Nord et Sud, d’Elizabeth Gaskell (1854)

Nord et Sud (couverture)Je me suis accordée le luxe d’une petite relecture pour redécouvrir ce chef-d’œuvre d’une autrice anglaise trop peu connue à mon goût, éclipsée par des Dickens, Austen et Brontë.

Margaret Hale, fille de pasteur dans un paisible village du Hampshire, et sa famille se voient contraintes de quitter cette région tant aimée pour vivre à Milton, ville industrielle du Nord. Le choc est rude et tout ce qu’elle déteste dans cette contrée ambitieuse et capitaliste s’incarne en la personne de John Thornton. Malgré l’hostilité de Margaret pour sa profession et son mode de vie, celui-ci tombe rapidement sous le charme.

Entre les malentendus, les idées fausses, les méconnaissances des convenances locales et les fiertés mal placées, Elizabeth Gaskell nous laisse tout le loisir d’apprendre à connaître ses personnages… et d’avoir envie qu’ils finissent par se parler et se comprendre au lieu d’imaginer ce que l’autre pense d’eux. Et il faut dire qu’elle nous fait languir – j’avoue avoir éprouvé un peu de frustration et d’impatience, une fois passé le cap des 620 pages – puisque ce n’est qu’à l’antépénultième page que tout se résout enfin !
Je m’aperçois, comme à chaque fois que je me penche un roman de Jane Austen ou des sœurs Brontë, que je peux finalement aimer les romances, mais, contrairement à celles d’aujourd’hui (et là, je vous renvoie vers l’excellentissime Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite), celles-ci présente des femmes intelligentes et fortes – et non seulement belles – qui sont fières de leur indépendance.

De plus, Nord et Sud est bien loin de n’être qu’une romance. A travers cette histoire, l’autrice dépeint son siècle et la société de l’époque. Nord et Sud illustre la confrontation entre le Nord industriel et travailleur, bourdonnant d’activité comme une ruche, et le Sud, rural, au rythme lent et aux idées plutôt conservatrices.
Accompagnant Margaret, nous vivons une véritable immersion dans le monde ouvrier avec ses rapports de pouvoir, ses luttes entre patrons et salariés et l’émergence des syndicats. Avec compassion, elle parle de la détresse des ouvriers, de la faim et du désespoir. Avec intelligence, elle parle des intérêts économiques des uns et des autres. Nous faisant rencontrer tantôt Thornton, le patron,  tantôt Higgins, l’ouvrier engagé, et ses camarades, elle nous montre avec impartialité les raisons et les excès des deux partis, tentant de les amener à se rencontrer au lieu de s’ignorer, à construire ensemble au lieu de s’affronter.
Toutefois, Higgins et les autres ne sont pas les seuls à s’opposer au pouvoir établi. En effet, le père et le frère de Margaret se révoltent quant à eux contre l’Eglise et la Marine, le premier devenant un dissident de la religion anglicane, le second illustrant comment ses chefs abusent totalement de leurs droits jusqu’à l’injustice la plus totale.

Si l’histoire et la façon dont Thornton et Margaret se tournent autour font irrésistiblement penser aux romans de Jane Austen, le milieu social est plus humble et le ton plus engagé. De même, Margaret Hale, jeune femme de dix-huit ans, énergique et volontaire, cultivée et généreuse, évoque davantage Jane Eyre qu’Elizabeth Bennet. Margaret est certes en maints traits de caractère admirable, mais elle peut également se montrer tout à fait insupportable. Elle fait parfois preuve de cet orgueil odieux de celles et ceux qui se sentent supérieurs par leur éducation et leur classe sociale et s’exprime alors avec un mépris cruel et mordant révoltant. Heureusement, son caractère s’adoucit en même temps que son cœur et, sans perdre une once de fierté, elle n’en devient que plus remarquable.
Cependant, ces côtés moins admirables de la pragmatique Margaret contribuent à la grande justesse des caractères, exceptionnelle tout au long du roman. Je parle évidemment de Margaret Hale et John Thornton, mais aussi de tous les personnages qui gravitent autour d’eux : les parents de Margaret, la mère et la sœur de Thornton, Mr Higgins (pour qui j’ai une grande tendresse), etc.
Les relations entre les personnages sont également fascinantes à voir évoluer : Margaret/Higgins, Thornton/Higgins, Margaret/Mrs Thornton… Toutes ne sont pas marquées par le sceau de l’amitié, mais elles se teintent d’un respect qui m’a beaucoup touchée.

