C’est le 1er, je balance tout ! # 34 – Octobre 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

J’ai aussi abandonné Snobs de Julian Fellowes.
Pas réussi à m’intéresser à l’intrigue et aux personnages.

BD

Côté Top… Ce sont des relectures, mais j’ai adoré relire La Passe-Miroir de Christelle Dabos. J’ai déjà parlé du tome 1, du tome 2 et du tome 3, donc je ne vais pas vous pondre un pavé. Mais qu’est-ce que c’est bien quand même… Je comptais relire juste le troisième pour me remettre dans le bain avant la sortie du quatrième, puis j’ai trouvé dommage de ne pas relire le deuxième qui est (et reste) mon préféré, puis il m’a semblé tout à faire regrettable de ne pas relire le premier : autant se faire la saga toute entière !

Et en BD, j’ai enfin découvert Les vieux fourneaux de Lupano et Cauuet et c’est le gros coup de cœur que je m’attendais à ressentir. Mais je compte bien écrire un petit truc dessus, donc je ne m’attarde pas. (Sauf pour dire que c’est vraiment très bon et que je vous invite ardemment à les lire.)

Côté Flop… En roman, je n’ai pas vraiment eu de flop, mais quelques livres sympathiques mais peu marquants – Celle qui attend, Juste avant le bonheur ou Harold et Maude. En revanche, j’ai été très déçue par la BD Les carnets de Cerise et Valentin de Joris Chamblain et Aurélie Neyret. J’aime passionnément Les carnets de Cerise qui sont des BD absolument sublimes visuellement doublées d’une histoire magnifiquement sensible et intelligente. Or là… j’ai été désappointée. Trop court, trop de pages « carnet » par rapport aux planches de bande dessinées, une histoire touchante – j’ai aimé la façon dont Cerise aide son petit frère par alliance grâce au jeu et à l’imagination – mais un peu trop simple et rapide à mon goût. Bref, pas vraiment nécessaire, cet ouvrage-là.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

Juste avant le bonheur (couverture)Juste avant le bonheur, d’Agnès Ledig. J’ai pris ce livre dans les rayons de la bibliothèque à la fois pour découvrir cette autrice qui a pas mal de succès là où je travaille et parce qu’une usagère m’en avait parlé avec ferveur. Je n’en attendais rien donc je n’ai pas pu être déçue. C’était une jolie lecture, avec des personnages attachants, une agréable alliance d’espoir, d’amitié et d’humanité qui aide à surmonter les drames de la vie. Cependant, à l’exception d’un événement qui m’a bien surprise, le reste de l’histoire et des relations entre les personnages sont trop prévisibles à mon goût. C’est agréable à lire, c’est émouvant, certes, mais les gros sabots de l’intrigue ont résonné trop fort sous mon crâne pour que j’y prenne un plaisir immodéré.

Zombillénium T1 (couverture)Zombillénium, tomes 1 à 4, d’Arthur de Pins. Je pensais que je chroniquerais forcément ces BD quand je les aurais enfin lues, mais finalement, je m’aperçois que je n’ai pas mille choses à en dire et je n’ai pas envie de me forcer. J’avais parlé sur le blog du film d’animation que j’avais vu à sa sortie et que j’avais beaucoup aimé. D’où mon envie de lire les œuvres originales. Une nouvelle fois, j’ai été séduite, j’ai adoré retrouver ces monstres – vampires, loups-garous, zombies, sorcières… – en prise avec l’univers sans pitié de l’entreprise. Humour, mort et cynisme, culture pop… y a plein de chouettes éléments dans ces BD. J’ai simplement été un peu déçue par le quatrième tome que j’ai trouvé un peu vide… ce qui ne m’empêche pas d’attendre la suite avec impatience.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 5, soit 28/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 0, soit 53/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 655, soit 805 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 47/60 ;
  • Les 4 éléments : + 1, soit 17/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Oups, je crois que j’ai oublié de mettre de côté les articles marquants du mois ! Ce sera par conséquent très court… et je citerai simplement la chronique d’Alberte Bly concernant Forêt-Furieuse de Sylvain Pattieu qui m’intriguais avant qu’elle ne frappe et que j’ai terriblement envie de lire à présent.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’aime beaucoup les « Have you met… » de June et les « What’s your name ? » de Bigre car elles parlent souvent d’acteurs et d’actrices que j’apprécie beaucoup également. Mais je dois dire que June a fait fort en parlant d’Andrew Scott. Elle met en plus à l’honneur le film Pride qui est un de mes films doudous et dans lequel Andrew me bouleverse immanquablement. Bref, je vous laisse lire June, elle parle mieux que moi.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Vacances ! Bon, juste dans le Finistère, mais c’était chouette ! Je suis tombée amoureuse de la forêt d’Huelgoat avec ses chaos, ce paysage de roches, bois et eau entremêlés, c’est clairement le genre d’endroit où je pourrais passer mes journées avec bonheur. Et Crozon, la pointe de la Torche, la mer, les vagues, c’était beau, tout ça !
(Par contre, ça m’a aussi confirmé que je n’étais pas vraiment faite pour vivre en Bretagne. Je pourrais y venir en vacances avec plaisir, mais y vivre… non, pas vraiment. La mer, ça va bien quelques jours, mais ne serait-ce que pour le vent, je ne me vois pas y rester à demeure. Bref, on verra bien ce que l’avenir me réserve.)

J’ai publié mon article sur Les Misérables, je n’étais pas vraiment sûre de moi sur ce coup-là (ce qui pourrait laisser entendre que je le suis sur d’autres coups, ce qui peut faire rire toute personne me connaissant un tant soit peu), mais j’ai eu de supers retours qui m’ont réchauffé le cœur. C’était vraiment trop agréable de vous lire !

Octobre a signé le retour du cinéma dans ma petite vie. Bon, je ne pense pas que ça va durer bien longtemps, mais c’était chouette quand même. Pourtant, j’ai été plutôt déçue. Oui, c’est paradoxal. Si vous voulez tout savoir, j’ai vu :

  • Ça chapitre 2 d’Andy Muschietti: après avoir revu le premier que j’ai retrouvé super bien (et qui m’a beaucoup moins fait sursauté sur mon canapé que le premier visionnage sur grand écran), nous avons filé voir la suite… et j’ai moins aimé. Beaucoup moins. J’ai trouvé les acteurs adultes moins touchants, moins imparfaits que leur alter ego enfants (Ben et Mike sont devenus invisibles, Bill et Beverly (aka James McAvoy et Jessica Chastain) sont oubliables, seuls Eddie et Richie sortent un peu du lot) ; il y a pas mal de longueurs ; ça ne fait pas peur (moi qui ne suis pourtant pas hyper courageuse, je n’ai été un peu tendue qu’à un seul moment). Bref, ça se laisse regarder, j’étais très contente de retrouver Pennywise et Xavier Dolan (même si son apparition fut brève, je crois que son tabassage est la scène qui m’a le plus remuée), mais la première partie est bien plus mémorable que la seconde qui s’est révélée d’une belle fadeur. (Et je vous invite à lire la critique de Marion de 28 films plus tard qui en parle bien mieux que moi.)

Ça chapitre 2 (affiche)

  • Shaun le mouton – La ferme contre-attaque, des studios Aardman: encore une fois, c’est un bilan en demi-teinte. Les studios Aardman m’avaient déjà déçue avec Cro-Man et ce second opus de Shaun le mouton n’a rien d’exceptionnel. C’est très prévisible, les gags sont connus… bref, ça reste un film d’animation sympathique, mais je ne suis plus aussi enthousiaste que face à leurs premiers longs-métrages (j’ai vaguement l’impression de me dire ça au sujet de chaque studio d’animation…).

Shaun le mouton 2 (affiche)

  • Joker, de Todd Phillips: comme beaucoup d’autres personnes, j’attendais ce film depuis quelques temps et j’étais impatiente de le voir. Et enfin, voilà un film que j’ai adoré. Joaquin Phoenix, la photographie, l’ambiance du film, l’humanité du personnage – ses névroses, ses tentatives pour s’intégrer, pour jouer un rôle, pour sourire, sa métamorphose, son basculement progressif et irrésistible dans la folie –, l’aspect psychologique de ce film, l’écho qu’il peut faire résonner en nous… Bref, je ne me lance pas dans de « vraies critiques » parce que je n’en ai pas vraiment envie et car tout aura déjà été dit bien mieux que je ne pourrais le faire, mais c’est un film qui m’a vraiment bouleversée, dont les images tournent dans ma tête, qui a donné un autre visage – et quel visage ! – à un personnage que j’avais déjà aimé dans les différentes interprétations que le septième art avait pu lui offrir et que j’ai déjà très envie de revoir.

