C’est le 1er, je balance tout ! # 46 – Octobre 2020

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

 Lectures graphiques

Côté Top… Ce mois-ci a été ouvert avec deux valeurs sûres : Harry Potter and the Chamber of Secrets de J.K. Rowling et le tome 2 de Sauveur & Fils de Marie-Aude Murail. Deux livres que je ne chroniquerai pas ici (cependant, je pense que je ferai un jour un article général sur la série Sauveur & Fils), mais qui sont toujours synonymes de douceur, de magie et bonheur livresque. (Et heureusement car, à part ça, le reste du mois n’a pas été folichon, même s’il s’est clôturé avec une très chouette relecture d’American Gods de Neil Gaiman.)
Question lectures graphiques, j’ai eu le plaisir de découvrir le manga onirique L’Enfant et le Maudit de Nagabe et de retrouver les garçons d’Heartstopper d’Alice Oseman (j’en parlerai aussi sûrement à l’occasion parce que ces bouquins sont tout simplement irrésistibles !).

Côté Flop… La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe a malheureusement peiné à m’enthousiasmer comme je l’explique davantage ci-dessous.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Le prince et la couturière, de Jen Weng (2017)
Une chouette histoire d’amitié et d’identité au milieu des aristos et des jolies robes, portée par un trait très doux, qui s’est révélée très touchante et impossible à lâcher. Merci à l’amie Alberte de nous l’avoir fait découvrir au détour d’un bilan !

Le prince et la couturière (couverture)

A présent, passons aux lectures m’ayant laissé plutôt mitigée.

La pluie, avant qu’elle tombe, de Jonathan Coe (2007)
La pluie, avant qu'elle tombe (couverture)Une histoire de famille, plusieurs générations de femmes, des non-dits, des regrets, des désamours et des erreurs, le tout raconté à travers la description de vingt images – photographies, tableau, carte postale. La plume de Jonathan Coe est agréable, il y a de beaux passages (enfin, un… deux… je réalise en y repensant que peu d’entre eux m’ont marquée finalement), l’intrigue aurait pu être intéressante, et pourtant ce roman n’a pas su me toucher. Je suis restée à côté tout du long, je ne me suis pas attachée aux personnages, les descriptions détaillées ont fini par me lasser et j’étais contente de revenir aux digressions, aux histoires entourant l’image en question et qui en montraient parfois une tout autre facette. Et cette fin… promesse d’une surprise et d’émotions, que dire à part qu’elle est complètement tombée à plat. Après avoir passé des années dans ma PAL, ce livre ne va même pas rejoindre mes bibliothèques tant il m’a laissée indifférente (peut-être aurai-je dû suivre mon instinct et l’abandonner au bout de cent pages, mais bon, il était plutôt vite lu malgré tout).

Salem, de Stephen King (1975)
Salem (couverture)Cette fois, c’est La Geekosophe qui m’a poussée à sortir ce titre de ma PAL. Ici, aucun rapport avec les fameuses sorcières comme je le pensais, mais une reprise du mythe du vampire au cœur d’une petite ville du Maine, Jerusalem’s Lot, aka Salem.
J’ai adoré tous ces moments où la tension monte tranquillement, ces passages où il ne se passe encore rien, mais où l’ambiance s’alourdit, où l’on a envie de dire aux protagonistes de rentrer chez eux et où l’on se crispe peu à peu. Avec cette atmosphère lourde et froide, cette maison à l’aura maléfique qui trône sur sa colline, cette multitude de points de vue, ça a été un très bon moment de lecture.
Cependant, je ne peux m’empêcher d’être un petit peu désappointée quant à l’appropriation de ce mythe fort sanglant. Je m’attendais à ce que King en fasse quelque chose de différent, le transforme un peu pour nous offrir une version personnalisée du vampire. Or on retrouve tous les poncifs de la légende et les personnages font bien de se référer au Dracula de Bram Stocker vu que « leur » vampire pourrait être son frère. Ça reste très classique et prévisible, ce qui est plutôt décevant.
Une lecture en demi-teinte, agréable mais pas inoubliable.

