Arena 13, de Joseph Delaney (2015)

Arena 13 (couverture)Les humains ont été vaincus par les créatures qu’ils avaient eux-mêmes créés. Non pas des robots – comme il a souvent été raconté au cinéma et dans les livres –, mais par des djinns dont certains les « djinns scélérats » se sont libérés des programmes qui les dominaient. Dans la ville de Gindeen, à Midgard, le pays où ils sont rassemblés, le divertissement le plus populaire prend place dans les grandes arènes. Et surtout dans l’Arène 13 où les combats sont à mort. Leif, 14 ans, arrive en ville avec l’intention de devenir le plus grand combattant et ainsi vaincre celui qui terrorise tout le monde… Hob. Il entame son apprentissage sous la houlette du plus grand maître d’arme de la ville, Tyron.

Quand j’ai commencé le roman, j’ai pensé que ma critique allait être plutôt négative. En effet, outre le fait que la couverture ne me plaît pas vraiment (trop brute, trop sur le sang et le combat, avec ce casque qui m’évoque un mauvais film d’horreur… bref), j’ai eu du mal à rentrer dedans, à sympathiser avec Leif. L’énumération des règles de combat dans les arènes – même si elles se sont avérées bien utiles plus tard, pour ne pas se perdre dans les différentes manières de combattre – m’ont semblé annoncer un livre où les combat, le sang et la mort seraient présents à toutes les pages.
Mais finalement, j’ai accroché (il faut reconnaître que le livre se dévore en peu de temps).

Tout d’abord, j’ai été surprise de trouver là un roman de SF, je m’attendais à de la fantasy avec une histoire d’orphelin qui doit apprendre à combattre, gravir les échelons pour vaincre un « grand méchant » et libérer l’humanité. Pourtant, le fait est là. Il y est évoqué des « armes anciennes » dites atomiques, des outils dépassés comme des claviers. Et surtout le langage Nym découle du – bien réel – langage Forth inventé par Charle H. Moore.
Dans cette dystopie, les mythes anciens semblent avoir repris le contrôle. Les hommes sont confinés à Midgard, la terre des humains dans la mythologie nordique et les djinns sont des créatures surnaturelles présentes dans l’islam qui, comme Hob dans Arena 13, sont capables de se métamorphoser et de contrôler l’esprit humain.

Ensuite, j’ai fini par apprécier les personnages, notamment Leif, Kwin et Deinon, respectivement fille et apprenti de Tyron. Le premier pour son passé et son acharnement pour arriver à son but, la seconde pour ses remises en question du monde qui l’entoure (l’interdiction des femmes de combattre, le traitement des lacres, les paris clandestins dans les profondeurs de la Roue, etc.), sa détermination et son imprévisibilité (j’espère qu’elle aura un rôle important à jouer dans la suite de la série) et le troisième pour l’intelligence que l’on sent se dessiner sous son apparence souriante et sa capacité à relativiser. Par exemple, il ne semble jamais envier les richesses de Palm à l’inverse de Leif. Palm, quant à lui, est une sorte de Drago Malefoy. Profitant sans vergogne de la richesse de son père, méprisant, se délectant de l’échec des autres, cet apprenti au regard froid s’annonce l’ennemi de Leif comme Drago est celui d’Harry.

« Il se croyait manifestement au-dessus de nous, et cela l’agaçait de perdre son temps à cause de moi. »

« Dans les yeux de Palm, il n’y avait que de l’envie et de la haine. Je venais de me faire un ennemi. »

Quant à Tyron, je dirais qu’il est tel qu’on l’attend : puissant (le meilleur dans son domaine), sévère mais juste…

Il n’y a pas de longues et répétitives descriptions de combats (du moins pas dans ce premier tome, je ne sais pas combien de volumes comptera la série…). Il y en a, mais il y a aussi les entraînements où l’on voit Leif se perfectionner, les relations entre les personnages, la visite des lieux clés de Gindeen (la Roue, les abattoirs, les différents quartiers, etc.), les mésaventures de Kwin… Les différents éléments se mettent en place, des questions sont posées, des sujets sont évoqués comme les lacres (je m’interroge notamment sur le conscience, soi-disant inexistante), le peuple Genthai qui semble avoir trouvé un mode de vie alternatif, le monde par-delà la Grande Barrière qui empêche les humains de quitter Midgard…

Ce roman est vraiment intéressant, notamment par ce mélange de magie, de SF, de fantasy et un peu de péplum (avec ces combats d’arènes qui ne sont pas sans rappeler les gladiateurs), mais lire la suite me sera nécessaire pour me prononcer plus définitivement.