Joker (affiche)

Je devais aller voir Downton Abbey, mais le seul soir où il passait en VO, j’ai eu une flemme inénarrable – j’étais rentrée peu de temps avant, les pieds mouillés et n’ayant qu’une envie : me doucher, il faisait nuit et il pleuvait, or je crois qu’il faudrait une urgence urgentissime pour me forcer à conduire sous la nuit et la pluie – donc j’ai raté ça. Mais j’ai réussi à faire regarder la série à mon copain, ce dont je ne suis pas peu fière.

Et j’ai lu Peter Pan en anglais (mais on en reparle bientôt !).
Et j’ai réussi à sortir cet article pour le jour J alors que je n’avais pas du tout commencé à le rédiger. *mini fierté du jour*

Voilà. Je crois que ce sera tout. Le reste de temps (sauf quand je travaillais), c’était globalement pareil à septembre – et pareil à novembre, décembre, janvier, février… –, c’est-à-dire livres, films, plaid, thé (ou chocolat chaud de temps à autre, quel rebondissement !).

Sur ce, je vous souhaite un beau mois de novembre et je vous laisse la parole !

C’est le 1er, je balance tout ! # 33 – Septembre 2019

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Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Je n’ai mis que les tomes 1 pour ne pas surcharger,
mais j’ai en réalité lu les huit premiers tomes des
 Légendaires
et les six tomes de Monsieur Blaireau et Madame Renarde.

Côté Top… Ça a vraiment été un très joli mois de lecture. Sans surprise, mon top revient aux Misérables que j’ai adoré au-delà des mots. Mais je ne vais pas m’attarder là-dessus, sachant qu’un pavé sera publié samedi pour tenter de vous faire comprendre pourquoi ce livre est directement rentré dans mes livres préférés de tous les temps.
Et question BD, j’en ai pris plein les yeux, avec des ouvrages vraiment sublimes ! J’ai pioché dans le rayon jeunesse et j’ai passé d’excellents moments de lecture !

Côté Flop… Je citerais ici Les Légendaires, je suppose. Je me suis décidée à découvrir cette BD que lisent et relisent mes jeunes lecteur·rices. Ça se laisse lire (et il n’est pas dit que je ne lirai pas la suite en piquant un album de temps à autres), mais sans plus.

Ces livres que je ne critiquerai pas davantage.

La Guerre des Clans, cycle 1 (6 tomes), d’Erin Hunter (attention, spoilers).

La guerre des clans, C1, T5 (couverture)Voilà, j’ai enfin terminé le cycle 1 et, comme je l’avais annoncé lorsque j’avais parlé du premier tome, je vais m’arrêter ici. C’était une histoire sympathique et agréable à lire, mais j’en ai eu assez. La progression de l’histoire et du héros, Cœur de Feu, est assez évidente et rapide. Il grimpe tous les échelons de la hiérarchie féline, tome après tome, et de chat domestique devient sans trop de heurts, apprenti, guerrier, lieutenant et enfin chef de clan. De même, la construction des intrigues est similaire d’un épisode à l’autre. A chaque fois, notre matou et son clan doivent affronter des catastrophes et des malheurs de plus en plus périlleux : hiver rude, inondation, feu de forêt, meute de chiens, clan sanguinaire et sans foi ni loi. Et à la fin, ils s’en sortent toujours. Autant dire que la formule est devenue éculée au bout de six volumes, je ne me vois donc pas continuer la quarantaine (!) de volumes qui poursuivent La Guerre des Clans. Cependant, je suis bon public, ces chats étaient attachants, leurs aventures prenantes et j’ai particulièrement apprécié cet ultime volume, un peu plus sombre que les précédents, qui offre un beau dénouement à cette série.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 2, soit 23/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 1, soit 53/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Coupe des Quatre Maisons : + 150, soit 150 points pour Gryffondor ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 46/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

J’adore l’œuvre de Manu Larcenet, dont son Combat ordinaire. Aussi, j’ai beaucoup apprécié la chronique de La tête en claire qui saura, je l’espère, découvrir cette petite pépite si ce n’est pas déjà le cas. (Et j’en profite pour vous dire que vous devriez également lire Blast, histoire de vous prendre une bonne claque dans la figure.)

Il y a des livres qu’on croise rarement sur la blogosphère. L’homme semence de Violette Ailhaud en fait partie. Avec cette chronique d’Une bulle de fantasy, j’ai également découvert une nouvelle blogueuse à suivre avec intérêt.

Victor Hugo, décidément, ne me lâche plus. Le voilà à travers la chronique de Au Bazar des Mots portant sur Le dernier jour d’un condamné. Vous ne serez pas surprise d’apprendre que j’ai très envie de le lire. Ou de le relire (parce que je sais que j’ai lu il y a longtemps soit celui-ci, soit Claude Gueux, mais je ne sais plus lequel…).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

J’ai enfin pris le temps de visionner la vidéo d’Axolot sur les « Chasseurs de monde » et c’était vraiment passionnant. On y cause exoplanètes, étoiles, vie, technologies et, comme toujours, c’est très bien vulgarisé. Les interventions de Michel Mayor et Alexandre Astier sont captivantes et, bonne nouvelle, deux entretiens avec eux (que je n’ai pas encore regardés) prolongent le documentaire.

Le mois dernier, Dear Ema avait parlé d’un fanfilm pendant sur l’enfance de Neville Londubat. N’étant pas bien rapide, j’ai mis un mois à le voir, mais je la remercie pour cette si bonne surprise. C’est court, mais qu’est-ce que c’est bien joué, et émouvant, et captivant. Bref, jetez donc un œil à « Neville Longbotton and The Black Witch » !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Sortir de chez moi et aller zieuter un peu la Bretagne ! Je suis allée vers Redon, vers Vannes, vers le golfe du Morbihan, vers Brocéliande. On a beaucoup marché, ce qui était plutôt agréable (sauf une fois, où j’ai cru mourir de chaud… on est en septembre, que diable ! c’est quoi, c’temps ?!). Et j’attends avec impatience ma semaine de vacances dans le Finistère à présent.
Et puis, il y a eu quelques après-midis « thé-livre-pluie » que j’attendais avec impatience. Je n’ai pas fait grand-chose en fait, mais c’est tellement agréable !
Et puis…
C’est tout.
Mouais c’était plutôt tranquille comme mois, faut être honnête.

Pour conclure, je vous souhaite un joli mois d’octobre !

 Et vous ?
Quelles sont vos découvertes du mois ? Qu’avez-vous fait pendant ces trente derniers jours ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 31-32 – Juillet-Août 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Vu que je n’étais pas chez moi au 31 juillet, comme l’année dernière, j’ai sauté un bilan. Qu’à cela ne tienne, je me rattrape maintenant malgré mon incommensurable flemme. Heureusement – pour moi, pour vous, je ne sais pas – je n’ai pas lu énormément cet été parce que j’ai été plongée dans quelques pavés (sans compter que je lis beaucoup moins quand je suis chez mes parents). Le plus conséquent d’entre eux n’apparaît même pas sur ce bilan puisque je suis encore plongée dans les presque 1800 pages des Misérables de l’ami Victor (on se côtoie depuis assez de jours à présent pour que je l’appelle Victor, oui).

Romans

BD

(…et j’ai aussi lu plein d’albums grâce au boulot, mais je ne les liste pas. Toutefois certains risquent d’apparaître sur le blog dans de futurs articles.)

Côté Top… (sans compter Les Misérables que j’aime déjà d’amour mais dont on reparlera fin septembre) mon top du top du top du toptoptop, c’est évidemment Le Nom du Vent, de Patrick Rothfuss (et premier tome de la trilogie Chronique du tueur de roi). J’en ai déjà parlé dans tous les sens dans ma chronique, donc je ne vais pas vous refaire le topo ici, mais c’était vraiment formidable !

