C’est le 1er, je balance tout ! # 26 – Février 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Que des bonnes lectures ce mois-ci, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour les trois tomes de la trilogie du Tearling d’Erika Johansen. Je les ai dévorés d’une traite et j’ai eu l’impression que chaque volume était meilleur que le précédent. Je vous en reparle bientôt dans un article consacré à cette trilogie !

 Côté Flop… Rien à signaler !

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 2285 + 230, soit 2515 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 3, soit 4/50 (merci la trilogie du Tearling !) ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 2, soit 3/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Dysfonctionnelle d’Axl Cendres compte parmi mes romans Exprim’ favoris. Si vous l’avez raté, le Joli devrait vous convaincre de le lire de toute urgence !

Babitty Lapina, du blog Histoire naturelle de bibliophiles, a écrit – en juillet 2018, je suis un peu en retard – un super article bourré d’arguments pertinents sur l’incitation qui est faite de lire les livres en anglais.

Je ne suis pas du tout Saint-Valentin. Cha’ non plus de toute évidence. L’an passé, elle nous avait bien fait rire avec son articles sur les insupportables clichés qui parsèment les romances ; elle remet ça en 2019 avec son « Hymne contre la romance omniprésente dans le young adult ». N’étant toujours pas remise du désastre des Sorcières du clan du nord, ce n’est pas moi qui vais la contredire

La Tête en Claire a illuminé mon petit cœur de fangirl en nous informant via sa chronique du troisième tome de La Passe-miroir d’une nouvelle de la plus haute importance : Christelle Dabos a terminé la rédaction du quatrième et dernier volume !

 Grâce à Alberte, j’ai découvert ce formidable projet de l’autrice Rozenn Illiano : Midnight City, le livre vagabond ! Un exemplaire unique qui va voyager de lecteurs en lectrices, sans but précis… J’adorerais qu’il tombe, par un heureux et improbable hasard, entre mes mains ! En attendant, j’espère avoir l’occasion de découvrir d’autres romans de l’autrice (même si je vais d’abord donner la priorité à ma PAL).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Le collège de mes rêves : une pédagogie inspirée de Poudlard, ça ne vous fait pas rêver ? En plus, les maisons sont nommées d’après des créatures mythologiques, ce qui est quand même vraiment génial.

Vincent Bal crée des illustrations uniques en dessinant mais surtout en utilisant l’ombre d’objets divers et variés. Original et malin, le résultat est bluffant !

Je n’ai pas encore lu De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett, mais il va falloir corriger ça. En effet, la série qui arrive promet du lourd ! June and cie nous récapitule tout ça et ça vend du rêve !

Savez-vous d’où vient le mot « galaxie » ? Non ? Je ne peux donc que vous conseiller le dernier article du Détective des mots. On y apprend plein de choses tout en s’amusant face à sa narration toute personnelle de l’histoire du jeune Héraclès.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Nous avons profité de ce beau temps surnaturel pour découvrir de nouveaux coins bretons. Se balader sur les plages désertes avec ma chienne. Déguster un énorme beignet à Saint-Malo. Visiter le musée des beaux-arts de Rennes. Explorer Brocéliande (merci DEEDR pour le rappel) en ayant les sentiers pour nous tous seuls : avant de laisser place au soleil, la brume se faufilant entre les troncs dénudés le matin conférait aux lieux – tombeau de Merlin, fontaine de Jouvence… – une atmosphère tout à fait particulière.
Nous avons aussi découvert un petit cinéma à un quart d’heure de la maison aux tarifs plus que raisonnables : les deux premiers films vus au cinéma de l’année sont… Dragons 3 et Les invisibles ! Les films passent peu de temps et parfois bien après leur sortie nationale, mais qu’importe, je préfère largement ces petites salles très bien tenues par une équipe de bénévoles au grand Gaumont de Rennes.

Je me suis rendue à Paris. En plus d’y constater que la foule, le bruit, la pollution et la puanteur ne me manquaient pas du tout, j’y ai aussi rencontré, grâce à Babelio, l’autrice Marie Pavlenko pour son dernier roman Un si petit oiseau et visité la très chouette exposition du musée Jean-Jacques Henner, « Roux ! ». J’y découvert un peintre qui m’était totalement inconnu (fait amusant, le musée des beaux-arts de Rennes possède justement un petit tableau de lui, une œuvre qui m’aurait peut-être échappée si je n’avais visité cette expo, mais qui m’a ici tapé dans l’œil dès mon entrée dans la pièce). Je me suis offert le catalogue d’exposition et je suis ravie de cet achat qui me semble tout à fait complémentaire de l’exposition physique.

J’ai aussi trouvé un boulot en bibliothèque (argh, enfin !). Un mi-temps qui devrait être bien intéressant. Je ne commence qu’en mars, donc je ne crie pas encore victoire, je suis plutôt au stade du stress profond actuellement.

Et qu’ai-je fait à la maison ?

  • M’être remise à l’aquarelle en m’amusant comme une gamine avec le drawing gum ;
  • Avoir compté ma PAL : 148 livres (sans compter ceux qui sont chez mes parents) (sans compter non plus mes œuvres complètes d’auteurs classiques), depuis, j’en ai lu quatre, j’en ai acheté un, on m’en a offert un et je dois en recevoir deux autres, donc pour l’instant, l’opération est nulle, mais au moins, je visualise mieux ;
  • Les bibliothèques de mon village et des communes alentours sont enfin en réseau : premières réservations effectuées et déjà plusieurs listes de livres ou films à faire venir constituées (ce qui ne va pas aider mes histoires de PAL) ;
  • Jouer un nouveau jeu de société, Imaginarium, que je recommande vivement (sans grande suprise car il est signé Bruno Cathala, le créateur de deux de mes jeux favoris, à savoir Abyss et 7 Wonders Duel) ;
  • Yoku’s Island Express : premier jeu sur la Switch à être fini à 100% (victoire personnelle) ;
  • S’être bien amusée avec deux petits jeux Switch : Snipperclips et Death Squared sont des jeux de collaboration un peu prise de tête mais très sympathiques !

Conclusion : février fut étonnement agréable !

Je vous souhaite – et me souhaite également, y a pas de raisons –
un excellent mois de mars !

Et n’hésitez pas à me raconter votre mois de février, vos lectures, vos loisirs, je suis aussi toujours preneuse de conseils (films, jeux, etc.), bref, je suis curieuse !

