Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831)

Notre Dame de ParisAprès Les Misérables l’an passé, je me suis plongée dans Notre-Dame de Paris. Et pas toute seule, cette fois, puisque j’ai eu la meilleure des copilotes, Alberte Bly, qui a rendu ma relecture (car je l’avais lu il y a dix ans, mais ma mémoire étant ce qu’elle est, un rafraîchissement ne pouvait pas faire de mal) encore plus passionnante grâce à nos échanges réguliers. C’était vraiment trop bien de débriefer ainsi, chapitre après chapitre !

> La chronique d’Alberte
est juste ici ! <

Je ne prétends pas écrire une critique détaillée de cet incroyable bouquin ; juste, si possible, donner envie à quelques personnes de le découvrir. Pour mettre les choses au clair, je considère qu’il n’est absolument pas dans mes cordes de parler d’un tel roman !

Notre-Dame de Paris, c’est une histoire que tout le monde connaît un peu. Grâce au livre, grâce à la comédie musicale, grâce au dessin animé (même si, d’après Alberte, la fidélité à l’œuvre d’Hugo n’est pas franchement au rendez-vous (en ce qui me concerne, je ne l’ai – encore – jamais vu)). C’est l’histoire d’Esmeralda, cette jeune gitane autour de qui gravitent Quasimodo, Frollo, Phoebus et Gringoire. C’est l’histoire de la cathédrale et de la ville grouillante qui l’entoure. C’est l’histoire de quelques jours de 1482. C’est une histoire de passions, de trahisons, de quiproquos.

Tout d’abord, pour moi, ça a été une redécouverte des personnages. Je me souvenais de leur destin respectif, mais pas des détails les concernant. Et Hugo nous les présente, nous les fait vivre d’une manière si fluide, si passionnée, si visuelle que chaque rencontre est un régal.
Avant de commencer, j’étais sûre que mon personnage favori serait Quasimodo, ce sonneur de cloches difforme, rejeté de tous, incompris et mal-aimé. Que nenni. Comme prévu, j’ai ressenti beaucoup de compassion et de tendresse pour lu ; j’ai savouré toutes ses apparitions et j’ai été fascinée par ce chapitre où Hugo raconte son rapport intime avec Notre-Dame, son osmose avec cette carapace de pierre dont il connaît le moindre recoin, l’harmonie entre la pierre et la chair ; mais ce n’est pas celui qui m’a le plus passionné.
Car ce titre est remporté haut la main par Claude Frollo, l’archidiacre. Diantre, si je m’étais attendue à un personnage pareil ! Ce n’est pas un personnage que l’on aime purement et simplement ; Frollo est bien plus complexe que ça. Là où un personnage comme Quasimodo ne suscite qu’un sentiment positif constant, Frollo nous fait faire les montagnes russes. Hugo nous offre un protagoniste que l’on peut à la fois aimer et détester. C’est un érudit éminemment cultivé, tiré de ses chères études par la vie qui l’a laissé seul responsable de son jeune frère ; un savant versé dans tous les arts, de la médecine à l’alchimie, qui n’est pas aussi aveuglément croyant que je le pensais ; un personnage austère d’apparence mais qui adore son diable de frère et qui, seul, s’émeut du garçonnet contrefait abandonné devant sa cathédrale qu’il protégera du bûcher, qu’il soignera avant de lui donner un travail au cœur de l’édifice adoré ; un homme qui, ayant toujours renié la chair, vit l’apparition d’Esmeralda comme une révélation et une torture. Cela ne l’empêche pas d’être un terrible anti-héros : il est parfois détestable, manipulateur et cruel, son discours à base de « si elle n’est pas à moi, elle ne sera à personne » ne peut être excusé et, avouons-le, il devient complètement timbré tandis que le récit progresse. Cependant, toutes ses facettes font tout simplement de lui le personnage le plus fouillé, le plus intéressant du roman, en bref, celui qui se détache du lot.
J’ai eu un second favori en la personne de Gringoire. Personnage secondaire, personnage « à-côté », il ne fait pas grand-chose, n’a que peu d’influence sur le récit et paraît être quelque peu notre alter ego de papier. Par sa pleutrerie, sa tempérance au milieu de tous ces personnages extrêmes, il m’a semblé plus proche de moi que les autres protagonistes. Je l’ai aussi adoré pour son côté décalé, pour ses réflexions détachées, pour sa facette « artiste torturé » que l’auteur semple caricaturer à plaisir, pour ses amours versatiles – d’Esmeralda à Djali, la petite chèvre de l’Égyptienne, en passant par les pierres sculptées –. Personnage unique car personnage terriblement drôle, Gringoire fut une très sympathique rencontre.
En revanche, pas de surprise : j’ai haï Phoebus sans discontinuer. Fat, lâche, vulgaire, coureur de jupons, narcissique… imbuvable.
Quant à Esmeralda, tout tourne autour d’elle, mais elle m’a laissée plutôt indifférente. Au mieux, je me suis interrogée sur sa naïveté. Je suis restée assez perplexe face à son côté « jeune ingénue » qui, même si elle n’a que seize ans et n’a jamais connu l’amour, tranche un peu trop avec le fait de vivre à la Cour des Miracles et de côtoyer toutes sortes de brigands. Une exception : l’histoire de sa naissance qui m’a émerveillée, enthousiasmée, questionnée pendant une bonne partie du récit.