Côté Flop… ce sera sans doute Ecureuillette contre l’univers Marvel dont je parle juste en-dessous. Le temps passant, il s’avère qu’il ne m’a clairement pas vraiment marquée

Ces livres que je ne critiquerai pas

Ecureuillette (couverture)Ecureuillette contre l’univers Marvel, de Ryan North et Erica Henderson (2016). J’en aurais mis du temps à lire ces cent vingt pages ! Non pas que je n’étais pas du tout intéressée par l’histoire racontée ici, mais j’ai eu du mal à rentrer dedans. Sans doute déstabilisée par les petits commentaires en bas de page, par ce dessin que je n’ai pas apprécié du tout, par cet humour et par cette super-héroïne qui tranche étonnement avec ce que je connais de Marvel (c’est-à-dire que dalle si on parle des comics papier et non des films).
Le ton est ici presque parodique. Peut-être un peu comme Deadpool, mais je suis mal placée pour en juger puisque j’ai très vite laissé tomber le visionnage de ce film. En première ligne, Iron Man qui en prend pour son grade dans cette histoire délirante (dans laquelle notre héroïne se retrouve confrontée à elle-même, ou plutôt à son double maléfique). Même si, à peu près tous les super-héros et super-héroïnes connu·es (ou inconnu·es si vous êtes aussi néophyte que moi) se font botter les fesses.
Ecureuillette (Unbeatable Squirrel Girl en VO) se démarque parmi ses collègues. Elle n’a rien du physique ou du costume très près du corps d’une Veuve Noire ou Captain Marvel : les incisives de rongeur l’en éloignent à grands pas. Pour le coup, quand elle n’est pas en mode « moitié écureuil », Ecureillette, Doreen de son vrai prénom, a tout de l’étudiante banale.
J’oublierai sans doute assez vite cette lecture, à commencer par l’intrigue elle-même, il s’agit malgré tout d’une découverte que je ne regrette pas, qui m’aura donné  à lire une autre facette de l’univers Marvel.

J’ai aussi lu plusieurs livres de la collection Petite Poche chez Thierry Magnier. Si aucun titre n’égale pour l’instant mes deux premiers coups de cœur avec Lettres d’un mauvais élève et Je suis le fruit de leur amour, c’était, comme toujours avec eux, de très bons moments de lecture.

  • Ma grand-mère en container, de Thomas Scotto: une histoire tendre de fratrie, un grand frère qui apprécie taquiner son petit frère trop crédule sur le destin d’une mamie bientôt retraitée, un ton léger et une jolie fin où l’arroseur se retrouve arrosé dans cette famille qui décidément semble avoir le sens de l’humour.
  • Les enfants parfaits, de Marriannick Bellot: un récit de science-fiction un peu effrayant (tout étant relatif, c’est un roman accessible aux jeunes lecteur·rices) entre humains et droïdes. Quand la technologie devient trop parfaites, difficile de savoir qui est qui. La fin ouverte nous laisse dans l’expectative, sans savoir sur quel pied danser…
  • Un grand bol d’air frais avant chaque repas, de Colin Thibert: une histoire qui se passe dans mon coin, dans le Jura, je n’en rencontre pas tous les jours. Celle-ci est assez classique : un jeune de la ville qui se retrouve chez les paysans et qui finalement réalise qu’être à la campagne n’est pas forcément aussi rasoir qu’il le pensait, ça s’est déjà vu (je pense notamment à Mentine de Jo Witek). Une petite aventure du quotidien agréable à lire malgré tout.
  • L’expulsion, de Murielle Szac: une thématique d’actualité, une famille qu’on cherche à expulser d’un immeuble insalubre, la voix d’une petite fille, la peur de la séparation, l’incompréhension, la violence de voir son père menacé, la honte d’être vue à la télé dans ces circonstances, le soutien inattendu des voisin·es, des maîtres et des maîtresses. Un moyen peut-être de discuter avec les enfants.
  • Grand Ami, de Jo Hoestland: une amitié improbable entre un ours et un enfant, le temps qui suit son cours, qui fait grandir, qui fait vieillir, qui renforce la tendresse mais parfois fait diverger les chemins. Un texte émouvant, porté par une écriture très poétique qui souligne les petits trésors de la vie.

Côté challenges…

  • Voix d’autrices : + 1, soit 21/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 6, soit 52/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 46/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.




Bon.

Je viens d’ouvrir mon dossier de favoris intitulés « Découvertes du mois » et… il y en a quand même quelques-uns. Oups. Donc, chères blogueuses – et éventuellement blogueurs, mais je ne crois pas qu’il y en ait dans cette liste –, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas longuement m’étendre sur vos mérites, mais je suis fatiguée à l’heure où j’écris ceci et j’ai envie de retourner lire aussi. Sachez, toutefois, que j’ai trouvé tous les articles ci-dessous géniaux, enthousiasmants, percutants, et que j’incite toute personne étant passée à côté à cliquer sur les liens.

  • Lupiot d’Allez-vous faire lire, instigatrice du présent rendez-vous, a publié un article sur son top littérature jeunesse 2018 et, sans surprise, j’ai envie de tout lire (elle a aussi publié son top littérature ado-adulte, mais je ne l’ai pas encore lu) (je peux toutefois parier que l’effet sera le même) ;
  • Question essais (je suis bien davantage team romans que team essais, mais bon nombre d’entre eux me font de l’œil malgré tout), Ada et le Charmant petit monstre m’ont poussée à ajouter à ma wish-list Ainsi soit-elle de Benoîte Groult pour la première et Nomadland de Jessica Bruder pour la seconde : quand rejoindront-ils ma PAL ? bonne question… ;
  • Alors là, on est sur quelque chose que je ne lirais fort probablement jamais, mais dont la critique très développée (et suffisamment riche pour que je puisse m’en contenter) m’a énormément intéressée : je remercie donc La Récolteuse d’avoir parlé de Des amis, récit nord-coréen de Baek Nam-ryong datant de 1988 ;
  • Puis elle a enchaîné (ou peut-être pas, je n’ai plus la chronologie en tête) avec une belle chronique sur un livre à mon niveau que, après mon moment de poésie passé avec Un funambule sur le sable, je lirai probablement un jour : Des mirages plein les poches de Gilles Marchand ;
  • Toujours dans le surprenant, Romanesquement Vôtre parle d’un livre très connu mais peu évoqué sur la blogo, à savoir La Divine Comédie de Dante : rien que ça, les amis ! Avec La Recherche du temps perdu et Don Quichotte, on est clairement sur du classique qui m’effraie un peu (pourtant, ce n’est pas mon genre de faire de la discrimination envers les classiques), donc je ne suis qu’admiration pour l’autrice de la chronique ;
  • Parce que lire en anglais, ça peut être sympa aussi, je vous redirige volontiers vers un article de Plouf qui fait « péter ta wishlist » avec cinq livres pour débuter en anglais (et maintenant, il faut que je me trouve les Sarah’s Scribble…).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

(Vous en avez marre ? Ce n’était pourtant que le début…)
Donc tout pareil que l’introduction du point 2 évidemment. Je vous applaudis toutes. Bravo, chapeau, merci, etc. !

  • En plus de son activité de blogueuse littéraire, La Récolteuse a ouvert un nouveau site où elle parle dessin, projets personnels, Peculiar Maelstrom (je ne vous dis pas ce que c’est : si vous êtes intrigué·e, allez donc sur son site), féminisme, calligraphie, engagements… S’il n’y a que peu d’articles pour le moment, le tout est prometteur et elle a de belles idées pour l’avenir que je lui souhaite de tout cœur de pouvoir mettre en œuvre ;
  • Je suis très douée pour ne pas voir/lire les trucs que tout le monde voit/lit, mais Dear Ema avec ses cinq petits points concis mais efficaces m’a donné une urgente envie de découvrir Stranger Things (par contre, ce n’est toujours pas fait, sans surprise) ;
  • Parasite de Bong Joon-ho a été mon gros coup de cœur cinéma de cet été – et sans doute de cette année (pour l’instant) – et Alberte en a magnifiquement bien parlé, exercice auquel je ne me serais pas risquée, en soulignant tout ce qui fait que ce film est une perle (et je me permets de rappeler à la prénommée Alberte qu’elle avait parlé d’une liste de films coréens…) ;
  • Relatif à ce que je disais – sur le fait d’être en retard sur la blogosphère quand il s’agit de découvrir les best-sellers –, je n’avais jamais eu particulièrement envie de lire The Hate U Give d’Angie Thomas, mais ça, c’était avant Le Joli (maintenant, elle va être obligée de me le prêter, ça apprendra à faire envie !) ;  
  • Un petit article « biographie » pour finir avec Babitty Lapina d’Histoire naturelle de bibliophiles qui nous parle merveilleusement bien de Jane Austen (après ma relecture d’Emma, je ne peux qu’approuver son choix !).