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C’est le 1er, je balance tout ! # 25 – Janvier 2019 + Petit bilan 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan est sans aucun doute ma meilleure lecture du mois niveau roman. Un huis-clos et un monde immense en même temps, un texte complètement envoûtant, une lecture que j’ai savouré après l’avoir fait mijoter pendant un an.
Côté comics, j’ai fini la lecture des intégrales de Preacher de Garth Ennis et Steve Dillon. Un Dieu qui a abandonné le paradis, un prêcheur habité par une puissance supérieure née d’un ange et d’une démone, une fille qui tire plus vite que son ombre, un vampire irlandais, du sang du sang et des tripes en veux-tu en voilà, je vous reparle de tout ça prochainement.

Côté Flop… La palme est remportée par Méfiez-vous des enfants sages de Cécile Coulon. Après avoir adoré Le rire du grand blessé (ma chronique arrive un de ces jours), je me suis plongée avec enthousiasme dans cette nouvelle lecture… pour rapidement déchanter. L’histoire m’a laissée de marbre, les personnages ne m’ont pas touchée bien qu’ils ne soient pas inintéressants, j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 1915 + 370, soit 2285 points pour Poudlard
  • Crazy Christmas : 2 livres lus, fin du challenge (mon score minable n’est pas une surprise : deux mois est un délai bien trop court pour moi qui aime laisser venir les lectures selon les envies du moment et non selon un programme bien établi) ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 1/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : 1/36 (j’ai lu plusieurs livres relevant de la SFFF, mais pour l’instant La Maison dans laquelle est ma seule lecture chroniquée) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 15/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Histoire naturelle de bibliophile, alias Babitty Lapina, m’a donné envie de me replonger dans Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. J’en avais lu quelques-uns avant de progressivement arrêter mon exploration de cet univers loufoque et génial. Je reprendrais un jour, c’est presque certain, quand ma PAL aura diminuée (parce que, oui, ça arrivera un jour).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Moustache (des Jolis choux moustachus) m’a impressionnée avec une belle et sensible chronique du film Dans la cour de Pierre Salvadori. Le film saura-t-il me toucher autant que ses mots ?

Si les essais vous font peur, allez donc lire Ada (La Tournée de livres). Son article sur « Comment lire des essais ? » est à la fois déculpabilisant et incroyablement motivant.

Callmeluh m’a appris que les livres de Leigh Bardugo – l’autrice de Grisha, Six of Crows et Le Chant des roncesvont être adaptés par Netflix. Si je redoute le résultat (je pars toujours très sceptique pour les adaptations), il n’empêche qu’il va falloir que je me mette un coup de pied aux fesses pour lire Grisha et Le Chant des ronces (qui m’attend dans ma PAL depuis Noël).

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Et si on zappait cette catégorie dans laquelle je n’ai rien à mettre pour parler de mes espoirs concernant la lecture pour cette nouvelle année ? Parce que j’ai un peu la flemme de faire une vraie rétrospective de l’année passée en fait…

Mes meilleures lectures de 2018 en images :

The Weight of WaterWe Come ApartSandman
Les Carnets de Cerise, T5 – Watership DownShining
Les Cancres de RousseauLe Sommet des dieux – Autobiographie d’une courgette
Dans la forêtJe suis ton soleilJe suis une légende
Le HobbitLe SilmarillionLe Seigneur des Anneaux (oui, j’aime Tolkien)

Et puis, il y a eu Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu. Un roman énorme, pas évident au début, mais captivant une fois lancée, une lecture longtemps repoussée (le temps de me faire à l’idée sans doute), mais dont je suis assez fière et qui m’a procurée un immense plaisir.

Le Dit du Genji (couverture)

Sinon, j’ai jeté un coup d’œil sur les espoirs livresques que j’avais annoncé pour 2018 et le bilan n’est pas terrible.

1er espoir :
Vider un peu ma PAL, notamment en sortant quelques pavés qui, pour certains, traînent depuis trop longtemps : Le Dit du Genji (Murasaki Shikibu), La mer de la fertilité (Yukio Mishima, intégrale), La maison dans laquelle (Mariam Petrosyan), Americanah (Chimamanda Ngozi Adichie), Les Misérables (Victor Hugo).

J’ai un peu vidé ma PAL certes, mais essentiellement en donnant beaucoup de livres que je n’aurais probablement jamais lus. Cependant, j’ai tout de même lu Le Dit du Genji et La Maison dans laquelle, c’est un début (tous les autres restent donc d’actualité…).

2ème espoir :
Découvrir de nouvelles autrices, à commencer par Daphne du Maurier, Margaret Atwood et Carol Ann Duffy…

Sur les trois autrices citées, je n’ai lu que Margaret Atwood avec son C’est le cœur qui lâche en dernier (qui ne m’a pas vraiment emballée). Sinon, je n’ai pas tenu le compte, je pense que les hommes sont toujours les plus présents dans mes lectures, mais les femmes n’y sont pas invisibles pour autant.

3ème espoir :
Que la littérature jeunesse que j’aime d’amour laisse un peu la place aux bandes-dessinées, aux romans en anglais et à la littérature vieillesse (qu’elle soit blanche, fantasy ou SF).

Sans avoir tenu de statistiques précises (j’ai essayé, puis je me suis emmêlée les pinceaux et j’ai laissé tomber), je pense que le bilan était bien partagé entre littérature jeunesse et vieillesse et je suis très satisfaite de mes lectures de l’année (sauf question romans en VO, là, seule Sarah Crossan a eu toute mon attention).

4ème et dernier espoir :
Lire quelques classiques en continuant Les Rougon-Macquart ou en découvrant Steinbeck par exemple.

Rien de rien, néant, nada, je n’ai rien lu, les classiques ont été snobés en 2018.

Bref, la conclusion ? Je suis complètement nulle pour tenir des résolutions (c’est bien pour ça que je n’en prends jamais), mais je vais tout de même me pencher sur les souhaits pour cette année. Je veux :

  • Continuer à vider ma PAL ;
  • Lire plein de SFFF ;
  • Lire plus de BD, romans graphiques, voire comics (maintenant que les bibliothèques de ma région se sont mises en réseau, le choix va être plus intéressant) ;
  • Me faire plaisir et lire au rythme que je veux sans me mettre la pression, peu importe si j’en lis cinquante ou cent cinquante (sauf que ma PAL diminuera plus vite dans un cas que dans l’autre, mais on verra bien).

