C’est le 1er, je balance tout ! # 51 – Mars 2021

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

 Lectures graphiques

Abandon

Les diaboliques

Côté Top… J’ai fait deux excellentes lectures ce mois-ci, à savoir Le Rouge et le Noir de Stendhal lu en l’agréable compagnie de Maned Wolf  – un classique potentiellement redouté, mais surtout un roman psychologique passionnant – et Night Travelers de Rozenn Illiano – un roman onirique bouleversant dont je parlerai prochainement.
Question lectures graphiques, je ferai un petit bilan samedi, mais j’ai été particulièrement convaincue par la suite des aventures d’Épiphanie Frayeur dans Le temps perdu de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre ainsi que par La bête, une revisite sombre du Marsupilami par Zidrou et Frank Pé.

Côté Flop… Ce n’est pas difficile, avec seulement deux nouvelles lues entièrement sur six, Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly est indubitablement ma déception du mois.
Pour ce qui est des BD, j’ai été assez déçue par le manque de profondeur de Pénis de table de Cookie Kalkair, mais, encore une fois, on en reparlera.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La maison de l'ourse (couverture)La maison de l’ourse (et tout ce qu’elle contient), d’Emily Vast (2020)

Un très bel album qui m’a beaucoup parlé. Les illustrations de tous les petits trésors naturels récoltés par l’ourse ont fait plaisir à mon côté contemplatif. Le message – subtil – de cet album, relatif à l’accumulation et la possession, m’a touchée et a fait écho à des désirs et des réflexions personnelles. Beaucoup de poésie et de douceur dans les dessins et les mots d’Emily Vast

Les diaboliques (couverture)Les Diaboliques, de Jules Barbey d’Aurevilly (1874)

Ce recueil de six nouvelles d’histoires de femmes « diaboliques » traînait dans ma bibliothèque depuis des années et j’étais à la fois attirée par le côté sombre des récits et incertaine d’être séduite car, si les pavés classiques ne me font pas peur, je suis souvent passée à côté de nouvelles (Théophile Gautier, Carmen  de Mérimée…). Autant dire que le rendez-vous « Les classiques, c’est fantastique » et son thème de mars dédié aux livres que l’on croit détester, que l’on s’attend à ne pas aimer, tombait à pic : je ne suis pas férue de nouvelles et mes doutes concernant ce recueil étaient élevés. Malheureusement, si je ne lui dédie qu’une toute petite critique, c’est que mes doutes se sont confirmés. J’ai lu péniblement deux nouvelles et j’ai abandonné à la troisième (après avoir tenté de la lire en diagonale).
Pourquoi ?
Parce que c’est long. C’est insupportablement long. Avec des introductions à n’en plus finir, des descriptions qui occupent les trois quarts de la nouvelle, ces nouvelles démarrent au moment de s’achever, laissant une impression non pas glauque, surprenante ou marquante, mais juste un goût de « tout ça pour ça ? ».
En prime, les notes en fin de volume de mon édition apportent parfois des précisions intéressantes (pas toujours), mais en prime révèlent parfois des éléments de l’intrigue à venir, ce que j’ai trouvé très agaçant. Quand il se passe deux choses dans une nouvelle et que la fin est annoncée dans une note alors qu’il reste trente pages à lire, ça ne motive pas vraiment.
Bref, j’ai essayé de le reprendre, de persévérer, mais non, c’était trop d’ennui pour moi et les histoires en perdent toute saveur et tout impact.

Classiques détestés

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • Les classiques, c’est fantastique : Les Diaboliques, de Jules Barbey d’Aurevilly
  • PAL : 71 + 1 – 4, soit 68.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Même si je ne lis pas de romances contemporaines, j’ai beaucoup apprécié le coup de projecteur d’A livre ouvert sur la romance culinaire. Personnellement, j’ignorais qu’il s’agissait d’une catégorie à part entière et son article a parlé à la gourmande que je suis !