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Ça y est, mon cerveau sature. Vous ne m’en voudrez pas si je vous fais une version courte ? (Il fait super chaud et ça sent les frites, ce qui me perturbe grandement, à l’instar de mon organisme qui est à la fois attiré et révulsé par cette odeur.)
Donc.
J’ai fait un vide-grenier avec ma mère, ce qui était un projet toujours repoussé depuis moult années : c’était sympa (même si, là aussi, il faisait chaud), on a bien rigolé, on a récupéré un peu de sous, j’ai dit adieu à mes jouets et voilà, ça, c’est fait.
J’ai fait des heures supplémentaires au boulot, ce qui va me faire un peu d’argent pour visiter la Bretagne à l’automne une fois les touristes partis.
J’ai fait des crêpes, des gaufres et des pancakes (pas en même temps, rassurez-vous) et c’était bon. J’ai aussi fait une tarte au citron et c’était un délice (vive le beurre et le sucre !). J’ai été invitée pour un brunch exceptionnellement bon (en fait, c’était surtout les œufs brouillés qui m’ont renversée, je n’avais jamais mangé des œufs brouillés aussi délicatement épicés, c’était surprenant car je m’extasie rarement sur des œufs).
J’ai vu Yannick Jaulin dans son spectacle « Conteur ? Conteur » (à Fougères, une ville qui semble fort jolie d’après ce que j’ai pu en voir), ce n’est que la troisième fois que je le vois sur scène cette année (mais toujours pour des spectacles différents) et, comme toujours, c’était magistral. Je ne vais même pas essayer d’aligner des mots pour décrire à quel point c’était drôle et percutant et… je n’y arriverai pas.
J’ai vu des écureuils, des ragondins et des chevreuils. Et des vers luisants.
Je me suis lancée dans l’aventure Coupe des Quatre Maisons en tant que préfète de Gryffondor, ce qui s’annonce plutôt sympathique (quoique chronophage) !
Et voilà…
Ah, si ! Je me suis baignée dans la Manche ! Quand même, un an et demi qu’on est en Bretagne, et première baignade la semaine dernière, c’est un comble ! C’était merveilleusement agréable.
Et j’ai lu mon premier Shakespeare et j’ai osé tirer Les Misérables de ma PAL.
Voilà.

Sur ce, j’espère que vous avez passé un bel été, que vous êtes prêt·es à retrouver des saisons plus agréables, que vous avez fait/lu/vu/expérimenté de belles choses.
(Je vous écoute !)

A bientôt !

C’est le 1er, je balance tout ! # 30 – Juin 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans (et un album)

BD

Côté Top… Je serais bien en peine de choisir ma meilleure lecture du mois. Emma, La Proie, Tolkien, Timothée de Fombelle pour les romans ; Jean Doux, Rat et L’homme montagne pour les BD ; je dois dire que je me suis régalée !

Côté Flop… Pas de « flop » ce mois-ci. Certes, les tomes 2 et 3 de la Guerre des clans ne sont pas des lectures particulièrement marquantes, mais je passe malgré tout de bon moment et j’ai bien l’intention de lire les trois tomes suivants pour terminer le premier cycle. Idem, la bande dessinée Obscurcia commence déjà à devenir flou dans mon esprit : trop vite lu et pas assez percutant, semble-t-il.

Ces livres que je ne critiquerai pas.

Nous les menteurs (couverture)Je comptais bien écrire quelque chose sur Nous les menteurs d’E. Lockhart (je pensais faire un article « sur une île » avec ma relativement courte chronique de L’île au manoir d’Estelle Faye – qui arrivera un de ces jours), mais j’ai laissé le temps filer et je me suis aperçue, quand j’ai voulu m’y atteler, que je n’avais pas grand-chose à en dire. Je ne suis pas aussi dithyrambique que les avis que j’ai pu croiser sur la blogo même si j’ai passé un très bon moment de lecture. Et surtout, je ne me doutais pas que j’allais le dévorer en une matinée. Il faut dire que l’intrigue est prenante. L’amnésie de Cadence attise la curiosité et on essaie de discerner ce qu’il s’est passé à partir des bribes de souvenirs qui reviennent ici et là, indices épars et incomplets. Insuffisants à vrai dire pour que je parvienne à deviner totalement la fin ! On redoute le pire et les moments de paix et de complicité ne parviennent pas à nous faire oublier qu’un drame s’est produit et que la réalité sera douloureuse à appréhender. Pour Cadence et pour nous qui côtoyons et apprenons à apprécier ces Menteurs au fil des pages. La construction du livre est réussie et efficace, ce qui m’a poussé à faire défiler les pages à toute vitesse. (Challenge Les Irréguliers de Baker Street – Une affaire d’identité : le personnage principal est amnésique) (Challenge Voix d’autrices : un livre que je n’ai pas réussi à lâcher)

Pierre et le pialeino (couverture)Pierre et le pialeino, de Mathieu Boutin (conte), Paule Trudel Bellemare (illustrations), Serge Prokofiev (musique), Pascale Montpetit (narration), Cora Lebuis (voix des personnages) et Denise Trudel (au piano) (rien que ça !). Un petit garçon solitaire découvre un pialeino échoué sur une plage : seule une mélodie jouée avec brio sur les touches qui remplace ses fanons pourra lui permettre de rejoindre la mer. Faute de pianiste, l’étrange créature se résout à apprendre les bases de la musique à celui qui deviendra peu à peu un ami. Le vocabulaire est riche, la narration fluide et l’histoire accessible et plaisante pour les petits et les plus grands. Les illustrations étant peu nombreuses, il est agréable de se laisser entraîner par les voix des deux comédiennes sans ouvrir le livre papier. Une jolie histoire qui permet de découvrir notes, rythme et phrases musicales sur les airs tantôt apaisants, tantôt entraînants des Musiques pour enfants op. 65 de Serge Prokofiev. (Extraits)

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4450 + 345, soit 4795 points pour Poudlard et fin de la session 2018-2019 ! ;
  • Voix d’autrices : + 2, soit 20/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 3, soit 46/72 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 1, soit 45/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Ada (La tournée des livres) a lu un livre que je souhaite lire depuis des années : La chambre de Giovanni de James Baldwin. Sa chronique n’a fait qu’attiser ma curiosité.

Ma lecture de Frankenstein de Mary Shelley doit remonter à une dizaine d’années, mais je me souviens avoir adoré ce livre même si, comme le souligne Mimine, on ne passe pas assez de temps avec la Créature de Frankenstein. La critique du Charmant petit monstre est, comme toujours riche, drôle et enthousiasmante (j’ai eu envie de le relire, histoire de me rafraîchir la mémoire).

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Babitty Lapina du chouette blog Histoire naturelle de bibliophiles a plein de projets passionnants que je lui souhaite de mener à terme. Un premier événement va bientôt voir le jour : si vous êtes à Paris le 13 juillet (ce qui ne sera absolument pas mon cas), un pique-nique littéraire sera organisé par ses soins au parc de Bercy.

Alberte Bly avait parlé il y a quelques mois de « 3 podcasts pour bibliophiles ». Tous semblaient intéressants, mais le premier intitulé Bibliothèques anonymes me faisait vraiment de l’œil et j’ai enfin eu le temps de l’écouter ! Enfin, d’écouter les deux premiers épisodes, mais les autres vont suivre bien tranquillement.
Le concept : découvrir des bibliothèques (personnelles, pas municipales) et leur contenu. Le créateur du podcast se rend chez des gens – des ami·es, semble-t-il – et les laisse parler de leurs livres, leur rangement, la façon dont ils sont arrivés entre leurs mains, bref, mille petites anecdotes. C’est tout simple, mais c’est très intéressant de découvrir la façon dont ces passionné·es considèrent les livres, leurs habitudes de lecture, leurs goûts, leurs coups de cœur. Et puis, les interviewé·es sont de toute évidence très cultivé·es et intelligent·es avec un sacré bagage littéraire, autant dire que j’étais en admiration totale.
Clément (de l’épisode 2) m’a même donné envie de lire Proust et, bien plus incroyable, de retenter Madame Bovary tant il en parle avec enthousiasme. Je précise que j’ai beaucoup de mal avec Flaubert et, si j’ai péniblement achevé ma lecture de Salammbô, j’ai renoncé par trois fois à lire Madame Bovary, j’avais donc décidé de laisser tomber définitivement). Reste à voir si je refranchirai le pas !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

… que je devrais officiellement renommer comme « mes petites joies du mois » parce qu’il n’y a aucune notion de fierté dans ce que je fais de mes journées.

Connaissez-vous la paréidolie ? En ce qui me concerne, je ne peux pas regarder les nuages sans découvrir des formes et des trucs dedans ou des phares de voiture sans y voir des visages souvent diaboliques (et je pourrai continuer la liste). Autant dire que je me suis bien amusée, sur la côte de granit rose, à voir dans les rochers érodés par l’eau et le vent mille créatures (j’ai même vu Voldemort et un dragon).

