C’est le 3, je balance tout ! # 48 – Décembre 2020

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’ai adoré découvrir la suite des aventures d’Arte par Kei Ohkubo dans ce manga dynamique et lumineux dont je toucherai un mot prochainement.

Côté Flop… Idéalis de Christopher Paolini fut sans nul doute ma plus grosse déception du mois. Narration, écriture, intrigue, personnages : je ne retiendrai rien de ce roman de plus de huit cents pages de… pas grand-chose.

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • PAL : 68 + 9 – 5, soit 72.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

La littérature coréenne n’est déjà pas celle qu’on voit le plus, mais dans cet article, la Récolteuse nous invite à nous pencher sur un genre très précis à travers ces chroniques de cinq albums jeunesse coréens. Une balade très sympathique et différente de ce que l’on peut lire habituellement sur son blog qui m’a donnée très envie de découvrir certains titres.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Si vous avez vu The Haunting of Bly Manor, je vous invite à lire l’article de My Dear Ema qui analyse superbement cette excellente mini-série. Je n’aurais pas pu dire le dixième que ce qu’elle écrit ici, donc autant laisser la place à celleux qui savent faire.
Par contre, si vous ne l’avez pas (encore) vue, sachez qu’elle révèle évidemment bon nombre des éléments de l’intrigue. Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Puisque la lecture tourne un peu au ralenti chez moi actuellement, j’ai décidé de ne pas arranger les choses en m’intéressant un peu aux jeux vidéo (envie qui me suit depuis des mois). Et lire Hauntya vendre The Witcher : Wild Hunt, il n’y a pas à dire, ça fait envie ! Son article, comme toujours détaillé et bien écrit, constitue une énumération ininterrompue de points positifs qui m’a d’ores et déjà plongée dans l’univers de ce jeu.

Parce que c’est toujours intéressant de découvrir des artistes, surtout dans des domaines peu mis en avant, je vous invite à découvrir l’article du Pire blog de voyage au monde sur « Auguste Alleaume, ce mec qui insultait les Boches et mettait des biscuits Lu dans ses vitraux ».

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

DES BISCUITS !
Ma passion culinaire ne m’a pas quittée depuis le mois dernier et le mois de décembre s’est placé sous le signe des tests de biscuits en tous genres en vue de Noël. Autant dire que janvier sera un mois beaucoup plus salé car je me suis presque auto-dégoûtée du sucre (même si ça ne m’empêche pas de craquer dès que l’on me tend une tranche de gâteau…).

Sinon, décembre, ça a surtout été deux week-ends avec ma famille, de la neige avec une chienne totalement déchaînée face à cette poudre blanche (chacun·e sa drogue), des cadeaux et de bons moments.

Comme vous l’avez peut-être constaté, le blog tourne un peu au ralenti en ce moment. Déjà parce que je lis moins actuellement, ensuite parce que j’ai du mal à me coller devant l’ordi pour écrire des chroniques après une journée déjà passée devant un écran. D’où mon retard pour ce bilan, ce qui tend à devenir une habitude. J’essayerai de bricoler un petit bilan de l’année de lecture écoulée, mais je ne promets rien.

Néanmoins, je vous souhaite une belle année de lectures et de découvertes !

C’est le 5, je balance tout ! # 47 – Novembre 2020

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’avoue avoir été époustouflée par Croc-Blanc de Jack London pour la façon dont il nous plonge dans son histoire, pour la puissance de ses descriptions, pour la force des évolutions du chien-loup, pour ce regard captivant.
Pour les BD, même à la relecture, L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est toujours aussi intelligent !

Côté Flop… Nous en reparlerons bientôt (lundi pour être exacte), mais le Journal d’Anaïs Nin n’a pas tout à fait été le coup de cœur attendu…

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La fille dans l'écran (couverture)La fille dans l’écran, de Lou Lubie et Manon Desveaux : un roman graphique bien sympathique, dessiné à quatre mains ? Page de gauche, en noir et blanc, la vie de Coline dans la campagne française ; page de droite, en couleurs, celle de Marley à Montréal. Une rencontre sur internet et deux vies qui commencent à se répondre et à avancer en parallèle. Un propos très juste, des héroïnes attachantes, ça fonctionne bien !

 Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • PAL : 75 + 1 – 8, soit 68.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Une Bulle de fantasy m’a donné envie de sortir Des souris et des hommes de John Steinbeck de ma PAL, d’autant que, caché dans un recueil, je n’avais pas idée qu’il fut si court. La découverte de ce classique se profile peut-être à l’horizon !

Aliks raconte magnifiquement la beauté du Chant d’Achille et de ce qui fait que ce livre est une pépite et souligne les aspects les plus fantastiques de Circé. Si vous n’avez toujours pas envie de lire Madeline Miller après sa chronique, on ne peut plus rien pour vous.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai adoré l’article si vrai de A livre ouvert sur l’abandon de livres. Un plaidoyer pour le plaisir de la lecture et une vision des choses que je partage totalement !

Vous avez pu voir passer des tags sur mon blog ce mois-ci (pratique quand on n’a pas le temps/l’envie/la motivation/la concentration pour écrire une critiques, or La Récolteuse a également été inspirée… pour en créer un ! Le sien tourne autour des auteur·rices et est loin d’être évident !

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

A MANGER !
Je suis actuellement prise d’une frénésie culinaire qui est l’une des rares activités – à part celle consistant à s’affaler dans le canapé – qui parvient à me motiver en rentrant du boulot. J’aimais déjà cuisiner, mais les nouvelles recettes, les ingrédients récemment découverts et les acquisitions d’ustensiles n’ont jamais été aussi présents dans mon esprit. Et tout cela est un peu grâce à (mon compte bancaire me dit « à cause de ») un site dont je crois avoir déjà parlé (mais 1, j’ai la flemme de vérifier – déjà que je suis en retard pour écrire ce bilan… – et 2, il mérite bien qu’on en parle deux fois) : Owi Owi Fouette-moi.
Derrière ce nom insolite se cache un site de cuisine particulièrement réjouissant et appétissant évidemment. Avec un ton plein de peps (expression périmée ?) et d’humour, l’autrice nous présente des recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres. J’avais déjà testé les Peace Orechiette, novembre fut le mois des Croustiti, des carottes rôties-harissa-haricots blancs (car, fait improbable, j’avais simultanément des haricots blancs traînant depuis des siècles dans un placard et quelques jeunes carottes que je ne savais comment accommoder : au lieu du résultat fadasse que j’aurais bricolé, ça a donné quelque chose de puissant gustativement parlant), des Pasta Explosion, des rösti au four, du Rackam Chicken, des douces patates, des biscuits miel et flocons, ainsi que du riz au lait à la vanille (j’avais déjà une recette, mais celle-ci était meilleure encore !)
C’était tellement bon que, si vous aimez cuisiner un peu, je vous invite vivement à aller y jeter un œil !

Je vous souhaite un beau mois de décembre !

C’est le 1er, je balance tout ! # 46 – Octobre 2020

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

 Lectures graphiques

Côté Top… Ce mois-ci a été ouvert avec deux valeurs sûres : Harry Potter and the Chamber of Secrets de J.K. Rowling et le tome 2 de Sauveur & Fils de Marie-Aude Murail. Deux livres que je ne chroniquerai pas ici (cependant, je pense que je ferai un jour un article général sur la série Sauveur & Fils), mais qui sont toujours synonymes de douceur, de magie et bonheur livresque. (Et heureusement car, à part ça, le reste du mois n’a pas été folichon, même s’il s’est clôturé avec une très chouette relecture d’American Gods de Neil Gaiman.)
Question lectures graphiques, j’ai eu le plaisir de découvrir le manga onirique L’Enfant et le Maudit de Nagabe et de retrouver les garçons d’Heartstopper d’Alice Oseman (j’en parlerai aussi sûrement à l’occasion parce que ces bouquins sont tout simplement irrésistibles !).

Côté Flop… La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe a malheureusement peiné à m’enthousiasmer comme je l’explique davantage ci-dessous.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Le prince et la couturière, de Jen Weng (2017)
Une chouette histoire d’amitié et d’identité au milieu des aristos et des jolies robes, portée par un trait très doux, qui s’est révélée très touchante et impossible à lâcher. Merci à l’amie Alberte de nous l’avoir fait découvrir au détour d’un bilan !

Le prince et la couturière (couverture)

A présent, passons aux lectures m’ayant laissé plutôt mitigée.