Roman de mœurs, roman industriel, Nord et Sud est une formidable fresque sociale écrite avec intelligence et humour. Que ce soit pour ses personnages – attachants, exaspérants, pittoresques… –, pour la délicate peinture des caractères et des sentiments ou pour la restitution du monde ouvrier et patronal, ce roman plus triste et dur qu’Orgueil et préjugés (souffrance, deuil, maladie et pauvreté font partie de la vie de Margaret ou de ses proches) m’a, une nouvelle fois, séduite d’un bout à l’autre.

« Dans la foule, beaucoup n’étaient que des adolescents ; cruels et irréfléchis – cruels parce qu’irréfléchis ; d’autres étaient des adultes, aussi efflanqués que des loups et guettant leur proie. Elle comprenait ce qu’il en était. Ils ressemblaient tous à Boucher : ils avaient chez eux des enfants à nourrir et espéraient finir par avoir gain de cause en obtenant de meilleurs salaires. Leur fureur n’avait plus connu de bornes lorsqu’ils avaient découvert que l’on avait fait venir des Irlandais pour ôter le pain de la bouche de leurs petits. Margaret comprenait tout cela ; elle le lisait sur le visage de Boucher, en proie à la solitude du désespoir et à une colère noire. Si seulement Mr Thornton voulait bien leur dire quelques mots – si seulement ils entendaient le son de sa voix – il semblait à Margaret que tout était préférable à l’état des choses actuel où ils se cognaient avec une rage aveugle à un mur de silence qui refusait de laisser passer la moindre parole, même de colère ou de reproche. Mais peut-être parlait-il ? Le bruit de la foule – un bruit inarticulé, comme les cris d’une horde d’animaux – s’apaisa momentanément. »

« – Voyons, jamais Margaret n’envisagerait de s’attacher à un homme tel que lui, j’en suis certain. Jamais une idée pareille ne lui a traversé la tête.
– Il suffirait qu’elle lui ait traversé le cœur. »

« Vous m’avez traité d’impudent, de menteur et de fauteur de trouble, et vous auriez pu dire sans être dans l’erreur que de temps en temps aussi, j’avais tendance à boire. Et moi, j’ai dit que vous étiez un tyran, une tête de mule, un maître cruel et dur. Chacun sur ses positions. Mais pour les enfants, patron, vous croyez qu’on pourra s’accorder ?
– Ma foi, répondit Thornton, amusé malgré lui, ce n’était pas le but de ma proposition, qu’on s’accorde ! Mais de ce que vous venez de démontrez, il ressort une bonne chose, c’est qu’on peut difficilement avoir plus mauvaise opinion l’un de l’autre que maintenant. »

Nord et Sud, Elizabeth Gaskell. Points, 2010 (1854 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Françoise du Sorbier. 685 pages.

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Belle du Seigneur, d’Albert Cohen (1968)

Belle du Seigneur (couverture)Genève, 1935. Ariane, femme d’un petit bureaucrate, gentil mais ennuyeux, aime Solal. Mais peuvent-ils garder leur amour toujours au sommet ? Peuvent-ils préserver leur passion de l’usure du quotidien ?