Passer du temps avec mes grands-parents et leur montrer deux-trois trucs du coin, en plus de me faire très plaisir, m’a donné envie de prendre le temps de visiter un peu mieux la Bretagne. Sauf que, pour cela, je vais attendre que chaleur et touristes s’en aillent, donc ce sera pour septembre et les mois suivants.

Je vous avais dit le mois dernier que l’article de Bénédicte m’avait donné envie de revoir la géniale mini-série BBC d’Orgueil et Préjugés : c’est chose faite, je me suis accordée ce plaisir ! Par une après-midi pluvieuse comme je le souhaitais !

Orgueil et Préjugés

Je suis aussi enfin retournée au cinéma pour découvrir Parasite de Bong Joon Ho qui m’a beaucoup plu. Très prenant, riche et fascinant. (Sauf que je ne comprends décidément pas les gens qui, malgré une salle quasi vide, viennent malgré tout s’asseoir pile devant toi en se tenant bien droit. Pourquoi ? Une petite voix ne vient-elle pas leur chuchoter à l’oreille « tiens, je vais me décaler au moins d’un siège, histoire de ne pas déranger la personne derrière moi » ?)

Parasite (affiche)

 J’ai aussi découvert avec un peu de retard la série Black Mirror et j’ai adoré. Pas tous les épisodes – c’est un peu comme dans un recueil de nouvelles : toutes ne sont pas toujours au même niveau – mais c’est une excellente découverte. C’est en plus un plaisir de voir bon nombre d’acteurs et actrices britanniques (autant dire qu’il n’y avait pas un épisode où je ne me disais pas « je l’ai déjà vu·e quelque part ? dans quoi ? »). Mais Black Mirror, c’est surtout une série qui m’a pas mal remuée et questionnée et certains épisodes m’ont laissée une sensation de malaise persistant.
J’ai en revanche été très déçue par la cinquième saison (pourtant, il y a Andrew Scott dedans, alors j’aurais souhaité l’aimer plus) : en plus de ne pas être aussi sombre que les précédentes, d’être plus légère et optimiste (pourquoi faire ça ?), j’ai trouvé qu’elle devenait un peu trop américaine (alors qu’être en Grande-Bretagne était parfaitement à mon goût). J’espère que ce n’est pas une tendance qui se confirmera s’il doit y avoir de prochaines saisons.

Black Mirror (affiche)

Sinon, côté nature, j’ai eu la surprise de croiser des ragondins dans une promenade très matinale. Je ne les avais jamais vus bien que je me promène souvent dans ce coin, ça a illuminé ma journée.
Autre surprise, alors que je regardais des petites fleurs ayant éclos dans la nuit, j’ai trouvé des fraises dans mon jardin ! Et nous n’en avions pas planté, sinon ce ne serait pas une surprise évidemment. Le hasard a dû faire qu’une graine vienne s’échouer dans le coin, qu’elle prenne et que les fruits mûrissent (enfin, une pour l’instant, mais d’autres semblent prometteuses).

Avez-vous survécu sans difficulté aux températures caniculaires de ce mois de juin ? En avez-vous profité pour faire de belles découvertes ?

C’est le 1er, je balance tout ! # 29 – Mai 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinRimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Romans

BD

Côté Top… Toute une vie et un soir d’Anne Griffin a été une lecture sans fausse note. Une excellente découverte, une histoire de vie comme je les aime. Pour les BD, la palme revient l’ouvrage de Loïc Clément et Anne Montel, Les jours sucrés. Une magnifique histoire subtilement illustrée par les sublimes aquarelles de la dessinatrice.

Côté Flop… Ça me fend le cœur, mais le tome 2 des Contes macabres de Poe illustré par Benjamin Lacombe a été une grosse déception, tant pour les textes choisis que la rareté des illustrations.

Je reviendrais sur ces trois titres dans des chroniques à venir, mais j’ai lu bon nombre de livres ce mois-ci sur lesquels je ne reviendrai pas. Je vous propose donc mon avis en quelques mots.

Le Petit VagabondBande dessinée sans texte, Le petit vagabond de Crystal Kung, autrice et dessinatrice taïwanaise, est une BD qui se démarque avant tout par la splendeur lumineuse de ses illustrations. De toutes tailles, elles constituent de fascinants tableaux dans lesquels l’on plongerait volontiers. La beauté chaleureuse des couleurs, l’expressivité touchante des protagonistes… On s’en colle plein les mirettes. Ce petit court-métrage pourra vous donner une idée de ce qui vous attend (bien que je trouve le rendu plus chatoyant sur papier). Les six historiettes racontées ici nous mènent à la rencontre de personnages égarés, tristes, désemparés jusqu’à ce qu’une rencontre imprévue leur offre un peu de baume au cœur. Ce bon génie est un étrange petit garçon à l’air espiègle qui apparaît à qui semble avoir besoin d’un peu d’apaisement. Un recueil paisible et onirique et un délice pour les yeux.

Supers, T1Supers de Frédéric Maupomé et Dawid comporte quatre tomes à l’heure actuelle, mais je n’ai lu que les trois premiers, la bibliothèque ne proposant pas encore le dernier paru. Cette lecture me laisse un peu mitigée (oui, ça arrive). Ce sont les illustrations de Dawid qui m’ont attirée vers ces petites BD et, à ce niveau-là, je n’ai pas été déçue : c’est doux, c’est coloré, c’est dynamique, rien à redire. En revanche, l’histoire ne m’a pas totalement convaincue. L’idée de base – ces enfants extraterrestres dotés de superpouvoirs laissés seuls sur terre qui tentent de se fondre dans la masse à l’occasion de la rentrée scolaire – était plutôt cool et permettait d’aborder les thématiques de la différence, l’intégration et de l’abandon. Concrètement, l’histoire se traîne un peu (pour s’emballer à la fin du troisième tome et me laisser sur un beau cliffhanger), les dialogues tournent un peu en rond et le tout se lit quand même très très vite. Ce sont de jolies BD, agréables à lire, aux idées intelligentes et intéressantes, mais j’espérais vraiment à trouver quelque chose de plus percutant et à avoir un coup de cœur.

La trilogie des fourmis, T3, La révolution des fourmis (couverture)Je m’étais lancée fin décembre dans une relecture de La trilogie des fourmis de Bernard Werber dont je n’avais jamais lu le dernier tome. J’avais adoré le premier tome et cette surprenante plongée au cœur du monde myrmécéen. On y apprend mille choses sur les fourmis (et autres insectes) et je peux vous assurer qu’on ne les regarde plus de la même manière après cette lecture. Je me suis souvent surprise à rechercher des informations, à les vérifier et à les approfondir : Bernard Werber va toujours plus loin, mais amène les choses de manière si prenante que l’on se dit « et pourquoi pas ? ». C’est un aspect que j’ai retrouvé dans tous les livres de lui que j’ai pu lire, il nous amène à croire aux choses les plus folles, on se laisse embarquer et, à chaque fois, c’est un voyage surprenant. Cependant, je dois dire que mon enthousiasme a diminué graduellement au fil de ces trois tomes. J’ai dévoré le premier, j’ai bien aimé le second (surtout grâce à une fascinante coalition d’insectes), mais le troisième n’était pas dénué de longueurs, de redites par rapport aux deux premiers, et j’étais bien contente d’atteindre la dernière page. C’était peut-être le tome de trop (ou peut-être aurait-il mérité quelques coupes), mais ça n’en reste pas moins une trilogie originale entre polar, SF et documentaire animalier !