Une bulle de fantasy propose une chronique très complète soulignant tout le génie de la BD, Les Indes fourbes et fait découvrir en passant le destin malheureux de Guillaume le Gentil, savant du XVIIIe en manque de veine.

J’ai retrouvé dans la critique des Fantasy d’Amanda tout ce que j’avais aimé dans le roman Bordeterre, premier roman original de Julia Thévenot (aka l’inventrice de ce rendez-vous).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Quand Alberte Bly parle d’une série, c’est toujours efficace, le goût à aller chercher comment voir la série en question sitôt l’article lu. Dans le cas présent, c’est Kidding qu’elle met en lumière. Une série dont je n’avais jamais entendu parler, mais qui mérite de toute évidence que l’on y jette un œil !

Dans la catégorie « articles détaillés et passionnants », Hauntya est une reine et elle le prouve une fois de plus avec sa publication consacrée à la Gunpowder fantasy et le jeu GreedFall. Si j’y ai découvert un jeu qui semble riche et original, j’apprécie encore plus le coup de projecteur sur un sous-genre de la fantasy méconnu dont j’espère à présent croiser la route.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

Inside number 9

Découvrir la série Inside n° 9 ! C’est grâce à Alberte (encore) que j’ai découvert cette série très british et je me suis régalée. Quatre saisons de six épisodes, 24 histoires différentes remplies d’humour noir, 24 scénarios originaux et magistralement déroulés. 24 intrigues sources d’émotions, de malaise, d’angoisse exceptionnellement. 24 huis-clos portés par un duo d’acteurs fantastiques – aka Reece Shearsmith et Steve Pemberton –, entourés par une tripotée d’acteurs et d’actrices que vous aurez forcément vu dans d’autres séries ou films (le coup à se demander pendant tout l’épisode « mais où est-ce que je l’ai vu·e, bon sang ?! »). C’est noir, c’est dramatique, c’est bouleversant, c’est une merveille. Vous l’aurez compris, je me suis régalée avec cette série qui gagne illico une place particulière dans mon cœur.
Les quatre premières saisons (pourquoi pas la cinquième ?) sont disponibles librement sur Arte, donc aucune excuse pour ne pas découvrir cette série !

Et vous, quelles ont été vos meilleures (ou pires) lectures du mois ?
Avez-vous fait de belles découvertes ?
Pu passer de bons moments ?
Profité du soleil avant qu’il ne fasse trop chaud ?

Je vous souhaite un beau mois d’avril !

C’est le 1er, je balance tout ! # 49-50 – Janvier-Février 2021

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Ce n’est ni la première ni la dernière fois que ça m’arrive : j’ai raté le bilan de janvier. Du coup, ce sont des lectures de deux mois au lieu d’un que je vous parlerai ici !

Romans (et théâtre)

Lectures graphiques

Côté Top… Pour les lectures graphiques, c’est très simple : Harleen de Stjepan Sejic remporte clairement la palme de la meilleure lecture ! J’en reparle bientôt, mais cette lecture m’a émerveillée, m’a transportée, m’a sidérée, bref, j’ai été bluffée.
Côté romans (ou pièces de théâtre), je pense que ma lecture la plus mémorable reste la relecture de Phèdre de Racine, bien que retrouver Zola et Marie-Aude Murail soit un plaisir à chaque fois renouvelé et que Les sœurs Carmines m’ont fait passé de très bons moments !

