
J’ai rapporté mes premiers points pour Poudlard : je commence doucement, mais prenez garde…
Bref, je n’ai pas fait grand-chose.

J’attends simplement qu’il arrête de faire chaud. Et qu’il se mette à pleuvoir. Il ne pleut donc jamais en Bretagne ? La pluie me manque. Si vous me cherchez, je suis sous mon plaid, avec mon thé et mon bouquin. Ça, c’est la belle vie !

Je vous souhaite un bel automne et un beau mois d’octobre. Je n’ai rien à raconter, mais ce n’est pas forcément votre cas et je lirai avec plaisir tout ce que vous aurez à me dire en commentaires ! 

Challenge Tournoi des trois sorciers – Année scolaire 2018-2019

Tournoi des trois sorciers

Pour la seconde fois, je retourne à Poudlard pour ce challenge Harry Potter aux items abondants, intrigants, stimulants et pas franchement évidents.

Seize items par année passée à l’école (plus dix items bonus sur le thème alléchants des friandises), tous reliés à un nom pioché dans l’univers d’Harry Potter et associés à une matière enseignée à Poudlard… les créatrices de ce challenge hors-normes ont vraiment fait du beau travail et je suis impatiente de valider mes premières consignes !

Nouveauté cette année ! La compétition ne se jouera pas entre les quatre maisons de Poudlard, mais entre les trois écoles de magie Poudlard, Beauxbâtons et Dumstrang (et chaque école aura un item qui lui est propre par année).
Parce que l’Ecosse, parce que j’en rêve depuis ma lecture du premier tome, parce que j’ai l’impression de s’y bien le connaître et re-parce que l’Ecosse, j’ai choisi Poudlard !

 ***

 Total : 360 points

 ***

 Voici les items proposés cette année.

 Année 1 – 10 points

  • La magie à travers les âges (Histoire de la magie) : un livre tombé dans le domaine public
  • Beedle le barde (Histoire de la magie) : un recueil de contes ou de nouvelles
  • Riddikulus (Défense contre les forces du mal) : un livre qui vous a fait rire
  • Pitiponk (Défense contre les forces du mal) : un livre où le héros est un enfant (<13 ans)
  • Plante à Pipaillon (Botanique) : un livre que tout le monde a aimé, sauf vous
  • Brossdur (Quidditch) : lire ou relire le Quidditch à travers les âges
  • Souaffle (Quidditch) : un livre où la couverture est majoritairement rouge
  • Canons de Chudley (Quidditch) : un livre où le héros est roux / l’héroïne est rousse
  • Félifors (Métamorphose) : il y a un chat dans l’histoire
  • Orchideus (Métamorphose) : un livre avec des fleurs sur la couverture
  • Remède contre les furoncles (Potions) : un livre où le héros est un adolescent
  • Ratatinage (Potions) : un livre de poche
  • Aiguise-méninge (Potions) : effectuer une relecture
  • Reducto (Sortilèges) : le livre le plus court de votre PAL
  • Nox (Sortilèges) : un livre avec une couverture sombre
  • POUDLARD Fumseck (Soins aux créatures magiques) : un livre publié dans plusieurs maisons d’édition différentes
  • BEAUXBÂTONS Poussos (Médicomagie) : un livre en grand format
  • DURMSTRANG Impero (Art de la magie noire) : un livre choisi par quelqu’un d’autre

Année 2 – 20 points

  • Révolte des Gobelins (Histoire de la magie) : un livre qui coûte plus de 18€
  • Veritaserum (Histoire de la magie) : un livre basé sur des faits réels
  • Expecto Patronum (Défense contre les forces du mal) : lire le premier livre d’un auteur
  • Epouvantard (Défense contre les forces du mal) : un livre à la couverture effrayante
  • Neville Londubat (Botanique) : un livre où l’amitié a une place importante
  • Nimbus 2000 (Quidditch) : un livre publié avant l’an 2000 Le mystère de l’île verte, d’Enid Blyton (1938 en VO, 1972 en VF)
  • Feinte de Wronski (Quidditch) : un livre avec une flèche sur la couverture
  • McGonagall (Métamorphose) : un des personnages principaux est professeur
  • Sortilège informulé (Métamorphose) : un livre dont tu as peu entendu parler
  • Polynectar (Métamorphose) : lire un livre en une demi-journée
  • Potion à hérisser les cheveux (Potions) : un livre d’épouvante
  • Felix Felicis (Potions) : l’auteur a la même initiale pour son prénom et son nom
  • Elexir d’euphorie (Potions) : un livre qui se termine en happy-end (ne pas donner le nom du livre)
  • Revelio (Sortilèges) : un roman à suspens
  • Oubliettes (Sortilèges) : lire ou relire Harry Potter l’enfant Maudit
  • POUDLARD Miss Teigne (Soins aux créatures magiques) : le personnage principal a un animal de compagnie (imaginaire ou existant)
  • BEAUXBÂTONS Bézoard (Médicomagie) : un livre dans lequel le héros frôle la mort
  • DURMSTRANG Mangemort (Art de la magie noire) : un livre qui fait partie d’une collection

Année 3 – 30 points

  • Sang de Bourbe (Histoire de la magie) : un livre avec du sang sur la couverture
  • Mr Binns (Histoire de la magie) : un livre écrit au passé, à la première personne
  • Auror (Défense contre les forces du mal) : un livre policier
  • Salle sur Demande (Défense contre les forces du mal) : un livre choisi au hasard
  • Mandragore (Botanique) : un livre dont on vous a rabattu les oreilles
  • Pus de Bubobulb (Botanique) : un livre qui se passe dans un lycée
  • Collier d’opale (Divination) : un livre sur une malédiction
  • Chiromancie (Divinations) : un livre qui parle de destin / un livre avec une prophétie
  • Centaures (Divinations) : un livre de fantasy
  • Debout ! (Quidditch) : un livre qui vous a tenu en haleine
  • Dubois (Quidditch) : un livre où le héros est capitaine
  • Nymphadora (Métamorphose) : un livre au titre éponyme
  • Aconit (Potions) : un livre avec une lune sur la couverture
  • Waddiwasi (Sortilèges) : lire trois BD en 24 heures Les années douces, tomes 1 et 2, de Jiro Taniguchi et Hiromi Kawakami, et Saveur Coco, de Renaud Dillies
  • Alohomora (Sortilèges) : un livre avec une serrure ou une clé sur la couverture
  • POUDLARD Calamar géant (Soins aux créatures magiques) : un livre dont le thème vous met mal à l’aise
  • BEAUXBÂTONS Pimentine (Médicomagie) : un livre avec de la fumée ou du feu sur la couverture
  • DURMSTRANG Avada Kedavra (Art de la magie noire) : un livre dont la fin est triste (ne pas donner le nom du livre)