La Guerre des Clans, C1, T1 (couverture)Après les fourmis, les chats ! Les livres permettent vraiment des expériences uniques ! Dans l’une des boîtes à livres de mon village m’attendait le premier tome du premier cycle de La Guerre des clans, Retour à l’état sauvage, d’Erin Hunter. Une saga qui m’avait toujours intriguée mais que je n’avais jamais eu l’occasion de lire (il faut dire qu’il y a quelques tomes quand même…). J’ai sauté sur l’occasion pour découvrir ces livres qui se vendaient comme des petits pains lors de mon bref contrat de vendeuse en librairie (et valider l’item « une histoire sans humains » du Tournoi des trois sorciers). Ne sachant pas vraiment dans quoi je me lançais, je me suis sentie aussi curieuse que Rusty à l’idée partir explorer cette vie de chat sauvage. Certes, l’écriture est simple et les ressorts de l’histoire sont visibles à des kilomètres : j’aurais pu être complètement fan de cette histoire féline quand j’avais huit ans, mais impossible d’être aussi enthousiaste aujourd’hui. Ça reste néanmoins une lecture sympathique malgré un côté plutôt naïf. Je pense réserver les prochains tomes à la bibliothèque pour en dévorer un de temps à autre (moins d’une journée pour lire celui-ci) ; en revanche, je m’arrêterai au cycle 1 (parce que tant d’autres livres me font envie, parce que je ne suis pas dingue des sagas en cent cinquante volumes, parce que je crains un peu l’indigestion de boules de poils…)

Quelques albums :

  • Quand je serai grand…, de Quentin Gréban, ou parler des rêves et de la possibilité de devenir ce qu’on veut : une bouledogue danseuse, un petit chien super-héros, une fille cheffe de chantier, le champ des possibles n’a pas de limite quand on abolit les clichés. Le tout est illustré par le talentueux Quentin Gréban qui m’a déjà émerveillée à plusieurs reprises (Peter Pan, Maman, Charlie…) et dont j’admire à chaque fois les couleurs chaudes, les courbes douces et la maîtrise de l’aquarelle. (Et quand on aime les chiens, cet album devient un pur régal !)
  • La petite casserole d’Anatole, d’Isabelle Carrier, ou comment aborder la question des différences, en particulier celles qui sont invisibles, et des difficultés pas toujours visibles qu’elles engendrent ? Vous avez peut-être déjà entendu parler de la théorie des petites cuillères pour parler du handicap invisible ? Ici, les complications qu’Anatole doit gérer au quotidien prennent la forme d’une casserole qu’il traîne derrière lui. On peut imaginer ce qu’on veut, maladies lourdes ou petites difficultés à appréhender le monde (phobies, timidité…), cet album épuré tant pour les illustrations que pour les mots choisis se révèle tout en délicatesse, compréhension et bienveillance. Je me suis régalée et l’autrice propose ici un très bel ouvrage de réflexion et une très intelligente petite histoire. (Challenge Voix d’autrices : un album jeunesse)
  • Cher Bill, d’Alexandra Pichard, ou l’amitié épistolaire. Les lettres ont ce côté un peu naïf et direct des lettres d’enfants, ce qui fait sourire (tout en rappelant des souvenirs si vous étiez du genre à en écrire vous-mêmes). Mais surtout, la correspondance de nos deux amis laisse peu à peu entrevoir les différences qui les séparent (différences d’échelle, différence de milieu…) : en effet, l’un est fourmi et l’autre poulpe. Ces dissemblances sont soulignées par les illustrations qui accentuent la dimension improbable de cette amitié inter-espèces. Mais les différences n’ont aucune importance et c’est cela qui rend cet album particulièrement attendrissant. Une amitié touchante et un album lumineux.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 4010 + 440, soit 4450 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 5, soit 18/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 20, soit 42/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Les mangas sont assez rares sur ce blog car j’en lis assez peu, il est vrai. Mais Naomi, notre fantastique Récolteuse de mots, a publié un long très long article sur son rapport à Fullmetal Alchemist. Une série de mangas qui ne m’avait jamais fait envie. C’est à présent du passé et j’aimerais beaucoup avoir l’occasion de mettre la main dessus en bibliothèque !

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Parlons maintenant d’Ada de la Tournée des livres et de son rapport avec la poésie. Dans un article bien fouillé et argumenté comme elle sait nous en proposer, elle dissèque les divers éléments susceptibles d’expliquer son blocage envers ce genre littéraire. Et on s’interroge avec elle au fil de la lecture et même après !

Quel plaisir de trouver sur le blog La bibliothèque de Bénédicte une critique d’une mini-série que je chéris tout particulièrement : l’adaptation BBC d’Orgueil et Préjugés avec Jennifer Ehle et Colin Firth. Me coller devant blottie sous un plaid pendant plus de cinq heures est un petit plaisir personnel (bien que je ne me le sois pas octroyée depuis longtemps : depuis l’article de Bénédicte, j’attends avec impatience la prochaine après-midi pluvieuse car mon programme est tout trouvé). J’ai fini de vous raconter ma vie, vous pouvez à présent filer lire Bénédicte et la laisser vous donner envie de découvrir cette très chouette mini-série !

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

A part avoir retrouvé le courage d’aller au marché entre la balade de ma chienne et mon départ pour le boulot, je ne vois pas. Ce n’est pas un truc exceptionnel, mais c’est un petit plaisir personnel. Les fruits et les légumes d’été sont tout de même plus appétissants que ceux de l’hiver et la présence de fraises locales et pleines de saveur est un bonus non négligeable.

Non, ce mois-ci, je me suis beaucoup interrogée sur le blog, sur mon rapport à la lecture, sur les chroniques. Après une sorte de frénésie de la critique où je parlais de tout ce que je lisais, j’ai à présent souvent la flemme de me lancer. J’ai privilégié ces derniers temps les chroniques plus condensées en parlant de plusieurs livres dans un même article, un format qui me correspondait mieux en ce moment, mais j’en viens à me dire que c’est un peu facile, un peu rapide, un peu bâclé.
Mon rythme de publication a déjà rebaissé, il y aura peut-être des trous, peut-être pas. Je me demande souvent ce qu’apporte mon blog, mais il est aussi mon aide-mémoire et je ne pense pas le laisser tomber malgré tout.

Vous avez peut-être pu constater que je n’ai pas parlé de films ou de séries depuis un certain temps. Ce n’est pas que je n’ai rien vu, loin de là (revoir les Harry Potter, chose que je n’avais pas fait depuis des années, se motiver pour découvrir les Captain America (et je ne l’aime toujours pas) et Spiderman Homecoming, écumer Netflix en étant pas bien et en tirer The Lady in the Van (à voir surtout pour Maggie Smith), Un monde meilleur, Dumplin’, Le Chocolat, Tout ce qui brille, Les enfants de Timpelbach, etc.), mais je n’ai pas le courage, pas les mots pour parler de tout cela.
J’avais aussi écrit un article au sujet de la série The Tudors avec Jonathan Rhys Meyers dans le rôle d’Henry VIII, mais j’ai laissé tomber l’idée de le publier (ce n’était que partialité éhontée, j’ai pris fait et cause pour les personnages, j’en ai adoré certains et détesté d’autres, mais c’était surtout car j’y ai retrouvé bon nombre de têtes connues, notamment James Frain et Marie Doyle Kennedy d’Orphan Black ou Natalie Dormer de Game of Thrones). Tiens, j’ai aussi vu la dernière saison de Game of Thrones !
Je suis même retournée au cinéma, la première fois depuis ma déception Marie Stuart, pour voir The Dead don’t Die de Jim Jarmusch, mais non, rien à faire, je n’ai pas envie d’écrire. Donc je ne me forcerai pas et les parenthèses 7ème art réapparaîtront peut-être dans quelques mois.

Bref, beaucoup de mots pour pas grand-chose car je ne sais toujours pas où je vais, ce que le blog deviendra, mais on verra bien, n’est-ce pas ?

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite un beau mois de juin !

C’est le 1er, je balance tout ! # 28 – Avril 2019

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapin

Rimant avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », ce sympathique rendez-vous a été initié par Lupiot du blog Allez vous faire lire. Il permet de revenir sur le mois écoulé à travers quatre points :

  • Le Top et le Flop de ce que l’on a lu le mois dernier ;
  • Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier ;
  • Un lien adoré le mois dernier (hors chronique littéraire) ;
  • Ce que l’on a fait de mieux le mois dernier.

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  1. Le Top et le Flop de ce que j’ai lu le mois dernier.

Avril fut un mois de lecture avec énormément de BD ! Voilà longtemps que je n’en n’avais pas lu autant et je renoue avec plaisir avec le genre.

Romans (et un guide littéraire)

BD

Côté Top… Homo Sapienne de Niviaq Korneliussen se dégage du lot et pas uniquement car c’est mon premier roman groenlandais. L’écriture est géniale et les thématiques étaient terriblement parlantes pour moi. Côté BD, si je ne devais citer qu’une série, ce serait probablement Le Château des étoiles d’Alex Alice, ne serait-ce que pour les fabuleuses planches offertes par ces quatre tomes. (Mais j’ai aussi beaucoup aimé Ninn, Frnck et Freaks’ Squeele, mais j’en reparlerai au cours du mois de mai !)

Côté Flop… Flop est peut-être un peu dur, mais disons que ma plus grosse déception a été avec Brexit Romance de Clémentine Beauvais dont j’attendais… plus. Côté BD, la fin de L’obsolescence programmée de nos sentiments de Zidrou et Aimée de Jongh m’a vraiment laissée perplexe et nuit, je m’en rends compte avec un peu de recul, à mon ressenti de cette BD autrement très humaine et sensible.

