Le silence de l’Opéra, de Pierre Créac’h, lu par Jean Rochefort (2007)

Le silence de l'opéra (couverture)Louis est passionné par les sons. Errant dans la ville avec sa perche et son micro, il entre dans l’Opéra de Paris. Il va y faire une bien curieuse rencontre avec la musique.

Le silence de l’Opéra m’attendait depuis le dernier salon de Montreuil, autant dire depuis un petit moment. J’avais pourtant adoré Le château des pianos et celui-ci ne laissait présager que du bon avec sa belle couverture.
Car ce qui saute aux yeux en premier lieu, c’est bel et bien la beauté de l’objet. Un grand format qui permet de découvrir les magnifiques crayonnés de Pierre Créac’h, une couverture rigide aux couleurs de l’Opéra, un papier épais, des illustrations qui s’étalent sur la double page au bon moment, c’est un plaisir de s’y plonger.

L’histoire est originale et sympathique. Outre une danseuse et un compositeur, rencontres somme toute assez banales, Louis va aussi faire la connaissance d’un rideau prétentieux, des canards-fausses notes, d’un cuisinier fort affairé à préparer des soupes de bravos et des ragoûts de huées, d’un Croque-Lumière et du comité des Oreilles Averties. Et surtout, il va rencontrer non pas le, mais les fantômes de l’Opéra ! Un conte onirique et imagé.

Le silence de l’Opéra (extrait)

Source : site de Pierre Créac’h

La musique est un élément essentiel de cette histoire qui comporte pas moins de 71 airs d’opéra. Verdi, Bizet, Mozart, Tchaïkovsky, Wagner… tous les grands noms de l’opéra sont là. Je regrette même qu’ils ne soient pas davantage mis en avant, j’aurais apprécié de plus longues plages musicales.
La voix enjouée de Jean Rochefort se prête parfaitement à cette histoire malicieuse dans les coulisses de l’Opéra. A travers de légers changements de ton, il donne corps aux différents personnages et c’est un délice de s’immerger dans les illustrations en se laissant porter par sa narration.
Quant aux illustrations justement, elles se marient à merveille avec la douceur de l’histoire. Nuances de noirs et de blancs, rondeurs, les dessins à la mine de plomb sont tout en délicatesse. On prend également plaisir à guetter les fantômes cachés ici et là.

Si je conserve une petite préférence pour Le château des pianos, j’ai été enchantée par cette nouvelle façon d’approcher la musique à travers une histoire pleine de poésie. Un bel ouvrage pour initier les plus jeunes à l’opéra.

« Il était là, dans le silence, dans l’immense salle de spectacle rouge et or, éclairée à demi par le grand lustre de cristal. Il écoutait.
Il écoutait ce silence magique, en ces lieux où résonnèrent tant et tant d’opéras, de musiques de ballet et de symphonies. Ici où les rêves les plus incroyables prirent vie, sous les bravos enthousiastes des spectateurs.
Louis déploya sa perche, ouvrit son micro, et enregistra le silence. »

Le silence de l’Opéra, Pierre Créac’h (textes et illustrations), lu par Jean Rochefort. Sarbacane, 2007. 94 pages, 30 min d’écoute.

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Le Bois dormait, de Rébecca Dautremer (2016)

Deux personnages se promènent en bavardant et pénètrent dans une ville. Ils croisent un lièvre, un cavalier, des boxeurs… endormis. Pas de doute,  nous sommes dans le royaume ensorcelé de la Belle au bois dormant.

Le Bois dormait (couverture

Dans ce nouvel album, Rébecca Dautremer revisite le célèbre conte sans le raconter. Tout le monde connaît l’histoire après tout. On rentre dans cet univers grâce aux discussions des deux personnages, ou plutôt grâce au monologue du plus âgé des deux car il n’obtient guère de réponse de son jeune compagnon. J’ai beaucoup apprécié l’humour des commentaires pragmatiques du personnage qui interroge (ça ne fait pas un peu long, cent ans ?), doute (et s’ils faisaient tous exprès ?), ronchonne un peu (« Entre nous, si on invoque un sort à chaque fois qu’on a envie de faire un petit somme… »). Mais son ami partage-t-il son point de vue ? La fin semble nous dire que non…