En dépit des descriptions, on est loin du gros pavé rébarbatif complètement illisible (tout le monde ne partagera sans doute pas mon opinion cependant). Bon, je ne vais pas vous mentir, le Livre troisième et spécialement le chapitre II, « Paris à vol d’oiseau », m’ont fait piquer du nez une ou deux fois (il faut dire que quand tu es plongée dans l’intrigue et que tu viens de passer un moment génial dans la Cour des Miracles, ça surprend un tantinet). Le chapitre I était encore relativement intéressant, notamment à lire en 2020 car on y retrouve les débats qui ont succédé à l’incendie de Notre-Dame : comment rénover ? faire comme avant, opter pour le moderne, qu’est-ce qui défigure l’édifice, qu’est-ce qui signe simplement une évolution logique de l’architecture, etc. En revanche, la musique n’a pas été la même pour le second chapitre : cette énumération de rues, ponts, portes, monuments, enceintes de la capitale a été longue. Très longue. Trop longue. Mais après les égouts de Paris vus sous tous les angles des Misérables, j’étais rodée et ce n’est pas ce chapitre qui m’a fait déchanter. Surtout qu’il a été le seul à m’ennuyer autant. Après ça, les digressions ou les citations latines à tire-larigot, c’était du pipi de chat ; ses autres exposés (comme « Ceci tuera cela ») m’ont davantage permis de renouer avec le Hugo érudit, passionné et par là passionnant.

Et surtout, autour de ce passage quelque peu laborieux, ce n’était que pur bonheur.

J’ai été tenue en haleine du début à la fin. C’est une histoire de passions extrêmes, que ce soit dans l’amour ou dans la haine, les deux n’étant d’ailleurs pas forcément indissociables. C’est une histoire de quiproquos. Ah, ces petits ratés qui donnent envie d’hurler, de rentrer dans le livre pour corriger les personnages ! Hugo a indubitablement ce talent qui rend l’histoire trépidante, haletante, qui attise la curiosité, une maîtrise incroyable du romanesque. Cette excitation à la découverte de la Chantefleurie ! Quel plaisir alors d’échanger des hypothèses avec une autre lectrice tout aussi enthousiaste.
C’est un récit terrible évidemment. La fin est déprimante au possible et le roman est ponctué d’épisodes poignants à serrer le cœur (encore une fois, Chantefleurie, comment ai-je pu t’oublier ?). La scène du couronnement du pape des fous est très forte également dans son genre avec toutes les émotions qu’elle suscite : la joie diffuse de Quasimodo, les rires de la foule, l’emprise de Frollo… Je ne suis que pure admiration face à ses scènes aux sentiments exacerbés qui rendent la lecture incroyablement puissante. C’est d’un déchirant tout simplement grandiose.
Et pourtant, Victor Hugo démontre encore une fois son humour. A travers le personnage de Gringoire dont j’ai déjà parlé, mais aussi au travers de ses adresses aux lecteur·rices ou grâce à de petites réflexions à l’acidité mordante. Dans le chapitre un peu ennuyeux évoqué ci-dessus, il se moque du Palais de la Bourse avec une ironie qui m’a laissée morte de rire.

