Challenge Voix d’autrices 2018

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Créé par Arcanes ouvertes, ce challenge propose de découvrir, à travers 50 items, 50 autrices et 50 œuvres ! La diversité des catégories permet en plus de toucher à tous les genres et, éventuellement, de s’aventurer hors de son domaine de prédilection.
Dates : du 1er janvier au 31 décembre 2018

Mon avancement : 2/50

  • un album jeunesse
  • un roman policier
  • un roman historique
  • un roman de science fiction
  • une dystopie – C’est le cœur qui lâche en dernier, de Margaret Atwood
  • une uchronie
  • un conte
  • un conte détourné
  • un roman d’espionnage
  • un roman d’épouvante
  • un roman écrit à la première personne
  • un roman de fantasy
  • un roman fantastique
  • un roman d’aventure
  • une romance
  • un roman young adult
  • un roman épistolaire
  • une nouvelle
  • un recueil de poésies
  • une pièce de théâtre
  • un comics
  • un manga
  • une bande dessinée
  • Un roman humoristique
  • un roman sous forme de journal intime
  • Une biographie / une autobiographie
  • Un documentaire
  • un livre dont le personnage principal est une femme
  • un roman avec un personnage principal LGBTQ+
  • un personnage littéraire célèbre détourné
  • un roman féministe
  • un diptyque/une trilogie
  • le dernier tome d’une série
  • un roman adapté en film/série
  • un livre censuré
  • un livre de plus de 500 pages
  • un roman publié dans l’année
  • un livre que je n’ai pas réussi à lâcher
  • un livre que j’ai déjà lu
  • un livre que je voudrais offrir à tout le monde
  • un livre qu’on m’a conseillé
  • un livre qu’on m’a offert
  • une traduction
  • une autrice francophone – Amour, vengeance & tentes Quechua, d’Estelle Billon-Spagnol
  • une autrice racisée
  • un roman/une autrice ayant reçu un prix
  • le premier roman d’une autrice
  • une autrice classique
  • une autrice que j’aurais aimé découvrir à l’école
  • un roman d’une autrice que j’apprécie

Bonnes lectures !

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Bilan de mes lectures 2017

Après une année complète sans baisse de régime, avec une belle régularité et surtout de magnifiques lectures, c’est l’heure du bilan !

142 livres lus cette année. Plus ou moins car je ne note jamais les albums et j’oublie parfois les BD. La littérature de jeunesse a, pour la seconde année consécutive, largement pris le pas sur mes autres lectures, ce qui justifie le Top 10 pour cette littérature et les Top 5 pour les deux autres catégories.

En 2017, j’ai poursuivi mon exploration de la formidable collection Exprim’ chez Sarbacane (et ça va continuer en 2018 pour que quatre de leurs romans m’attendent dans ma PAL), j’ai découvert le travail de Brian Selznick et j’ai mis un orteil dans le monde des comics avec Sandman. J’ai lu six livres en anglais, ce qui n’est pas énorme, mais qui m’a redonné l’envie de lire davantage en VO.

TOP 10 – LITTÉRATURE JEUNESSE

  1. One/Inséparables, de Sarah Crossan (suivi de Moonrise)
  2. Dans le désordre, de Marion Brunet
  3. Lettres d’un mauvais élève, de Gaia Guasti (dans le même genre « petit format, grosse claque », il y a aussi eu L’enfaon, d’Eric Simard)
  4. Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, d’Hervé Giraud
  5. Illuminae, 2 tomes, de Jay Kristoff et Annie Kaufman
  6. Génération K, 3 tomes, de Marine Carteron
  7. Déracinée, de Naomi Novik
  8. La langue des bêtes, de Stéphane Servant
  9. Je suis une fille de l’hiver, de Laurie Halse Anderson
  10. Les Marvels, de Brian Selznick

Bonus : La Passe-miroir, 3 tomes, de Christelle Dabos (parce que oui, j’étais à la traîne pour découvrir ces formidables romans)

TOP 5 – LITTÉRATURE VIEILLESSE

  1. Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke
  2. Ça, 2 tomes, de Stephen King
  3. Indian Creek, de Pete Fromm
  4. La guerre des salamandres, de Karel Capek
  5. Le Paris des Merveilles, 3 tomes, de Pierre Pevel

Bonus : Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. Malgré bien des défauts et des reproches, il s’agit sans aucun doute d’une de mes lectures les plus marquantes de l’année.

Belle du Seigneur (couverture)

Bonus bis : deux essais passionnants, l’un hilarant et révoltant, l’autre atypique et inattendu

  1. Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, de Camille Emmanuelle
  2. Sexus Nullus ou l’égalité, de Thierry Hoquet

(Oui, je triche allégrement à coup de bonus, et alors ?)

TOP 5 – BD
Je n’en ai pas lu tant que ça cette année (*shame*), ce n’est donc pas très difficile…

  1. Blast, 4 tomes, de Manu Larcenet
  2. Abélard, 2 tomes, de Régis Hautière et Renaud Dillies
  3. Sandman, intégrales 1 et 2, de Neil Gaiman
  4. L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur, de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre
  5. Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner

(… mais j’ai quand même besoin d’un bonus !)
Bonus : Gorazde, de Joe Sacco

Gorazde (couverture)

***

Mes espoirs pour 2018
(Je pique l’idée d’espoir à Arcanes ouvertes car je n’aime pas celui de bonnes résolutions.)