Alarga !, d’Hélène Tayon (2009)
Alarga ! (couverture)Encore une antiquité de ma PAL ! L’histoire d’un jeune Turc qui plaque sa famille, son héritage et sa vie tranquille pour découvrir l’Europe, l’histoire de sa famille, l’histoire de quelques décennies. Ça a été une lecture très fluide – dévorée en deux jours – et plutôt agréable. Les portraits tracés au fil du roman sont parfois truculents et hauts en couleurs, certains m’ont amusée ou attendrie (comme par exemple, les magouilles d’un coiffeur de village pour s’incruster chez « celui qui a réussi à Paris »), mais racontent aussi les différentes générations, les évolutions de la Turquie au cours du XXe siècle (de manière succincte, ça reste un roman assez dynamique). Il y avait donc un côté dépaysant plutôt sympathique.
Toutefois, il y a eu un point négatif à mes yeux : la succession de scènes de sexe tout au long du roman. Je comprends bien que l’autrice raconte les appétits de vivre, de tout connaître, de tout ressentir, mais ça a fini par me lasser, d’autant que j’ai trouvé la narration assez répétitive dans ces scènes.
Un livre que j’ai lu sans déplaisir, mais qui ne me marquera pas.

Côté challenges…

  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 51/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 19/20 ;
  • PAL : 79 + 1 – 5, soit 75.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je m’aperçois que je n’ai presque rien mis de côté dans mes favoris « trucs dont je veux parler lors du C’est le 1er », si ce n’est une chronique de Tata Alberte ! Qui, avec sa verve habituelle et en dépit d’une couverture kitchissime, m’a bien donné envie de découvrir Les Robots d’Isaac Asimov, classique de la SF dont j’ignorais totalement le statut de nouvelles. Je me suis couchée moins bête ce soir-là, alors merci Alberte !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Je n’ai pas de lien, mais je vais vous parler de ma meilleure découverte du mois pour laquelle je dois remercier chaleureusement la Récolteuse. Je parle évidemment de la série Crazy Ex-Girlfriend.

CEGF1

Ça chante, ça danse, ça parle de maladies mentales (dépression, angoisse, alcoolisme et autres joyeusetés), de combien le quotidien peut être épuisant, du fait d’avoir besoin d’aide, d’intensité, de femmes (de sexualité féminine, de santé féminine, avec des sujets qu’on ne voit pas tous les jours, de la cystite à l’avortement), les personnages sont fabuleux, leurs acteur·rices brillant·es, Rachel Bloom aka Rebecca Bunch est magistrale, c’est addictif, c’est drôle, c’est dramatique, c’est intelligent, c’est fort, bref, c’est brillant, un point c’est tout.

Crazy Ex-Girlfriend

(La dernière fois qu’une série m’avait fait cet effet de « c’est tellement bien écrit, ça me parle tellement », c’était avec la fabuleuse merveilleuse inattendue trop courte série Fleabag.)

Fleabag

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Dans le monde des choses socialement valorisées, je devrais parler du fait que j’ai retrouvé du boulot pour quelques mois, mais ce que je retiens plutôt de ce mois d’octobre, ce sont :

  • Une gigantesque fournée de cookies qui, sans vouloir me vanter, étaient vraiment divins et tellement réconfortants (justement pendant ma semaine de reprise) ;
  • Un butternut farci délicieux (oui, je me jette des fleurs, mais c’est l’endroit pour, non ?) ;
  • Une randonnée dans le Cézallier, un endroit magique de grandes étendues herbeuses, de petits lacs et de vaches aux grands yeux si doux ;
  • Les couleurs de l’automne, dont on ne profitera pas en novembre faute de sorties ;
  • Une soirée jeux chez une amie ;
  • Un week-end dans la nouvelle maison de mes parents, perdue dans la pampa auvergnate ;
  • Approcher de la fin du challenge Les 4 éléments (qui stagnait depuis des mois et des mois) ;
  • Avoir réussi à boucler ce petit bilan pour le jour J.