Quelques livres que j’aimerais lire en 2019 :

  • Les Misérables, de Victor Hugo
  • La mer de la fertilité (4 tomes), de Yukio Mishima
  • Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie
  • Apple and Rain, de Sarah Crossan
  • Deux Rougon-Macquart, d’Emile Zola
  • Les Royaumes crépusculaires (intégrale), de Mathieu Gaborit
  • Des sorciers et des hommes, de Thomas Geha
  • La horde du Contrevent, d’Alain Damasio
  • Contes et légendes inachevées, de J.R.R. Tolkien
  • Finir ma relecture de la trilogie des Fourmis, de Bernard Werber
  • Grisha (3 tomes) et Le Chant des ronces, de Leigh Bardugo
  • Le nom du vent, de Patrick Rothfuss
  • Ne suis-je pas une femme : femmes noires et féminisme, de bell hooks

Pour finir, je vous souhaite de belles lectures et n’hésitez pas à venir discuter de vos lectures du mois, de l’année, de vos espoirs secrets pour 2019, de vos envies de lectures communes (je ne suis pas très douée pour planifier des lectures, mais ça peut se faire quand même évidemment), de ce que vous voulez !

C’est le 1er, je balance tout ! # 24 – Décembre 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Sans surprise car je savais que je n’aurais pas d’ordi pendant quelques jours en décembre, c’est avec un peu de retard que je rédige et publie ce bilan (écrit un peu hâtivement, je l’avoue).

Côté Top… Encore une fois, difficile de se limiter. J’ai aimé, voire adoré la quasi-majorité de mes lectures dans des registres très différents ! Les Nanofictions de Patrick Baud ont enchanté chaque fin de journée ; La planète des singes de Pierre Boulle s’est révélé être un excellent roman de SF ; La Porte, écrit par Magda Szabó et repéré chez Pauline (toujours de bon conseil), m’a scotchée, me faisant traverser des émotions très différentes ; Marie Pavlenko, après La mort est une femme comme les autres et Je suis ton soleil, a encore su taper juste avec Un si petit oiseau.
Bonus, côté comics, Preacher de Garth Ennis et Steve Dillon a été une sacrée claque. Je ne me laisserai pas embarquer dans une chronique par tome comme pour Sandman (dont je n’ai toujours pas lu le tome Ouverture), je vous en reparlerai quand j’aurai lu les six intégrales, mais ce fut une découverte inattendue et assez éloignée de mes lectures habituelles.

Côté Flop… Parler de flop est peut-être un peu dur, mais deux livres seront assez vite oubliés, je pense : Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu et Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 1530 + 385, soit 1915 points pour Poudlard
  • Crazy Christmas : 2 livres lus
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 42/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 15/20 ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 26/50.

C’est la fin de ce dernier challenge et mon bilan est plutôt mitigé. J’ai validé un chouïa davantage que la moitié des items proposés, c’est déjà ça mais j’espérais faire mieux. Etant donné que ce sont les mêmes pour l’édition 2019, je ne prévois pas d’augmenter énormément mon score (lire un roman d’espionnage ou d’épouvante, une biographie ou un recueil de poésie sont des défis pour moi qu’ils soient écrits par une femme ou un homme…), mais on verra bien !

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Petite Plume m’a fait découvrir un auteur et un livre avec Arluk de Jørn Riel. Riel est danois et ce livre, qui fait partie d’une trilogie intitulée Le chant pour celui qui désire vivre, aborde l’histoire des Inuits, nous faisant voyager à travers le Grand-Nord canadien et le Groenland. Un périple qui s’annonce totalement dépaysant !

Avec ses Avis en vrac, Cha fait grossir ma wish-list de trois nouveaux titres : Rouille de Floriane Soulas, La fille qui tressait les nuages de Céline Chevet et Nox d’Eloise Tanghe.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Chippily du Pire blog de voyage au monde m’a donné envie de partir à la rencontre des hommes-algues non loin de Vannes (youpi, quelque chose pas trop loin de chez moi !) avant de me causer une grosse désillusion en annonçant en fin d’article que les Homo-Algus avaient été retirés. Fausse joie… En tout cas, cette installation semblait très très chouette dans le domaine du bizarre.

June and Cie est allée voir Astérix : Le secret de la Potion magique et est arrivée à la même conclusion que moi, à savoir qu’il s’agit là d’un très bon film d’animation à tous les niveaux !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai passé une semaine chez mes parents, je me suis déconnectée pendant dix jours et c’est dingue comme Internet ne me manque pas. Je n’ai pas beaucoup lu la seconde moitié du mois, mais j’ai avancé dans Zelda : Breath of the Wild (je suis toujours aussi lente, mais je compte toujours finir le jeu à 100%).
J’ai survécu à la vente de sapins. Finalement, j’ai quelques muscles.
Côté Tournoi des trois sorciers, j’ai participé à un quiz de rapidité avec ma condisciple Julie et on a remporté 170 points pour Poudlard.
Et sinon, 2018 est enfin terminé (même si, en réalité, je n’ai pas vu passer cette année…) et c’est un soulagement.

Et vous ? Comment avez-vous vécu cette fin d’année ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 23 – Novembre 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Côté Top… Le Hobbit de ce cher Tolkien a été une fantastique relecture. Je (re)découvre son œuvre et j’y prends un plaisir sans cesse renouvelé, j’essaie d’espacer mes lectures, mais je n’ai qu’une hâte : retourner en Terre du Milieu. La prochaine excursion sera avec les Contes et légendes inachevées. En outre, attendez-vous à retrouver le nom de Tolkien sur le blog au cours du mois de décembre : mes chroniques du Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien : une biographie et du Hobbit évidemment arrivent !
Le Joli m’a fait découvrir deux recueils de nouvelles qui m’ont réconciliée avec le genre : Le koala tueurs et autres histoires du bush de Kenneth Cook fut un périple étonnant à travers l’Australie tandis que Première personne du singulier de Patrice Franceschi m’a placée face à des personnages extrêmes, poussés dans leurs derniers retranchements et c’était juste bouleversant.
Je citerais également la formidable résilience ainsi que l’humour apparemment indéracinable des personnages de La chambre des officiers de Marc Dugain ainsi que la dystopie perturbante et incisive de Cécile Coulon dans Le rire du grand blessé.