Sinon, je compte parler de tout ça dans des chroniques (ou des mini-critiques pour la plupart d’entre eux, vous avez peut-être pu voir que ce format avait tendance à fleurir sur le blog en ce moment), sauf de Dad de Nob. Ce fut néanmoins une lecture agréable, légère et rigolote qui nous plonge dans le quotidien mouvementé d’un père célibataire et souvent malmené par ses quatre filles. C’est drôle, les personnages sont attachants bien que répondant à des stéréotypes, bref, cinq BD qui se lisent très vite et avec plaisir.

Côté challenges…

  • Tournoi des trois sorciers : 3110 + 900, soit 4010 points pour Poudlard ;
  • Voix d’autrices : + 6, soit 13/50 ;
  • Challenge de l’imaginaire : + 6, soit 22/36 (livres chroniqués, et non livres lus) ;
  • Les Irréguliers de Baker Street : + 0, soit 44/60 ;
  • Les 4 éléments : + 0, soit 16/20.

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  1. Une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.

Je ne citerais qu’une seule chronique ce mois-ci, celle d’Alberte Bly – dont je savoure chaque article (même si leur autrice nous fait languir entre deux…) – sur le roman de Johanna Marines, Cendres. Malgré une histoire d’épilogue qui a l’air un peu foireuse, ça donne quand même bien bien envie de découvrir tout ça. Accessoirement, c’est aussi une piqûre de rappel pour explorer le catalogue de Snag qu’Alberte promeut avec vigueur depuis plusieurs titres.

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  1. Un lien que j’ai adoré le mois dernier (hors critique littéraire).

Fangirl : Bigre nous parle d’Ezra Miller et je ne peux qu’approuver.

Gourmandise : Nymeria parle du miel dans un joli article très poétique ; peut-être l’occasion de découvrir son blog très personnel et totalement atypique.

Jeu : Cha inaugure une nouvelle rubrique pour parler de jeux de société (et je n’ai pas souvent l’occasion d’en parler sur le blog, mais j’aime beaucoup les jeux de société), donc même si je n’ai pas grand-monde pour jouer avec moi, je ne peux qu’être enthousiaste face à une si bonne idée. En plus, elle nous parle d’un jeu avec des pirates, ce qui est tout simplement la meilleure approche pour vendre sa nouvelle rubrique.

Humour : Babitty Lapina illustre sa vie de lectrice avec Kaamelott, ce qui est à la fois très drôle et très vrai, je ne pense pas être la seule à me reconnaître dans ses choix de gifs.

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  1. Ce que j’ai fait de mieux le mois dernier.

Je dois avouer que cette section pour quelqu’un qui n’est pas habituée à se jeter des fleurs et qui, franchement, ne fait pas grand-chose de ses dix doigts est un casse-tête mensuel.
J’ai lu plein de BD, ce qui me manquait un peu ces derniers mois.
J’ai apprécié le soleil puis la pluie.
J’ai planté des plantes aromatiques (et ça commence à pousser à mon plus grand ravissement (j’étais sûre que tout allait mourir)) et apporté un peu de verdure dans ma maison (ce que je voulais faire depuis des siècles).
Je renoue tout doucement avec le conte et j’ai vu ce mois-ci deux fabuleux conteurs, ceux qui font partie du sommet de la pyramide de mon panthéon personnel : Pépito Matéo pour sa « Leçon de français » (un travail en cours) et Yannick Jaulin pour « Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour ». Les mots dans la bouche de ces deux artistes sont des trésors, ils font rire, beaucoup, et bouleversent tout autant. La langue, l’amour, la compréhension, la transmission… Bref, c’est beau.
(Et je me rends compte que je n’ai jamais parlé d’eux sur le blog, c’est quelque chose qu’il faudrait que je corrige à l’occasion.)

Et voilà, ce bilan s’arrête là !

N’hésitez pas à venir me parler de vous et de votre mois d’avril (ou de vos projets du mois de mai) (ou de ce que vous voudrez). Après autant de « je », ça nous fera du bien !

 

La parenthèse 7ème art – Mars 2019

(En vrai, j’ai regardé la dernière série en avril, mais on ne chipotera pas.)

Ce mois-ci, la moisson de films est bien pauvre. J’en ai vu d’autres, mais je n’avais forcément envie d’écrire dessus. J’ai aussi une grosse tendance à m’endormir devant les films en ce moment – qu’ils soient petits films français comme Se souvenir des belles choses ou blockbusters comme Avengers : Infinity War –, ce qui est particulièrement agaçant et me pousse donc à me tourner vers le format série.

Film

  1. Marie Stuart, Reine d’Ecosse (VO : Mary Queen of Scots), de Josie Rourke (2019)

Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la poigne d’Élisabeth Iʳᵉ s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire. (Allociné)

Mary Stuart, Reine d'Ecosse (affiche)

Ce sont les actrices qui m’ont donné envie de voir ce film, mais finalement, il n’a fait que confirmer une tendance : les biopics, tellement présents au cinéma ces dernières années (peut-être est-ce ainsi depuis plus longtemps, mais j’ai l’impression qu’il en sort toutes les semaines à présent), m’ennuient profondément. Certes, l’histoire est l’histoire (même si tous les biopics ne sont pas d’une fidélité exemplaire) et ils ne vont pas réécrire la fin en décapitant Elisabeth plutôt que Marie Stuart, mais j’ai l’impression de voir toujours les mêmes scènes (notamment les sexes de sexe/viol, apparemment indispensables pour faire plus vrai). Ils semblent tous filmés de la même manière, lisse, comme s’ils étaient filmés à la chaîne, sans changement d’équipe technique, sans le point de vue personnel d’un ou d’une réalisatrice. Cependant, l’idée des lords noirs et des suivantes asiatiques dans l’Angleterre du XVIe est assez originale (irréaliste et incompréhensible à mes yeux, mais atypique).

 De même, je n’ai pas aimé l’image véhiculée de ces deux femmes, particulièrement de Marie Stuart. Les hommes de son entourage l’insultent et la rabaissent en la traitant de faible femme et toutes les joyeusetés et finalement, le portrait que le film dessine d’elle n’est guère plus glorieux. Stratège, Marie ? Solide dirigeante, Elisabeth ? Influentes, ces reines ? Ce n’est guère ainsi qu’on les perçoit, mais en femmes manipulées, malmenées et passives face aux événements. Waouh. Je suis époustouflée. Surtout par rapport à Elisabeth : régner 45 ans en faisant des fleurs en papier, c’est impressionnant. Et le film se veut féministe ?

 Le très bon jeu des actrices (notamment Saoirse Ronan qui ne m’a jamais déçue jusqu’à présent) n’a pas suffi à me faire oublier ni les longueurs ni les raccourcis et, finalement, les seuls éléments qui auront suscité un peu d’émotion chez moi sont les paysages écossais.
Je suis peut-être de mauvaise foi à cause de l’ennui que ce film a provoqué chez moi, mais je me dis que j’aurais dû lui préférer une relecture du Marie Stuart de Stefan Zweig.

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Séries

  1. Dark, créée par Baran bo Odar et Jantje Friese (2017, 1 saison, 10 épisodes)

Un enfant disparu lance quatre familles dans une quête éperdue pour trouver des réponses. La chasse au coupable fait émerger les péchés et les secrets d’une petite ville. (Allociné)

Dark (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Tiens, une série allemande ! Déjà que je ne regarde pas beaucoup de séries, c’est encore moins souvent que je me croise le chemin de nos voisins germaniques ! Après Il miraculo italien, je voyage !
Après Poupée russe, il semblerait les voyages dans le temps soient à la mode. Mais les deux séries sont très réussies, chacune dans leur genre. Là où Poupée russe était morbide mais drôle, Dark est, comme son nom l’indique, beaucoup plus sombre et pesant. Des enfants qui disparaissent, des corps qui réapparaissent des décennies plus tard, des grottes obscures, une immense forêt digne des contes de fées, un village isolé, un petit côté Twin Peaks… le décor est posé.
L’atmosphère est assez anxiogène et les personnages sont souvent torturés par leurs travers, leurs regrets ou leurs passé. Des ingrédients plein de noirceur (surtout quand tu rajoutes un prêtre mystérieux) particulièrement alléchants.
Le puzzle se met en place petit à petit, ce qui est totalement accrocheur. L’envie d’en savoir davantage, de comprendre, les révélations surprenantes révélées au compte-goutte… les réalisateurs ont soigneusement dosé leurs effets et ça fonctionne à merveille. L’intrigue se complexifie au fil des épisodes et c’est un régal.