La pluie, avant qu’elle tombe, de Jonathan Coe (2007)
La pluie, avant qu'elle tombe (couverture)Une histoire de famille, plusieurs générations de femmes, des non-dits, des regrets, des désamours et des erreurs, le tout raconté à travers la description de vingt images – photographies, tableau, carte postale. La plume de Jonathan Coe est agréable, il y a de beaux passages (enfin, un… deux… je réalise en y repensant que peu d’entre eux m’ont marquée finalement), l’intrigue aurait pu être intéressante, et pourtant ce roman n’a pas su me toucher. Je suis restée à côté tout du long, je ne me suis pas attachée aux personnages, les descriptions détaillées ont fini par me lasser et j’étais contente de revenir aux digressions, aux histoires entourant l’image en question et qui en montraient parfois une tout autre facette. Et cette fin… promesse d’une surprise et d’émotions, que dire à part qu’elle est complètement tombée à plat. Après avoir passé des années dans ma PAL, ce livre ne va même pas rejoindre mes bibliothèques tant il m’a laissée indifférente (peut-être aurai-je dû suivre mon instinct et l’abandonner au bout de cent pages, mais bon, il était plutôt vite lu malgré tout).

Salem, de Stephen King (1975)
Salem (couverture)Cette fois, c’est La Geekosophe qui m’a poussée à sortir ce titre de ma PAL. Ici, aucun rapport avec les fameuses sorcières comme je le pensais, mais une reprise du mythe du vampire au cœur d’une petite ville du Maine, Jerusalem’s Lot, aka Salem.
J’ai adoré tous ces moments où la tension monte tranquillement, ces passages où il ne se passe encore rien, mais où l’ambiance s’alourdit, où l’on a envie de dire aux protagonistes de rentrer chez eux et où l’on se crispe peu à peu. Avec cette atmosphère lourde et froide, cette maison à l’aura maléfique qui trône sur sa colline, cette multitude de points de vue, ça a été un très bon moment de lecture.
Cependant, je ne peux m’empêcher d’être un petit peu désappointée quant à l’appropriation de ce mythe fort sanglant. Je m’attendais à ce que King en fasse quelque chose de différent, le transforme un peu pour nous offrir une version personnalisée du vampire. Or on retrouve tous les poncifs de la légende et les personnages font bien de se référer au Dracula de Bram Stocker vu que « leur » vampire pourrait être son frère. Ça reste très classique et prévisible, ce qui est plutôt décevant.
Une lecture en demi-teinte, agréable mais pas inoubliable.

Alarga !, d’Hélène Tayon (2009)
Alarga ! (couverture)Encore une antiquité de ma PAL ! L’histoire d’un jeune Turc qui plaque sa famille, son héritage et sa vie tranquille pour découvrir l’Europe, l’histoire de sa famille, l’histoire de quelques décennies. Ça a été une lecture très fluide – dévorée en deux jours – et plutôt agréable. Les portraits tracés au fil du roman sont parfois truculents et hauts en couleurs, certains m’ont amusée ou attendrie (comme par exemple, les magouilles d’un coiffeur de village pour s’incruster chez « celui qui a réussi à Paris »), mais racontent aussi les différentes générations, les évolutions de la Turquie au cours du XXe siècle (de manière succincte, ça reste un roman assez dynamique). Il y avait donc un côté dépaysant plutôt sympathique.
Toutefois, il y a eu un point négatif à mes yeux : la succession de scènes de sexe tout au long du roman. Je comprends bien que l’autrice raconte les appétits de vivre, de tout connaître, de tout ressentir, mais ça a fini par me lasser, d’autant que j’ai trouvé la narration assez répétitive dans ces scènes.
Un livre que j’ai lu sans déplaisir, mais qui ne me marquera pas.

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 19/20 ;
  • PAL : 79 + 1 – 5, soit 75.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je m’aperçois que je n’ai presque rien mis de côté dans mes favoris « trucs dont je veux parler lors du C’est le 1er », si ce n’est une chronique de Tata Alberte ! Qui, avec sa verve habituelle et en dépit d’une couverture kitchissime, m’a bien donné envie de découvrir Les Robots d’Isaac Asimov, classique de la SF dont j’ignorais totalement le statut de nouvelles. Je me suis couchée moins bête ce soir-là, alors merci Alberte !