(Chroniques à venir pour presque tous ces titres : j’ai lu plus que je ne publiais, donc j’ai de la réserve pour un mois de décembre qui s’annonce bien plus calme !)

Côté Flop… Mon gros double flop du mois est incontestablement remporté par la duologie Les sorcières du clan du nord d’Irena Brignull. J’en ai déjà parlé, je ne vais donc pas m’étendre dessus, mais trop de clichés ont eu raison de moi, à commencer par le coup de massue asséné par un insupportable triangle amoureux.
Je suis également restée complètement de marbre face au recueil de quatre nouvelles de Théophile Gautier, Le chevalier double et autres histoires. Le style est très ampoulé, les intrigues mettent un temps fou à décoller pour s’écraser ensuite avec une chute aussi soporifique que le reste du texte. Le livre est directement parti pour la boîte à livre la plus proche en espérant qu’il trouvera un ou une lectrice qui saura mieux l’apprécier.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 810 + 720, soit 1530 points pour Poudlard
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 41/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 14/20 ;
  • Voix d’autrices : + 1, soit 25/50.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Vous m’en voulez si je vous dis que je n’ai rien mis de côté. Je sais, c’est honteux. Pourtant j’en ai lu quelques-unes, des chroniques ! J’avais du temps et j’en ai profité. Je sais que ma WL s’est allongée ce mois-ci, mais si j’oublie de mettre dans un coin les super chroniques que j’ai pu lire, ma traîtresse de mémoire n’est pas là pour m’aider à compléter cette rubrique. Désolée…

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Je vais peut-être faire tâche sur la blogo, mais je ne suis pas quelqu’un de transportée par l’Esprit de Noël. J’aime Noël, j’aime préparer mes cadeaux et en recevoir, j’aime être en famille (tant que la bonne humeur est là), mais je ne passe pas tout le mois de décembre à écouter des chants de Noël ou à écumer les marchés de Noël ou à lire des romans dits de Noël ou regarder des films dits de… ok, vous avez compris. Pourtant, Adlyn du blog Un Rat des villes, a su accompagner mon mois de novembre (que je passe habituellement à soupirer devant la frénésie naissante des consommateurs et consommatrices et devant les vitrines couvertes de fausse neige à peine la dernière chauve-souris rangée au placard) avec son Avant-Avent, un jeu concours inspiré et intelligent plein de bonne humeur et d’envie de partage.
(Et là, vous vous dites que ça fait un bien long paragraphe pour un truc qui est fini. Je sais, c’est pas faux. Mais c’est chez moi ici et c’était bien chouette, alors j’avais envie de dire Merci Adlyn !)

Sinon, j’ai dévoré tous les articles de La Lune Mauve sur Londres et j’ai à présent très très très envie de retourner dans cette capitale qui me passionne toujours. J’ai noté mille adresses et je suis impatiente d’aller voir ça par moi-même. Je repousse le moment de me plonger dans ses articles sur l’Ecosse car je sens que la nostalgie sera au rendez-vous et ça va être terrible. Je suis également impatiente de découvrir ceux sur la Bretagne, histoire d’y piocher de nombreuses idées de visites insolites. Son goût pour l’étrange, le bizarre et le parfois dérangeant correspond tout à fait à ce que j’aime, je me régale donc.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai eu mon permis, ce qui me semble déjà pas mal. En découle l’achat logique et nécessaire d’une voiture assortie d’une belle assurance, ce qui me permet d’aborder cette période festive complètement ruinée.
Ensuite, j’ai repris le travail. Ce n’est qu’un petit boulot saisonnier (enfin, « petit », vu comme il est exigeant physiquement, heureusement que ce n’est pas un temps complet…), mais qui me remettra sur les rails tout en me permettant de voir ma famille fin décembre. Je vais maintenant pouvoir me chercher quelque chose d’un peu plus durable puisque je vais enfin pouvoir me déplacer à ma guise.
Du coup, puisque la fin des vacances approchait – en vrai, ce n’était pas du tout la même ambiance que des vacances – j’en ai profité pour dévorer pas mal de livres (et exploser mon nombre de points au Tournoi des trois sorciers), pour cuisiner, pour regarder Kaamelott et d’autres films (d’ailleurs, vous aurez même une parenthèse 7ème art un de ces jours, elles étaient devenues rares, mais en voilà bientôt une !), pour profiter de quelques plaisirs simples en somme !
Ah, et puis, j’ai enfin pu sortir un logo pour accompagner mes commentaires à droite à gauche. Soyez indulgent·e, je suis au courant que ce n’est pas une œuvre d’art, je ne suis pas très douée en dessin, mais je suis quand même contente de l’avoir fait moi-même. De multiples essais et arrangements ont été nécessaires pour assembler de manière à peu près lisible les idées de livres, de l’ourse et de l’humain, mais le voilà donc !

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Et votre mois de novembre ? Belles lectures, découvertes cinématographiques, grands voyages ou jolis moments, je suis curieuse !

C’est le 1er, je balance tout ! # 22 – Octobre 2018 (& une inattendue Parenthèse 7ème art)

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

 

Côté Top… Littérairement productif et agréable, ce mois d’octobre. Passionnante relecture des Rois maudits, de Maurice Druon, fantastique plongée dans le monde de Tolkien avec Le Silmarillion, déstabilisante découverte avec Way Inn, de Will Wiles, moment paradoxalement brutal et cocooning avec L’habitude des bêtes, de Lise Tremblay… Mais comme ces livres ont été ou seront chroniqués, je vais plutôt vous parler de la saga Malaussène, de Daniel Pennac, achevée avec Des chrétiens et des Maures et Aux fruits de la passion.