Année 4 – 40 points

  • Philtre de Paix (Histoire de la magie) : un livre où l’histoire se passe durant une guerre
  • Chasse aux sorcières (Histoire de la magie) : un livre qui traite de sorcellerie
  • Inferi (Défense contre les forces du mal) : un livre avec des zombies
  • Ombrage (Défense contre les forces du mal) : un livre qui traite du racisme ou de l’homophobie
  • Champifleur (Botanique) : un livre avec une forêt sur la couverture Dans la forêt, de Jean Hegland
  • Chourave (Botanique) : un livre illustré (un livre avec quelques illustrations)
  • Boule de cristal (Divination) : lire deux livres numériques
  • Feuilles de thé (Divination) : un livre qui se passe en Angleterre
  • Troisième œil (Divination) : un livre dont vous aviez deviné la fin
  • Stade de Quidditch (Quidditch) : un livre où le héros pratique un sport d’équipe
  • Croc-en-manche (Quidditch) : un livre pour lequel vous auriez souhaité une fin différente
  • Animagus (Métamorphose) : un livre dans lequel l’un des personnages est un métamorphe
  • Elixir éternel (Potions) : un livre dans lequel le héros est un vampire
  • Accio (Sortilèges) : un livre avec un héros qui a des capacités psychiques
  • Sectusempra (Sortilèges) : un livre qui vous a fait pleurer
  • POUDLARD Silvanus Brûlopot (Soins aux créatures magiques) : un livre dans lequel le héros est une personne âgée (plus de 65 ans)
  • BEAUXBÂTONS Episkey (Médicomagie) : un livre dans lequel au moins une scène se passe à l’hôpital
  • DURMSTRANG Marque des Ténèbres (Art de la magie noire) : un livre avec un tatouage sur la couverture

Année 5 – 50 points

  • Sang Pur (Histoire de la magie) : un livre dans lequel le héros est un aristocrate Les Rois maudits, tome 1, Le Roi de fer, de Maurice Druon
  • Ulric le Follingue (Histoire de la magie) : un livre dans lequel le héros est un anti-héros L’obscurité du dehors, de Cormac McCarthy
  • Danse endiablée (Défense contre les forces du mal) : des dieux ou des démons sont présents dans l’histoire
  • Gilderoy Lockhart (Défense contre les forces du mal) : lire un livre dédicacé par son auteur
  • Filet du diable (Botanique) : un livre que vous pensiez aimer mais qui est une déception
  • Branchiflore (Botanique) : un livre où l’histoire se déroule dans l’eau ou à proximité
  • Astrologie (Divination) : un livre avec des étoiles sur la couverture ou dans le titre
  • Signes du feu (Divination) : un livre avec le mot « feu » dans le titre
  • Batteurs (Quidditch) : lire une duologie
  • Madame Bibine (Quidditch) : un livre où l’alcoolisme tient une place importante
  • Vélane (Quidditch) : un livre où l’héroïne est une Mary Sue
  • Croûtard (Métamorphose) : un livre avec un rongeur ou un lapin sur la couverture
  • Philtre de confusion (Potions) : un livre à la couverture chargée
  • Expelliarmus (Sortilèges) : livre dont vous vous êtes débarrassé après l’avoir lu
  • Impervius (Sortilèges) : un livre avec un parapluie sur la couverture
  • POUDLARD Niffleur (Soins aux créatures magiques) : un livre dans lequel le héros est un délinquant
  • BEAUXBÂTONS Silencio (Médicomagie) : un livre dans lequel un personnage est muet ou mutique
  • DURMSTRANG Poison indétectable (Art de la magie noire) : un livre dans lequel le héros a commis un meurtre

Année 6 – 60 points

  • Détraqueurs (Défense contre les forces du mal) : un livre qui évoque la dépression Cœur battant, d’Axl Cendres
  • Strangulot (Défense contre les forces du mal) : un livre avec une ou plusieurs créatures marines sur la couverture (réelles ou imaginaires)
  • Souche de Snargalouf (Botanique) : un livre avec un néologisme dans le titre
  • Mille herbes et champignons magiques (Botanique) : un livre qui parle de fées
  • Sinistros (Divination) : un livre avec une catastrophe naturelle dans l’histoire
  • Trelawney (Divination) : un livre où le héros porte des lunettes
  • Arithmancie (Divination) : un livre avec un numéro dans le titre ou sur la couverture
  • Vif d’or (Quidditch) : un livre dont le titre est en dorure
  • Farfadet (Quidditch) : un livre sur les légendes irlandaises
  • Sortilège de disparition (Métamorphose) : un livre qui parle de deuil
  • Potion d’enflure (Potion) : une série complète de BD ou mangas (au moins 5)
  • Bloclang (Sortilèges) : un livre dont le titre est en un mot
  • Pointe au nord (Sortilèges) : un livre où l’histoire se déroule dans un pays nordique
  • Wingardium Leviosa (Sortilèges) : un livre sur les anges
  • Incarcerem (Sortilèges) : un livre dont l’intrigue tourne autour d’un kidnapping / d’une prise d’otages
  • POUDLARD Gobe-Planche (Soins aux créatures magiques) : un livre dont le titre contient un mot-composé
  • BEAUXBÂTONS Asurdiato (Médicomagie) : un livre dans lequel un personnage est malentendant
  • DURMSTRANG Endoloris (Art de la magie noire) : un livre qui vous a révolté