1er espoir:
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo)…

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Je vous souhaite à tous et à toutes de belles découvertes
au fil de cette nouvelle année !

La parenthèse 7ème art – Décembre 2017 + Bilan de l’année 2017

Contrairement à ce que j’espérais, décembre n’a pas été beaucoup plus prolifique que novembre en terme de films vus en salle. Entre le travail et les séjours dans nos familles respectives, nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour y aller. Tant pis, ce n’est que partie remise !
Comme cet article est assez court, je lui joins mon bilan cinématographique de l’année 2017 !

  1. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel… (Allociné)

Coco (affiche)

J’ai beaucoup aimé ce nouveau Disney-Pixar. Si l’histoire est parfois cousue de fil blanc et un peu facile parfois, elle reste cependant très touchante. Et surtout, il est visuellement magnifique. L’intrigue prend place El Día de Los Muertos, le jour des morts, où la frontière entre vivants et défunts se fait plus mince que jamais et le héros, Miguel, va la franchir et se retrouver dans la ville des morts. Tout au long du film, j’ai été submergée par la beauté des couleurs, notamment chez les morts. Leur cité est si riche en détails que j’ai hâte de le revoir pour en saisir toutes les subtilités. La mort n’est absolument pas quelque chose de sombre et les familles tracent de lumineux chemins fleuris pour permettre aux ancêtres de retrouver leur chemin jusqu’aux offrendas. La mort n’est pas montrée comme absolument négative et, tant que les vivants se souviennent des morts, c’est davantage une seconde vie qui commence. Les musiques ne se valent pas toutes, mais donnent un beau rythme et une ambiance festive au film. Bref, une belle histoire sur la famille, l’oubli (un personnage atteint de la maladie d’Alzheimer, voilà qui est nouveau !), les rêves, et surtout la vie et la mort, et un beau Pixar comme je n’en avais pas vu depuis Vice-Versa.
Pour retrouver le même genre d’univers, je vous conseille également La légende de Manolo, sorti en 2014.

La légende de Manolo (affiche)

  1. Seule la terre (VO : God’s Own Country), de Francis Lee

Johnny travaille du matin au soir dans la ferme de ses parents, perdue dans le brouillard du Yorkshire. Il essaie d’oublier la frustration de son quotidien en se saoulant toutes les nuits au pub du village et en s’adonnant à des aventures sexuelles sans lendemain. Quand un saisonnier vient travailler pour quelques semaines dans la ferme familiale, Johnny est traversé par des émotions qu’il n’avait jamais ressenties. Une relation intense naît entre les deux hommes, une relation qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais. (Allociné)

Seule la terre (affiche)

Si je ne suis jamais allée dans le Yorshire, ces grandes étendues isolées et froides inondées de brouillard, sublimées par un rayon de soleil, n’ont pas été sans me rappeler l’Ecosse. Tout comme le parler rugueux de ses habitants. J’ai dès les premières minutes été plongée dans un monde qui me fascine et m’attire énormément.
Comme pour Petit paysan, le superbe film français dont j’ai parlé dans la parenthèse ciné du mois d’août, il s’agit d’un premier long-métrage pour le réalisateur, un premier film qui prend place dans la ferme parentale. Le monde agricole sonne donc totalement véridique (le quotidien, l’agnelage, le travail prenant, parfois abrutissant…) et on sent tout autant que le réalisateur a mis dans son film tout ce qu’il aimait à la campagne (le rapport aux animaux, la nature…).
Si Johnny n’est pas immédiatement sympathique, à la différence de Gheorghe, on apprend peu à peu le connaître et son comportement s’explique et s’excuse rapidement par une vie difficile, uniquement dédiée au travail à l’exception de ses escapades nocturnes, à porter la ferme de son père affaibli par un AVC, simplement aidé par sa grand-mère. Et lorsque des sourires éclairent son visage, il devient beaucoup plus facile à approcher, à apprécier et à aimer. On assiste à la naissance de leur relation et, si celle-ci est d’abord assez rude, elle se teinte bientôt d’une immense complicité qui ne peut que toucher.
Ian Hart et Gemma Jones (alias Quirrell et Madame Pomfresh pour celles et ceux qui, comme moi, ont découvert les acteurs et actrices britanniques dans Harry Potter) sont parfaits dans les rôles de Martin, le père, et de Deidre, la grand-mère. Une famille dans laquelle on parle peu, une famille pour laquelle la ferme est tout, une famille dans laquelle il est difficile de se trouver personnellement. Mais une famille dans laquelle, à la fin, le soutien et l’amour sont bien là.
Un film sensible et sincère. Peu de mots, mais des émotions brutes, à fleur de peau. L’économie de dialogues et autres discours n’empêchent pas un instant la complexité des sentiments et la profondeur des caractères. Seule la terre raconte une existence dure, voire violente, mais l’espoir et le bonheur qui souffle sur le film n’en est que plus réconfortante.