Voilà ce que je trouve fascinant : l’alternance des genres et des atmosphères. Hugo nous fait passer d’un passage décalé à un autre profondément poignant – à tel point que cela pourrait paraître tire-larmes si ce n’était pas magistralement géré – à un chapitre quasiment pédagogique sur l’architecture avant que vienne s’intercaler une péripétie totalement ubuesque – à l’instar du dialogue de sourd qu’est le procès de Quasimodo. Et puis, il y a cette facette incontestablement tragique qui rappelle les funestes destinées des héros et héroïnes de la Grèce antique. Ainsi, la préface dit, au sujet du mot grec « ananké », fatalité, « C’est sur ce mot qu’on a fait ce livre. »
Résultat : à l’instar des Misérables, une œuvre marquante qui me touche et dont certains passages resteront gravés dans ma mémoire et dans mes tripes.

 Bref, c’était sombre, c’était drôle, c’était burlesque, c’était crispant, c’était horripilant, c’était barbant (une fois), c’était monstrueux, c’était palpitant. C’était dingue. C’était Victor Hugo, pourrait-on dire.

Juste un dernier mot sur mon édition, à savoir la version illustrée par Benjamin Lacombe pour la collection Métamorphose. Indubitablement sublime, j’ai beaucoup aimé les illustrations – même si elles auraient pu être plus nombreuses – qui, par leur noirceur, colle plutôt bien à l’ambiance du récit. Le rouge est la seule couleur qui dénote vraiment. La jupe d’Esmeralda, la crinière de Quasimodo, la cape de Phoebus font ainsi écho au sang et à la passion qui semblent guider ce récit vivant et ardent. Je regrette simplement l’échec de Lacombe à rendre la laideur de Quasimodo si appuyée par Hugo et si cruciale dans ses relations au monde. Il a beau le faire bossu, borgne, avec une dentition chaotique, son Quasimodo n’est pas aussi affreux qu’il le devrait.
(Je ne m’attarderai pas sur les fautes de frappe qui, d’autant plus dans un ouvrage soigné comme celui-ci, ont le don de m’agacer prodigieusement… Mais quand même… « une plaie allez large », « tout implement », sérieusement ? Grr.)

« Avec le temps, il s’était formé je ne sais quel lien intime qui unissait le sonneur à l’église. Séparé à jamais du monde par la double fatalité de sa naissance inconnue et de sa nature difforme, emprisonné dès l’enfance dans ce double cercle infranchissable, le pauvre malheureux s’était accoutumé à ne rien voir dans ce monde au-delà des religieuses murailles qui l’avaient recueilli à leur ombre. Notre-Dame avait été successivement pour lui, selon qu’il grandissait et se développait, l’œuf, le nid, la maison, la patrie, l’univers.
Et il est sûr qu’il y avait une sorte d’harmonie mystérieuse et préexistante entre cette créature et cet édifice. Lorsque, tout petit encore, il se traînait tortueusement et par soubresauts sous les ténèbres de ses voûtes, il semblait, avec sa face humaine et sa membrure bestiale, le reptile naturel de cette dalle humide et sombre sur laquelle l’ombre des chapiteaux romans projetait tant de formes bizarres. »

« L’écolier observait son frère avec surprise. Il ne savait pas, lui qui mettait son cœur en plein air, lui qui n’observait de loi au monde que la bonne loi de nature, lui qui laissait s’écouler ses passions par ses penchants, et chez qui le lac des grandes émotions était toujours à sec, tant il y pratiquait largement chaque matin de nouvelles rigoles, il ne savait pas avec quelle furie cette mer des passions humaines fermente et bouillonne lorsqu’on lui refuse toute issue, comme elle s’amasse, comme elle s’enfle, comme elle déborde, comme elle creuse le cœur, comme elle éclate en sanglots intérieurs et en sourdes convulsions, jusqu’à ce qu’elle ait déchiré ses digues et crevé son lit. L’enveloppe austère et glaciale de Claude Frollo, cette froide surface de vertu escarpée et inaccessible, avait toujours trompé Jehan. Le joyeux écolier n’avait jamais songé à ce qu’il y a de lave bouillante, furieuse et profonde sous le front de neige de l’Etna. »