Petite question pour vous si vous êtes lecteur·rice de Stephen King :
Lequel me conseillez-vous pour ma prochaine lecture (qui sera peut-être dans plusieurs mois, soyons claire) ?
Lequel (ou lesquels) préférez-vous ?
(Pour info, j’ai déjà lu Ça, Shining, Docteur Sleep, Misery et Salem. Ah, et Cujo que j’avais détesté.)

Je vous souhaite un aussi bon mois de novembre que possible,
en dépit de la situation !

C’est le 1er, je balance tout ! # 45 – Septembre 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… Entre La ballade d’Iza, Circé et Chavirer, j’ai été conquise par la plume de ces trois autrices – hongroise, américaine et française. Un roman psychologique sur l’impossible compréhension entre une mère et une fille, un récit mythologique revisité de manière magistrale et un roman bouleversant sur le corps, la souffrance, la culpabilité et le pardon. (Mes chroniques sur les deux derniers arrivent.)

Côté Flop… Pas de véritable flop, mais une déception concernant la forme et le travail éditorial sur l’Atlas illustré de Tolkien.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Les meurtres de Molly Southbourne (couverture)Les meurtres de Molly Southbourne, de Tade Thompson (2017)
Molly n’est pas gâtée par la vie vu que le moindre sang versé fait naître des sosies, des mollys qui, si elles semblent gentilles au premier abord, chercheront à la tuer un peu plus tard. En 100 pages, cette novella de science-fiction horrifique nous donne à découvrir sa vie, ses tentatives pour se comprendre et les combats qu’elle doit perpétuellement mener. Si le côté court de ce joli petit livre m’a un peu frustrée, ce fut malgré tout une lecture sympathique – qui m’a rappelé Frankenstein et The Thingdont j’ai adoré les thématiques du double et du rapport violent et conflictuel à son propre corps. L’écriture de Tade Thompson est efficace, allant à l’essentiel en donnant assez de détails pour que le tout soit très visuel. Je regrette simplement que l’ouvrage ne se termine pas sur une fin aussi marquante et efficace que l’idée de base, je m’attendais à une émotion forte, à de la surprise, à quelque chose qui ancrerait l’histoire dans mon esprit. Ce ne fut malheureusement pas le cas. Une bonne lecture, difficile à lâcher avant la fin, mais qui restera sûrement anecdotique pour moi. (Malgré tout, curieuse d’en savoir davantage, j’ai réservé la suite, La survie de Molly Southbourne, à la bibliothèque.)

Côté challenges…

  • Tour du monde : 10/9
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 50/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 86 + 2 – 9 (dont 2 livres écartés suite à un tri), soit 79 (changement de dizaine, youhou !).

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2. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Je n’ai pas mis grand-chose de côté ce mois-ci, mais la chronique d’Une Bulle de Fantasy sur Les âmes croisées de Pierre Bottero m’a plongé dans une douce nostalgie et m’a donnée une fois encore envie de relire toute son œuvre (et de piocher dans ceux que je ne connais pas encore).

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3. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai été prise d’une passion pour cette recette de pâtes aux petits pois et parmesan, intitulée « Peace Orechiette » par Owi Owi Fouette-moi. J’en ai fait une fois, j’en ai refait une deuxième fois et je ne vais pas tarder à en rerefaire car c’est vraiment trop bon.

Je dois encore citer la Récolteuse tant j’ai adoré son dernier article sur l’écriture. Depuis deux mois, elle écrit quotidiennement et elle présente ici une foule de synopsis aussi originaux les uns que les autres. Je suis tout simplement ébahie par son imagination apparemment inépuisable, sans compter que j’aimerais bien lire quelques histoires un jour… Elle propose également quelques sources d’inspiration pour faire naître une histoire.