« Le monde était ainsi fait : c’était une loterie. »

Arena 13, Joseph Delaney. Bayard, 2015 (2015 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Sidonie Van den Dries. 389 pages.

Le cabinet du docteur Black, de E.B. Hudspeth (2013)

Le cabinet du docteur black (couverture)« Résurrectionniste. Adj. et n. m. 1. Personne qui exhume ou dérobe des cadavres. 2. Personne qui ressuscite ou revient à la vie. [De l’anglais resurrectionist] »

Le cabinet du docteur Black est divisé en deux parties.

La première est une biographie du dit docteur. Comment ce fils de pilleur de tombes fut initié très jeune à l’anatomie. Comment ce brillant médecin, scientifique reconnu et admiré par ses pairs, époux heureux, abandonna tout peu à peu. Comment sa volonté de découvrir à tout prix les origines des êtres humains le mena à des expériences se rapprochant davantage de la torture que de la recherche médicale. Comment son esprit, obnubilé par une idée fixe, progressivement perdit pied. Car le docteur Spencer Edward Black a une idée, non, une certitude : centaures et chimères, sirènes et harpies, pégases et satyres ont existé autrefois. Ils sont les ancêtres des êtres humains et animaux actuels et leurs gènes réapparaissent quelques fois dans des cas de malformations. Et pour le prouver, s’appuyant sur de prétendus squelettes, il réalise des greffes sur des animaux, des hommes, des femmes ou des enfants : des greffes d’ailes ou de têtes supplémentaires par exemple.

La seconde partie est davantage graphique. Il s’agit du Codex Extinct Animalia : Étude des espèces moins connues du règne animal. Rédigé par le docteur Black, ce « Manuel de référence pour tous les praticiens en sciences, médecine et philosophie » présente les différentes créatures dont Black est persuadé de l’existence. Des textes introduisent chacune d’entre elles ainsi qu’une classification détaillée (règne, phylum – ou embranchement –, classe, ordre, famille, genre et espèce), mais ce sont les illustrations qui font la beauté de ce livre : des schémas détaillés de leur ossature et de leur musculature. De face, de dos, de dessus, les couches inférieures et supérieures, rien n’est dissimulé à l’œil curieux du lecteur. Les harpies ont même droit à des esquisses de leurs organes internes ainsi que de leurs œufs et embryons.

Les onze créatures ici dévoilées sont :

  • Le sphinx ;
  • La sirène ;
  • Le satyre ;
  • Le minotaure ;
  • Le ganesh ;
  • La chimère ;
  • Le cerbère ;
  • Le pégase ;
  • Le dragon ;
  • Le centaure ;
  • La harpie.

La première de couverture noire et sobre avec ce squelette ailé avait déjà attiré mon regard en librairie et le contenu ne m’a pas déçue. L’histoire du docteur Black est dérangeante par sa volonté de prouver en récréant ce qui a, selon lui, existé qui l’entraîne dans une folie de plus en plus profonde. Chirurgie, taxidermie, est-il un génie ou un charlatan ? Doit-on s’émerveiller devant ses créations ou en être révulsé ? Ce docteur Frankenstein animalier suscite à la fois fascination et répulsion. Cette biographie, agrémentée de croquis, de lettres et d’extraits de journaux, nous pousse à croire le sérieux de cette histoire. E.B. Hudspeth prouve son talent en nous faisant ainsi osciller entre fiction et réalité…

Les illustrations sont détaillées, rigoureuses et, pour ces qualités, crédibles. Les créatures sont majestueuses, imposantes, touchantes. Il pourrait y avoir un peu de lassitude au bout de la centième page de schémas dû à la répétition des noms de muscles et d’os (car ce sont évidemment toujours sensiblement les mêmes), mais il y a un tel réalisme que cela m’a captivée. Toutefois, je regrette vraiment qu’il n’y ait pas davantage d’explications sur chaque espèce.