Voilà une critique que je ne peux garantir sans spoiler. Pourquoi ? Parce que Belle du Seigneur est un livre que je lis depuis plus d’un an. J’ai lu une bonne partie par petits bouts et il était abandonné depuis un moment quand je l’ai repris début mai. Et là, surprise, j’ai dévoré les six cents pages restantes en quelques jours, il m’a tellement captivée que j’ai hésité à le reprendre du début (mais finalement, non, quand même pas, parce que je m’en souvenais relativement bien et parce que je n’allais jamais m’en sortir si je faisais cela). Du coup, mes souvenirs sont beaucoup plus frais sur la seconde moitié du roman, je suis bien plus imprégnée de cette partie-là. D’où le risque de spoilers.

Je ne sais encore que penser de Belle du SeigneurJ’ai été happée par ce roman qui m’a captivée tout en me faisant beaucoup gamberger (et pas forcément à des choses positives, comme la fin d’un couple, la fin de l’amour, la fin du désir). Mais il m’a aussi irritée.

Belle du Seigneur raconte la séduction, la passion, l’exaltation des rendez-vous toujours trop rares, la fébrilité des préparatifs, puis la fin de la passion causée par l’habitude. Raconte comment, vivant ensemble chaque jour et presque chaque minutes, les amants se lassent, remarquent les défauts de l’autre, cessent de se désirer sans pour autant oser se l’avouer. En manque de social, en manque des autres, les amants s’entre-déchirent lentement, contraints de regarder leur amour se déliter jour après jour dans les rituels du quotidien tout en jouant « cette pauvre farce de leur amour, de leur pauvre amour dans la solitude ».

« Et le pire, c’était qu’il chérissait cette malheureuse. Mais ils étaient seuls, et ils n’avaient que leur amour pour leur tenir compagnie. »

La judaïté et la montée de l’antisémitisme sont très présentes dans ce roman, notamment dans la seconde partie (ou peut-être dans tout le roman comme mes souvenirs du début sont un peu altérés). Solal est constamment blessé par les paroles des gens (ces « heureux », ces « préservés » comme il les appelle) approuvant Hitler, rejetant tout sur les Juifs et par les graffitis haineux sur les murs de Paris. Il se sent parfois honteux et en mal d’amour, mais il est tout de même fier de sa religion et de son peuple qu’il aime et exalte dans de longs discours (il perd d’ailleurs son emploi en s’élevant contre les pays qui refusent de donner l’asile aux Juifs allemands persécutés). Dans ces passages-là, j’ai vraiment eu l’impression que Solal était Albert Cohen (par contre, je ne connais rien de l’auteur, donc je ne me lancerais pas dans une thèse à ce sujet, c’est seulement une sensation).

C’est un livre lent – l’intrigue évolue peu : une histoire d’amour, une passion adultère suivie au jour le jour – mais aussi extrêmement bavard. Ce sont d’ailleurs ces bavardages qui ont ainsi captivés mon attention : nous sommes sans cesse plongés dans les pensées – anarchiques, précipitées, se bousculant sans cesse, passant du coq à l’âne – des protagonistes, ce qui donne lieu à de longs monologues sans point (et parfois sans virgule) sur des pages et des pages.
Si Solal est souvent désabusé, si Ariane est souvent exaltée, j’ai particulièrement aimé le bavardage incessant de la vieille Mariette, bonne, femme à tout faire, ancienne nourrice d’Ariane. Un avis sur tout et tout le monde, une prononciation parfois approximative (« water causette », « chasse » pour « sache », etc.), un regard plus lucide qu’Ariane sur Solal ou Adrien, du bon sens. Il y a toujours beaucoup d’humour dans ses soliloques, notamment lorsqu’elle détaille les rituels risibles des deux amants pour ne pas se voir en cas d’imperfection (si pas baignés, si pas rasé, si pas habillés).