J’avais déjà lu le premier tome, mais je n’en avais que peu de souvenirs quand j’ai entamé cette lecture de toute la saga en août 2017. Chaque tome fut un délice, un régal, un véritable enchantement littéraire. Quelle plongée dans cet univers bellevillois qui serait parfaitement crédible s’il n’était cette touche de folie qui saupoudre ces histoires !
Histoires terribles où les homicides sont légion, enquêtes policières, et pourtant, ce qu’il m’en restera, c’est l’humour. L’humour optimiste, l’humour cynique, l’humour farfelu, l’humour né des situations, des malentendus, des personnages, l’humour qui imprègne les pages de ces six romans. Cet esprit drolatique, spirituel et fantaisiste… et l’écriture.
Pennac joue avec les mots, les niveaux de langage, les images, les dialogues, les descriptions, dans un grand mélange hétéroclite à l’instar de la société cosmopolite accueillie par le quartier parisien de Belleville. A chaque tome, je suis restée baba tellement c’est bien écrit. C’est savoureux, mais ce n’est jamais pédant. C’est la prose foisonnante et colorée du conteur, de quelqu’un qui a pris plaisir à écrire ces histoires et à les partager. C’est de l’excellente littérature et c’est de la littérature partage qui, je pense, peut happer aussi bien les grands lecteurs que ceux que la lecture effraie ou rebute un peu.
Les histoires, menées d’une main de maître, captivent ; le rythme dynamique embarque et ne lâche plus sa proie avant la dernière page ; les personnages attendrissent (même si la chronique du blog Les Cheesecakes de Dolores m’a fait réfléchir un peu à la place des femmes de la famille Malaussène, j’avoue que ma lecture n’en a pas été heurtée) ; bref, laissez une chance à cette étrange famille de vous emmener dans son univers chaotique mais chaleureusement familier.

Côté Flop… C’est sans aucun doute Les Morts, de Christian Kracht qui remportent la palme de l’ennui. Ce n’est même pas que j’ai détesté ce roman, c’est qu’il ne m’a inspiré que le néant. J’ai cependant déjà eu suffisamment de mal à écrire ma chronique, je ne vais pas recommencer ici…
Les Chimères de la Mort, d’Eric Simard a également été une déception. Eric Simard, c’est l’auteur de ce fabuleux petit texte intitulé L’enfaon, si beau, si doux, si juste. Ce roman-là triple le nombre de pages et pourtant je l’ai trouvé plus superficiel. Les thèmes, les événements, les personnages, tout est jeté, à peine creusé. Le personnage principal est tout simplement imbuvable et son enfance difficile ne peut tout excuser. Bref, j’en attendais davantage.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 260 + 550, soit 810 points pour Poudlard
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 41/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 13/20 ;
  • Voix d’autrices : + 0, soit 24/50.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Octobre, c’est le mois qui signe le retour du blog Allez vous faire lire ! Je n’y croyais plus, mais si, ça y est, Lupiot et sa team sont de retour. Même si je ne partage pas à 100% l’opinion extatique de Lupiot face à La Belle Sauvage (son avismon avis), la qualité inaltérée de leurs articles est un vrai bonheur ! Lupiot ayant daigné nous informer de ses coups de cœur 2017 (oui oui, 2017), je vous conseille mille fois cette liste terriblement alléchante. En ce qui me concerne, j’ai envie de tout lire.

Dans la catégorie « blogueuses qui se font rares », j’appelle la Récolteuse de mots à la barre ! Son article sur Une bouche sans personne de Gilles Marchand a été une totale découverte (je n’en avais pas entendu parler avant, je n’en ai jamais entendu parler après) et un enchantement. On sent toute sa tendresse pour ce livre, à quel point elle l’a adoré, à quel point il l’a touchée, et ça donne envie de lire ce livre, de lire les autres livres du monsieur, de lire des livres et d’avoir des coups de cœur, bref, c’est une super chronique.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Le Joli m’a fait découvrir Eddy de Pretto (je ne sais même pas s’il est connu, je suis une quiche en musique, j’en écoute peu et je ne connais pas grand-chose d’actuel…) et, même si je suis une feignasse et je n’ai pas encore écouté plus de deux chansons, j’aime beaucoup ce que j’en ai entendu. En tout cas, il chante des opinions que je partage et ses textes me parlent (homophobie, identité, virilité, liberté, tolérance…). Je suis curieuse d’en écouter plus (il faut juste que j’y pense). Merci pour la découverte !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai beaucoup lu, j’ai bu beaucoup de thé sous mon plaid tout doux, j’ai mangé des châtaignes en écoutant le feu craquer et j’ai fait de la compote moi-même.
Voilà.
C’est l’automne.

Et vous ? Que faites-vous alors que l’automne commence enfin à montrer son nez ?

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 BONUS : Parenthèse 7e art

 En ce moment, je n’arrive pas à me motiver pour écrire des critiques cinéma. Même pour des films que j’ai aimé comme Les Evadés, non, ça ne vient pas. J’ai donc quelques rares chroniques qui traînent depuis le mois d’août, attendant que je me décide à étoffer cet article maigrelet. Comme ça n’a pas l’air d’être pour tout de suite (et que je n’ai pas grand-chose non plus à vous faire découvrir sur la toile), je vous les offre ici maintenant tout de suite. Et peut-être que les parenthèses 7e art finiront par revenir plus régulièrement.

  1. Haute Couture (VO : The Dressmaker), de Jocelyn Moorhouse (2016)

Alors qu’elle est encore une enfant, Tilly quitte l’Australie profonde à la poursuite de sa passion : la mode. Vingt ans plus tard, après avoir voyagé aux quatre coins du monde, elle revient dans sa ville natale. Les choses ont depuis bien changé : sa mère ne la reconnaît presque plus, les habitants se méfient d’elle, et son compagnon de jeu d’antan, Teddy, est devenu un homme… Entre secrets, amour, et haute couture, la vie du village va se retrouver bouleversée par le retour de Tilly. (Allociné)

Haute Couture (affiche)

(Disponible sur Netflix)

En réalité, je trouve ce résumé quelque peu erroné. Les choses n’ont pas tant changé dans sa ville natale tant l’atmosphère y a toujours été malsaine et délétère. On découvre peu à peu, à coup de flashbacks, l’enfance de Tilly, souffre-douleur de la brute de l’école (et donc de tous les autres élèves), méprisée par les adultes pour n’avoir pas de père – méprisée et jugée, sa mère l’est aussi pour avoir « fauté ». Elle revient en quête de réponses, de souvenirs effacés à propos d’un sujet dont je ne dirai mot.
Sauf que Tilly – interprétée par Kate Winslet, juste parfaite comme toujours (comme dans tous les films où je l’ai vue en tout cas) – est devenue forte. Elle n’est plus l’enfant qu’on pouvait brimer et insulter. Elle est devenue une femme splendide, intelligente, cultivée, ayant parcouru le monde. Elle a vécu, vu plus de lieux, rencontré plus de monde que ne pourraient en rêver les habitants de cette bourgade australienne… et revient en divinité vengeresse.
Elle peut compter sur le soutien de Teddy (Liam Hemsworth) dont la famille est également mise à l’écart et moquée à cause du handicap mental de son jeune frère. Beau, gentil, séduisant, bref, je n’ai pas grand-chose à dire de Teddy qui semble avant tout là pour le côté romantique un peu lassant mais tellement attendu. Cependant, elle compte parmi ses appuis – bien que peu solide parfois – le Sergent Farrat joué par Hugo Weaving, touche de douceur parmi tout ce mépris ambiant, zeste de folie au milieu de la bien-pensance. Celui-ci est porté par un amour immodéré de la mode et des tissus et l’arrivée de Tilly est synonyme pour lui de nouvelles extases. J’avoue que cet acteur est de ceux qui me mettent dans de bonnes dispositions envers leur personnage et envers le film. Capable de passer de l’agent Smith au Sergent Farrat, du sage Elrond à Mitzi dans Priscilla, folle du désert, j’adore.