Il est fascinant d’imaginer comment ces créatures pouvaient se mouvoir, comment le corps humain du minotaure pouvait supporter le poids de sa tête de taureau, comment le pégase pouvait soulever son pesant corps d’équidé, etc. Il y a en cela des similarités avec le travail de réflexion et de concept art des équipes des films Harry Potter pour faire naître sur grand écran le bestiaire des livres (œuvre que l’on retrouve dans The Creature Vault).

 

Le Pré aux clercs propose ici un superbe ouvrage qui appelle forcément le souvenir d’Edgar Allan Poe. Exquisément macabre et légèrement perturbant, il pose la fameuse question : « Et si c’était vrai ? » Les illustrations de E.B. Hudspeth sont sublimes et magnifient ces antiques créatures. Je suis contente de placer sur les rayonnages de ma bibliothèque (enfin, pour le jour où j’aurais une vraie bibliothèque avec des rayonnages sur tous les murs) un ouvrage de si belle qualité et aux idées aussi hors du commun.

 Le trailer du livre

« J’ai dépecé beaucoup d’hommes. Tous sont innocents et égaux lorsqu’ils sont sur la table. Tous sont exquis et grotesques. »

« Il fut un temps où la nature portait un autre masque. Depuis que j’ai décidé de découvrir ses secrets, mes tentatives n’ont fait que se multiplier. Quelles luttes livrées en essayant de voir ce visage primitif, ce à quoi la nature ressemblait à l’origine. Le destin a désormais exécuté le plan qu’il a soigneusement échafaudé : ma ruine finale et totale. A présent, il rit, et j’entendrai cette mère de la nature toutes les nuits jusqu’à ce que mon heure vienne ; je l’entendrai appeler. Cette chose misérable, baignée d’immondices dont seul le chant démoniaque dépasse l’infamie. »

« Nous, les médecins, nous ne sommes pas des dieux, mais nous faisons leur travail. »

Le cabinet du docteur Black, E.B. Hudspeth. Le Pré aux Clercs, 2014 (2013 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marion Cot-Nicolas. 191 pages.

Le vilain petit canard, n°1, septembre-octobre 2014

Le vilain petit canard (couverture n°1)Non, pas de volatiles ici, le canard en question, c’est un magazine ou plutôt « un nouveau journal pour enfants » qui « arrive en ville (et à la campagne) » comme l’indique son sous-titre. Le ton est donné pour les quarante pages qui suivent !

La volonté du journal et de ses auteurs : « ne pas se soucier de ressembler aux autres canards, inventer au fur et à mesure, et avec vous, un journal qui soit beau comme un cygne. »

Que trouve-t-on dans ce nouveau journal qui veut rallier tous « les « pas-comme-il-faut », les « zarbis », les « différents » » ? A première vue, ce qu’il y a dans de nombreux périodiques pour la jeunesse, c’est-à-dire une partie fiction et une partie documentaire. Plus un poster !

Fiction, disons-nous ? Dans ce premier numéro, on parle de la naissance du monde selon la mythologie grecque et on rencontre Gaïa et Ouranos, les Cyclopes, les Erynies, les Hécatonchires (eh oui ! n’ayons pas peur des mots « compliqués », les enfants sauront parfaitement se les approprier !), Cronos et… les Dieux Olympiens seront à découvrir plus tard ! Et en plus, une BD, une enquête policière comme un roman feuilleton…