Le Bois dormait 2

Tous deux sont en noir et blanc, à peine esquissés sur la grande feuille blanche, et, par contraste, attention, les pages qui leur font face sont tout simplement extraordinaires ! Les images en couleur sont grandioses comme Rébecca Dautremer sait le faire. Elle transforme le château entouré de ronces en ville contemporaine bien que les vêtements des habitants évoquent aussi bien le Moyen-Âge que les années folles. Explosions de couleurs et de détails. Courbes arrondies, grâce des corps, douceur des visages. Finesse et délicatesse du trait. Vie malgré l’immobilité des sujets.

Le Bois dormait

Tout ce qu’on a à faire, c’est se laisser immerger lentement dans cet univers fait de poésie, de magie, de calme et de couleurs chatoyantes. Parce que cet album est juste sublime et qu’il faut prendre son temps pour en savourer tous les détails.

« C’est bien tranquille, évidemment.
Et c’est beau, c’est vrai.
Mais ça manque peut-être un peu… un peu de…
Tu vois ce que je veux dire ? »

Le Bois dormait, Rébecca Dautremer. Sarbacane, 2016. 64 pages.

Le Bois dormait

Alors vous ne serez plus jamais triste : conte à rebours, de Baptiste Beaulieu (2015)

Alors vous ne serez plus jamais triste (couverture)Le Docteur a pris sa décision : ce soir, il mettra fin à ses jours. Sa femme est partie et vivre sans elle ne signifie plus rien : tout l’indiffère et il ne sait plus soigner. Cependant, en s’engouffrant dans le premier taxi, il ne se rendra pas à l’hôpital comme il en avait l’intention afin de trier quelques papiers. Il va faire la connaissance de son excentrique chauffeuse, Lady Sarah Madeline Titiana Elizabeth Van Kokelicöte. Celle-ci l’oblige à accepter un pacte : il lui donne sept jours supplémentaires pour qu’elle puisse tenter de le sauver…

 

Quelle étrange rencontre ! Qui est donc cette vieille dame aux robes de gala extravagantes qui prétend lui sauver la vie ? D’où vient-elle ? Et comment peut-elle le connaître aussi bien ? Et comment diable peut-elle être à la fois aussi exaspérante et aussi attachante ?

En ouvrant ce roman, on peut tout de suite constater une petite particularité : les pages sont numérotées à l’envers. D’où ce sous-titre « Conte à rebours ». Le livre est scindé de huit parties : Sept jours avant l’enterrement, six jours avant l’enterrement, quatre jours, la nuit avant l’enterrement… C’est donc un funeste décompte qui s’écoule au fil des pages.

Plus le temps s’écoule, plus la tâche de Sarah semble compliquée. Il sera sa marionnette pendant sept jours tandis qu’elle tentera de lui faire reprendre goût à la vie. Ce roman est une ode à cette vie qui, si elle peut être terriblement cruelle parfois, a aussi des moments magnifiques à offrir.

Baptiste Beaulieu aborde le sujet de la mort et du suicide par une histoire pleine de poésie, d’humour et de philosophie. Etrangement, la lecture est donc relativement légère et agréable au vu de ce sujet plutôt sombre.

 

Toutefois, alors que j’avais adoré le premier livre de Baptiste Beaulieu, Alors voilà : les 1001 vies des Urgences – dans sa version audio génialement lue par Emmanuel Dekonick –, j’ai lu cette histoire avec davantage d’indifférence que d’émotions. Ni le désespoir du Docteur, ni les extravagances ou les douleurs secrètes de la vieille dame, ni la joie de certains beaux moments me m’ont touchée. Le texte coule avec fluidité, mais il manque une petite étincelle

Alors qu’il dépeignait si bien ceux qui peuplaient les couloirs de l’hôpital, les deux personnages sont ici peu crédibles. Trop peu pour être plausible. C’est le principe du conte, mais cette fois, ça n’a pas fonctionné pour moi.