Côté Flop… Un petit moins bien pour La guerre des mondes d’H.G. Wells. Je n’ai pas détesté, mais le manque d’émotions et d’attachement pour le personnage fait que je suis restée assez détachée de ce classique de la science-fiction.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

L’appel de la forêt, de Jack London (1903)

L'appel de la forêt (couverture)Je vous avais parlé de Croc-Blanc en novembre dernier, je ne vais donc pas réécrire une chronique complète sur L’appel de la forêt, sorti trois ans plus tôt, sachant que bon nombre de thématiques sont les mêmes. Sauf que le chemin parcouru par notre héros canin est l’inverse : cette fois, Buck, de bon chien domestique californien deviendra chien de traîneau avant de passer lentement à la vie sauvage du Grand Nord.
On retrouve des étapes similaires : des humains violents, des Indiens froids mais justes envers leurs bêtes, une fidélité incommensurable envers un maître bon et salvateur. Bien que non destiné à une telle vie, Buck, comme Croc-Blanc, se montre exceptionnel tant dans ses capacités de chien de traîneau que dans sa force, sa ruse et son intelligence.
Bien que plus court, L’appel de la forêt montre les mêmes qualités narratives qui son petit frère : l’immersion, à travers le regard de Buck, est particulièrement efficace et réjouissante tandis que la plongée dans le monde dur et impitoyable du Grand Nord reste fascinante. Une lecture entraînante et dépaysante.

 Jeannot, de Loïc Clément (scénario) et Carole Maurel (dessin) (2020)

Jeannot (couverture)Après Chaussette et Chaque jour Dracula, Loïc Clément poursuit ses « Contes des cœurs perdus » avec Jeannot. Une histoire – qui fait écho à Chaussette ! – sensible et poétique. Humour et désespoir s’entremêlent intelligemment dans cette BD doucement nostalgique. Le trait de Carole Maurel illustre à merveille cette histoire simple et sincère. Comme toujours avec cet auteur, une excellente découverte.

Côté challenges…

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’avais adoré La guerre des salamandres de Karel Capek et, en plus d’en parler très bien, Des livres rances m’a donné très envie d’approfondir ma découverte de cet auteur avec R.U.R.

Ma chronique sur ce livre avait été plus que succincte, mais celle de Maghily vous convaincra peut-être laisser une chance à Edith Wharton avec Le Temps de l’innocence.

Paul et Virginie est un livre sur lequel j’avais bon nombre de préjugés ; or, avec sa superbe chronique, tellement bien argumentée, Natiora m’a totalement fait changer d’avis et ce livre est rentré directement dans ma liste des livres à lire un jour !

Je m’aperçois que je n’ai jamais parlé d’Heartstopper d’Alice Oseman sur le blog, mais ce n’est pas grave car cela me permet de laisser parler Une bulle de fantasy ! (Par contre, je vous invite vraiment à lire cette superbe histoire si vous êtes à la recherche d’une pure bulle de douceur.)

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Et c’est là que je fais « oups ». Parce que je n’ai rien mis de côté et que j’ai de toute manière si peu été sur l’ordinateur (à part pour le blog) que je n’ai rien en stock…

Ah si, j’ai été fascinée cette vidéo de Max Bird sur les aigles d’Amazonie et le mimétisme stupéfiant d’un autre oiseau local. J’étais à deux doigts de devenir ornithologue après cette vidéo.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier (ou les petits bonheurs, c’est déjà bien).

 Euh… Pas beaucoup d’idées pour cette section. Janvier a été nul et, si février a été un peu mieux, ce n’était pas la fiesta tous les jours. Heureusement qu’il y a eu les livres et les rigolades avec une super collègue.

Ah, si, et j’ai découvert un jeu vidéo sublime (soyons bien d’accord, je n’ai pas vraiment d’éléments de comparaison, je suis novice) : Figment.

Figment 1

Si je dois lui faire un petit reproche, c’est de ne pas être très difficile, mais ce n’est pas si grave car c’est le voyage qui importe le plus. Ce jeu – qui nous plonge dans un esprit un peu en vrac – est juste magnifique. L’histoire est touchante et intelligemment racontée. Le graphisme est top, chaque partie du cerveau ayant une identité visuelle différente. Un voyage dépaysant sans quitter son crâne en somme. Et j’ai été bluffée par l’ambiance sonore : la musique est géniale et le travail sur les voix, notamment celles des cauchemars avec leurs chansonnettes, particulièrement réjouissant. C’était vraiment immersif, ça m’a parlé et ça m’a beaucoup touchée.