Année 7 – 70 points

  • Maléfice de Jambencoton (Défense contre les forces du mal) : un livre sur le handicap
  • Club de duel (Défense contre les forces du mal) : lire deux livres du même auteur Les Rois maudits, tome 2, La Reine étranglée, et tome 3, Les Poisons de la couronne, de Maurice Druon
  • Cricasse (Botanique) : un livre audio
  • Arbriseau autofertilisant (Botanique) : lire une trilogie
  • Interprétation des rêves (Divination) : un livre lu dans une autre langue que le français
  • Lever le voile du futur (Divination) : un roman de space opera
  • Poursuivre (Quidditch) : une saga entière d’au moins 4 tomes
  • Eclair de feu (Quidditch) : lire un livre de plus de 400 pages en 24 heures
  • Pintade en cochon d’inde (Métamorphose) : lire un livre où l’histoire se déroule en Asie
  • Manuel de métamorphose avancée (Métamorphose) : lire 100 livres
  • Solution de force (Potions) : lire une intégrale
  • Amortentia (Potions) : lire une histoire de mariage arrangé
  • Engorgio (Sortilèges) : lire un livre d’au moins 45 chapitres
  • Hominium Revelio (Sortilèges) : un livre dans lequel il n’y a pas d’humains dans l’histoire
  • Finite Incantatem (Sortilèges) : le dernier livre de deux sagas
  • POUDLARD Crache-limaces (Soins aux créatures magiques) : un livre dans lequel une scène est répugnante
  • BEAUXBÂTONS Obscuro (Médicomagie) : un livre dans lequel un personnage est malvoyant
  • DURMSTRANG Azkaban (Art de la magie noire) : un livre dont l’histoire se déroule en huis-clos)

La chasse aux sucreries – 40 points

  • Chocogrenouilles : un livre sur un personnage historique J.R.R. Tolkien, une biographie, d’Humphrey Carpenter
  • Dragées surprises de Bertie Crochue : un livre qu’on vous a offert
  • Patacitrouille : un livre à terminer le 31 octobre
  • Tarte à la mélasse : un livre de votre genre préféré
  • Chocolat de chez Honeydukes : un livre à la couverture gourmande
  • Plumes en sucre : un livre avec une plume sur la couverture
  • Baguettes à la réglisse : un livre classé « Dark »
  • Caramels d’Hagrid : un livre classique
  • Fizwizbiz : un livre où une scène se passe dans les airs
  • Sorbet citron : un livre où l’histoire se passe en été

Matière complète validée – 50 points bonus

  • Sortilèges
  • Potions
  • Métamorphose
  • Quidditch
  • Divination
  • Botanique
  • Défense contre les forces du mal
  • Histoire de la magie
  • POUDLARD Soins aux créatures magiques
  • BEAUXBÂTONS Médicomagie
  • DURMSTRANG Art de la magie noire
  • Chasse aux sucreries

Items éphémères

Tout au long de l’année, des items à durée limitée seront proposés. En lien avec des événements annuels, ils permettent de rapporter bon nombre de points à condition de les valider dans le temps imparti.

Points trimestriaux

  • Premier trimestre
  • Deuxième trimestre
  • Troisième trimestre

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Distribution des points (informations importantes) :

Chaque année à Poudlard regroupe 16 items ;

  • Plus l’année est importante, plus l’item est difficile et rapporte des points ;
  • Vous pouvez choisir les items de votre choix, toutes années confondues, il n’y a pas d’ordre particulier ;
  • Un livre ne peut entrer que dans un seul item. Cependant, pour l’item « Manuel de métamorphose », les livres utilisés pour valider d’autres items seront pris en compte ;
  • Un item revalidé ne rapporte que la moitié des points et il n’est renouvelable qu’une seule fois ;
  • Dans notre définition du livre sont inclus : les romans, les pièces de théâtre, les essais, les livres audio, les recueils de poésie, de nouvelles et de contes (ne seront pris en compte que les livres pouvant être lus à partir de 7 ans).

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Cet article sera mis à jour au fil des validations et je ferai des bilans à chaque « C’est 1er.… ». Et vous, participez-vous à ce challenge ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 19-20 – Juillet-Août 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Deux petits mois pour la lecture ! Un mini bilan qui s’explique surtout par le fait que j’ai passé un mois chez mes parents, mois au cours duquel j’ai très peu lu mon topissime pavé de l’été.

 

Côté Top… Le Seigneur des Anneaux caracole fièrement en tête. Cette relecture, en l’agréable compagnie du Joli, a été une redécouverte et un coup de cœur pour la seconde fois. La richesse de l’œuvre de Tolkien, ce monde avec ses paysages, ses peuples et ses langues, ces personnages, ces pages qui s’accumulent et qu’on souhaiterait ne jamais quitter… bref, j’ai adoré.

Côté Flop… Sarcelles-Dakar en revanche a été une déception d’autant plus malheureuse que j’avais eu un coup de cœur pour le début des aventures de Djiraël

Côté challenges… c’est misérable (mais aujourd’hui démarre le Tournoi des trois sorciers !)

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 38/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 12/20 ;
  • Voix d’autrices : + 0, soit 21/50.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’avoue que je me suis pas mal déconnectée cet été et je n’ai pas trop suivi ce qui avait été publié (même si je me suis un peu rattrapée depuis). En revanche, le Charmant Petit Monstre s’est déchaîné, ajoutant un titre à ma wish-list à chaque chronique : je veux donc ardemment lire Le Nom du Vent (qui a l’air d’être un pavé comme j’ai envie d’en lire en ce moment), Il faut qu’on parle de Kevin (qui me tente bien depuis un moment car j’avais beaucoup aimé le film), Brexit Romance (que je veux lire depuis que sa venue au monde a été annoncée, Clémentine Beauvais oblige), Des Sorciers et des Hommes (un livre auquel je n’aurais sans doute jamais prêté attention) et Corrosion (qui a l’air assez dingue, et puis c’est du Gallmeister…). Autant de critiques alléchantes, comment résister ?

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Ambroisie, de sa plume inimitable, a su exprimer tout ce qui m’avait dérangée sans pouvoir pour autant le formuler aussi précisément dans le film L’amant double de François Ozon.

La Récolteuse de Mots a publié dans un long article toutes les questions existentielles qu’on pouvait se poser en tant que lectrice et blogueuse. Je m’y suis beaucoup retrouvée et je ne pense pas être la seule.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai passé un mois chez mes parents et beaucoup de temps avec ma chienne ? J’ai battu Ganon dans Zelda Breathe of the Wild ? J’ai enfin relu Le Seigneur des Anneaux, ce que je voulais faire depuis des lustres ? J’ai essayé de nouvelles recettes ? J’ai repris contact avec quelqu’une que j’avais perdu de vue ?
Bref. Pas grand-chose de particulièrement excitant, juste la vie.

Et vous ? Qu’avez-vous fait cet été ? Qu’avez-vous lu, qu’avez-vous vu ?