« Alors les femmes riaient et pleuraient, la foule trépignait d’enthousiasme, car en ce moment-là Quasimodo avait vraiment sa beauté. Il était beau, lui, cet orphelin, cet enfant trouvé, ce rebut, il se sentait auguste et fort, il regardait en face cette société dont il était banni, et dans laquelle il intervenait si puissamment, cette justice humaine à laquelle il avait arraché sa proie, tous ces tigres forcés de mâcher à vide, ces sbires, ces juges, ces bourreaux, toute cette force du roi qu’il venait de briser, lui infime, avec la force de Dieu. »

Notre-Dame de Paris, Victor Hugo, illustré par Benjamin Lacombe. Editions Soleil, coll. Métamorphose, 2013 (1831 pour la première édition). 589 pages.

26 réflexions au sujet de « Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831) »

    • A part un chapitre atroce, je n’ai pas vu le temps passé tant je me suis régalée. Je m’attendais à davantage de longueurs, mais finalement c’est passé comme une lettre à la poste !
      Merci pour ton passage ici !

  1. Je ne connais que l’adaptation animée de Disney, j’ai lu des chroniques sur ce livre et quelle ne fut pas ma surprise pour Phoebus et Esmeralda ! Pour Frollo, je sens que c’est le genre de personnage qui va peut-être trop m’énerver pour que je l’aime bien. Enfin, vu ce que tu en dis, rien n’est moins sûr…

    En tout cas, super chronique ! Ce livre vous a toutes embarqué, dis donc !

    • Je pourrais dire l’inverse : ne connaissant pas le dessin animé, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que Phoebus y était (apparemment) représenté comme le parfait prince charmant ! Je vais me lancer un jour, à l’occasion, mais je me prépare à pester tout du long.
      Frollo est un personnage parfois très énervant, voire carrément révoltant, mais (pour un personnage de roman, je ne voudrais pas le croiser dans la vraie vie) également vraiment intéressant (contrairement à Phoebus qui garde une belle constance pour ce qui est de provoquer de l’agacement).

      Merci beaucoup en tout cas ! Ça a effectivement été un incroyable voyage dans le temps !

  2. Ohlala, fan absolue des Misérables, je n’ai encore jamais lu Notre-Dame de Paris, à mon grand dam, et rêve d’une lecture avec cette édition *-* Entre la plume d’Hugo et le pinceau de Lacombe, ce doit être un véritable bonheur ! C’est un petit budget, certes, mais je crois que tu m’a remotivée à me la procurer, quitte à ce qu’elle remplace l’achat de 3-4 autres bouquins qui attendront sagement (ou le faire monter tout en haut de ma liste de cadeaux d’anniversaire, en croisant fort les doigts !).

    • Si tu as déjà lu Les Misérables (quel livre, n’est-ce pas ?), tu peux foncer les yeux fermés sur Notre-Dame de Paris ! Tu devrais te régaler !
      Et j’avoue que cette édition est très belle ! En ce qui me concerne, ça a été un cadeau de Noël à l’époque, un cadeau très apprécié car j’en aurais probablement éternellement différé l’achat.

  3. C’est marrant de voir comme nos chroniques se rejoignent ! Et en même temps, rien d’étonnant à cela, elles sont le fruit de nos conversations hihi
    Je plussoie tout ce que tu dis sur Frollo qui m’a malgré tout laissé plutot un sentiment de haine! Mais dans ses premières apparitions, il suscite plutôt notre compassion 🙂

    Ton propos est bien construit, je m’en attendais pas à moins de ta part, ta chronique retranscrit parfaitement mon impression également !

    On se refait une lecture commune quand tu veux hihi

    • Globalement nos ressentis étaient les mêmes durant la lecture, donc c’est assez logique que nos chroniques aient des points communs !
      Je comprends totalement pour Frollo, je l’admire surtout parce qu’il est à mon goût le meilleur (dans le sens de « le plus intéressant », pas dans celui de « bon ») personnage.
      Merci beaucoup ! (Je refrène l’envie montante de répliquer que tu dis n’importe quoi…)

      Pareil pour moi, ce serait avec joie ! Je ne vais pas te le proposer pour Molly Southbourne qui doit se lire en rien de temps (et que tu as peut-être déjà lu), mais si tu as un pavé dans ta PAL (et que je l’ai aussi), n’hésite pas !