  1. Diane a les épaules, de Fabien Gorgeart

Sans hésiter, Diane a accepté de porter l’enfant de Thomas et Jacques, ses meilleurs amis. C’est dans ces circonstances, pas vraiment idéales, qu’elle tombe amoureuse de Fabrizio. (Allociné)

Diane a les épaules (affiche)

Diane a les épaules est tout à fait le genre de film qui a des chances de me plaire. Un petit film proche des personnages, une histoire humaine, avec quelques dilemmes affectifs que l’on voit venir. Clotilde Hesme est fabuleuse et irradie le film de sa présence.
Sauf que ce film a quand même un point noir : Fabrizio. Le nouveau copain de Diane est peut-être sympathique au départ, mais il m’a rapidement insupportée. Certes, son arrivée dans la vie de Diane constitue un point de bascule dans le déroulement de la grossesse de celle-ci (et sans lui, pas d’histoire), mais je l’ai trouvé possessif et irrespectueux au possible. Il tente peu à peu de s’approprier son corps et ce qu’il contient comme si elle, pauvre femme irresponsable, ne pouvait faire des choix convenables. Il va jusqu’à s’imposer dans la salle d’accouchement, refusant de prévenir les futurs pères (Diane, les pieds dans les étriers, étant plutôt dans l’impossibilité de le faire par elle-même) et se comportant comme s’il était le géniteur de l’enfant. Bref, à mes yeux, il est imbuvable et tout simplement macho, et la fin ouverte, suggérant la possibilité qu’il revienne dans la vie de Diane, m’a fait quitter la salle plutôt remontée.
Je vis peut-être un peu trop le film, mais, si l’on oublie ce personnage exaspérant, c’est un bon moment à passer même s’il ne me marquera sans doute pas plus que ça sur la durée.

  1. Les Gardiennes, de Xavier Beauvois

1915, à la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l’assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille. (Allociné)

Les Gardiennes (affiche)

J’écris cette critique deux semaines après avoir vu le film et je bloque un peu. C’est un beau film qui dessine des portraits de femmes sensibles, notamment avec une Iris Bry formidable dans le rôle de Francine qui s’émancipe peu à peu. Les hommes sont au second plan et, si certains passent quelques permissions à la ferme, ils sont davantage des fantômes ou de simples souvenirs. Même si je lui ai trouvé quelques longueurs, j’ai aimé la façon dont Xavier Beauvois a filmé les saisons, le temps qui coule lentement et les travaux des champs. Cette lenteur sert le film et retransmet avec justesse le quotidien de ces femmes. Je garderai le souvenir de tableaux, délicatement illuminés par une lumière naturelle, parsemés ici et là de touches bleutées (le bleu des étoffes, le bleu des volets…). Une belle histoire familiale, finement ciselée, joliment filmée.

En avez-vous vu certains ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous d’autres recommandations à me faire ?

***

Top 10 de l’année 2017 !

Top 10… quelle idée. C’est tellement difficile de trancher, il y a tellement de films que j’aimerais citer ! J’ai vu 93 films au cinéma cette année (j’aurais aimé atteindre le palier de 100 films, mais tant pis) et il y en a quelques-uns qui se sont révélés très bons… Et d’autres très mauvais, mais on en reparle à la fin de ce top. (Et d’autres dont je n’ai déjà plus aucun souvenir, c’est dire s’ils m’ont marquée…)
Je me suis limitée aux films récents, sans compter les vieux films qui sont repassés dans les salles obscures pour mon plus grand plaisir. La première sélection comportant déjà vingt films, n’ajoutons pas en plus Mulholland Drive (David Lynch), Hair (Milos Forman) ou Trainspotting (Danny Boyle) qui viendraient gaiement piquer la place de leurs nouveaux compagnons.

Top 10, c’est parti !

(L’ordre est très subjectif – la sélection aussi d’ailleurs : redemandez-moi de la refaire dans six mois, elle aura sans doute changé – et certains films ne peuvent pas vraiment être comparés avec leurs voisins.)

  1. 120 battements par minute, de Robin Campillo

Le coup de cœur annoncé, le film que j’attendais. Le public et le privé, le quotidien au sein d’Act Up et l’amour, la maladie et la passion, la vie qui flirte avec la mort. La révélation Nahuel Perez Biscayart entourée d’acteurs éblouissants. Un film puissant et vivant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de septembre.

  1. Djam, de Tony Gatlif

Daphné Patakia, une actrice flamboyante. Une bande-son entraînante longtemps écoutée. Des sujets graves, mais un film lumineux. Incroyablement beau et touchant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. La La Land, de Damien Chazelle

Le film qui a marqué ce début d’année. Un plaisir pour les yeux et les oreilles. Des couleurs chatoyantes, des robes tournoyantes pour les premiers. Des chansons entêtantes pour les secondes (et une nouvelle fois, une BO qui résonne encore parfois dans mon appartement). Une Emma Stone époustouflante et un Ryan Gosling pas moins fantastique. Un film poétique et envoûtant.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de février.

  1. Petit paysan, d’Hubert Charuel

Une tranche de vie pleine de justesse inspirée des souvenirs d’Hubert Charuel, un acteur incroyable (Swann Arlaud, époustouflant), des vaches magnifiques qu’on finit par aimer autant que le personnage et le réalisateur, une maladie visuelle, une économie de mots servie par des images soignées. Un premier film touchant et très réussi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août.

  1. Brimstone, de Martin Koolhoven

Un film que j’ai adoré mais que je ne suis pas prête de revoir dans l’immédiat. Une ambiance pesante et malsaine. Une héroïne obligée de devenir une guerrière dans un monde sexiste qui méprise et utilise les femmes, un Guy Pearce haïssable à la présence incroyablement crispante. Un film soigné visuellement avec des images sublimes, une construction à rebours qui nous fait remonter le temps. Un film perturbant et psychologiquement violent (physiquement aussi d’ailleurs…).
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

  1. Ouvrir la voix, d’Amandine Gay

Un documentaire passionnant qui donne la parole à des femmes noires. Racisme, sexisme et parfois homophobie, c’est un témoignage essentiel que constituent ces faces caméra.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Noces, de Stephan Streker

Une histoire désespérante sur un mariage forcé. A la base, un fait divers ; au final, la dénonciation d’un phénomène terrible mais encore banal dans certains pays. Des acteurs et actrices justes et surtout une héroïne merveilleusement interprétée par Lina El Arabi.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars.