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4. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Le challenge « Tour du monde » du Petit pingouin vert s’est achevé le 21 septembre. Je suis ravie d’y avoir participé car il s’est révélé intéressant, bénéfique et efficace. En effet, il m’a permis de sortir des livres endormis dans ma PAL depuis plusieurs années comme Les cerfs-volants de Kaboul ou Clarissa. J’ai fait de très belles découvertes – La ballade d’Iza ou Apple and Rain, par exemple – et je suis ravie de toutes ces lectures si longtemps repoussées. Il fallait lire neuf livres et, si je n’ai lu que huit titres tirés de ma PAL prévisionnelle, je l’ai complété de manière imprévue avec les lectures graphiques Irmina et L’atelier des sorciers. Un très chouette challenge qui m’a parfois bien fait voyager !

(Rien d’autre pour ce bilan, si ce n’est que j’ai enfin eu le « plaisir » de passer au nouvel éditeur WordPress et que c’est une véritable plaie, comme j’avais pu le lire à droite à gauche. Peut-être parce que je n’en utilise pas pleinement les possibilités, mais perso, le truc simple et intuitif précédent me convenait parfaitement. J’espère juste que cela ne va pas me dégoûter de venir par ici et que ce n’est qu’une question d’habitude.)

Je vous souhaite un bon mois d’octobre (enfin l’automne !)
et j’espère que vous avez pu faire de belles découvertes,
littéraires, culturelles, culinaires ou autres !

 

C’est le 1er, je balance tout ! # 43-44 – Juillet-août 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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Un petit bilan qui réunit les mois de juillet et d’août comme chaque année !

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Côté Top… Notre-Dame de Paris de l’ami Victor, bien sûr, lu avec la génialissime Alberte, Apple and Rain de Sarah Crossan dont la beauté de la plume et des histoires n’est plus à prouver (j’en reparle samedi si ça vous intéresse) et le premier tome d’Heartstopper (il faudrait que je lise la suite qu’on m’a si gentiment prêtée d’ailleurs).

Côté Flop… L’équation africaine, de Yasmina Khadra, je suppose. Flop est trop fort, mais disons que c’est une lecture qui n’a pas tenue toutes ses promesses.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Irmina, de Barbara Yelin (2014)

Irmina (couverture)L’histoire d’Irmina, de jeune fille à vieille dame, c’est un roman graphique intéressant sur les Allemandes sous le régime nazi et sur les regards détournés et les oreilles fermées. Mais d’un point de vue plus intimiste, c’est aussi un récit bouleversant sur les choix tentés, abandonnés, sur les rêves avortés, sur les chemins qui auraient pu être, sur la transformation de la détermination en amertume. Le tout est porté par des planches sombres, embrumées, crayonnées, mais surtout immersives, intimes, bref, réussies. Les pleines et doubles pages parviennent particulièrement bien à planter les décors et atmosphères.

Côté challenges…

  • Tour du monde : 6/9
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 49/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 94 + 3 – 11, soit 86.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’ai découvert plusieurs livres ce mois-ci, des livres notés dans un coin de ma tête (de Livraddict plutôt) pour peut-être les lire un jour :

  • Un récit de voyage qui semble particulièrement original et dépaysant, à savoir Lisière, de Kapka Kassabova, dans une chronique fascinante de La Barmaid aux Lettres;
  • Un roman dont je ne connais que l’adaptation cinématographique et qui me fait envie depuis des années, Avec vue sur l’Arno, de E.M. Forster, que la critique appétissante de ma chère Alberte m’a remis en mémoire ;
  • Une autre lecture repoussée depuis longtemps, avec Océan Mer, d’Alessandro Baricco, poétiquement loué par Le Point Cul (pour « culturel et culinaire », esprits mal placés !) ;
  • Une lecture graphique pour changer, grâce à la chronique enthousiasme de My Dear Ema sur Anaïs Nin sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff.