    • Tiens, je suis allée voir ta PAL sur Livraddict (je ne sais pas si elle est à jour ?) et j’ai vu que tu as les Boro dedans. Je les avais lus ado et j’aimerais bien les relire un jour. Donc si tu commences, fais-moi signe et je t’emboîterai peut-être le pas !
      Et tu as aussi le livre que je viens tout juste de finir : Les cerfs-volants de Kaboul !

      • Elle est approximativement à jour !
        Ouiii, je les ais presque tous, j’attends d’avoir réussi à mettre la main sur le dernier pour lire toute la saga en m’arretant quand je veux et en continuant jusqu’au bout si j’veux. Jusqu’ici la tradition voulait que j’achète les Boro en brocante ou dans des magasins d’occas mais ca fait au moins deux ans que je cherche le dernier tome donc je pense que je vais finir par me l’acheter autrement x)
        Je te dis dès que je m’y met on se programmera une lecture commune 😀

        • En ce qui me concerne, j’avoue que ma PAL n’est pas totalement à jour sur Livraddict. J’ai récupéré bon nombre de bouquins avant d’être sur le site et je ne les ai pas tous ajoutés systématiquement. Disons qu’il y a tous mes livres acquis après mon inscription, mais pas ceux d’avant.
          Yes, ça me dit bien ! Mais pas de pression, il n’y a pas d’impératif. Techniquement, ils ne sont pas dans ma PAL, donc j’en ai d’autres à lire…
          Bonne chance pour ta quête du tome ultime !

          • Ah mais t’inquiète, moi aussi, mais on va dire que dans ma PAL il y a mes livres prioritaires quoi 😛
            Surtout que c’est relou quand tu dois ajouter 10 livres sur le site parce qu’ils ont meme pas de fiche du coup bah, je le fais pas et ma PAL est jamais à jour non plus aha
            Du coup on est pareilles ^^
            Ouais ouais t’inquiète, de toute façon je pense qu’avec 55 livres dans ma PAL officielle et peut etre 80 dans ma PAL officieuse, j’ai aussi de quoi faire hihi
            MERCI *part au combat vaillamment*

            • Clairement, la mienne n’est pas à jour. Je suis à une cinquantaine sur Livraddict alors que normalement je suis autour de 85… Sachant en plus qu’il y a les Rougon-Macquart dans ma PAL LA alors que je ne les compte pas dans ma vraie PAL vu que ce sont des lectures à étaler sur des années. (Punaise, c’est compliqué, la vie de lectrice…) Donc autant dire qu’il doit m’en manquer une cinquantaine. ^^

  4. Ça a dû être vraiment sympa, cette lecture chapitre par chapitre, avec un débrief entre chacun ! Les lectures communes partagées semblent très chouettes.

    Et vous êtes toutes deux dans le même cas, à dire que vous ne pouvez pas décortiquer ou bien parler de ce roman, mais dire vos impressions, vos ressentis, ou même les préjugés que vous en aviez, c’est déjà beaucoup et c’est passionnant à lire (même pour moi qui suis du public conquis de Notre-Dame depuis bien longtemps !).

    Alors, comme je disais en commentaire à Alberte, le dessin animé reste un Disney, mais plutôt subtil et osé pour un Disney justement (côté gothique assumé et noir, Hellfire, chanson de Frollo), même si bien des choses sont changées. Personnellement je le regarde avec plaisir, et je connais des répliques par coeur d’ailleurs. La comédie musicale qui en a été adaptée (une anglaise, pas la française de 98), est d’ailleurs encore plus fidèle à Hugo.