  1. La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela et Hugh Welchman

Tout simplement parce qu’il est esthétiquement magnifique. Un film entièrement peints à la main. Un bel hommage à Van Gogh qui nous immerge dans ses toiles. En plus, une intrigue prenante sur les derniers jours du célèbre peintre. Le film d’animation de l’année.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre.

  1. Le vénérable W., de Barbet Schroeder

Second documentaire de la sélection. Un choc terrifiant, cette découverte de l’autre visage du bouddhisme. Des paroles de haine posément déclarées avec un sourire jovial, des rassemblements glaçants. Une claque sur le sort des Rohingyas et sur la cruauté qui, décidément, se loge dans toutes les religions.
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juillet.

… et le dernier !

Les Mauvaises Herbes (affiche)

  1. Les Mauvaises Herbes, de Louis Bélanger

Un film inattendu dans ce top, un film original d’un bout à l’autre, drôle et toujours fin, tendre mais jamais niais, une touche d’amoralité et d’accent québécois, et on obtient un coup de cœur !
Chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril.

***

Bonus 1 :
Les  cinq repêchés
(ceux qui ont failli être dans le top 10, mais en fait, non…)

  1. Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel : fidélité au roman, magnificence des images et des masques, formidable Nahuel Perez Biscayart, une vraie réussite qui a su effacer toutes mes appréhension (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’octobre) ;
  2. Une femme fantastique, de Sebastián Lelio : un film sensible et délicat, une actrice juste, de l’authenticité du début à la fin, de l’émotion mais pas de pathos inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  3. Logan, de James Mangold : un film de super-héros qui sort clairement du lot avec son ambiance sombre et poussiéreuse, ses personnages sur le déclin (sauf pour la petite nouvelle jouée par Dafne Keen, une boule d’énergie qui concentre sur elle tous les regards et qui a du potentiel), ça sent la fin (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  4. Glory, de Kristina Grozeva et Petar Valchanov : une fable bulgare plutôt absurde mais non pas dénuée de réalisme, intelligente bien que parfois ubuesque, une excellente découverte (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’avril) ;
  5. Coco, de Lee Unkrich et Adrian Molina (chronique complète ci-dessus).

Mais j’aurais également pu citer Seule la terre, Ça (même si je suis un peu plus critique depuis que j’ai lu les romans), De sas en sas, La planète des singes, Tunnel, Après la tempête

***

Bonus 2 :
Le Top 5 des plus mauvais films de l’année
(ceux dont l’arrivée du générique de fin a été accompagnée d’un soupir de soulagement)

  1. Valérian et la cité des mille planètes, de Luc Besson : prévisible, sexiste, ridicule, vide, inutile (chronique complète dans la parenthèse 7ème art d’août) ;
  2. La Momie, d’Alex Kurtzman : une momie qui n’est là que pour marcher lentement et nous faire admirer sa plastique, aucun suspense, aucun sursaut, une romance stupide, un film dont je n’attendais rien et qui a réussi à me surprendre par sa nullité (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de juin) ;
  3. Les Gardiens de la Galaxie 2, de James Gunn : la déception après un premier volume bien sympathique, des longueurs, des personnages laids et peu crédibles, de l’humour pas drôle, des combats interminables, des discours pathétiques… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mai) ;
  4. Kong : Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts : un gorille toujours plus grand, des créatures étranges à deux pattes, une surenchère d’effets spéciaux qui laisse de marbre, des humains stupides et clichés… (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de mars) ;
  5. Justice League, de Zack Snyder : longueurs, tentatives d’humour ratées, scénario et méchant identiques à tous les précédents blockbusters, héros insupportables… bref, profond ennui (chronique complète dans la parenthèse 7ème art de novembre).

Voilà ! Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un beau mois de janvier dans les salles de cinéma !

C’est le 3, je balance tout ! # 12 – Décembre 2017

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Désolée, je suis un peu en retard, j’avais commencé à préparer ce bilan, mais finalement, je n’ai pas eu le temps – ni spécialement l’envie – de le fignoler quand j’étais chez mes parents.

Côté Top… Beaucoup de très belles lectures en décembre. Les petites reines de Clémentine Beauvais et La petite marchande de prose de Daniel Pennac m’ont beaucoup fait rire, Pete Fromm dans Indian Creek m’a fait rêver de nature et de solitude, Stéphane Servant m’a envoûtée et entraînée dans un monde de sombre poésie avec sa Langue des bêtes, Elizabeth Gaskell m’a fait voyager du Nord au Sud sur les traces d’une romance tourmentée et d’un monde ouvrier plus vrai que nature, Emma m’a poussée à réfléchir avec Un autre regard tandis que Brian Selznick a, à nouveau, apporté du rêve dans mon quotidien avec L’invention de Hugo Cabret.