Un court bilan donc en dépit des deux mois qu’il recouvre.
Je vous souhaite de belles découvertes et de très bonnes lectures !

C’est le 3, je balance tout ! # 48 – Décembre 2020

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’ai adoré découvrir la suite des aventures d’Arte par Kei Ohkubo dans ce manga dynamique et lumineux dont je toucherai un mot prochainement.

Côté Flop… Idéalis de Christopher Paolini fut sans nul doute ma plus grosse déception du mois. Narration, écriture, intrigue, personnages : je ne retiendrai rien de ce roman de plus de huit cents pages de… pas grand-chose.

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • PAL : 68 + 9 – 5, soit 72.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

La littérature coréenne n’est déjà pas celle qu’on voit le plus, mais dans cet article, la Récolteuse nous invite à nous pencher sur un genre très précis à travers ces chroniques de cinq albums jeunesse coréens. Une balade très sympathique et différente de ce que l’on peut lire habituellement sur son blog qui m’a donnée très envie de découvrir certains titres.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Si vous avez vu The Haunting of Bly Manor, je vous invite à lire l’article de My Dear Ema qui analyse superbement cette excellente mini-série. Je n’aurais pas pu dire le dixième que ce qu’elle écrit ici, donc autant laisser la place à celleux qui savent faire.
Par contre, si vous ne l’avez pas (encore) vue, sachez qu’elle révèle évidemment bon nombre des éléments de l’intrigue. Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Puisque la lecture tourne un peu au ralenti chez moi actuellement, j’ai décidé de ne pas arranger les choses en m’intéressant un peu aux jeux vidéo (envie qui me suit depuis des mois). Et lire Hauntya vendre The Witcher : Wild Hunt, il n’y a pas à dire, ça fait envie ! Son article, comme toujours détaillé et bien écrit, constitue une énumération ininterrompue de points positifs qui m’a d’ores et déjà plongée dans l’univers de ce jeu.

Parce que c’est toujours intéressant de découvrir des artistes, surtout dans des domaines peu mis en avant, je vous invite à découvrir l’article du Pire blog de voyage au monde sur « Auguste Alleaume, ce mec qui insultait les Boches et mettait des biscuits Lu dans ses vitraux ».

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

DES BISCUITS !
Ma passion culinaire ne m’a pas quittée depuis le mois dernier et le mois de décembre s’est placé sous le signe des tests de biscuits en tous genres en vue de Noël. Autant dire que janvier sera un mois beaucoup plus salé car je me suis presque auto-dégoûtée du sucre (même si ça ne m’empêche pas de craquer dès que l’on me tend une tranche de gâteau…).

Sinon, décembre, ça a surtout été deux week-ends avec ma famille, de la neige avec une chienne totalement déchaînée face à cette poudre blanche (chacun·e sa drogue), des cadeaux et de bons moments.

Comme vous l’avez peut-être constaté, le blog tourne un peu au ralenti en ce moment. Déjà parce que je lis moins actuellement, ensuite parce que j’ai du mal à me coller devant l’ordi pour écrire des chroniques après une journée déjà passée devant un écran. D’où mon retard pour ce bilan, ce qui tend à devenir une habitude. J’essayerai de bricoler un petit bilan de l’année de lecture écoulée, mais je ne promets rien.

Néanmoins, je vous souhaite une belle année de lectures et de découvertes !

C’est le 5, je balance tout ! # 47 – Novembre 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’avoue avoir été époustouflée par Croc-Blanc de Jack London pour la façon dont il nous plonge dans son histoire, pour la puissance de ses descriptions, pour la force des évolutions du chien-loup, pour ce regard captivant.
Pour les BD, même à la relecture, L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur est toujours aussi intelligent !