 

Alors vous ne serez plus jamais triste est un conte sur une rencontre improbable et sur la beauté de la vie. Malheureusement, malgré la belle promesse du titre, c’est également une déception : je pense donc que je l’oublierai relativement vite et resterai sur l’excellent souvenir d’Alors voilà (qui est très différent de celui-ci).

En dépit de cette critique plutôt négative, découvrez vite le blog de Baptiste Beaulieu, Alors voilà : parfois beau, parfois triste, parfois joyeux, c’est un concentré d’humanité.

 

« La solution contre le racisme, c’est le panda, affirma-t-elle sans aucune transition. Imaginez les hommes transformés en panda… Nous serions tous gros, noirs, blancs et asiatiques. Imparable. »

« Ne craignez pas la tristesse, mon petit, elle est la trace éclatante que quelque chose de beau a existé. »

 

Alors vous ne serez plus jamais triste : conte à rebours, Baptiste Beaulieu. Fayard, 2015. 271 pages.

Le château des pianos, de Pierre Créac’h, lu par Pierre Arditi (2014)

Le château des pianos (couverture)Rémi est un jeune musicien qui doit passer le concours d’entrée au Conservatoire de musique. Mais voilà. Il doute. Alors qu’il fuit éperdument, il découvre un vieux château, le château des pianos. A l’intérieur, les instruments sur lesquels Schumann, Schubert, Chopin, Bach, Debussy, Mozart et tant d’autres ont composé et joué. Cluster le chat noir le met sur la voie. A partir de ce moment-là, Rémi fera une succession de rencontres qui lui permettront de composer à son tour, de prouver sa virtuosité et, par conséquent, de retrouver son assurance.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, notamment pour toutes les rencontres que fait Rémi. Des rencontres rigolotes, des rencontres imposantes, des rencontres pleines de dynamisme, des rencontres poétiques. Cette manière de découvrir peu à peu les différents « ingrédients » pour composer m’a séduite : les portées, les clés, les rythmes, les phrases musicales et – chose essentielle – l’inspiration, tout est là.

Etrangement, je me suis plus attachée aux pianos qu’à Rémi et ce, dès la première conversation que l’on surprend. Au final, on n’en sait pas assez sur Rémi pour se sentir proche de lui, c’est du moins mon avis. La véritable héroïne de cette histoire fantaisiste est la musique !

« Gruppetti, rubato, legato, perdendosi, appogiatures, clavicordes, quintes, triolets… »

Que ce soit dit, je ne suis absolument pas mélomane et je n’ai jamais pratiqué la musique, je suis donc véritablement ignare sur le sujet. Mais si le sens de nombreux mots liés au domaine de la musique m’échappait, la beauté de certaines tirades me parlait. Lues à voix haute, elles acquéraient une musicalité propre, détachée du sens des termes.

N’oublions pas la narration de Pierre Arditi : elle est tout simplement parfaite ! La voix grave et vibrante de Pierre Arditi contraste agréablement avec les tonalités aigües des pianos et autres clavecins.
La musique a été enregistrée par Pierre Créac’h  – également compositeurs de cinq morceaux – et deux autres pianistes (Claire Pradel et Rémy Cardinale) sur des instruments d’époque. Les autres morceaux sont tirés du répertoire des plus grands (Brahms, Liszt, Beethoven, Satie, etc.)
En plus de la musique et de la voix, cette narration est agrémentée de quelques bruitages légers qui créent une ambiance tantôt légère, tantôt inquiétante : gazouillis d’oiseaux, bruits de pas, grincements de porte ou de plancher…

Visuellement, c’est tout aussi réussi. Les illustrations au crayon sont superbes, toutes de noir, de gris et de blanc. Les grandes pages permettent de s’en prendre plein les yeux et en font un objet sublime.

Un magnifique conte musical et un enchantement pour les oreilles.

« Le jeune garçon n’en revenait pas. Toute une collection de pianos anciens, pianofortes, pianos carrés, pianos droits et à queue, clavicordes, épinettes et clavecins… Quelle magie ! »

Le château des pianos, Pierre Créac’h (textes et illustrations), lu par Pierre Arditi. Sarbacane, 2014. 73 pages, 40 min d’écoute.

Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage, de Jihad Darwiche (Alexandre Stanké, 2012)

Sagesses et malices de Nasreddine (couverture)Nasreddine est un personnage très important de la culture musulmane. Il est présent dans de nombreux pays comme l’Irak, l’Iran, la Turquie, le Pakistant, etc., et ce, sous différents noms : Nasreddine, Hodja, Djeha, Appendi… Toutefois, les histoires sont toujours les mêmes.

On l’appelle aussi parfois l’idiot ou le fou-sage, tout simplement car certains pourront le trouver fou, d’autres sage.

Ces contes de malice sont des histoires très courtes et très drôles. Même s’il connaît parfois quelques mésaventures, Nasreddine est un personnage malin, rusé. Il berne ses amis, il est impertinent avec le roi et s’en tire sans châtiment. La chute de ces histoires apporte l’humour, mais aussi des conseils. Ceux-ci sont tantôt absurdes, tantôt plein de bon sens.

J’aime tout particulièrement la version audio enregistrée par Jihad Darwiche. Jihad Darwiche est ce conteur d’origine libanaise dont j’ai déjà présenté les très beaux Récits de vie en temps de guerre. J’aime beaucoup son phrasé, son rythme : je le trouve très agréable à écouter.

Le livre audio contient une cinquantaine d’histoires pour une durée totale d’une heure. Autant dire que le temps file à toute vitesse une fois que l’on est plongé dans ces histoires.

C’est jubilatoire, mais, derrière le rire, se cache toujours de la sagesse ou une forme de vérité. Le format court des histoires plaira à ceux qui ne sont pas familiers de la lecture audio.

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Alexandre Stanké : l’introduction de Jihad Darwiche à propos de Nasreddine.

« A l’époque où les ponts étaient encore rares sur le fleuve, Nasreddine travaillait comme passeur. Avec sa petite barque, il faisait traverser les gens d’une rive à l’autre contre quelques misérables piécettes.

Un jour, un grand savant, les bras chargés de livres, prit place dans la barque. Nasreddine lui souhaita la bienvenue et parla avec lui de choses et d’autres. Le savant se rendit compte que Nasreddine ne maîtrisait pas bien la grammaire, et que sa façon de parler n’était pas très recherchée. Il lui demanda :

– Mon ami, n’es-tu jamais allé à l’école ?

– Non, lui répondit timidement Nasreddine en continuant de ramer.

– Alors, mon ami, sache que tu as perdu la moitié de ta vie.

Nasreddine fut vexé mais garda le silence.

Lorsque la barque fut parvenue au milieu du fleuve, un courant rapide la renversa, et les deux hommes se retrouvèrent à l’eau, assez loin l’un de l’autre.

Nasreddine vit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer. Il lui cria :

– Est-ce que tu as appris à nager, maître ?

– Non, répondit le savant en continuant à se débattre.

– Alors, mon ami, tu as perdu ta vie toute entière ! »

 

Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage, Jihad Darwiche. Editions Alexandre Stanké, 2012 (Albin Michel, 1999, pour l’édition papier). 1h.

Du même conteur, je vous propose également de découvrir Récits de vie en temps de guerre.

Le Mahâbhârata, par Cécile Hurbault (Ouï’Dire, 2015)

Le Mahâbhârata (audio, couverture)Le Mahâbhârata signifie « la grande guerre de Bharata ». Il s’agit d’une épopée de la mythologie hindoue. Ce poème sanskrit vieux de plus de 2 000 ans est le plus long poème connu. Il relate la lutte qui opposa les cinq Pandava, des demi-dieux, à leurs cousins, les cent Kaurava, l’enjeu de cette guerre étant le trône de Hastinapura.

Cette histoire s’étend sur plusieurs années puisque, suite à une malheureuse partie de dés, les Pandava sont condamnés à un exil de douze ans.

Cet enregistrement (trois CD tout de même pour environ 3h40 d’écoute) est à l’origine un spectacle de la compagnie Jeux de vilains mêlant une conteuse, du théâtre d’ombres, des marionnettes et un gamelan, un orchestre de musique javanaise qui comporte beaucoup de percussions, mais aussi des instruments à cordes et à vent et qui est accompagné de chant. A travers ce spectacle, la troupe apporte en France le Walang Kulit, art javanais qui mêle théâtre d’ombres et marionnettes dans des représentations qui durent toute une nuit.