Côté Flop… question facile ce mois-ci : je dois citer le premier tome de la série Sally Lockhart, La malédiction du rubis, de Philip Pullman. C’est simple, je n’ai pas réussi à le finir et j’ai abandonné au bout de 150 pages environ (et ça faisait un moment que cela ne m’était pas arrivé). C’était une relecture d’un livre emprunté une fois à la bibliothèque quand j’étais petite et, si je n’avais aucun souvenir de l’histoire, j’en avais une bonne impression. Raté. Je ne sais pas à quel endroit j’ai bloqué. Une héroïne forte, voilà qui aurait dû me persuader de continuer, mais j’ai trouvé que les personnages n’avaient pas la profondeur et la richesse de ceux de A la croisée des mondes. Cependant, ce qui m’a stoppée, c’est tout bonnement que je n’avançais pas, trouvant l’histoire poussive et brouillonne.

 Côté challenges,

  • Coupe des 4 maisons : 970 + 420 points, soit 1390 points pour Serpentard ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 3, soit 24/60 ;
  • Les 4 éléments : +2, soit 2/20.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

(Désolée, je vais être assez succincte aujourd’hui car je prépare ce bilan en quatrième vitesse.)

Décembre a été le mois du retour de Lupiot du fabuleux blog Allez vous faire lire ! Mine de rien, ses chroniques drôles, intelligentes et toujours très persuasives m’avaient manqué. Je vous conseille donc ses TOP 5, notamment des « livres petits mais costauds », des recommandations pour remplacer de « mauvais livres à la mode » et des beaux-livres tous plus sublimes les uns que les autres.

Et sinon, en vrac :

… et tout ça donne très envie !

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai découvert les « real monsters » de Toby Allen qui illustrent des troubles mentaux. Les dessins sont superbes et permettent parfois de mieux comprendre ce qu’est telle ou telle maladie.

Une fois n’est pas coutume, je vous invite à lire une BD d’Emma (dont j’ai enfin découvert le premier tome d’Un autre regard). Les commentaires en dessous m’ont particulièrement choquée : autant dire que certains comportements sont bien ancrés dans la société et que les mentalités ne vont pas changer de sitôt…

Après Tristan Lopin, j’ai découvert les vidéos « Et tout le monde s’en fout ». Une nouvelle fois, j’adore leur ton, les sujets me parlent, bref, j’adore. Je ne les ai pas toutes regardées encore, mais je les trouve très justes et pertinentes.

Enfin, June rend hommage à Bill Nighty, un acteur que j’adore. Un nouvel « Have you met… » passionnant !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Le mois de décembre a très bien commencé avec le salon du livre de Montreuil ! Je n’y suis allée que le samedi pour une journée bien chargée en rencontres et dédicaces. J’ai enfin pu me faire plaisir avec des livres dont j’avais envie depuis plusieurs mois parfois (je pense notamment aux Exprim’). L’occasion de rencontrer Julia/Lupiot, de discuter de la petite déception qu’avait été Jungle Park avec Tibo Bérard (et de lui dire tout le bien que je pense de sa collection aussi, évidemment), et d’échanger avec Brian Selznick (que j’avais déjà rencontré la veille à l’occasion d’une très chouette rencontre Babelio), Marie Pavlenko, Thibault Vermot, Estelle Billon-Spagnol et les autres. (Une mauvaise surprise en rentrant chez moi : je me suis aperçue que la quatrième de couverture de mon Hugo Cabret était presque totalement fendue d’un coup de cutter, sûrement à l’ouverture du carton… Mais bon, un petit peu de bricolage et le voilà comme neuf.)

Je ne suis pas beaucoup allée au cinéma malheureusement, mais je suis retournée au théâtre deux fois !
Tout d’abord, pour voir Le Tartuffe, avec Michel Bouquet et Michel Fau. La première scène, où l’on découvre le splendide décor, a été nécessaire pour me réhabituer aux longues tirades en vers, mais sinon, j’ai passé un excellent moment. Malgré les deux grands noms à l’affiche, c’est la comédienne jouant Dorine, la servante, qui s’est particulièrement détachée du lot à mes yeux (cependant, je n’ai rien à redire sur l’interprétation des autres comédiens (mais je ne m’y connais pas assez pour être très exigeante)).

Le Tartuffe (affiche)

Ensuite, nous sommes allés voir Le gros diamant du prince Ludwig, de la Compagnie des Femmes à Barbe. Si leurs spectacles d’improvisation sont absolument hilarants et merveilleux pour qui aime les histoires, Gwen Aduh et sa troupe se débrouillent plutôt bien au théâtre aussi. Toutes deux adaptées de pièces anglaises, « Les faux British » cartonne depuis un bon moment et « Le gros diamant… » semble prendre le même chemin. Je crois d’ailleurs avoir préféré la seconde à la première (mais avec ma mémoire de poisson rouge, on ne sait jamais). Le comique de situation tourne parfois à l’absurde, et si certains gags sont un chouïa trop longs, on rit de bon cœur tout du long tandis que la musique live est très entraînante. Des personnages attachants, de bons jeux de mots et quelques trouvailles de mise en scène absolument géniales, comme cette scène de contre-plongée étourdissante. Un excellent moment !