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Je n’ai pas de lien, mais je vais vous parler de ma meilleure découverte du mois pour laquelle je dois remercier chaleureusement la Récolteuse. Je parle évidemment de la série Crazy Ex-Girlfriend.

CEGF1

Ça chante, ça danse, ça parle de maladies mentales (dépression, angoisse, alcoolisme et autres joyeusetés), de combien le quotidien peut être épuisant, du fait d’avoir besoin d’aide, d’intensité, de femmes (de sexualité féminine, de santé féminine, avec des sujets qu’on ne voit pas tous les jours, de la cystite à l’avortement), les personnages sont fabuleux, leurs acteur·rices brillant·es, Rachel Bloom aka Rebecca Bunch est magistrale, c’est addictif, c’est drôle, c’est dramatique, c’est intelligent, c’est fort, bref, c’est brillant, un point c’est tout.

Crazy Ex-Girlfriend

(La dernière fois qu’une série m’avait fait cet effet de « c’est tellement bien écrit, ça me parle tellement », c’était avec la fabuleuse merveilleuse inattendue trop courte série Fleabag.)

Fleabag

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Dans le monde des choses socialement valorisées, je devrais parler du fait que j’ai retrouvé du boulot pour quelques mois, mais ce que je retiens plutôt de ce mois d’octobre, ce sont :

  • Une gigantesque fournée de cookies qui, sans vouloir me vanter, étaient vraiment divins et tellement réconfortants (justement pendant ma semaine de reprise) ;
  • Un butternut farci délicieux (oui, je me jette des fleurs, mais c’est l’endroit pour, non ?) ;
  • Une randonnée dans le Cézallier, un endroit magique de grandes étendues herbeuses, de petits lacs et de vaches aux grands yeux si doux ;
  • Les couleurs de l’automne, dont on ne profitera pas en novembre faute de sorties ;
  • Une soirée jeux chez une amie ;
  • Un week-end dans la nouvelle maison de mes parents, perdue dans la pampa auvergnate ;
  • Approcher de la fin du challenge Les 4 éléments (qui stagnait depuis des mois et des mois) ;
  • Avoir réussi à boucler ce petit bilan pour le jour J.

Petite question pour vous si vous êtes lecteur·rice de Stephen King :
Lequel me conseillez-vous pour ma prochaine lecture (qui sera peut-être dans plusieurs mois, soyons claire) ?
Lequel (ou lesquels) préférez-vous ?
(Pour info, j’ai déjà lu Ça, Shining, Docteur Sleep, Misery et Salem. Ah, et Cujo que j’avais détesté.)

Je vous souhaite un aussi bon mois de novembre que possible,
en dépit de la situation !

C’est le 1er, je balance tout ! # 45 – Septembre 2020

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… Entre La ballade d’Iza, Circé et Chavirer, j’ai été conquise par la plume de ces trois autrices – hongroise, américaine et française. Un roman psychologique sur l’impossible compréhension entre une mère et une fille, un récit mythologique revisité de manière magistrale et un roman bouleversant sur le corps, la souffrance, la culpabilité et le pardon. (Mes chroniques sur les deux derniers arrivent.)

Côté Flop… Pas de véritable flop, mais une déception concernant la forme et le travail éditorial sur l’Atlas illustré de Tolkien.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Les meurtres de Molly Southbourne (couverture)Les meurtres de Molly Southbourne, de Tade Thompson (2017)
Molly n’est pas gâtée par la vie vu que le moindre sang versé fait naître des sosies, des mollys qui, si elles semblent gentilles au premier abord, chercheront à la tuer un peu plus tard. En 100 pages, cette novella de science-fiction horrifique nous donne à découvrir sa vie, ses tentatives pour se comprendre et les combats qu’elle doit perpétuellement mener. Si le côté court de ce joli petit livre m’a un peu frustrée, ce fut malgré tout une lecture sympathique – qui m’a rappelé Frankenstein et The Thingdont j’ai adoré les thématiques du double et du rapport violent et conflictuel à son propre corps. L’écriture de Tade Thompson est efficace, allant à l’essentiel en donnant assez de détails pour que le tout soit très visuel. Je regrette simplement que l’ouvrage ne se termine pas sur une fin aussi marquante et efficace que l’idée de base, je m’attendais à une émotion forte, à de la surprise, à quelque chose qui ancrerait l’histoire dans mon esprit. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Une bonne lecture, difficile à lâcher avant la fin, mais qui restera sûrement anecdotique pour moi. (Malgré tout, curieuse d’en savoir davantage, j’ai réservé la suite, La survie de Molly Southbourne, à la bibliothèque.)