Porté par une très belle photographie – éclatante pour les années 1950 avec sa lumière sur le désert, ses robes colorées qui se détachent de la poussière de la route, plus sombre mais léchée pour les flashbacks –, Haute Couture est une histoire dont je n’attendais pas grand-chose et qui m’a bien surprise. La tonalité du film oscille entre drame et comédie, mélange subtil et réussi à mon goût. Des envies de vengeance, une relation mère-fille parfois compliquée mais néanmoins étonnamment tendre (diantre ! je n’ai pas parlé de Judy Davis, époustouflante dans son rôle de mère cassante et parfois insupportable), un peu thriller, un portrait au vitriol d’un village, le tout saupoudré de haute couture, sujet qui ne me passionne pas vraiment mais qui sait décidément me toucher au cinéma (à l’instar de Phantom Thread en début d’année)

  1. Place Publique, d’Agnès Jaoui (2018)

Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions. Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux.Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein. (Allociné)

Place Publique (affiche)

J’aime beaucoup Jean-Pierre Bacri et j’aime beaucoup Agnès Jaoui (bien que je réalise que je n’ai pas vu grand-chose de ou avec elle, si ce n’est que je l’ai adorée dans Aurore de Blandine Lenoir), mais je n’avais encore jamais vu de film Jaoui/Bacri. Je répare ça avec leur dernier bébé en date et… je suis quelque peu déçue.
Pourtant, j’aime les films qui dessinent la société, où il ne se passe rien de plus que la vie avec ses échecs et ses réussites. Le film trace des portraits certes caricaturaux mais que l’on reconnaîtra tout de même : la star sur le déclin, la Parisienne à la campagne, l’idéaliste, l’addict aux selfies, le choc culturel avec les paysans du coin… Un discours plutôt pessimiste sur la nature humaine auquel j’adhère totalement. Les dialogues sonnent juste, l’écriture est fine, rien à dire de ce côté-là.
Toutefois, je crois que j’en attendais davantage. Ça ne décolle pas vraiment, la mise en scène est très classique et prévisible, l’humour n’a que moyennement fonctionné (pourtant, le cynisme me parle beaucoup d’ordinaire). Je pensais sans doute aller plus loin dans la critique sociétale, ou dans l’exploration des différentes personnalités. Ou n’ai-je pas adhéré à cette société du spectacle et de la célébrité ? Ou est-ce un message un peu trop appuyé qui m’a lassée ?

Un film bien construit, aux propos pertinents, mais qui me laisse sur ma faim. Je ne laisse cependant pas tomber l’affaire et ai bien l’intention de découvrir les anciens films du duo.

  1. Larguées, d’Eloïse Lang (2018)

Rose et Alice sont deux sœurs très différentes. Rose est libre et rock’n’roll. Alice est rangée et responsable. Elles ne sont d’accord sur rien, à part sur l’urgence de remonter le moral de Françoise, leur mère, fraîchement larguée par leur père pour une femme beaucoup plus jeune. La mission qu’elles se sont donnée est simple « sauver maman » et le cadre des opérations bien défini : un club de vacances sur l’Ile de la Réunion. (Allociné)

Larguées (affiche)

Avec les daubes qui fleurissent chaque été, j’avoue que le label « comédie française » ne me vend pas du rêve. Aussi, il serait dommage de ne pas parler de celles qui relèvent un peu le niveau.
C’est Camille Cottin qui m’a attirée vers ce film (et la critique de La Moustache). Si j’ai deux-trois trucs à redire sur la saison 2 de Dix pour cent, j’avais particulièrement aimé sa prestation. Dans Larguées, Camille Cottin mène la danse, aussi bien dans l’histoire qu’au niveau des actrices et acteurs. Elle y est particulièrement attachante et m’a souvent fait sourire. Face à elle, Camille Chamoux s’en sort haut la main dans son rôle, moins sympathique, de mère et d’épouse qui se veulent modèles. Les deux sœurs n’ont pas grand-chose en commun et les disputes et répliques un peu vaches seront forcément au programme. Rien à dire sur Miou-Miou que son rôle rend un peu trop effacée pour être réellement commentée.
Le film n’est pas exempt de clichés, loin de là, mais j’ai trouvé que la réalisatrice évitait agréablement les lourdes et pesantes caricatures trop souvent présentées dans ce type de film. Elle offre à ses actrices comme à ses acteurs – à la plupart en tout cas – des personnages humains, drôles et touchants.
Une comédie agréable, dynamique et pleine de fraîcheur, entraînée par la fougue et l’insouciance de Camille Cottin. Pas inoubliable, mais un bon moment quand même !
(Par contre… les clubs de vacances, ce n’est vraiment pas mon truc…) 

Séries

  1. Dollhouse, créée par Joss Whedon (2009-2010, 2 saisons, 26 épisodes)

Au sein d’un programme top secret, des hommes et des femmes sont programmés pour remplir des missions spécifiques. Ces dernières peuvent être d’ordre romantique ou physique mais aussi les faire entrer dans l’illégalité. Pour qu’ils remplissent à bien leurs différents contrats, on leur programme à chaque fois une nouvelle personnalité, des capacités et des mémoires différentes. Après chaque mission, leurs souvenirs sont effacés et ils retournent au laboratoire secret nommé Dollhouse. Dans cet étrange univers, Echo, une jeune doll, voit ses souvenirs refaire peu à peu surface. (Allociné)