Les personnages ne sont pas particulièrement attirants non plus. Je suis partagée à leur sujet également. Je ne peux pas vraiment dire que je me suis attachée à eux même s’ils m’ont parfois amusée ou émue. Certes, ils sont terriblement humains, mais ils sont aussi terriblement agaçants. Ariane, parfois horriblement naïve et innocente, parfois exigeante et méprisante (sa fortune lui en donnant apparemment le droit). Adrien Deume, Didi, falot, paresseux, ambitieux, ridicule, vaniteux. Solal des Solal, boudeur, capricieux, jaloux, n’aimant que des belles femmes mais les haïssant de l’aimer pour sa beauté et ses « babouineries » de mâle dominant. Tous égoïstes, se regardant sans cesse vivre. Albert Cohen se moque aussi d’Antoinette Deume, tante et mère adoptive d’Adrien. Il raille son snobisme de petite bourgeoise, ses fiertés, ses prétentions, sa prétendue dévotion, ses mesquineries.
J’ai souvent éprouvé le désir de claquer Solal et de secouer Ariane, de leur montrer la vie qu’ils pourraient avoir si lui cessait de courir après son ancien poste, si elle laissait une place au naturel dans leur vie, s’ils vivaient, tout simplement ! Certains passages sont tellement absurdes qu’ils me laissaient bouche bée et sifflante d’exaspération.
L’histoire se passe dans les années 1930, il faut remettre cela en perspective, mais j’exècre la misogynie qui se dégage de ces pages. La façon dont Solal finit par traiter Ariane, son « Ariane qu’il chérissait toujours plus, qu’il désirait toujours moins et qui tenait à être désirée, qui estimait sans doute qu’elle en avait le droit », ainsi que sa manière à elle de s’aplatir devant lui, de se complaire à être sa chose, son esclave. La relation entre les deux est inégale depuis le début et Ariane n’a jamais réellement son mot à dire. Extrêmement irritant également, elle esclave de la perfection : toujours être belle, toujours élégante, courant chaque jour chez le tailleur, ne jamais être vue « humaine », ne jamais se moucher devant lui, ne jamais bailler, ne jamais aller aux toilettes, toujours être parfaite.

Belle du Seigneur, un roman-fleuve de 106 chapitres, une tragédie moderne, une comédie corrosive, un monument littéraire qui me laisse partagée, incapable de trancher entre la fascination envers la plume d’Albert Cohen et l’irritation envers les personnages et la misogynie latente. Une lecture atypique que je n’oublierai clairement pas de sitôt.

Belle du Seigneur (coffret)

« Cette animale adoration, le vocabulaire même en apporte des preuves. Les mots liés à la notion de force sont toujours de respect. Un « grand » écrivain, une œuvre « puissante », des sentiments « élevés », une « haute » inspiration. Toujours l’image du gaillard de haute taille, tueur virtuel. Par contre, les qualificatifs évoquant la faiblesse sont toujours de mépris. Une « petite » nature, des sentiments « bas », une œuvre « faible ». Et pourquoi « noble » ou « chevaleresque » sont-ils termes de louange ? Respect hérité du Moyen Âge. Seuls à détenir la puissance réelle, celle des armes, les nobles et les chevaliers étaient les nuisibles et les tueurs, donc les respectables et les admirables. Pris en flagrant délit, les humains ! Pour exprimer leur admiration, ils n’ont rien trouvé de mieux que ces deux qualificatifs, évocateurs de cette société féodale où la guerre, c’est-à-dire le meurtre, était le but et l’honneur suprême de la vie d’un homme ! Dans les chansons de geste, les nobles et les chevaliers sont sans arrêt occupés à tuer, et ce ne sont que tripes traînant hors de ventre, crânes éclatés bavant leur cervelles, cavaliers tranchés en deux jusqu’au giron. Noble ! Chevaleresque ! Oui, pris en flagrant délit de babouinerie ! A la force physique et au pouvoir de tuer ils ont associé l’idée de beauté morale ! »