J’ajouterai une chronique de l’incroyable Rouge par Pascaline Nolot, une analyse richement renseignée et signée par l’inénarrable Récolteuse !

Parce que, parfois, les livres ne parviennent pas à nous toucher (et parce que parfois on le pressent sans même l’ouvrir), je tiens à partager l’hilarant article de Plumes de Lune sur Red Rising de Pierce Brown. Leur désespoir face à ce livre aura égayé ma journée et j’espère qu’il vous fera le même effet.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Sujet sur lequel je n’avais jamais réfléchi (comme s’il était le seul…), j’ai beaucoup aimé cet article (écrit en 2019, mais il n’est jamais trop tard pour fouiller les archives) à propos du tutoiement et du vouvoiement sur internet, par Les Lectures d’Aurelalala.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Juillet a été bien occupé. Si occupé que j’ai très peu lu (deux livres seulement, je n’en reviens pas…) et que j’ai zappé ce rendez-vous (en même temps, puisque que j’ai fui l’ordi autant que les livres m’ont fuie, je n’aurais pas eu grand-chose à raconter dans les trois premiers points de ce bilan. De manière succincte, voici ce qui a si bien occupé mon mois de juillet.
Passer du temps chez mes parents. Aider à récolter et mettre en pot 200 kg de miel. Faire une super lecture commune de cet incroyable roman qu’est Notre-Dame de Paris avec une trop chouette copinaute, j’appelle ici Alberte Bly (c’était trop bien, pour résumer tous ces superlatifs). Déménager. Retourner chez mes parents, dans la maison de ces quinze dernières années, une ultime fois avant leur déménagement. Retrouver ma chienne après qu’elle m’ait abandonnée pour aller chasser en forêt (trente heures plus tard quand même…). Glander. Aller me baigner dans la Loue. Aider ma mère à faire des cartons pour leur déménagement. Nous installer dans notre nouvelle maison. Survivre à des températures inhumaines. Sortir mes livres de leurs cartons et les réinstaller dans leurs bibliothèques (tant d’émotions après cinq mois de patience).

Le mois d’août a été beaucoup plus calme même si j’ai eu du mal à retrouver une sérénité d’esprit propice à la lecture (enfin, je ne connais pas vraiment la sérénité d’esprit, mais généralement tout se met sur pause lorsque j’ouvre un roman).
Finir la série Dark, enquiller les trois saisons de Stranger Things et regarder la dernière saison des Contes d’Arcadia. Chercher du travail (et c’est moi ou c’est la galère en ce moment ?). Fêter mon anniversaire par une journée peinarde pendant laquelle je me suis autorisée à ne (presque) pas penser au boulot. Suivre étonnement bien ma PAL du challenge « Tour du monde ». Discuter avec des personnes trop géniales qui se reconnaîtront peut-être si elles passent dans le coin. Savourer mon nouveau chez-moi. Lire en écoutant la pluie.

C’était mon été 2020.

Et vous, qu’avez-vous fait ?
Avez-vous pu partir en vacances ?
Qu’avez-vous lu ou vu ?

A bientôt !

C’est le 1er, je balance tout ! # 42 – Juin 2020

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

Lectures graphiques

Côté Top… J’ai eu d’excellentes lectures dans tout ça : le Journal de Mireille Havet, Le soleil des Scorta, le premier tome de Sauveur & Fils, Le chant d’Achille… j’ai adoré ces lectures que j’ai savourées avec délectation. Mais si je ne devais en garder qu’un, ce serait L’homme qui savait la langue des serpents de l’Estonien Andrus Kivirähk qui m’a étonnée, renversée, fascinée d’une manière tout à fait inattendue. Je ne le répéterais jamais assez, ce livre est une pépite.