Dollhouse (photo)

Dollhouse n’est pas une série récente, mais j’ai beau l’avoir vu deux ou trois fois maintenant, je la trouve toujours aussi plaisante à voir. Elle n’est pas sans rappeler Orphan Black par son côté futuriste bien que se déroulant à notre époque (et à l’insu de la plupart des gens) et par ses intrigues conspirationnistes.
Même si l’on se rend compte dès le début qu’Echo est spéciale et que ses souvenirs ne sont pas aussi bien effacés qu’il le devrait, il faut laisser passer les premiers épisodes avant de voir la série s’approfondir et gagner en intérêt (je peux concevoir que les cinq-six premiers épisodes peuvent sembler un peu répétitif). Toutefois, à mon goût, elle mérite qu’on s’y attarde. Elle réussit toujours à surprendre et il n’est pas rare qu’elle joue avec ce que l’on croit savoir pour mieux nous surprendre par la suite.
La seconde saison remonte encore le niveau en proposant des épisodes à la fois tendus et intelligents. La Dollhouse – lieu dérangeant, « poupées » volontaires ou trafic humain ? –, le personnage d’Echo qui devient une vraie personne et non plus une coquille vide… tout cela pose des questions d’ordre éthique, des questions sur l’identité et ce qui fait l’être humain.
La série est brève – deux saisons, vingt-six épisodes – et pourtant, elle ne laisse aucun goût d’inachevé. Joss Whedon et les scénaristes parviennent à combiner concision et précision. Les informations sur les personnages sont suffisamment complètes et intéressantes pour leur offrir une vraie profondeur psychologique tandis que les événements se déroulent avec juste le rythme nécessaire. J’ai beaucoup aimé la fin, inattendue, qui creuse le sujet et développe les conséquences des actes d’Echo.

La plupart des personnages de cette série qui laisse une belle place aux femmes comme aux hommes sont attachants. Même si je ne trouve pas son jeu d’actrice absolument renversant, il y a évidemment Echo (Eliza Dushku) que l’on voit « grandir » – terme surprenant peut-être puisqu’elle est adulte, mais c’est pourtant ce qu’elle fait : apprendre de son passé, s’améliorer, prendre des décisions… Toutefois j’avoue avoir un faible pour Topher (Fran Kranz), le scientifique de la Dollhouse. Ce génie prétentieux doublé d’un enfant gâté et immature est poussé dans ces retranchements, notamment dans la deuxième saison, et fait également partie des personnages qui changent le plus, même s’il y a quelque chose de tragique et de poignant dans son évolution. Mais il y a aussi le touchant duo Sierra-Victor (Dichen Lachman et Enver Gjokaj) qui se retrouvent toujours quelle que soit l’identité qu’on leur imprime (ou l’absence d’identité), la glaciale et imperturbable Adelle DeWitt (Olivia Williams), la directrice solitaire de la Dollhouse.

Une série intelligente, proposant un juste mélange d’action et de réflexion, qui met en scène des personnages qui ne m’ont pas laissée indifférente. Apparemment, c’est loin d’être une série qui fait l’unanimité (mais en existe-t-il réellement ?), mais en ce qui me concerne, je la trouve très réussie.

C’est le 1er, je balance tout ! # 21 – Septembre 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Je viens de découvrir grâce aux articles de tout le monde que nous étions le 1er octobre et que je n’avais presque rien préparé pour ce bilan mensuel. Du coup, ça ira assez vite ce mois-ci, je ne vais pas vous assommer de paroles, je vous le garantis !

Côté Top… Je pense que ma chronique est assez claire : Dans la forêt de Jean Hegland a été un incroyable, un formidable, un renversant coup de cœur. Et j’ai aussi les intégrales 6 et 7 de Sandman de Neil Gaiman et… comment dire ? Vous allez en entendre parler. Beaucoup. Beaucoup trop sans doute, mais j’ai vraiment envie de partager ça avec vous.

Après ma lecture de L’obscurité du dehors, j’ai réalisé avec stupeur que je n’avais jamais chroniqué de romans de McCarthy sur le blog à l’exception d’une courte chronique sur la Trilogie des confins il y a fort fort longtemps lorsque le blog était bégayant et bredouillant (fichtre ! je ne réalise pas qu’il a déjà cinq ans, j’ai plutôt l’impression qu’il n’en a que deux puisqu’il a si longtemps été laissé en friche…). Pourtant, c’est l’un de mes auteurs fétiches dont j’explore peu à peu toute la bibliographie. D’ailleurs, il ne m’en reste plus qu’un à découvrir, son premier, Le gardien du verger. Bon, il y a aussi Suttree qui me résiste désespérément : trois fois que je me lance dans la lecture, trois fois qu’il me tombe des mains plus ou moins à la moitié. Mais je n’abandonne pas !
Quoi qu’il en soit, il faudra corriger cela. Cependant, puisque le monsieur ne semble pas décidé à publier un onzième roman (j’ai vu un article annonçant qu’il le finissait… en 2015, donc je ne sais pour quand espérer The Passenger si tel doit effectivement être son titre), j’ai très envie de relire tous ces livres. La Route, No Country for Old Men, Méridien de sang, la fameuse trilogie bien sûr… Mais les critiques, une par roman, risquent d’être rapidement redondantes. Mais quid d’un article sur toute son œuvre ? Il ne sera sans doute pas prêt avant un an ou deux (oui, je compte lire autre chose aussi, comme… tout Tolkien), je ne sais pas du tout ce que ça donnera, mais tel est le programme !

Côté Flop… Rien à signaler !

Le mystère de l'île verte (couverture)Sinon, je dois peut-être expliquer la présence du livre d’Enid Blyton, Le mystère de l’île verte, qui fait peut-être un peu tache parmi mes lectures habituelles. Il ne s’agit pas d’un livre que l’on peut découvrir à 25 ans sans avoir envie de le balancer par la fenêtre, mais dans mon cas, il s’agit d’un des livres de mon enfance, récupéré de ma mère, et ma lecture de Dans la forêt m’a donné envie de le relire. Pour situer l’histoire, quatre enfants – deux filles et deux garçons – partent vivre sur une île inhabitée au milieu d’un lac en l’absence de leurs parents. Alors, certes, d’un côté, c’est désuet, sexiste et horripilant. La répartition des tâches est frustrante – aux filles le raccommodage et la vaisselle ; aux garçons le bricolage et les excursions chapardage sur la terre ferme – et la tendance des garçons à la condescendance lorsqu’il s’agit de parler aux filles mériterait quelques claques.
Mais d’un autre côté, leur vie en solitaire et en quasi autonomie m’a toujours fait rêver. La cabane dans les saules pour l’été, la grotte douillettement aménagée pour l’hiver, les poules et leurs œufs, la vache et son bon lait, les framboises, les champignons, les noisettes… la solitude et la tranquillité. Un tableau tout à fait bucolique en somme. Le rêve.
C’est sans aucun doute une lecture influencée par mes souvenirs d’enfance, une lecture qui heurte la féministe que je suis à présent, mais à laquelle je reste attachée malgré tout. (Et une lecture qui m’a toutefois fait progresser dans trois challenges !)