Le gros diamant du prince Ludwig (affiche)

Sinon, j’ai passé Noël dans la famille de mon compagnon, c’était très agréable, le repas n’est pas tombé dans le piège de la surenchère écœurante, et quelques cadeaux m’ont fait patienter jusqu’à la remise « officielle » chez mes parents la semaine suivante (le 30 décembre parce que, décidément, nous ne sommes pas très à cheval sur les traditions). J’ai donc passé quelques jours dans le Jura avant de rentrer à Paris cette nuit et d’attaquer ces deux mois de recherche de maison et de déménagement. Il va falloir mettre un peu de côté les superbes livres reçus à Noël ainsi que ma Switch maintenant pourvue de Mario Odyssey et de Zelda, tous deux passionnants et très chronophages (mais géniaux !).

J’espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes et je vous souhaite un très beau mois de janvier et une bonne année 2018 !

Challenge Les 4 éléments

4 éléments

J’ai rejoint avec plaisir Un rat des villes, alias Adlyn, pour son petit challenge autour des quatre éléments (et du dessin animé Avatar, le dernier maître de l’air). Le fait qu’il soit illimité dans le temps m’a d’autant plus convaincue de participer.
Les consignes sont les suivantes.

L’eau :

  • Un livre à la couverture bleu océan
  • Un personnage mélancolique
  • Un être aquatique, réel ou imaginaire : poisson, dauphin, hippocampe, sirène, naïade…
  • Un récit dans le froid
  • Une histoire de sang Je suis une légende, de Richard Matheson

La terre :

  • Un livre à la couverture vert feuille
  • Un personnage très terre à terre Nord et Sud, d’Elizabeth Gaskell
  • Un habitant de la forêt, réel ou imaginaire : cerf, sanglier, renard, centaure, licorne, botruc…
  • Un récit dans le désert
  • Une histoire avec du métal

Le feu :

  • Un livre à la couverture rouge feu
  • Un personnage tout feu tout flamme
  • Une créature fantastique en rapport avec le feu : dragon, phénix, élémentaire…
  • Un récit où la guerre fait rage
  • Une histoire d’éclairs

L’air :

  • Un livre à la couverture blanche éthérée Indian Creek, de Pete Fromm
  • Un personnage qui a la tête dans les nuages
  • Un animal menacé, disparu ou menacé de disparition : dodo, tigre, baleine, ours polaire…
  • Un récit où règne la paix
  • Une histoire avec un vol dans les cieux

20 points donc, mais un seul livre peut parfois en recouper plusieurs. Cependant, je pense toutefois chercher à le valider avec 20 livres différents.

Le challenge des 4 éléments, c’est parti !

Avatar le dernier maître de l'air

C’est le 1er, je balance tout ! # 11 – Novembre 2017

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

Quoi ? Novembre est fini, mais où est passé novembre ?! Nous voilà déjà en décembre, période de salon du livre de Montreuil, de Noël et de cadeaux, mais ça, ce sera pour le mois prochain. Parlons plutôt de ce mois qui a filé à toute vitesse et de ce bilan qui risque de filer tout aussi vite.

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Huit livres lus, ce n’est pas énorme, mais certains sont de jolis pavés, ce qui a enfin fait baisser ma PAL en longueur plutôt qu’en nombre…

Côté Top… Beaucoup d’excellentes lectures ce mois-ci, à commencer par le sublime, l’envoûtant, le sombre, le passionnant Jonathan Strange & Mr Norrell, de Susanna Clarke. Je ne m’y attarde pas car ma critique a déjà été publiée.
J’ai également découvert grâce à Babelio l’œuvre étonnante de Brian Selznick avec Le musée des merveilles et Les Marvels. Ces romans en mots et en images m’ont émerveillée et transportée dans des lieux hors du monde et du temps. Je suis curieuse de découvrir le célèbre L’invention d’Hugo Cabret.
J’ai retrouvé la gouaille et la malchance de Benjamin Malaussène avec La fée carabine, de Daniel Pennac. Des personnages terriblement attachants, une enquête policière pleine d’humour, la balade dans Belleville, et surtout le plaisir de la langue et des images, ce second tome confirme le coup de cœur que j’avais eu avec Au bonheur des ogres.
Enfin, THE surprise. Ça, de Stephen King. Je pensais bien que j’allais aimer, mais je ne pensais autant aimer. Je l’ai trouvé magnifique, plein de belles réflexions sur l’enfance, sur le fait de grandir, sur les regards portés par les uns et les autres sur le monde. Plus qu’un livre d’horreur, c’est une superbe histoire d’amitié et j’ai eu vraiment du mal à quitter cette bande de gosses.

Côté Flop… Je n’ai pas de flop ce mois-ci, mais si je fais le bilan (et c’est bien ce que je suis en train de faire), le livre que j’ai le moins aimé, c’est – je ne pensais jamais dire ça un jour – celui de Clémentine Beauvais… Comme des images ne m’a pas déplu, mais il m’a laissée quelque peu partagée. Et quelques semaines après ma lecture, ce sentiment se confirme dans le fait que je n’en pense plus grand-chose…

 Côté challenges,

  • Coupe des 4 maisons : 720 + 250 points, soit 970 points pour Serpentard ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 3, soit 21/60

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Désolée, je n’ai pas énormément d’articles à partager avec vous, je n’ai pas été autant présente que d’habitude sur vos blogs.
Toutefois, Cha’ a su trouver les mots justes pour parler d’Orgueil et Préjugés d’une manière qui m’a donné envie de le ressortir direct de l’étagère.
J’ai également eu un coup de cœur pour l’article de Fée moi lire sur Pierre Bottero et le féminisme. C’est l’un de mes auteurs préférés, Ewilan et Ellana ont accompagné mon enfance et mon adolescence (et je prends toujours autant de plaisir à les retrouver) et je trouve qu’elle en parle merveilleusement bien.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai adoré l’article « La Récolteuse grandit » de La Récolteuse de mots, un bilan hyper complet pour le premier anniversaire de son blog et c’est juste le bilan le plus touchant que je n’ai jamais lu. On retrouve totalement la plume de celle qui anime ce blog incroyable (que je vous invite mille fois à découvrir si ce n’est pas encore fait), pleine d’intelligence et de sensibilité. En prime : une petite histoire très jolie et émouvante, origine du nom de son blog.
Une nouvelle fois, je dois citer une BD d’Emma qui parle avec intelligence et pertinence de la phrase parfois déstabilisante qu’est « Mais détends-toi ! » et la manipulation qu’elle sous-tend.