Côté Flop… Indubitablement, Breakfast on Pluto de Patrick McCabe. Même si je n’en ai plus aucun souvenir, je gardais une impression plutôt positive du film (vu il y a une grosse dizaine d’années) et j’étais curieuse de découvrir le livre. Sauf que ça ne l’a pas fait du tout. J’ai tout lu (ok, parfois en diagonale) parce qu’il était court et se lisait vite, mais je me suis quand même ennuyée. Le tout m’a semblé beaucoup trop décousu et superficiel. C’était peut-être également trop excentrique pour moi, ainsi qu’une façon trop décalée d’aborder des sujets violents. Cette touche d’humour noir aurait pourtant pu me plaire, mais non, ça n’a pas fonctionné. Tant pis !
Dans une moindre mesure, il y a également eu Ogresse d’Aylin Manço qui m’a laissé un peu de marbre malheureusement, ainsi que Silo, tome 2, Origines d’Hugh Howey qui n’a pas su me convaincre autant que les autres volumes (mais je détaille tout ça dans une chronique qui arrivera bientôt).

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage

Naufrages, d’Akira Yoshimura (1982)

Naufrages (couverture)Dans ma PAL depuis des années, j’ai enfin pris le temps de découvrir cette histoire sombre et triste. On y découvre un village pauvre, blotti sur la côte, dans lequel survivent quelques familles vivant de la pêche. Mais surtout, ces familles vivent dans l’espoir d’un naufrage qui, par le pillage de l’épave, leur apporterait un peu de confort et de sérénité.
La nature y est omniprésente et le récit est scandé par la routine induite par l’enchaînement des saisons, des tâches et des pêches. Récolter la ramie, ramasser du bois pour l’hiver, vendre des produits au village voisin… Sardines, encornets, maquereaux, poulpes se succèdent inlassablement, année après année, tandis que l’hiver est synonyme de cuisson du sel et de l’attente d’un bateau. La beauté sauvage de cet univers contraste avec la violence du quotidien des habitants. Certains se vendent pour aider leur famille, celles et ceux qui restent plient l’échine face à la vie, les caractères sont rudes, la tendresse n’est pas de mise et la mort  – risque de famine, de maladies – rode non loin. Poétique et cruel, Naufrages, en dépit d’une narration parfois sèche et pudique, est un récit saisissant.

Le soleil des Scorta, de Laurent Gaudé (2004)

Le soleil des Scorta (couverture)Comme quoi, une PAL peut véritablement cacher de petits trésors, depuis le temps que je promène ce livre… A peine entamée, j’ai senti que cette lecture allait être une incroyable surprise. Le soleil des Scorta, c’est l’histoire d’une famille qui vit, lutte, s’impose sous le soleil brûlant des Pouilles. Des mangeurs de soleil accrochés à leur terre qui, sans cesse, les rappelle à elle. J’ai été émue par ces personnages, souvent pauvres et grandioses à la fois, parfois criminels, parfois généreux, rudes, assoiffés comme la terre brûlée qui les a vus naître, unis par les liens du sang et une solidarité sans faille. J’ai été touchée par la voix de la vieille Carmela qui croise, complète ce récit familial. Et surtout, j’ai été fascinée par la sublime écriture de Laurent Gaudé qui réveille les odeurs de l’Italie, qui fait sentir la chaleur étouffante, qui donne véritablement vie à ses personnages, leur offrant personnalité et individualité profondes. J’en ai savouré chaque phrase, les relisant parfois tant elles étaient belles, tant elles étaient fortes. J’ai dévoré ce livre, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé de le faire durer encore et encore.
Je n’ai pas mille choses à en dire, mais je suis encore sous le coup de cette formidable lecture qui m’a donné envie de plonger dans la bibliographie de cet auteur.
Un livre magnifique – sur la famille, l’héritage, la vie, ce qu’on en fait – portée par une plume puissante et évocatrice. Une lecture magique.