Et pour ce qui est du documentaire ? Écologie et féminisme (pour des garçons féministes, pour des filles féministes, pour une langue féministe) sont les sujets abordés ici. On ne prend pas les enfants pour des idiots, Le Vilain petit canard se charge, avec force d’humour, de les responsabiliser et de leur ouvrir les yeux sur des débats de société. Leur parler dès à présent des enjeux de leur comportement vis-à-vis de la planète ou des femmes pour en faire des adolescents, puis des adultes un peu plus intelligents peut-être, plus vigilants à l’égalité entre les hommes et les femmes, plus sensibles à leur environnement. Tout est expliqué avec pédagogie, avec simplicité et avec humour. Un journal qu’il faudrait mettre dans beaucoup de mains…

On aime ou on n’aime pas les illustrations (que le lecteur est invité à colorié selon ses envies), mais elles ont le mérite d’être originales et de trancher avec les dessins bien léchés auxquels la production jeunesse peut nous avoir habitués.

Un journal explosif où l’on apprend à insulter sans rabaisser ou à fabriquer des bombes (à graines) ! Une initiative décalée et bourrée d’humour ! Une découverte à partager sans limite !

« Un nouveau journal pour les enfants »… Mais pourquoi le limiter aux enfants ?

 

 Le début de l’édito de ce premier numéro :

 « Chers lecteurs, chères lectrices !

On ne vous connaît pas encore, mais pour nous c’est un jour historique, c’est comme si on marchait sur la Lune ! Cela fait bien longtemps qu’on en rêve, faire un journal, et si vous le tenez dans vos mains c’est que voilà, ça y est ! Ça a commencé ! Mais d’abord faire un journal, et aussi lire un journal tant qu’on y est, pour quoi faire ?

Bonne question. Pour ne rien vous cacher, on trouve que c’est un peu ce qui se rapproche le plus de l’idéal, un journal : on peut y raconter des histoires, s’y poser des questions, confronter des points de vues, changer d’avis, et surtout tout ça à plusieurs, parce qu’on n’est jamais trop de fous ! »

Vito. Tome 1, L’autre côté, par Eric Stalner

VitoTrès brève critique aujourd’hui.

Premier point, l’histoire est intéressante. C’est un bon début. C’est un mélange de mythologie et de cinéma dans le paysage sicilien (si ce n’est pas beau, ça !), de recherche des origines et de différence. Cet univers mythologique qui s’installe peu à peu dans la réalité avec ses faunes et ses centaures est des plus séduisants. Et l’on se laisse facilement embarquer… pour trop peu de temps. On regrette que la bande dessinée ne fasse que 48 pages. Mais ça, c’est souvent le problème de ce format et c’est ce qui me frustre dans la bande dessinée.

Mais ce qui m’a amenée vers cette bande dessinée, ce sont les dessins. C’est essentiel pour moi. Evidemment, il vaut mieux que l’histoire soit intéressante, mais les illustrations sont primordiales. Et là, elles sont simplement magnifiques. Les dessinateurs capables de réaliser des illustrations aussi belles, aussi réalistes, aussi captivantes restent pour moi un mystère et un émerveillement sans fin.

Je ne pense pas que ce sera la bande dessinée qui marquera ma vie car elle est courte et, même si l’histoire est sympa et les personnages attachants, n’a rien de bouleversant, mais je me souviendrai en revanche d’un grand plaisir pour les yeux grâce à de superbes dessins.

« Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas quelque chose qu’il n’existe pas. »

Vito, tome 1 : L’autre côté, Eric Stalner. Glénat, coll. Graphica, 2013. 48 pages.

La Légende des Hautes Terres, par Mireille Calmel (2008-2010)

Légende des Hautes Terres - Chant des Sorcières 2
La Légende des Hautes Terres
est composée de deux cycles : Le chant des sorcières (3 tomes) et La reine de lumière (2 tomes, Elora et Terra Incognita). Je me contenterai d’une seule critique pour les cinq volumes.