 

Duryodhana, Yudhishthira, Bhishma, Pandu, Arjuna, Bhima… Il y a beaucoup de noms, beaucoup de personnages, donc le début a été un peu confus pour moi (qui c’est lui déjà ? c’est un Pandava ou un Kaurava ? c’est le fils de qui ?) qui ne suit absolument pas familière de cette mythologie, mais on finit par intégrer qui est qui et qui est dans quel camp. Cécile Hurbault nous y aide un peu en donnant à chacun de ses personnages une voix différente.

Je ne connais pas la mythologie hindoue qui ne m’attire pas vraiment. Toutefois, sans avoir été complètement séduite par cette histoire, j’ai parfaitement suivi cette épopée dans tous ces rebondissements. La conteuse a su rendre parfaitement clair cette profusion de personnages, ce que j’ai beaucoup apprécié.

En revanche, il y a un point négatif pour moi : la musique. Accompagner cette histoire de musique et de chœurs traditionnels était une excellente idée qui contribue à nous mettre dans une ambiance particulière. Sauf qu’elle est trop forte, trop omniprésente. Il y (trop souvent) des longs passages musicaux qui nous poussent à attendre un changement de décor, un autre tableau, mais non, la scène continue, le dialogue se poursuit comme s’il n’y avait rien eu. Cela m’a fréquemment cassé mon écoute, j’ai vraiment été dérangée par cette musique trop envahissante parfois.

Une découverte de la mythologie hindoue et d’un texte incontournable qui souffre, selon moi, d’une musique qui prend parfois le pas sur le conte.

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Ouï’Dire.

 

Le Mahâbhârata, Cécile Hurbault. Ouï’Dire, coll. Contes d’auteurs, 2015. 3h40.

Les contes de la rue Broca, de Pierre Gripari, lu par Pierre Gripari et François Morel (Gallimard, Ecoutez lire, 2012)

Les contes de la rue Broca (audio)Je découvre avec ce livre audio ces fameux Contes de la rue Broca que je n’avais jamais lus ou entendus :

  • La sorcière de la rue Mouffetard ;
  • Le géant aux chaussettes rouges ;
  • La paire de chaussures ;
  • Scoubidou, la poupée qui sait tout ;
  • Roman d’amour d’une patate ;
  • Histoire de Lustucru ;
  • La fée du robinet ;
  • Le gentil petit diable ;
  • La sorcière du placard à balais ;
  • La maison de l’oncle Pierre ;
  • Le prince Blub et la sirène ;
  • Le petit cochon futé ;
  • Je-ne-sais-qui, je-ne-sais-quoi ou la femme de bon conseil.

J’ai écouté ces histoires avec plaisir (évidemment, j’ai apprécié certaines histoires plus que d’autres). Facétieuses, rigolotes, parfois (très légèrement) effrayantes, elles évoquent toutes une galerie de personnages hauts en couleurs. Un diable peut être gentil et un cochon envieux, une poupée peut voir l’avenir, les sirènes et les géants se promènent tranquillement. Au milieu d’eux, une famille de la rue Broca composée de papa Saïd, Bachir et ces trois sœurs Nadia, Malika et Rachida réapparaît régulièrement. Un gentil recueil de contes.

En revanche, je suis moins convaincue de la lecture qui en est faite… Je n’ai pas été embarquée. Pierre Gripari a écrit des histoires très sympathiques, mais je n’aime ni sa manière de les lire, ni sa voix. De plus, l’accompagnement musical est trop répétitif à mon goût avec des mélodies ou des bruitages qui se retrouvent d’une histoire à l’autre. (En revanche, les chansonnettes me sont vite rentrées dans la tête.)

Un dernier mot : il ne me reste plus qu’à aller me promener dans la rue Broca.

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Gallimard: « La sorcière de la rue Mouffetard ».

« Sorcière, sorcière…

Prends garde à ton derrière… » ♪♫♪

Les contes de la rue Broca, Pierre Gripari, lu par Pierre Gripari et François Morel. Gallimard, coll. Ecoutez lire, 2012. 4h.