Côté Flop… Nous en reparlerons bientôt (lundi pour être exacte), mais le Journal d’Anaïs Nin n’a pas tout à fait été le coup de cœur attendu…

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

La fille dans l'écran (couverture)La fille dans l’écran, de Lou Lubie et Manon Desveaux : un roman graphique bien sympathique, dessiné à quatre mains ? Page de gauche, en noir et blanc, la vie de Coline dans la campagne française ; page de droite, en couleurs, celle de Marley à Montréal. Une rencontre sur internet et deux vies qui commencent à se répondre et à avancer en parallèle. Un propos très juste, des héroïnes attachantes, ça fonctionne bien !

 Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 19/20 ;
  • PAL : 75 + 1 – 8, soit 68.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Une Bulle de fantasy m’a donné envie de sortir Des souris et des hommes de John Steinbeck de ma PAL, d’autant que, caché dans un recueil, je n’avais pas idée qu’il fut si court. La découverte de ce classique se profile peut-être à l’horizon !

Aliks raconte magnifiquement la beauté du Chant d’Achille et de ce qui fait que ce livre est une pépite et souligne les aspects les plus fantastiques de Circé. Si vous n’avez toujours pas envie de lire Madeline Miller après sa chronique, on ne peut plus rien pour vous.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai adoré l’article si vrai de A livre ouvert sur l’abandon de livres. Un plaidoyer pour le plaisir de la lecture et une vision des choses que je partage totalement !

Vous avez pu voir passer des tags sur mon blog ce mois-ci (pratique quand on n’a pas le temps/l’envie/la motivation/la concentration pour écrire une critiques, or La Récolteuse a également été inspirée… pour en créer un ! Le sien tourne autour des auteur·rices et est loin d’être évident !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

A MANGER !
Je suis actuellement prise d’une frénésie culinaire qui est l’une des rares activités – à part celle consistant à s’affaler dans le canapé – qui parvient à me motiver en rentrant du boulot. J’aimais déjà cuisiner, mais les nouvelles recettes, les ingrédients récemment découverts et les acquisitions d’ustensiles n’ont jamais été aussi présents dans mon esprit. Et tout cela est un peu grâce à (mon compte bancaire me dit « à cause de ») un site dont je crois avoir déjà parlé (mais 1, j’ai la flemme de vérifier – déjà que je suis en retard pour écrire ce bilan… – et 2, il mérite bien qu’on en parle deux fois) : Owi Owi Fouette-moi.
Derrière ce nom insolite se cache un site de cuisine particulièrement réjouissant et appétissant évidemment. Avec un ton plein de peps (expression périmée ?) et d’humour, l’autrice nous présente des recettes toutes plus alléchantes les unes que les autres. J’avais déjà testé les Peace Orechiette, novembre fut le mois des Croustiti, des carottes rôties-harissa-haricots blancs (car, fait improbable, j’avais simultanément des haricots blancs traînant depuis des siècles dans un placard et quelques jeunes carottes que je ne savais comment accommoder : au lieu du résultat fadasse que j’aurais bricolé, ça a donné quelque chose de puissant gustativement parlant), des Pasta Explosion, des rösti au four, du Rackam Chicken, des douces patates, des biscuits miel et flocons, ainsi que du riz au lait à la vanille (j’avais déjà une recette, mais celle-ci était meilleure encore !)
C’était tellement bon que, si vous aimez cuisiner un peu, je vous invite vivement à aller y jeter un œil !

Je vous souhaite un beau mois de décembre !

C’est le 1er, je balance tout ! # 46 – Octobre 2020

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

 Lectures graphiques

Côté Top… Ce mois-ci a été ouvert avec deux valeurs sûres : Harry Potter and the Chamber of Secrets de J.K. Rowling et le tome 2 de Sauveur & Fils de Marie-Aude Murail. Deux livres que je ne chroniquerai pas ici (cependant, je pense que je ferai un jour un article général sur la série Sauveur & Fils), mais qui sont toujours synonymes de douceur, de magie et bonheur livresque. (Et heureusement car, à part ça, le reste du mois n’a pas été folichon, même s’il s’est clôturé avec une très chouette relecture d’American Gods de Neil Gaiman.)
Question lectures graphiques, j’ai eu le plaisir de découvrir le manga onirique L’Enfant et le Maudit de Nagabe et de retrouver les garçons d’Heartstopper d’Alice Oseman (j’en parlerai aussi sûrement à l’occasion parce que ces bouquins sont tout simplement irrésistibles !).