(Au fait, il n’y aura pas de parenthèse cinéma en août parce que… je suis une flemmarde ! En vrai, je n’ai pas vu beaucoup de films et je n’ai pas le courage d’écrire sur les autres. C’est la première fois que je réécris quelque chose pour le blog – vive les articles en avance ! – et je n’ai pas eu l’envie de me lancer dans les critiques de films, mais ça va revenir !)

C’est le 1er, je balance tout ! # 18 – Juin 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Désolée, je passe mon tour. Parce qu’entre La fourmi rouge, Oh, boy !, Les cancres de Rousseau, Le sommet des dieux, Je suis ton soleil et les intégrales 4 et 5 de Sandman, je suis tout simplement dans l’incapacité de trancher. Toutes ses lectures ont été fabuleuses. En fait, niveau lecture, le mois de juin a été exceptionnel !

Côté Flop… Si ça se bouscule au portillon côté top, autant Sylvain Tesson et son Dans les forêts de Sibérie sont peinards du côté flop. Je ne vais pas réexpliquer tout ce que je n’ai pas aimé dans ce livre moralisateur et prétentieux, mais il remporte aisément la palme du livre le plus détestable de cette première moitié d’année (quoi ? on a fait une moitié d’année ? je suis la seule à trouver ça dingue ?).

Côté challenges…

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Ce ne sont pas tout à fait des chroniques, mais c’est littéraire, alors ne chipotons pas. En tout cas, les articles d’Alice Pumpkin et du Joli (Les jolis choux moustachus) sur la condescendance littéraire m’ont vraiment intéressée et je rejoins tout à fait leur point de vue.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Moustache – du blog Les jolis choux moustachus (oui, encore !) – m’a fait revivre d’excellents souvenirs avec sa chronique du film culte The Rocky Horror Picture Show. Lisez-la (vous êtes d’ailleurs invité.es à suivre leur blog et leurs articles toujours alléchants) et surtout, regardez ce film ! (Deux visionnages peuvent être nécessaires pour aborder cet OVNI cinématographique…)

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Voili voilou. Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas grand-chose à raconter. Je fuis un peu mon ordi, à part pour écrire mes chroniques et quand même lire quelques articles qui m’intéressent, donc niveau découvertes, c’est un peu le désert.
Niveau IRL, ce n’est pas mieux. L’été arrive, ce qui ne m’enchante guère, j’ai chaud, je cherche le frais tandis que mon chien suit la course du soleil (on la savait croisée beauceron, elle doit aussi avoir du lézard parmi ses ancêtres). Donc je lis et je n’ai rien à raconter. (Et mon article cinéma de mercredi est à peu près aussi vide, ça promet.)
D’ailleurs, ça risque de ne pas s’arranger en juillet-août (il n’y aura peut-être même pas de bilan en juillet, ça dépendra de où je suis à ce moment-là) car j’ai quelques pavés qui me font de l’œil depuis trop longtemps. (Et je serai peut-être un peu longue à répondre aux commentaires, mais je finirai toujours par répondre.)

Je vous souhaite un très beau mois de juillet (et dans le doute, un excellent mois d’août) !

C’est le 1er, je balance tout ! # 17 – Mai 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Mai fut un beau mois de lecture ! Ma plus grande joie (teintée d’un peu de tristesse tout de même) fut d’avoir terminé le mastodonte qui hantait ma bibliothèque, Le Dit du Genji, de Murasaki-shikibu ! (Vous ne devriez donc plus trop m’entendre le citer à tout bout de champ…)
La lecture de ce pavé et le temps passé en sa compagnie ont tendance à me faire trouver la plus part des livres lus depuis trop courts et superficiels, mais ça va passer. Pour contrecarrer ce mauvais sort, Shining m’a aidée ainsi que Monsieur Malaussène, le quatrième tome de la célèbre saga de Daniel Pennac. Si j’ai déjà parlé du premier en long, en large et en travers dans ma chronique, le second n’aura pas de critique ailleurs que dans ce bilan (sauf si je fais un article sur toute la saga…).

Saga Malaussène - Monsieur Malaussène (couverture)Donc deux mots sur Monsieur Malaussène : le tome le plus épais de la saga Malaussène. 644 pages de rebondissements malchanceux pour le célèbre bouc de Belleville. Alors qu’il se torture les méninges et le cœur à l’annonce de sa paternité, une machination plus complexe que jamais se trame contre lui : meurtres, vol, attentats… le voilà accusé de tous les maux survenus en France ces dernières années par le commissaire Legendre, le gendre du sympathique commissaire Coudrier. Les premiers chapitres s’écoulent sans que l’on sache véritablement où notre narrateur – que l’on connaît si bien après tant de pages passées côte à côte – nous emmène. Les pièces se mettent doucement en place, des nouveaux personnages font leur apparition, agrandissant encore un peu l’entourage de la tribu Malaussène. Et le tout devient de plus en plus extravagant et en même temps c’est toujours aussi prenant. On s’étonne, on rit, on craint pour Benjamin et Julie, on se délecte des bons mots, des mots justes, des mots rigolos, des mots que Pennac maîtrise à la perfection. Un régal dont je ne me lasse pas !

Pour rire intelligemment, deux recommandations spéciales (les chroniques arriveront je ne sais pas quand, j’ai plusieurs mini-critiques à publier, mais je ne sais pas encore comment les agencer. Autant dire que ça risque de finir dans un grand vrac, une braderie de la chronique un de ces quatre matins). Tout d’abord, Le journal d’Edward, hamster nihiliste, de Miriam et Ezra Elia : un hamster désabusé et philosophe dont les réflexions ne sont pas sans écho dans notre vie d’humains. Ensuite, les Lettres timbrées au Père Noël, d’Elizabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol (dont j’avais beaucoup aimé le roman Amour, vengeance & tentes Quechua) : des réclamations enfantines face à des cadeaux tous pourris ! Colères justifiées, colères engagées, colères généralisées… quand le Père Noël fait n’importe quoi, les enfants ne se laissent pas faire. (En plus d’être drôle et bien pensé, les autrices ont utilisé plein de matières, d’écriture, d’outils différents et chaque lettre est un plaisir à découvrir.)

Comme vous pouvez le voir, il y a de l’Exprim’ dans l’air. Colorado Train et La sauvageonne, sans compter que j’ai ma critique des Petites Reines de Clémentine Beauvais dans les tiroirs depuis des mois, auxquels s’ajouteront probablement en juin La fourmi rouge d’Emilie Chazerand et Les cancres de Rousseau d’Insa Sané qui m’attendent depuis le SLPJ de Montreuil en décembre dernier.

