Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Loevenbruck (2015)

Nous rêvions juste de liberté (couverture)Un vrai coup de poing ! Un coup de pied aux fesses pour se sortir de son quotidien, pour partir à l’inconnu !

Nous rêvions juste de liberté est, tout simplement, mon plus grand coup de cœur depuis un bon moment et des jours après l’avoir fini, j’en parle encore autour de moi avec émotion et enthousiasme. C’est une balade ébouriffante à moto avec une bande de jeunes un peu paumés. Pas de vraies dates, pas de vrais lieux, mais qu’importe, ce roman n’en est que plus intemporel. Je me suis projetée aux Etats-Unis, ce pays, ces déserts que je découvrirai dans un an, dans deux ans.

Je ne connaissais rien à la moto et aux MC (Motorcycle Club), je ne prends pas de drogues ou autres substances, on ne m’a jamais cassé la gueule, et pourtant, j’ai été embarquée comme s’il parlait de moi. Parce que je me suis reconnue dans leur désir de liberté, dans leur soif d’inconnu et de rencontres. Et peut-être aussi dans leur quête de soi. Et puis, ce n’est pas un roman sur les bikers, c’est un road-movie d’amitié, de fraternité, de liberté.

Car l’histoire de Bohem et ses camarades, tous plus savoureux et attachants les uns que les autres, est tragique, marquée par des événements traumatisants – la mort certes, mais aussi la trahison, ce qui est peut-être plus dur encore –, et pourtant, l’impression qu’il me reste quelques jours après ma lecture, c’est celle d’un roman joyeux avec des éclats de rire. Parce que Bohem, le Chinois, Sam et tous les autres ne se plaignent pas, ne pleurent pas pour un coup reçu. Non, ils le rendent, sortent une blague, enfourchent leur bécane et passent à autre chose. Ils sont ensemble, ils sont jeunes, ils connaissent la plus belle des amitiés même si celle-ci blesse parfois.

Henri Loevenbruck mène parfaitement son affaire. Le langage est parlé et génial. Le rythme s’accélère au fil des pages, la vie des garçons aussi, la vitesse de lecture s’adapte et la fin arrive bien trop rapidement. La fin… Cette fin ! Quelle merveille ! Elle pourrait être prévisible, oui et non, elle est amenée merveilleusement, bouleversant, tir    aillant de mille émotions diverses.

Une bourrasque digne des plus grands romanciers américains. C’est un voyage incroyable et il ne tient qu’à nous de le vivre.

« La liberté, il y en a partout. Il faut juste avoir le courage de la prendre. »

« Le désert, c’est du vide vachement bien décoré. Et le vide, c’est toujours de l’espace gagné pour la liberté. »

« – Je cherche la paix. La vraie. Faut être tout seul pour avoir la paix. Dès qu’on est deux, c’est déjà la guerre.
– Et pourtant tu parles toujours des autres. Des Spitfires, de la bande à Freddy… Tu dis que tu veux être tout seul, mais c’est pas vrai : tu veux être en bande.
– Sûrement parce que je veux pas être tout seul à être tout seul, j’ai dit pour rigoler.
 »

Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck. Flammarion, 2015. 423 pages.

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