Côté challenges…

  • Tour du monde : 10/9
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 50/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 86 + 2 – 9 (dont 2 livres écartés suite à un tri), soit 79 (changement de dizaine, youhou !).

***

2. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Je n’ai pas mis grand-chose de côté ce mois-ci, mais la chronique d’Une Bulle de Fantasy sur Les âmes croisées de Pierre Bottero m’a plongé dans une douce nostalgie et m’a donnée une fois encore envie de relire toute son œuvre (et de piocher dans ceux que je ne connais pas encore).

***

3. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai été prise d’une passion pour cette recette de pâtes aux petits pois et parmesan, intitulée « Peace Orechiette » par Owi Owi Fouette-moi. J’en ai fait une fois, j’en ai refait une deuxième fois et je ne vais pas tarder à en rerefaire car c’est vraiment trop bon.

Je dois encore citer la Récolteuse tant j’ai adoré son dernier article sur l’écriture. Depuis deux mois, elle écrit quotidiennement et elle présente ici une foule de synopsis aussi originaux les uns que les autres. Je suis tout simplement ébahie par son imagination apparemment inépuisable, sans compter que j’aimerais bien lire quelques histoires un jour… Elle propose également quelques sources d’inspiration pour faire naître une histoire.

***

4. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Le challenge « Tour du monde » du Petit pingouin vert s’est achevé le 21 septembre. Je suis ravie d’y avoir participé car il s’est révélé intéressant, bénéfique et efficace. En effet, il m’a permis de sortir des livres endormis dans ma PAL depuis plusieurs années comme Les cerfs-volants de Kaboul ou Clarissa. J’ai fait de très belles découvertes – La ballade d’Iza ou Apple and Rain, par exemple – et je suis ravie de toutes ces lectures si longtemps repoussées. Il fallait lire neuf livres et, si je n’ai lu que huit titres tirés de ma PAL prévisionnelle, je l’ai complété de manière imprévue avec les lectures graphiques Irmina et L’atelier des sorciers. Un très chouette challenge qui m’a parfois bien fait voyager !

(Rien d’autre pour ce bilan, si ce n’est que j’ai enfin eu le « plaisir » de passer au nouvel éditeur WordPress et que c’est une véritable plaie, comme j’avais pu le lire à droite à gauche. Peut-être parce que je n’en utilise pas pleinement les possibilités, mais perso, le truc simple et intuitif précédent me convenait parfaitement. J’espère juste que cela ne va pas me dégoûter de venir par ici et que ce n’est qu’une question d’habitude.)

Je vous souhaite un bon mois d’octobre (enfin l’automne !)
et j’espère que vous avez pu faire de belles découvertes,
littéraires, culturelles, culinaires ou autres !

 

C’est le 1er, je balance tout ! # 43-44 – Juillet-août 2020

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

***

Un petit bilan qui réunit les mois de juillet et d’août comme chaque année !

***

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Côté Top… Notre-Dame de Paris de l’ami Victor, bien sûr, lu avec la génialissime Alberte, Apple and Rain de Sarah Crossan dont la beauté de la plume et des histoires n’est plus à prouver (j’en reparle samedi si ça vous intéresse) et le premier tome d’Heartstopper (il faudrait que je lise la suite qu’on m’a si gentiment prêtée d’ailleurs).

Côté Flop… L’équation africaine, de Yasmina Khadra, je suppose. Flop est trop fort, mais disons que c’est une lecture qui n’a pas tenue toutes ses promesses.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Irmina, de Barbara Yelin (2014)

Irmina (couverture)L’histoire d’Irmina, de jeune fille à vieille dame, c’est un roman graphique intéressant sur les Allemandes sous le régime nazi et sur les regards détournés et les oreilles fermées. Mais d’un point de vue plus intimiste, c’est aussi un récit bouleversant sur les choix tentés, abandonnés, sur les rêves avortés, sur les chemins qui auraient pu être, sur la transformation de la détermination en amertume. Le tout est porté par des planches sombres, embrumées, crayonnées, mais surtout immersives, intimes, bref, réussies. Les pleines et doubles pages parviennent particulièrement bien à planter les décors et atmosphères.