Côté Flop… Rien à l’horizon ce mois-ci !

Côté challenges… J’ai cartonné avec mes quatorze lectures.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’avoue que la belette du blog The Cannibal Lecteur m’a bien alléchée avec sa critique de Sauf d’Hervé Commère qui semble assez dingue.

Sinon, j’ai aussi découvert le blog de Caro Bleue Violette. Des critiques livresques et cinématographiques, mais aussi des articles personnels, mais surtout beaucoup d’humour et d’autodérision.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Sans avoir tout lu encore, le blog de Zelda, Sick Sad Me, découvert grâce à Alberte, est un vrai coup au cœur. Incroyablement bien écrit, ce blog mélange jeux vidéos et souvenirs ou réflexions personnelles. Cynique, dure, mal dans sa peau, elle se pose plein de questions qui font écho aux miennes, tout en le formulant mieux que je ne pourrais le faire.

Je me suis passionnée pour les analyses de personnage de Kaamelott sur la chaîne Sy Play, analyses que je trouve fouillées et vraiment intéressantes outre le fait que ça nous permet de revoir des scènes que je peux voir cent fois sans me lasser. Je ne les ai pas encore toutes regardées car, croyez-le ou non, je n’ai encore jamais vu la fin de la dernière saison (pas celle qui est un préquel, la fin de l’histoire avec le Arthur dépressif, Excalibur dans le rocher, les clans séparatistes des uns et des autres, tout ça) et je voyais dans les vidéos des choses pas vues dans la série et du coup, je n’avais pas envie de trop me spoiler. (C’est-y clair ?)

Je me suis bien amusée à lire ces extraits d’Harry Potter revisités à la manière d’auteurs classiques ou contemporains : Balzac, Chateaubriand, Tolkien, Levy…

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai adopté une chienne ! Une seule visite au refuge SPA de Rennes fut suffisante pour être présentés à Dena. Un coup de foudre (que j’espère un minimum réciproque, dans la mesure où les chiens sont capables d’un coup de foudre). Un caractère bien têtu quand elle s’y met, mais elle reste adorable. Et elle m’occupe bien ! (D’ailleurs, présentement, je la soupçonne d’être sur le canapé rien que pour attirer mon attention et avoir des caresses. Ne la croyez pas en manque, elle est tout simplement insatiable de caresses.)

Dena

A part ça, j’ai réussi le code, c’est donc conduite conduite conduite à présent. Les choses avancent petit à petit.

Et puis, mes parents sont venus une petite semaine et m’ont fait découvrir la Bretagne et, oui, il y a quand même des jolis coins par ici !

La parenthèse 7ème art – Avril 2018

Nouveautés

  1. Moi, Tonya (VO : I, Tonya), de Craig Gillespie

 En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression. (Allociné)

Moi, Tonya (affiche)

Je crois que j’ai tout aimé dans ce film. La façon dont il est construit en y insérant des « interviews » des protagonistes. L’humour subtilement dosé, subtilement injecté, parfois absolument cruel ou désespérant, sachant laisser place à l’émotion juste au bon moment. La façon dont est filmé le patinage : dynamique, sportive, précise, fascinante. Les rôles de la mère (Allison Janney) et de Tonya Harding (Margot Robbie, l’excellente Harley Quinn d’un Suicide Squad sans aucun autre intérêt). Le caractère de cette dernière : volontaire, arrogant, sans filtre.
J’ai vraiment apprécié le personnage Tonya Harding et ce film m’a donné l’impression de réhabiliter quelque peu la sportive et la jeune femme qu’elle était. De ce que m’ont dit des personnes suffisamment âgées pour avoir suivi cette affaire, elle était perçue uniquement comme une fille très dure et la méchante de l’histoire, son exploit avec le triple axel passant complètement à l’arrière-plan. Ici, on voit un être humain vraiment malmené physiquement et psychologiquement par sa mère, puis par son premier petit ami/mari.
Le film dénonce aussi un milieu sportif qui discrimine les patineuses en fonction de leurs origines sociales et qui préfère mettre à l’honneur de petites princesses à la vie parfaite plutôt que le talent s’il vient d’une fille un peu rustre, endurcie par une vie difficile. Je ne sais pas si telle est la réalité du monde du patinage artistique, mais les injustices dont Tonya est parfois victime sont consternantes. Si, contrairement à ce qu’elle affirme plusieurs fois dans le film, elle n’est pas toujours étrangère à  tout ce qui lui arrive, effectivement, ce n’était pas entièrement de sa faute : quel que fut son implication, elle a été surtout rattrapée par la violence qui l’a élevée.

Un film énergique et passionnant, drôle et émouvant, porté par deux actrices absolument parfaites.

(Le rôle de la jeune Tonya est joué par Mckenna Grace que j’avais découverte dans Mary : son regard noir transmettant à la fois force et vulnérabilité, elle est une nouvelle fois excellente.)

  1. L’île aux chiens (VO : Isle of Dogs), de Wes Anderson

En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville. (Allociné)

L'île aux chiens (affiche)

Films d’animation + Wes Anderson : je ne pouvais décidément pas manquer L’île aux chiens, le dernier film en stop-motion de ce dernier. J’y suis allée en fermant mes oreilles à toutes les critiques, j’avais simplement vu la bande-annonce. Et quel moment de cinéma !

Visuellement, c’est atypique et fascinant : la peau lisse de poupée des personnages, les pelages miteux des chiens, les paysages, les « effets spéciaux » à base de coton lors des bagarres… Si cela donne envie de tout toucher, ça ne nuit en aucun cas à l’immersion. L’on ose à peine imaginer le travail nécessaire à la création de des superbes plans qui émaillent le film.
Entre dystopie, western et récit d’aventure, le rythme décoiffant nous happe rapidement et nous voilà plongé au cœur de cette histoire étonnante et de cet univers atypique. Les dialogues vifs et bondissants, les sous-titres qui défilent en français et en anglais, la musique intense – la BO d’Alexandre Desplat est envoûtante, mêlant thèmes lancinants et airs guerriers portés par des tambours japonais –… tout cela impulse une dynamique efficace.
Porté par un casting impressionnant (comme toujours avec Wes Anderson), les langues sont multiples et le choix de laisser la place au japonais (écrit ou parlé) est à la fois plaisant et original. On ne comprend pas forcément ce que disent les personnages, mais leur ton est généralement suffisamment explicite pour que l’on comprenne. Nous nous retrouvons au même niveau que les chiens : nous les comprenons très bien à l’inverse des humains.