Cassandra Darke, de Posy Simmonds(2018)

Cassandra Darke (couverture)Si les dessins ne m’ont pas forcément transportée, je m’y suis vite habituée. Voilà une héroïne atypique : âgée, misanthrope, parfois franchement détestable, elle ne séduit pas tout de go ! Et pourtant – tour de force de l’autrice – elle finira par se montrer attachante à sa façon un peu bourrue.
Si j’étais un peu perplexe au début de ma lecture, je me suis vite laissée absorbée par le scénario entre histoire de famille et polar. Avec une histoire de fausses œuvres d’art et de meurtre, l’autrice raconte la violence qui vient frapper les femmes : la violence d’être agressée, celle d’être jugées, celle d’être vendue et utilisée… La narration est travaillée et fluide, la mise en page originale avec cette cohabitation de récit rédigée et d’illustrations.
Une découverte intéressante qui m’a donné envie de découvrir d’autres romans graphiques de l’autrice.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 555, soit 3490 points pour Gryffondor (et c’est la fin de cette année scolaire !) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 48/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 99 + 5 – 10, soit 94.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

La Récolteuse a parlé d’un livre qui m’était totalement inconnu : Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier. J’ai l’impression que, derrière ce titre intriguant, se cache un livre qui va terriblement me plaire. Ou bien est-ce simplement parce qu’elle en parle remarquablement bien ?

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

En juin, j’ai découvert le projet « Harry Potter At Home », c’est-à-dire Harry Potter à l’école des sorciers lu par diverses célébrités, changeant à chaque chapitre. Il y a des acteur·rices des films Harry Potter (David Tennant, Daniel Radcliffe, Bonnie Wright, Evanna Lynch) ; des Animaux fantastiques (Eddie Redmayne, Alison Sudol, Dan Fogler) ; des comédien·nes de la pièce Harry Potter and the Cursed Child (Noma Dumezweni, Jamie Parker et la troupe de Broadway) ; Stephen Fry, lecteur des livres audio en anglais ; et d’autres personnes n’étant pas (à ma connaissance) liées à Harry Potter comme Simon Callow, Olivia Colman ou Whoopi Goldberg.
C’est instantanément devenu mon rituel du matin. Siroter mon thé en écoutant un chapitre d’Harry Potter. Le plus dur a été d’être raisonnable et de n’en écouter qu’un par jour, mais j’ai été aidée par le fait que je suis de toute manière vite arrivée au bout des épisodes disponibles. (D’ailleurs, ça fait des semaines que le 11e chapitre est sorti, il serait temps de mettre la suite en ligne !)
C’est une façon vraiment agréable et originale de retrouver cette histoire. J’ai été surprise d’apprécier quasiment toutes les lectures, à l’exception celles de trois personnes à ce jour. Je d’ordinaire assez exigeante sur la façon de lire, mais je crois que le côté un peu festif et ponctuel de la démarche me permet d’être séduire par des manières très différentes de lire (plus que si je devais écouter tout un roman lu de telle ou telle façon).
Quoi qu’il en soit, cela m’a donné envie de me procurer les livres audio – en anglais car je déteste la lecture de Bernard Giraudeau – et de continuer ce petit rituel matinal.

Pour continuer sur la lancée Harry Potter, je suis tombée amoureuse des incroyables couvertures pour l’édition anniversaire de Thaïlande, dessinées par Apolar. Regorgeant de détails, je suis restée collée sur mon écran pendant une éternité pour en décortiquer tous les secrets. Œuvres d’un artiste lui-même fan de la saga, elles sont tout simplement parfaites. Sans compter qu’il y a aussi des illustrations à l’intérieur et des entêtes pour chaque chapitre et un fascinant coffret. Bref. L’édition parfaite, je vous dis.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

J’ai lu DIX livres de ma PAL.
DIX !
Bon, d’accord, j’en ai aussi eu cinq nouveaux qui sont venus tout gâcher, mais ça reste malgré tout une belle performance qui me redonne un peu d’espoir quant à mon objectif de réduire ma PAL. (Et puis, j’ai déjà lu trois des cinq nouveaux, ce qui est un petit exploit tant j’ai l’étrange habitude de repousser la lecture des livres qui me font le plus envie.)