« Nous exécutons un numéro d’équilibriste quotidien, coincées entre les injonctions à savoir se défendre et les accusations d’hystérie quand nous le faisons. » (Emma)

Le Petit Pingouin Vert a rendu un très bel hommage au film bouleversant et débordant de vie qu’est 120 battements par minutes. Par ces quelques mots, Alexandre a ressuscité toutes les émotions que ce petit chef-d’œuvre m’avait fait vivre.
Enfin, je suis tombée sur cette pétition contre la règle « Le masculin l’emporte sur le féminin » et j’ai eu la surprise et le plaisir de tomber sur pas moins de cinq profs (même s’il y en a deux que je ne connais pas) de mon ancien petit lycée jurassien ! Même si je ne sais pas encore trop quelle écriture adopter (je crois avoir publié quelques articles avec la règle de proximité, mais ce n’est pas encore évident, et globalement, j’accorde comme on m’a appris à le faire), je suis tout à fait d’accord avec leur démarche et j’ai été ravie de trouver leurs noms dans cette liste !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai travaillé.
C’est pas vraiment stupéfiant, mais du coup, je n’ai pas eu le temps de faire bien grand-chose d’autre. Mais j’ai quand même eu le temps de craquer (après deux jours de réflexions si intenses à peser le pour et le contre que j’ai failli dérailler) et de m’offrir la Nintendo Switch ! J’ai été un peu raisonnable et j’ai simplement acheté Mario Kart pour me vider la tête après le boulot avec une ou deux courses avec Monsieur. Mario Odyssey et Zelda seront, j’espère, pour Noël !
Et j’ai quand même une nouvelle qui a illuminé la fin novembre : ON PAAAART DE PARIS ! Enfin. Je vais quitter cette ville que je ne supporte plus. Donc aux alentours de fin février/début mars, je serai bretonne puisque nous partons vers Rennes !
(Ah, et aussi, Julia m’a citée dans son « C’est le 1er » (enfin, le 6 dans son cas !) d’octobre et ça fait quand même drôlement plaisir !)

Je vous souhaite un beau mois de décembre et j’espère croiser peut-être certains ou certaines d’entre vous à Montreuil !

Et vous, qu’avez-vous fait de beau en novembre ?

Tag Code de la route

J’ai été taguée il y a seulement un mois et voilà « déjà » le résultat. Voilà qui est plus rapide que d’ordinaire… Je remercie Broco de m’avoir donné cet avant-goût du code de la route, j’espère qu’il sera aussi facile en vrai, mais j’ai quelques doutes !

parking

Parking : combien de livres as-tu dans ta PAL ?

Beaucoup trop ! Pour situer un peu, ma PAL s’étale sur une étagère (où il y a des livres droits, des livres couchés dessus, des livres couchés devant), sur une longue tablette derrière mon canapé, sur ma table de nuit, dans des cartons et chez mes parents. Il faut également ajouter à cela des livres trop beaux pour être simplement entassés avec les autres en attendant que je daigne leur accorder mon attention qui sont donc rangés dans ma bibliothèque. Autant dire que je dois facilement atteindre les 200 (voire les 300, ça monte plus qu’on ne le croit, ces choses-là…).

limitation

Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ?

J’ai envie de dire, c’est un peu tard maintenant pour limiter la bête… Cela dit, j’essaie de faire du tri parfois car j’ai bon nombre de livres récupérés à droite à gauche pour les sauver de la poubelle et qui ne sont pas vraiment au programme, j’en donne donc parfois pour leur offrir une vie meilleure (et pour réduire un peu ma PAL au passage). Et j’essaie d’acheter seulement des livres que je vais lire rapidement. J’essaie.
En fait, ça dépend de mon état d’esprit. La plupart du temps, je le vis bien, j’aime avoir le choix, mais il arrive que je me sente un peu noyée sous la masse. Et triste pour tous ces petits livres qui m’attendent depuis des mois, voire des années.

route prioritaire

Route prioritaire : quel livre est ta prochaine priorité ?

Il me reste un livre envoyé par Babelio : Les Marvels de Brian Selznick en vue d’une rencontre le 1er décembre. Ce sera donc clairement ma priorité du week-end prochain !

camions

Réservé aux camions : quel pavé liras-tu prochainement ?

En ce moment, les pavés sont mes amis depuis que j’ai enfin osé m’attaquer à cette merveille qu’est Jonathan Strange & Mr Norrel de Susanna Clarke. Actuellement, je suis plongée dans les 638 pages du deuxième tome de Ça. Et après, j’ai Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie ou Lolita de Nabokov qui m’attendent depuis un moment. Les Misérables aussi me font de l’œil depuis un moment, mais ils ne seront pas pour tout de suite puisque Montreuil puis Noël arrivent avec leurs piles de livres en perspective !

bus

Réservé aux bus : un livre que tu réserves à une période spéciale ?