« Leur pauvre vie. Parfois le recours aux méchancetés forcées, sans nulle envie d’être méchant, mais il fallait mouvementer leur amour, en faire une pièce intéressante, avec rebondissements, péripéties, réconciliations. Recours aussi aux imaginations jalouses pour la désennuyer et se désennuyer, pour faire du vivant, avec scènes, reproches et coïts subséquents. Bref, la faire souffrir pour en finir avec ses migraines, ses somnolences après dix heures et demie du soir, ses bâillements poliment mordus, et tous les autres signes par lesquels son inconscient disait sa déception et sa révolte contre les langueurs d’un amour sans plus d’intérêt, un amour dont elle avait tout attendu. Son inconscient, oui, car de tout cela elle ne savait rien. Mais elle en devenait malade, douce esclave exigeante. »

Belle du Seigneur, Albert Cohen. Gallimard, coll. Folio, 2011 (1968 pour l’édition originale). 1109 pages.

Le Carnaval des Animaux, de Camille de Saint-Saëns (musique), Pépito Matéo (textes) et Vanessa Hié (illustrations) (2011)

Le Carnaval des Animaux (couverture)Quel plus grand plaisir que celui de combiner la saveur des notes avec celle des mots ? Le virtuose Camille de Saint-Saëns et le conteur Pépito Matéo s’unissent pour nous introduire dans un fabuleux Carnaval des Animaux.

De sa belle voix grave, Pépito Matéo se fait le commentateur de cette insolite réunion. L’arrivée de chaque animal est marquée par un petit texte riche en sonorités, en jeux de mots et en images comme sait en produire ce magicien du verbe. Mais voilà que, sous sa plume, les animaux se font revendicateurs. L’harmonie en musique, c’est bien ; l’harmonie entre hommes et bêtes, c’est mieux !

N’oublions pas l’illustratrice de ce bel objet. Camille et Pépito sont rejoints par Vanessa Hié, l’auteur de ces surprenants graphismes. Ces dessins colorés et joyeux s’accordent à merveille avec l’esprit festif qui règne dès la première page. Des images pleines de poésie dans lesquelles il est agréable de se plonger pour en découvrir les moindres détails.

Décidément, la littérature de jeunesse sait produire des ouvrages de qualité qui savent séduire également les adultes. Si les enfants ne comprendront peut-être pas tout le vocabulaire, ils n’en apprécieront pas moins les mots. Une agréable introduction à la musique classique…

Voilà un magnifique objet à mettre dans les mains, les yeux et les oreilles de tous les petits et des plus grands aussi ! Il n’y a pas d’âge pour savourer les mots et les images et cela est plus vrai encore lorsque l’on est bercé ou entraîné par un air de musique…

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Didier jeunesse.

 

« Aujourd’hui, grand reportage en direct pour un fabuleux événement, une parade…

Que dis-je ? Un récital animalier !

Poils, plumes, becs et sabots s’assemblent pour le grand carnaval,

Le carnaval des animaux ! »

 

 « L’Aquarium

Soudain, des salves sonores s’élèvent du vivarium.

Des ondes et des couleurs venues d’ailleurs…

Chatoiements des indigos éclaboussant la palette.

Claviers et xylos dans l’aquarium s’acoquinent

Avec les frétillants à l’ouïe fine : on met l’turbo !

Les obscurs, les sans-grades, les chamarrés

De la nasse et ceux des balafons remontent

A la surface, car, comme dit le proverbe :

« Pour savoir si les poissons transirent,

Faut mettre la tête sous l’eau ! »

Mais bientôt, des profondeurs, un silence résonne…

Et du fond des abysses, en un éclair, monte comme

Un hymne à la lumière. »

 

Le Carnaval des Animaux, Camille de Saint-Saëns (musique), Pépito Matéo (textes) et Vanessa Hié (illustrations). Didier jeunesse, 2011. 32 pages, 35 minutes d’écoute.