Et de votre côté ?
Quelles ont été les nouveautés du mois de juin ?

C’est le 3, je balance tout ! # 41 – Mai 2020

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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(Bilan publié légèrement en retard, la faute à un incident indépendant de ma volonté qui m’a laissée sans Internet pendant quelques jours.)

  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

On voit que je suis rentrée chez moi, mon bilan étant un peu plus fourni que pendant ce confinement. Je sais que ça a été l’inverse pour beaucoup de monde, mais en famille, mon temps accordé à la lecture avait bien diminué (par ma propre volonté).

Romans

Lectures graphiques

 Toujours rien de ce côté-là, il faut dire que je n’en ai qu’une hors cartons (je la lirai peut-être en juin !) et que je ne fréquente actuellement aucune bibliothèque alors qu’elles sont habituellement mes fournisseuses principales en lectures graphiques.

Côté Top… La découverte de la Rome de Néron et de l’émergence du christianisme avec Quo Vadis d’Henryk Sienkiewicz, une plongée oppressante au cœur d’une famille dysfonctionnelle avec La vraie vie d’Adeline Dieudonné et une relecture toujours aussi prenante du premier tome de Silo d’Hugh Howey (lectures des tomes 2 et 3 en juin !).

Côté Flop… Si j’ai apprécié ma lecture du premier tome, la suite d’Elyon  a fini par me lasser, ça se lisait heureusement très vite, mais mon intérêt a nettement chuté par la suite. Et puis, j’ai également un abandon à déplorer : Purge de Sofi Oksanen. Impossible de rentrer dedans, de m’intéresser aux héroïnes, je n’ai lu qu’une soixantaine de pages.

Côté challenges…

  • Coupe des Quatre Maisons : + 300, soit 2935 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 48/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 18/20 ;
  • PAL : 103 + 0 – 4, soit 99. (Petite victoire : après cinq mois d’efforts acharnés, me voilà sous la barre des 100 ! A moi de tout faire pour que cela perdure…)

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

 Pour une fois, les chroniques que je vous propose de découvrir portent toutes les deux sur des livres que j’ai moi-même adorés : Rouge et Watership Down.

Je vous avais parlé de mon coup de cœur pour Rouge il y a quelques mois, cette fois, c’est Alberte Bly qui parle du nouveau roman de Pascaline Nolot avec une éloquence qui devrait vous mettre l’eau à la bouche.

Et quand Moka – Au milieu des livres chronique Watership Down de Richard Adams, elle donne directement envie de retirer ce petit pavé de son étagère pour se replonger dans cette histoire dont elle parle avec passion, poésie et persuasion.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

La Récolteuse, qui alterne articles littéraires et réflexions créatrices, a publié un long et passionnant article sur son expérience de l’autoportrait. Elle qui aime tant dessiner les autres s’est, cette fois, confrontée à son propre visage et à son propre regard. Elle complète son article par plusieurs suggestions pour se dessiner de manière originale et parfois moins strictement réaliste que son approche personnelle.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Pas grand-chose, je dois dire. Trouver la maison qui nous permettra de quitter notre pied-à-terre temporaire et inconfortable (encore un mois et demi à tenir) ; me promener (beaucoup) et randonner (un peu) ; lire ; essayer de profiter de la vie. Bref, pas grand-chose.

Comment s’est passé votre mois de mai ?
Qu’avez-vous lu ? Qu’avez-vous vu ? Qu’avez-vous fait ?