Je n’ai pas pour habitude de réserver des livres, je les lis quand j’en ai envie et c’est tout. Cependant, je vais essayer de lire cet hiver Lettres du Père Noël de Tolkien, vu qu’il me fait de l’œil depuis cet été. Peut-être chez mes parents, si j’ai le temps, avec un peu de neige dehors, ce serait parfait.

stop

Stop : un livre que tu as abandoné ?

Je n’ai pas abandonné de livre récemment, mais j’ai bien failli avec le premier tome du Journal d’Aurore de Marie Desplechin. Heureusement, il se lisait suffisamment vite pour que je persévère, mais je n’ouvrirai pas le second tome !
Sinon, Madame Bovary de Flaubert… Je suis péniblement arrivée au bout de Salammbô, mais, désolée pour cette chère Emma, c’est au-dessus de mes forces !

secours

Issue de secours : un livre que tu as abandonné mais que tu vas reprendre pendant une autre période ?

Facile. Suttree de Cormac McCarthy. J’aime cet auteur d’amour et j’ai quasiment tous lu de lui (d’ailleurs, c’est quand tu veux que tu ressors un roman !), mais Suttree, je ne sais pas pourquoi, me tombe des mains à chaque fois (j’en suis quand même à trois tentatives). J’aimerais me refaire un shot de McCarthy avec une relecture de la fabuleuse Trilogie des Confins et une découverte de ces deux premiers romans, ce sera peut-être l’occasion d’une quatrième et concluante tentative !

sens interdit

Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ?

Clairement, les romances érotiques ! Ce que j’en vois me semble tellement stéréotypé que ça ne m’attire absolument pas. Et ce n’est pas la Lettre de Camille Emmanuelle qui va me faire changer d’avis !

fin interdiction

Fin d’interdiction : A quel genre de livre donneras-tu ta chance cette année ?

Pfiou… je n’en sais rien, je lirai ce que j’aurai envie de lire. Cela dit, j’ai deux-trois polars dans ma PAL, je ne suis vraiment pas une grande amatrice du genre, mais je leur laisserai peut-être une chance !

feu

Feu tricolore : un livre qui t’a fait passer par plusieurs émotions ?

Plusieurs, mais je me limiterais à Moonrise de Sarah Crossan, un roman en vers libres que j’ai fini à la fois terriblement triste et pleine d’espoir. Entre ses pages, j’ai été à la fois à l’aise et horriblement mal à l’aise. Premier cas, quand j’étais en compagnie de Joe et son grand frère ; second cas, quand j’étais en prison. En fait, il m’a fait passer par plusieurs émotions parfois contradictoires !

rond point

Rond-point : un livre qui t’a fait tourner en rond ?

Je ne suis pas sûre de bien comprendre la question, mais je vais répondre le premier tome des Fausses bonnes questions de Lemony Snicket. J’en attendais beaucoup, surtout après mon excellente relecture des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, et j’ai eu l’impression de ne pas avancer d’un poil, que l’intrigue n’évoluait absolument pas et d’être strictement au même endroit à la fin du roman qu’au début.

route double sens

Route à double sens : un livre que tu as aimé et détesté à la fois ?

Difficile, cette question… Récemment, le livre qui m’a laissé un goût un peu doux-amer dans la bouche, c’est étonnement le second tome d’A la croisée des mondes de Philip Pullman (pas taper !). Je l’ai adoré d’une part parce que cette saga est géniale d’un bout à l’autre comme je l’ai longuement expliqué en octobre, mais d’autre part, la relation entre Lyra et Will m’a plusieurs fois fait grincer des dents. Mais détester est un mot un peu fort tout de même…
Je citerai alors Belle du Seigneur d’Albert Cohen. J’ai été bluffée sur la qualité littéraire de ce pavé (que j’ai mis des mois à lire) qui m’a également énormément poussée à cogiter, mais j’ai détesté le comportement d’Ariane et Solal ainsi que la misogynie qui imprègne le roman !

hôtel

Hôtel : quel livre t’a volé ton sommeil ?

J’ai envie de dire aucun depuis longtemps. Ce n’est pas lié à la qualité des romans, c’est simplement que quasiment rien ne peut me voler mon sommeil. Une fois couchée, je m’endors. Bon, pour Jonathan Strange & Mr Norrell, j’ai veillé plusieurs fois plus tard que d’habitude.

monument

Monument historique : le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ?

Si je devais être cohérente, je devrais répondre Le dit du Genji de Murasaki Shikibu, couronné « joyau de ma bibliothèque » dans le Tea Book Tag. Mais il y a aussi mes belles éditions illustrées de la collection Métamorphose (Notre-Dame de Paris, Carmilla, Les contes macabres), mes BD, mes Harry Potter et autres livres autour du Wizarding World, mes vieilles éditions… Même certains petits poches sont pour moi précieux. Je suis fière de mes bibliothèques et j’aime d’amour tous leurs habitants !

autoroute

Autoroute : qui tagues-tu ?

Oh, la flemme ! Personne car je ne sais pas qui l’a fait, qui ne l’a pas fait, mais je vous invite tous et toutes à le reprendre ou à me dire en commentaire ce que vous auriez répondu (flemmarde, mais curieuse !).