Côté Flop… La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe a malheureusement peiné à m’enthousiasmer comme je l’explique davantage ci-dessous.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Le prince et la couturière, de Jen Weng (2017)
Une chouette histoire d’amitié et d’identité au milieu des aristos et des jolies robes, portée par un trait très doux, qui s’est révélée très touchante et impossible à lâcher. Merci à l’amie Alberte de nous l’avoir fait découvrir au détour d’un bilan !

Le prince et la couturière (couverture)

A présent, passons aux lectures m’ayant laissé plutôt mitigée.

La pluie, avant qu’elle tombe, de Jonathan Coe (2007)
La pluie, avant qu'elle tombe (couverture)Une histoire de famille, plusieurs générations de femmes, des non-dits, des regrets, des désamours et des erreurs, le tout raconté à travers la description de vingt images – photographies, tableau, carte postale. La plume de Jonathan Coe est agréable, il y a de beaux passages (enfin, un… deux… je réalise en y repensant que peu d’entre eux m’ont marquée finalement), l’intrigue aurait pu être intéressante, et pourtant ce roman n’a pas su me toucher. Je suis restée à côté tout du long, je ne me suis pas attachée aux personnages, les descriptions détaillées ont fini par me lasser et j’étais contente de revenir aux digressions, aux histoires entourant l’image en question et qui en montraient parfois une tout autre facette. Et cette fin… promesse d’une surprise et d’émotions, que dire à part qu’elle est complètement tombée à plat. Après avoir passé des années dans ma PAL, ce livre ne va même pas rejoindre mes bibliothèques tant il m’a laissée indifférente (peut-être aurai-je dû suivre mon instinct et l’abandonner au bout de cent pages, mais bon, il était plutôt vite lu malgré tout).

Salem, de Stephen King (1975)
Salem (couverture)Cette fois, c’est La Geekosophe qui m’a poussée à sortir ce titre de ma PAL. Ici, aucun rapport avec les fameuses sorcières comme je le pensais, mais une reprise du mythe du vampire au cœur d’une petite ville du Maine, Jerusalem’s Lot, aka Salem.
J’ai adoré tous ces moments où la tension monte tranquillement, ces passages où il ne se passe encore rien, mais où l’ambiance s’alourdit, où l’on a envie de dire aux protagonistes de rentrer chez eux et où l’on se crispe peu à peu. Avec cette atmosphère lourde et froide, cette maison à l’aura maléfique qui trône sur sa colline, cette multitude de points de vue, ça a été un très bon moment de lecture.
Cependant, je ne peux m’empêcher d’être un petit peu désappointée quant à l’appropriation de ce mythe fort sanglant. Je m’attendais à ce que King en fasse quelque chose de différent, le transforme un peu pour nous offrir une version personnalisée du vampire. Or on retrouve tous les poncifs de la légende et les personnages font bien de se référer au Dracula de Bram Stocker vu que « leur » vampire pourrait être son frère. Ça reste très classique et prévisible, ce qui est plutôt décevant.
Une lecture en demi-teinte, agréable mais pas inoubliable.