A travers ce conte parfois macabre, Wes Anderson rend un bel hommage à la gent canine et aborde nombre de problèmes sociétaux. L’île aux chiens et ses montagnes de déchets sont un appel écologique, le maître Kobayashi est une critique des despotes de ce monde, et le film dénonce l’intolérance qui imprègne le monde et la mise à l’écart des marginaux et autres SDF, mais j’y ai également vu un message d’amitié et d’espoir de connaître un jour égalité et tolérance. Malgré ce discours qui semble banal et un peu cucul, ce film ne l’est en aucune façon et mêle avec talent et réalisme poésie et violence, humanité et cruauté.

Hypnotisante. C’est le mot que j’utiliserais pour qualifier cette fable japonisante à l’humour acerbe et ironique qui enchante et étonne aussi bien la vue que l’ouïe.

Je vous encourage également à découvrir l’excellente chronique d’Alberte Bly sur ce film.

  1. Lady Bird, de Greta Gerwig

Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi. (Allociné)

Lady Bird (affiche)

J’avais vraiment hâte de voir ce film et je n’ai pas été déçue ! C’est une véritable plongée dans les affres de l’adolescence et je pense que tout le monde se retrouvera un peu en Lady Bird. Evidemment, il y a les immanquables – les amitiés qui se nouent, s’effilochent et se renouent, les premiers amours et les premières déceptions, la colère contre les parents, ce sentiment d’incompréhension et de frustration – mais il y a également de nombreux petits détails qui vont marquer cette dernière année de lycée qui vont permettre à Lady Bird de mûrir et de découvrir ce qu’elle doit à ces parents qu’elle pensait médiocres… J’ai trouvé le tout présenté sans la moindre caricature et avec une grande justesse.
La relation avec la mère est au cœur du film, ce que j’ai trouvé vraiment original car je n’ai pas le souvenir d’avoir vu beaucoup de films qui mettaient l’accent sur cet aspect-là de l’adolescence. Leur incapacité à dialoguer, bloquées par leur fierté, amène aussi bien une grande force émotionnelle qu’une certaine frustration pour le spectateur. Leur amour mutuel, muet et conflictuel, est vraiment magnifiquement mis en scène.
Saoirse Ronan est excellente (je l’avais déjà beaucoup aimé dans Brooklyn d’ailleurs) : vive, impertinente, passionnée, elle donne vie à cette rebelle qui se sent en décalage avec sa famille, sa ville, son lycée. Le reste du casting est tout aussi bon : Timothée Chalamet (que j’ai adoré dans Call me by your name) qui amène une touche de nonchalance arrogante, Tracy Letts, le père, bulle de douceur qui tente sans cesse d’arrondir les angles entre sa femme et sa fille, etc.
Un portrait sensible et sincère d’une adolescence dans l’Amérique post-11 septembre.

***

 Autres films

  1. Les combattants, de Thomas Cailley (2014)

 Entre ses potes et l’entreprise familiale, l’été d’Arnaud s’annonce tranquille. Tranquille jusqu’à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que cassante, bloc de muscles tendus et de prophéties catastrophiques. Il ne s’attend à rien ; elle se prépare au pire. Jusqu’où la suivre alors qu’elle ne lui a rien demandé ? C’est une histoire d’amour. Ou une histoire de survie. Ou les deux. (Allociné)

Les combattants (affiche)

Une histoire assez simple et en même temps riche et originale. Un vent de rébellion, la naissance de l’amour chez deux personnalités antagonistes… Si les deux personnages sont très réalistes, Adèle Haenel se détache, intelligente, volontaire et enragée. Sa relation avec un Arnaud habitué à un certain confort est touchante grâce à leur duo étonnant qui marche du début à la fin.
Entre fin de l’humanité et désillusion quant à l’avenir, la jeune génération est clairement pas l’optimisme incarné (mais je ne vais pas critiquer, je m’y retrouve bien !). Malgré tout, Madeleine n’a pas tout abandonné : elle attend d’un stage au sein de l’armée (dire que si j’avais su qu’ils allaient à l’armée, je n’aurais sans doute pas regardé ce film…) un apprentissage poussé des techniques de survie (elle a beau être résignée, elle n’en est pas moins résolue à survivre le plus longtemps possible). Attentes cruellement déçues : ce sont l’obéissance et la solidarité qui sont exigées, et non les interrogations et les instincts primaires. Symptomatique de l’humour qui irrigue délicatement le film, cette discipline (que les personnages ne tardent pas à fuir) est gentiment moquée.
Ce n’est pas un film qui fera date dans mon esprit mais j’ai néanmoins passé un bon moment. Une histoire initiatique connue mais contée de manière si fraîche et inédite (ainsi mêlée avec une histoire de survivalisme) qu’elle en redevient intéressante.
(Et non, cet article n’est pas sponsorisé par le lobby des parenthèses.)

  1. Still Alice, de Richard Glatzer et Wash Westmoreland (2015)

Mariée, heureuse et mère de trois grands enfants, Alice Howland est un professeur de linguistique renommé. Mais lorsqu’elle commence à oublier ses mots et qu’on lui diagnostique les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, les liens entre Alice et sa famille sont mis à rude épreuve. Effrayant, bouleversant, son combat pour rester elle-même est une magnifique source d’inspiration. (Allociné)

Still Alice (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Un drame plutôt réussi qui nous fait entrer dans l’intimité d’une famille éprouvée par la maladie d’Alzheimer. La tragédie est prétendument amplifiée par le fait qu’Alice est une intellectuelle, une linguiste pour qui – elle l’explique d’ailleurs à un moment – les mots, l’expression et l’élocution jouent un rôle essentiel dans la construction de son identité (c’est ce qu’on essaie de nous dire, mais c’est en réalité toujours une tragédie quel que soit le milieu social de la malade). Si, avec ce genre de sujet, il y a forcément les « passages clés » de la progression de la maladie, attendus dès le début, qui semblent parfois là avant tout pour bouleverser le spectateur (spoiler : ça n’a pas marché avec moi), je trouve que le film garde globalement une certaine pudeur qui évite l’apitoiement.
Parmi les trois enfants du couple, Lydia (Kristen Stewart) est la seule qui été sympathique (même si je n’ai pas trouvé son jeu renversant). Le fils est relativement transparent tandis que la fille aînée est tout bonnement insupportable avec ses airs pincés. Lydia est la seule à ne pas viser une grande carrière comme le souhaite sa mère : elle veut être comédienne et s’est pour cela éloignée de sa famille en partant sur la côte Ouest. Elle est la seule à rester vraie, à parler franchement (mais avec tact malgré tout) à sa mère, même si cela engendre souvent des conflits.
Je suis entrée dans le film sans savoir ce que c’était et j’avoue que le trio « maladie + Julianne Moore + Kristen Stewart » m’aurait certainement fait reculer si j’en avais été prévenue à l’avance, mais j’ai passé un bon moment même si le film est très linéaire et globalement sans surprise.