J’ai beaucoup aimé les personnages, étonnement… ordinaires. Dans le sens, qu’on pourrait les croiser en sortant dans la rue. Et ça fait du bien. Dans les films, les séries, les personnages sont souvent particulièrement beaux (belles, car les femmes n’ont que rarement le droit à l’erreur (ou alors c’est que son physique banal ou moche servira dans l’intrigue)), particulièrement drôles ou intelligents, enfin, toujours mieux que toi (en tout cas, c’est ce que je ressens). Mais là, non. Les femmes sont belles, mais ce ne sont pas des beautés « parfaites », dans les normes actuelles ; ce sont des beautés particulières, des beautés atypiques que l’on croise chaque jour. Idem pour leurs caractères : les protagonistes ne peuvent être résumés à « méchant·e » « gentil·le ». Tous et toutes ont des défauts, des qualités, certain·es tendent vers le louche, d’autres sont globalement sympathiques, mais ils et elles sont faillibles.
Je ne sais pas si vous avez suivi ce que j’essayais laborieusement de vous dire, c’est clair dans ma tête, mais ça s’embrouille sur le clavier.

Par contre, à ce sujet, il y a un certain risque d’embrouillage à cause du nombre de personnages, sachant qu’il faut multiplier le tout par deux, voire trois, lorsque l’on retourne dans le passé. On a regardé les premiers épisodes de façon assez décousue, sans être bien immergés dedans et on s’est retrouvés quelques fois en mode « attends, mets pause, du coup, elle, c’est celle qui tient l’hôtel quand elle était petite, c’est ça ? c’est la mère de l’autre là, comment il s’appelle déjà ? le copain de la fille, tu sais ! » (il nous a fallu les trois quarts des épisodes pour retenir tous les prénoms allemands) « ah, mais du coup, elle, c’est la tante de machin vu que son père était son frère mais dans le passé ! » (En vrai, on s’y fait, mais évitez peut-être de laisser passer trop de temps entre les premiers épisodes.)
Mais il paraît que la saison 2 doit arriver prochainement, j’espère qu’elle ne tardera pas, histoire que je n’ai pas tout oublié qui est qui et qui est où quand la série recommencera.

Une série oppressante et fascinante, portée par un scénario qui tient la route d’un bout à l’autre. Vivement la suite !

  1. Sex Education, de Laurie Nunn (2019, 1 saison, 8 épisodes)

Maeve, jeune fille rebelle, seule et sans parents décide de créer un cabinet de sexologie dans son lycée avec l’aide d’un camarade de classe, Otis, fils de sexologue. Celui-ci aide alors des personnes à gérer leurs relations, alors qu’il est lui-même vierge. (Wikipédia)

Sex Education (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Troisième série que je commence alors qu’il n’y a qu’une saison. C’est très rare pour moi : généralement, j’attends qu’elle se finisse et au final, soit je les oublie, soit je vois que ça ne finit jamais et la probabilité pour que je les regarde un jour fond à toute vitesse (un exemple parmi d’autre : Orange is the New Black me semblait intéressante lorsque la première saison est sortie, mais maintenant qu’on en est à la sixième ou septième, c’est nettement moins le cas).
Du coup, pour libérer de la place dans la section « séries » de mon cerveau, j’ai plus ou moins décidé d’abandonner Outlander. J’ai tenu pendant les deux premières pour l’Ecosse (les paysages, la langue… c’était beau), la troisième m’a un peu ennuyée, j’ai vu le premier épisode de la quatrième et c’est bon, j’ai donné : les voir s’embourber dans des situations pas possibles, être séparés, être réunis, se faire violer, subir une deux trois dix tentatives de viols alors qu’ils restent en Amérique, ce n’est pas la peine. Je ne le supporterai pas une quatrième fois sans une dose d’Ecosse pour faire passer la pilule. Bye Jamie, bye Claire !

Sinon, de quoi devait-on parler ? Ah oui, Sex Education.

Ça va être court, je n’ai pas dix mille trucs à en dire. Ce n’est pas une série qui révolutionne le monde des séries, on est d’accord. On est dans un lycée, à moitié anglais, à moitié américain, avec des personnages stéréotypés : la bande fashion avec péteux et pétasses, insupportables avec tout le monde, y compris entre eux, la rebelle que personne n’aime et que tout le monde insulte tandis que toi, devant ton écran, tu ne les comprends pas du tout car ça crève les yeux qu’elle est à la fois démentiellement cool et intelligente, le gay flamboyant, le timide, etc.
Mêmes choses pour les thématiques : l’adolescence, les premières fois, l’amour, les déceptions amoureuses, les disputes entre amis…
Idem pour certaines séquences que l’on voit venir à des kilomètres (pas d’exemples, pas de spoils).
MAIS. C’était sympa quand même. Ça fonctionne. Grâce aux personnages. On s’attache à Otis, Maeve et Eric. On s’intéresse à Adam : j’ai d’ailleurs beaucoup aimé la façon dont certains protagonistes – dont lui – évoluent. On se retrouve à éprouver de la compassion et de la sympathie pour des lycéens a priori secondaires et/ou insupportables. On s’amuse beaucoup de la curiosité de Jean, la mère d’Otis (même si on est d’accord qu’on aurait aimé lui arracher les yeux si elle avait été notre mère quand on était ado ?).
C’est drôle, c’est léger, et il y a facilement de quoi passer un très bon moment à condition de ne pas avoir des attentes démesurées.
(En plus, Otis et Eric aiment Hedwig and the Angry Inch ! Quoi ? Ce n’est pas un argument ?)

  1. The Umbrella Academy, de Steve Blackman (2019, 1 saison, 10 épisodes)

En 1989, le même jour, quarante-trois bébés sont inexplicablement nés de femmes qui n’étaient pas enceintes et que rien ne relie. Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, adopte sept de ces enfants et crée The Umbrella Academy pour les préparer à sauver le monde. Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Les enfants devenus adolescents, la famille se désagrège et l’équipe est dispersée. Les six membres toujours en vie, désormais trentenaires, se retrouvent à l’occasion de la mort de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère qui entoure la mort de leur père. La famille désunie se sépare cependant de nouveau, incapable de gérer des personnalités et des pouvoirs trop différents, sans même parler de l’apocalypse qui menace… (Allociné)

The Umbrella Academy (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Puisque je suis dans l’exploration des séries Netflix, autant ne pas passer à côté de la dernière en date. J’avoue, c’est surtout Ellen Page qui a été mon principal moteur pour lancer le premier épisode. Mais finalement, mon enthousiasme est un peu retombé.

Mettons les choses au clair : je suis complètement accro aux personnages de Klaus (aka Robert Sheehan) et Numéro Cinq (Aidan Gallagher). Ce sont les deux dont j’ai adoré chaque apparition à l’écran : le premier est irrésistiblement attachant tout en étant bien allumé (les drogues qu’il prend à longueur de temps n’y sont pas pour rien) tandis que le second est charismatique et cynique à souhait. Bref, deux personnages jubilatoires.
Et pendant ce temps, les autres m’ont globalement laissée bien indifférente (dans le sens « mourez ou vivez, ça m’est égal »). Diego est même allé jusqu’à m’irriter encore et encore (ça doit être la moustache). Et je suis la seule à avoir tiqué sur le costume de Luther ?
Quant à Ellen Page, je suis mitigée. D’un côté, elle joue très bien son rôle de fille ordinaire dans une famille extraordinaire, mais voilà, elle apparaît un peu trop terne, un peu trop ordinaire et il est donc un peu difficile de s’y attacher. En fait, elle joue trop bien son rôle.

Et l’intrigue ? J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs, je me suis périodiquement ennuyée, notamment lors de scènes répétitives de dissensions familiales et de certaines petites histoires personnelles. Et tout est un peu cousu de fil blanc : les secrets concernant Vanya n’en sont pas vraiment, on devine le rôle que doit jouer Leonard dès la première minute où il apparaît, etc. Bref, ça reste classique, malgré quelques bonnes idées.

Heureusement, je suis bon public, la BO est plutôt cool, l’esthétique est sympa, et je suis irrémédiablement fascinée par Klaus et Numéro Cinq, donc je suis prête à signer pour une deuxième saison. (De toute façon, juste pour eux, j’en veux encore.) (Sinon, une série JUSTE avec eux, ce n’est pas possible ?)

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Avez-vous vu certaines de ces séries ? Ou bien d’autres ?
Je prends aussi les bons conseils cinématographiques (même si je vais devoir attendre de récupérer le contrôle de mes paupières pour les regarder).