Côté challenges…

  • Tour du monde : 6/9
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 49/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 94 + 3 – 11, soit 86.

***

  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’ai découvert plusieurs livres ce mois-ci, des livres notés dans un coin de ma tête (de Livraddict plutôt) pour peut-être les lire un jour :

  • Un récit de voyage qui semble particulièrement original et dépaysant, à savoir Lisière, de Kapka Kassabova, dans une chronique fascinante de La Barmaid aux Lettres;
  • Un roman dont je ne connais que l’adaptation cinématographique et qui me fait envie depuis des années, Avec vue sur l’Arno, de E.M. Forster, que la critique appétissante de ma chère Alberte m’a remis en mémoire ;
  • Une autre lecture repoussée depuis longtemps, avec Océan Mer, d’Alessandro Baricco, poétiquement loué par Le Point Cul (pour « culturel et culinaire », esprits mal placés !) ;
  • Une lecture graphique pour changer, grâce à la chronique enthousiasme de My Dear Ema sur Anaïs Nin sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff.

J’ajouterai une chronique de l’incroyable Rouge par Pascaline Nolot, une analyse richement renseignée et signée par l’inénarrable Récolteuse !

Parce que, parfois, les livres ne parviennent pas à nous toucher (et parce que parfois on le pressent sans même l’ouvrir), je tiens à partager l’hilarant article de Plumes de Lune sur Red Rising de Pierce Brown. Leur désespoir face à ce livre aura égayé ma journée et j’espère qu’il vous fera le même effet.

***

  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Sujet sur lequel je n’avais jamais réfléchi (comme s’il était le seul…), j’ai beaucoup aimé cet article (écrit en 2019, mais il n’est jamais trop tard pour fouiller les archives) à propos du tutoiement et du vouvoiement sur internet, par Les Lectures d’Aurelalala.

***

  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Juillet a été bien occupé. Si occupé que j’ai très peu lu (deux livres seulement, je n’en reviens pas…) et que j’ai zappé ce rendez-vous (en même temps, puisque que j’ai fui l’ordi autant que les livres m’ont fuie, je n’aurais pas eu grand-chose à raconter dans les trois premiers points de ce bilan. De manière succincte, voici ce qui a si bien occupé mon mois de juillet.
Passer du temps chez mes parents. Aider à récolter et mettre en pot 200 kg de miel. Faire une super lecture commune de cet incroyable roman qu’est Notre-Dame de Paris avec une trop chouette copinaute, j’appelle ici Alberte Bly (c’était trop bien, pour résumer tous ces superlatifs). Déménager. Retourner chez mes parents, dans la maison de ces quinze dernières années, une ultime fois avant leur déménagement. Retrouver ma chienne après qu’elle m’ait abandonnée pour aller chasser en forêt (trente heures plus tard quand même…). Glander. Aller me baigner dans la Loue. Aider ma mère à faire des cartons pour leur déménagement. Nous installer dans notre nouvelle maison. Survivre à des températures inhumaines. Sortir mes livres de leurs cartons et les réinstaller dans leurs bibliothèques (tant d’émotions après cinq mois de patience).

Le mois d’août a été beaucoup plus calme même si j’ai eu du mal à retrouver une sérénité d’esprit propice à la lecture (enfin, je ne connais pas vraiment la sérénité d’esprit, mais généralement tout se met sur pause lorsque j’ouvre un roman).
Finir la série Dark, enquiller les trois saisons de Stranger Things et regarder la dernière saison des Contes d’Arcadia. Chercher du travail (et c’est moi ou c’est la galère en ce moment ?). Fêter mon anniversaire par une journée peinarde pendant laquelle je me suis autorisée à ne (presque) pas penser au boulot. Suivre étonnement bien ma PAL du challenge « Tour du monde ». Discuter avec des personnes trop géniales qui se reconnaîtront peut-être si elles passent dans le coin. Savourer mon nouveau chez-moi. Lire en écoutant la pluie.

C’était mon été 2020.

Et vous, qu’avez-vous fait ?
Avez-vous pu partir en vacances ?
Qu’avez-vous lu ou vu ?

A bientôt !