  1. Will Hunting (VO : Good Will Hunting), de Gus Van Sant (1998)

Will Hunting est un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles. Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses études, refusant le brillant avenir que pouvait lui procurer son intelligence. Il vit désormais entouré d’une bande de copains et passe son temps dans les bars à chercher la bagarre et à commettre quelques petits délits qui risquent bien de l’envoyer en prison. C’est alors que ses dons prodigieux en mathématiques attirent l’attention du professeur Lambeau, du Massachusetts Institute of Technology. (Allociné)

Will Hunting (affiche)

(Disponible sur Netflix)

En dépit des dialogues qui touchent justes d’un bout à l’autre, le déroulement du film est assez classique et sans surprise. En réalité, ça n’affecte pas énormément le plaisir pendant le visionnage car je me laisse prendre par l’histoire, mais c’est un peu dommage malgré tout.
Cependant, j’ai apprécié que Will (Matt Damon) ne soit pas le genre « génie asocial (et moqué par les autres) » que l’on voit souvent. Il a une bande de potes avec qui il sort, il est bagarreur et rebelle, il est capable de parler à une fille, il fait des petits boulots, bref, il se débrouille. A ce niveau, ça change.
Tous les acteurs (et Minnie Driver, la seule et unique actrice…) sont excellents, à l’image de leurs personnages, attachants et vrais. Robin Williams est évidemment génial dans le rôle du psychiatre qui, finalement, fait sa propre thérapie en même temps que celle de Will. Son duo complice avec Matt Damon fonctionne à merveille.
Un très agréable divertissement.

  1. Paprika (VO : Papurika), de Satoshi Kon (animation, 2006)

Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l’inconscient.
Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l’un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. 
(Allociné)

Paprika (affiche)

Dans son « C’est le 1er » du mois de mars, Alberte Bly mentionnait son coup de cœur pour Paprika, un film que j’avais vu – et beaucoup aimé bien qu’il m’avait laissé bien décontenancée – il y a six ou sept ans. J’ai donc décidé de le voir et d’écrire cette petite critique avant d’aller lire la sienne.

Ce nouveau visionnage a été un vrai bonheur ! Et un sacré trip aussi. Parce que dans le genre étrange, bizarre et flippant, Paprika se pose là !
Si Inception vous a perdu, laissez tomber. Inception n’est pas si compliqué que ça à mon goût (d’ailleurs Alberte a un autre avis là-dessus, donc à vous de vous faire le vôtre !) alors que Paprika, même s’il ne présente pas tout à fait les emboîtements de rêves d’Inception, nous fait osciller sans cesse du rêve à la réalité, puis le premier entre dans la seconde, sommeil ou non. On se croit dans une scène ordinaire et paf, un truc totalement anormal se produit. La frontière est beaucoup plus poreuse et le résultat est beaucoup plus anarchique et inattendu dans la version japonaise. Bref, 1h30 d’onirisme et de délire, servie par une animation dynamique, dense et absolument envoûtante.

Entre les parades hallucinées et ondulantes pleines de poupées flippantes et les déformations corporelles parfois dérangeantes, ce n’est pas un film aussi gentil et joyeux que laissent imaginer ses couleurs acidulées et son entraînante BO – qui est totalement géniale. Il est sombre et le monde des rêves révèle bien des traumatismes et des obsessions chez les rêveurs. Toutefois, cette plongée dans cet univers pas si ludique que ça est aussi une plongée dans la psyché humaine et, si elle révèle la mégalomanie de certains, elle fait aussi grandir les personnages de Tokita, d’Atsuko et du commissaire Konakawa.

Original et inquiétant, voire glauque parfois, Paprika est une immersion surprenante dans un univers onirique et psychotique. Une expérience délirante que je vous conseille vivement !

(Cela m’a donné envie de me replonger dans le cinéma d’animation japonais et dans la filmographie de Satochi Kon – j’avais aussi vu Tokyo Godfathers (dont on voit l’affiche dans Paprika), mais une piqûre de rappel ne me ferait pas de mal –, ne soyez donc pas surpris si ceux-ci fleurissent dans les prochains bilans cinéma.)

  1. Fantastic Mr. Fox, de Wes Anderson (animation, 2010)

Fox, le plus rusé des voleurs de poules, sa femme, Mrs Fox, Ash, son fils, le cousin Kristofferson et tous les autres animaux de la forêt défient trois odieux fermiers. Ils vont vivre la plus périlleuse et délirante des aventures. (Allociné)

Fantastic Mr. Fox (affiche)

La découverte de L’île aux chiens m’a donné très envie de revoir le premier film d’animation de Wes Anderson, une adaptation du roman de Roald Dahl et, dès la présentation des trois fermiers, j’ai été plongée dans cette histoire de mon enfance.
L’animation en stop-motion est soignée – les poils, la fumée en coton… – et la mise en scène est parfaite : on aperçoit au travers de ce long-métrage tout ce que permet le choix de l’animation, toute l’inventivité qui vient servir le récit. L’anthropomorphisme exacerbé aurait pu me déranger, mais non, rien ne m’a heurté, d’autant plus que la bestialité de nos héros pointe régulièrement le bout de son nez : une goutte d’eau parmi toutes ses situations exagérées et parfois absurdes. Le film regorge de petits détails amusants (et pertinents) comme sait les placer Wes Anderson, comme ce décompte en années-renard par exemple. L’histoire de ce voleur invétéré est évidemment portée par un casting de voix aux petits oignons (autre signe distinctif du réalisateur) et des dialogues très fins.
Si L’île aux chiens me semble plus abouti et plus prenant, Fantastic Mr. Fox n’en reste pas moins un film sympathique, drôle et subtil, qui questionne l’ambition, la famille, la jalousie.