Alarga !, d’Hélène Tayon (2009)
Alarga ! (couverture)Encore une antiquité de ma PAL ! L’histoire d’un jeune Turc qui plaque sa famille, son héritage et sa vie tranquille pour découvrir l’Europe, l’histoire de sa famille, l’histoire de quelques décennies. Ça a été une lecture très fluide – dévorée en deux jours – et plutôt agréable. Les portraits tracés au fil du roman sont parfois truculents et hauts en couleurs, certains m’ont amusée ou attendrie (comme par exemple, les magouilles d’un coiffeur de village pour s’incruster chez « celui qui a réussi à Paris »), mais racontent aussi les différentes générations, les évolutions de la Turquie au cours du XXe siècle (de manière succincte, ça reste un roman assez dynamique). Il y avait donc un côté dépaysant plutôt sympathique.
Toutefois, il y a eu un point négatif à mes yeux : la succession de scènes de sexe tout au long du roman. Je comprends bien que l’autrice raconte les appétits de vivre, de tout connaître, de tout ressentir, mais ça a fini par me lasser, d’autant que j’ai trouvé la narration assez répétitive dans ces scènes.
Un livre que j’ai lu sans déplaisir, mais qui ne me marquera pas.

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 19/20 ;
  • PAL : 79 + 1 – 5, soit 75.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je m’aperçois que je n’ai presque rien mis de côté dans mes favoris « trucs dont je veux parler lors du C’est le 1er », si ce n’est une chronique de Tata Alberte ! Qui, avec sa verve habituelle et en dépit d’une couverture kitchissime, m’a bien donné envie de découvrir Les Robots d’Isaac Asimov, classique de la SF dont j’ignorais totalement le statut de nouvelles. Je me suis couchée moins bête ce soir-là, alors merci Alberte !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Je n’ai pas de lien, mais je vais vous parler de ma meilleure découverte du mois pour laquelle je dois remercier chaleureusement la Récolteuse. Je parle évidemment de la série Crazy Ex-Girlfriend.

CEGF1

Ça chante, ça danse, ça parle de maladies mentales (dépression, angoisse, alcoolisme et autres joyeusetés), de combien le quotidien peut être épuisant, du fait d’avoir besoin d’aide, d’intensité, de femmes (de sexualité féminine, de santé féminine, avec des sujets qu’on ne voit pas tous les jours, de la cystite à l’avortement), les personnages sont fabuleux, leurs acteur·rices brillant·es, Rachel Bloom aka Rebecca Bunch est magistrale, c’est addictif, c’est drôle, c’est dramatique, c’est intelligent, c’est fort, bref, c’est brillant, un point c’est tout.

Crazy Ex-Girlfriend

(La dernière fois qu’une série m’avait fait cet effet de « c’est tellement bien écrit, ça me parle tellement », c’était avec la fabuleuse merveilleuse inattendue trop courte série Fleabag.)

Fleabag

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Dans le monde des choses socialement valorisées, je devrais parler du fait que j’ai retrouvé du boulot pour quelques mois, mais ce que je retiens plutôt de ce mois d’octobre, ce sont :

  • Une gigantesque fournée de cookies qui, sans vouloir me vanter, étaient vraiment divins et tellement réconfortants (justement pendant ma semaine de reprise) ;
  • Un butternut farci délicieux (oui, je me jette des fleurs, mais c’est l’endroit pour, non ?) ;
  • Une randonnée dans le Cézallier, un endroit magique de grandes étendues herbeuses, de petits lacs et de vaches aux grands yeux si doux ;
  • Les couleurs de l’automne, dont on ne profitera pas en novembre faute de sorties ;
  • Une soirée jeux chez une amie ;
  • Un week-end dans la nouvelle maison de mes parents, perdue dans la pampa auvergnate ;
  • Approcher de la fin du challenge Les 4 éléments (qui stagnait depuis des mois et des mois) ;
  • Avoir réussi à boucler ce petit bilan pour le jour J.

Petite question pour vous si vous êtes lecteur·rice de Stephen King :
Lequel me conseillez-vous pour ma prochaine lecture (qui sera peut-être dans plusieurs mois, soyons claire) ?
Lequel (ou lesquels) préférez-vous ?
(Pour info, j’ai déjà lu Ça, Shining, Docteur Sleep, Misery et Salem. Ah, et Cujo que j’avais détesté.)

Je vous souhaite un aussi bon mois de novembre que possible,
en dépit de la situation !