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : + 260 points pour Poudlard
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 2, soit 40/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 13/20 ;
  • Voix d’autrices : + 3, soit 24/50.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je n’ai rien mis de côté… Je suis désolée, depuis que je suis rentrée de vacances, je suis à la ramasse. A part mes chroniques de livres qui, elles, coulent facilement, je suis une vraie feignasse. Mais je vais me réveiller. Avant le printemps, j’espère.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai beaucoup aimé le poème entraînant et rythmé de Nymeria, du blog Subtilité du Palimpseste, sur sa façon de bloguer. Je m’y suis beaucoup retrouvée et je remarque que je vis de mieux en mieux avec mon petit blog.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai continué les leçons de conduite et décidé qu’il me fallait une automatique.
J’ai refait un crumble aux poires, le premier depuis longtemps, et qu’est-ce que c’est bon !
J’ai enfin un fauteuil de lecture digne de ce nom, je suis donc fin prête pour affronter l’hiver.
J’ai rêvé Terre du Milieu (merci Tolkien), Songe (merci Gaiman) et forêt (merci Hegland).
J’ai décidé de lire tout Tolkien (et j’espère que ma route sur les routes de la Comté croisera parfois celle du Joli) et de relire tout McCarthy.
J’ai visité le Finistère (enfin, ce n’était qu’un apéritif) et revu ma chère Victoria.
J’ai constaté avec plaisir que ma chienne revenait de mieux en mieux quand on l’appelait… jusqu’à ce que l’ouverture de la chasse fasse sortir les chevreuils jusque devant chez moi et que les odeurs redeviennent bien trop tentantes.
J’ai rapporté mes premiers points pour Poudlard : je commence doucement, mais prenez garde…
Bref, je n’ai pas fait grand-chose.

J’attends simplement qu’il arrête de faire chaud. Et qu’il se mette à pleuvoir. Il ne pleut donc jamais en Bretagne ? La pluie me manque. Si vous me cherchez, je suis sous mon plaid, avec mon thé et mon bouquin. Ça, c’est la belle vie !

Je vous souhaite un bel automne et un beau mois d’octobre. Je n’ai rien à raconter, mais ce n’est pas forcément votre cas et je lirai avec plaisir tout ce que vous aurez à me dire en commentaires ! 

C’est le 1er, je balance tout ! # 19-20 – Juillet-Août 2018

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Deux petits mois pour la lecture ! Un mini bilan qui s’explique surtout par le fait que j’ai passé un mois chez mes parents, mois au cours duquel j’ai très peu lu mon topissime pavé de l’été.

 

Côté Top… Le Seigneur des Anneaux caracole fièrement en tête. Cette relecture, en l’agréable compagnie du Joli, a été une redécouverte et un coup de cœur pour la seconde fois. La richesse de l’œuvre de Tolkien, ce monde avec ses paysages, ses peuples et ses langues, ces personnages, ces pages qui s’accumulent et qu’on souhaiterait ne jamais quitter… bref, j’ai adoré.

Côté Flop… Sarcelles-Dakar en revanche a été une déception d’autant plus malheureuse que j’avais eu un coup de cœur pour le début des aventures de Djiraël

Côté challenges… c’est misérable (mais aujourd’hui démarre le Tournoi des trois sorciers !)

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 38/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 12/20 ;
  • Voix d’autrices : + 0, soit 21/50.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’avoue que je me suis pas mal déconnectée cet été et je n’ai pas trop suivi ce qui avait été publié (même si je me suis un peu rattrapée depuis). En revanche, le Charmant Petit Monstre s’est déchaîné, ajoutant un titre à ma wish-list à chaque chronique : je veux donc ardemment lire Le Nom du Vent (qui a l’air d’être un pavé comme j’ai envie d’en lire en ce moment), Il faut qu’on parle de Kevin (qui me tente bien depuis un moment car j’avais beaucoup aimé le film), Brexit Romance (que je veux lire depuis que sa venue au monde a été annoncée, Clémentine Beauvais oblige), Des Sorciers et des Hommes (un livre auquel je n’aurais sans doute jamais prêté attention) et Corrosion (qui a l’air assez dingue, et puis c’est du Gallmeister…). Autant de critiques alléchantes, comment résister ?

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Ambroisie, de sa plume inimitable, a su exprimer tout ce qui m’avait dérangée sans pouvoir pour autant le formuler aussi précisément dans le film L’amant double de François Ozon.

La Récolteuse de Mots a publié dans un long article toutes les questions existentielles qu’on pouvait se poser en tant que lectrice et blogueuse. Je m’y suis beaucoup retrouvée et je ne pense pas être la seule.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai passé un mois chez mes parents et beaucoup de temps avec ma chienne ? J’ai battu Ganon dans Zelda Breathe of the Wild ? J’ai enfin relu Le Seigneur des Anneaux, ce que je voulais faire depuis des lustres ? J’ai essayé de nouvelles recettes ? J’ai repris contact avec quelqu’une que j’avais perdu de vue ?
Bref. Pas grand-chose de particulièrement excitant, juste la vie.

Et vous ? Qu’avez-vous fait cet été ? Qu’avez-vous lu, qu’avez-vous vu ?

(Au fait, il n’y aura pas de parenthèse cinéma en août parce que… je suis une flemmarde ! En vrai, je n’ai pas vu beaucoup de films et je n’ai pas le courage d’écrire sur les autres. C’est la première fois que je réécris quelque chose pour le blog – vive les articles en avance ! – et je n’ai pas eu l’envie de me lancer dans les critiques de films, mais ça va revenir !)