Légende des Hautes Terres - Chant des Sorcières 1

Je ne peux pas refuser à Mireille Calmel le talent d’entraîner son lecteur, ni celui de maîtriser l’art du suspense en fin de chapitre pour susciter la curiosité, l’avidité d’en savoir davantage. Ces livres ne marqueront pas le XIXe siècle, mais ils ont un côté légèrement addictif, et après tout, un peu de légèreté ne fait pas de mal de temps à autre. De plus, étant en train de préparer mon mémoire de stage, je n’avais pas vraiment le temps de m’impliquer dans des romans plus longs, plus intellectuels – disons que je savais que si j’avais commencé un tel ouvrage, j’aurais totalement abandonné mon travail quitte à m’en mordre les doigts plus tard. Par conséquent, des livres lus en 3h30 me convenaient parfaitement.

Légende des Hautes Terres - Chant des Sorcières 3

Comme je le disais, nous sommes entraînés dans les aventures d’Algonde – dont j’ai regretté la perte d’importance dans le second cycle –, d’Hélène, de Constantin, de Mounia, de Mathieu, de Khalil et de tous les autres dans une seule hâte : celle de savoir la fin. Les changements de personnages et de points de vue donnent un sentiment de supériorité au lecteur qui en sait davantage et peut faire des regroupements en fonction de ce que savent les différents protagonistes.

Légende des Hautes Terres - Reine de Lumière - 1, EloraA propos de ces personnages, je n’ai qu’un seul regret, c’est celui qu’ils sont un peu trop beaux, trop bons. En y réfléchissant, il est vrai que chacun commet des actes peu recommandables, mais il en ressort quand même cette impression de bonté recouverte d’une bonne couche d’amour ; quoi qu’ils fassent, c’était pour la bonne cause, ce n’était pas de leur faute, c’était leur destin, ce qui fut ne peut être défait, etc. Et ont-ils vraiment un caractère différent les uns des autres ? Ne sont-ils pas tous fiers, courageux, prêts à tout pour les leurs, etc. ? Je leur trouve une certaine unité, uniformité. Même amour pour leurs enfants et leur compagnon (leur seul et vrai amour), mêmes séparations, mêmes souffrances, mêmes sacrifices, même bonheur à la fin. Finalement, la seule qui m’a vraiment semblé différente, c’est Fanette car on la déteste parfois et on la comprend à d’autres moments. Autre reproche : la fin est beaucoup trop « happy ending ». Je ne dis pas qu’il faut que tout le monde meurt à la fin, mais là… C’est trop. Trop de bonheur, trop de guérisons, trop d’amour, trop dégoulinant. Trop.

Légende des Hautes Terres - Reine de Lumière - 2, Terra IncognitaJ’ai l’impression que Mireille Calmel s’est faite plaisir dans ces romans en mêlant à l’Histoire toutes les légendes possibles de tous les pays et toutes les époques : le prince Djem, Mélusine, les dieux d’Egypte, Merlin, les nuraghes de la Sardaigne, la découverte de l’Amérique, les Harpies, les Borgia, et même tout un bestiaire (vouivre, dragon et même licorne !). Le mélange de toutes ces histoires entrecoupées des prémonitions, des révélations des uns et des autres produit un joyeux « melting pot » qui a satisfait mon goût pour les histoires et les légendes.

Ainsi, malgré des personnages un peu trop bons, l’enchaînement rapide des événements, les légendes et l’écriture agréable participent à faire de ces romans (était-ce nécessaire d’en écrire cinq ?) un bon divertissement, qui sera vite oublié.

En plus, j’ignorais totalement qu’un Borgia avait été pape et que le prince Djem avait réellement existé.

« Ils s’étaient séparés comme ils s’étaient aimés.
Brusquement.
Avec cette violence propre aux instants précieux parce qu’interdits.
Sans un seul mot échangé.
 »

« Le bonheur, c’était de retenir entre ses doigts un moment parfait. »

Le chant des sorcières, tome 1, Mireille Calmel. XO éditions, 2008. 384 pages.

Le chant des sorcières, tome 2, Mireille Calmel. XO éditions, 2008. 368 pages.

Le chant des sorcières, tome 3, Mireille Calmel. XO éditions, 2008. 448 pages.

La reine de lumière, tome 1 : Elora, Mireille Calmel. XO éditions, 2009. 368 pages.

La reine de lumière, tome 2 : Terra Incognita, Mireille Calmel. XO éditions, 2010. 448 pages.