***

Séries

  1. Captive (VO : Alias Grace), créée par Mary Harron et Sarah Polley, d’après le roman de Margaret Atwood (2017, mini-série, 6 épisodes)

Dans le Canada du XIXe siècle, un aliéniste américain, Simon Jordan, tente d’évaluer si Grace Marks, servante condamnée à mort (peine commuée en emprisonnement à perpétuité) pour les meurtres de son maître et d’une gouvernante, devrait être graciée. Est-elle innocente ou coupable, folle ou saine d’esprit ? (Wikipédia)

Alias Grace (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Après m’avoir attirée par un scénario alléchant, puis par des premières images qui donnent immédiatement une grande envie d’en voir plus, cette mini-série s’est révélée être un vrai régal. Elle a su me surprendre et se jouer de mes attentes. Elle a su m’indigner (en même temps, ce n’était pas tellement difficile lorsque l’on voit les injustices auxquelles sont soumises les femmes), me fasciner, me questionner.

Les images sont superbes : la lumière, les costumes, les robes, les plans sur le visage de Grace, les incroyables édredons en patchwork… C’est décidé, la couverture en patchwork rencontre dans la longue liste des « un jour, je ferai ça » (juste après apprendre à coudre…). Visuellement – comme à tout autre niveau –, c’est vraiment une réussite !

L’actrice qui interprète Grace, Sarah Gadon,  a un visage absolument fascinant : doux et mystérieux, il semble illuminé de l’intérieur et l’on doute, comme le docteur Simon Jordan chargé d’établir son innocence ou sa culpabilité, jusqu’à la fin. Elle est véritablement troublante et, si le reste de casting ne présente aucune fausse note, c’est bien elle qui confère à la série tout son sel et son intérêt.

Six épisodes tout simplement parfaits, sans la moindre fausse note. Une série qui m’a laissée fascinée et quelque peu pensive.

  1. Avatar, le dernier maître de l’air (VO : Avatar : The Last Airbender), créée par Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko (animation, 2005-2008, 3 saisons, 61 épisodes)

Prisonnier à l’intérieur d’un iceberg pendant un siècle, Aang, un garçon d’une douzaine d’années, est libéré des glaces par deux jeunes membres de la tribu de l’eau du pôle sud. Aang a une destinée hors du commun : il est l’Avatar, chargé de garantir l’équilibre entre les maîtres des quatre éléments. Ceux-ci sont répartis en quatre civilisations : les tribus de l’eau, le royaume de la terre, la nation du feu et les nomades de l’air.
Toutefois, sa tâche se complique lorsqu’il découvre que la nation du feu a profité des cent ans passés pour semer la guerre et la destruction. Et ce, pour étendre son emprise sur les trois autres peuples. Aang est le seul à pouvoir rétablir l’ordre au sein de l’univers. Néanmoins, il doit commencer par apprendre à maîtriser tous les éléments. C’est le seul moyen d’atteindre son but. (Wikipédia)

Avatar le dernier maitre de l'air (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Avatar est un dessin animé que ma sœur regardait et que j’aimais voir également, cependant, je voyais un épisode par-ci, par-là, et je n’ai jamais eu toute l’histoire. Ayant eu l’occasion (la chance, dirais-je) de mener une vie de célibataire pendant plusieurs jours ce mois-ci, j’en ai profité pour corriger ça – puisque Netflix a eu la gentillesse de les ajouter – et renouer avec mon âme d’enfant !

Et ça a fonctionné ! La maîtrise des quatre éléments est un sujet fascinant et je ne me suis pas lassée une seconde des prouesses qu’ils étaient capables d’accomplir avec l’air, l’eau, la terre et le feu. Visuellement, on en prend plein la vue, les mouvements sont tout en fluidité, il y a beaucoup de grâce et de puissance dans la danse qu’ils font avec les éléments.
Outre leurs fascinants pouvoirs, j’ai adoré découvrir les différents royaumes, les villes, voyager de la banquise aux montagnes, des marais aux volcans, faire la connaissance des gens et des créatures étranges qui peuplent ce monde. On découvre plein de cultures, de façons de vivre. Outre le ravissement pour la spectatrice que je fus, tout cela va également contribuer à l’évolution des personnages.

Bon, on reste dans un dessin animé. Globalement, les gentils sont les gentils (même s’ils vont parfois faire quelques bourdes, être jaloux ou désireux de vengeance, ils restent les gentils), les méchants sont les méchants et il y a un méchant qui va évidemment devenir gentil (mais pas forcément au moment attendu !). Toutefois les enfants mûrissent et ils vont aussi faire la connaissance de personnes qui ne sont pas toutes blanches ou toutes noires, des gens aigris, des gens qui se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment, des gens aveuglés par la tristesse. Leur long périple constitue un voyage initiatique qui leur fera connaître joie, deuil, amour, doutes, peur, amitié, jusqu’à les conduire là où est leur place.
La bande de l’Avatar est éclectique et sympathique. Elle n’est certes pas exempte de clichés, mais créateurs et scénaristes ont tout de même su par moments épaissir leur profil sans les cantonner uniquement à une facette. (Le seul épisode m’ayant insupportée au possible est celui où Katara succombe au charme de Jet, le brun mystérieux et rebelle. Grr !) Ils sont en outre entourés de toute une flopée de personnages secondaires dont certains sont vraiment géniaux (Bumi par exemple !).
(Et puis, il y a l’oncle Iroh doublé par Marc Cassot, alias la voix de Dumbledore ! En plus, il a un peu le même type de rôle : le vieux sage et pacifique, mais néanmoins extrêmement puissant, tout ça quoi.)

Emotions, humour, action. Diversités de paysages, de cultures et de caractères. Epoustouflante maîtrise des quatre éléments et combats ébouriffants. Joies et peines du quotidien. Beauté et poésie du monde. Cruauté et violences de la guerre.  Sagesse, spiritualité et philosophie. Mythes et esprits d’inspiration asiatique. Art du thé. Autant d’éléments mariés avec harmonie pour créer un dessin animé intelligent et vraiment très chouette.

(En cherchant une illustration pour la série, j’ai découvert qu’il y avait eu un film ! Je n’ose imaginer le résultat et, comme je ne veux pas corrompre les bons moments passés avec le dessin animé, voilà un film que je ne regarderai pas !)
(J’ai également découvert l’existence d’une suite intitulée La légende de Korra. Je me méfie toujours des suites, mais je pense tout de même la visionner à l’occasion.)
(Et n’oubliez pas que Adlyn du blog Un rat des villes a créé un petit challenge pour rendre hommage à cette très chouette série !)