    Personnellement, Quasimodo est peut-être l’un des personnages que je préfère le moins : je reconnais son tragique, son lien avec Notre-Dame, unique, sa gentilesse et sa méchanceté aussi, mais à côté de Frollo… le choix est vite fait comme toi ! Y a eu clairement dans ma vie de lectrice un avant et après Notre-Dame, grâce à ce personnage qui est mon favori parmi tous les univers fictionnels confondus. Tu décris à merveilles son caractère et ses contradictions, la façon dont on peut le haïr autant que l’aimer. Même s’il devient totalement fou à la fin, sa chute est vraiment tragique, pour un homme qui a eu le malheur de découvrir trop tard ce que cela veut dire, d’être vivant, de vivre… Pour moi, c’est le (anti)héros du roman plus que Quasimodo, car il est finalement déclencheur de la plupart des actions, et de l’écriture Anankè sur laquelle est écrit le livre… J’aime aussi beaucoup Gringoire, plus fin qu’il n’en a l’air, mais délicieusement distrait et comique malgré lui ! J’aime aussi beaucoup Jehan, merveilleux contraste avec son frère aîné, pas mauvais au fond, mais très turbulent. Impossible de ne pas détester Phoebus, et j’ai mis beaucoup de temps à apprécier Esmeralda pour la même raison que toi, avant de l’accepter pour la totale innocence qu’elle représente. Paris à vol d’oiseau tue toute envie de lecture, je compatis…

    Je suis entièrement d’accord avec toi, c’est un roman empli d’émotions contraires, de contradictions, de scènes aussi terribles que superbes, mêlant toujours le beau et l’horreur, le gothique et le romantisme dans un mélange qui va si bien avec les personnages… Et la psychologie des protagonistes… le lyrisme de certaines déclarations de Frollo…c’est un roman unique.

    J’ai aussi la version illustrée de Lacombe, je la trouve très belle (le premier tome plus que le second, d’ailleurs), les couleurs très bien choisies. Mais je pense que comme dans d’autres adaptations, il aime beaucoup le personnage de Quasimodo, et ce dernier prend trop facilement le dessus sur les autres, d’où ce côté pas si laid. Bref, ce fut un plaisir de lire ta chronique, et je suis ravie de voir que tu as redécouvert Notre-Dame avec autant de plaisir et de surprise !

    • En fait, on n’a pas régulé nos lectures, mais le hasard (ou notre rythme de lecture) a fait qu’on a lu quasiment un livre par jour avec mail juste après. Enfin, jusqu’à ce que mes journées se chargent un peu trop et qu’Alberte me perde dans le sprint final. Ça a été une super expérience !

      Oui, mais c’est pour dire qu’on ne fait pas une analyse poussée du roman, qu’on ne se considère pas comme des spécialistes, qu’on a rien à dire qui n’a pas déjà été dit. Enfin, je ne sais pas pour Alberte, mais c’est ainsi que je l’entends.
      Mais merci beaucoup ! Je suis enchantée d’avoir pu t’intéresser ! (Surtout en te sachant effectivement bien calée dans le sujet…)

      De mon côté, je ne connais que la comédie musicale française, mais ce que tu dis du dessin animé, même si je reste fort prudente, augmente ma curiosité envers lui.

      Totalement d’accord pour Quasimodo ! Et, à vrai dire, Hugo nous répète qu’il est méchant, mais je trouve qu’il ne nous le donne pas vraiment à voir. Certes, il brutalise un peu le copain de Jehan qui était en train de se moquer de lui (et il y a les événements finaux – la bataille sur le parvis et son acte envers Frollo -, mais c’était la fin, tout était exacerbé), mais à part ça, le Quasimodo méchant ne m’a pas sauté aux yeux.
      Ah, mais tu parles tellement bien de Frollo ! Je suis à la fois admirative et frustrée de constater à chaque fois que tu trouves les mots parfaits pour dire ce qu’il en est.
      Pour moi, Jehan est le pendant de Gavroche – donc difficilement de ne pas ressentir un peu de tendresse pour lui – et j’ai beaucoup pensé à ce dernier lors de la dernière scène de Jehan. Leur fin est un peu similaire finalement.

      En tout cas, je vois que nous avons le même émerveillement face à ce livre !

      Ah, j’ai l’édition intégrale, donc je ne fais pas vraiment de distinction entre les illustrations. Et oui, c’est sûrement ça pour Quasimodo. Et peut-être aussi que son trait n’est pas celui qui sied le plus à la laideur brouillonne et chaotique de Quasimodo, je ne sais pas.

      Encore une fois, merci pour tes compliments qui me touchent beaucoup, merci de m’avoir lue et merci pour ce long commentaire qui est, comme toujours, passionnant !

    • Qu’est-ce que tu attends pour te lancer alors ? 😀
      Toi qui as l’habitude des lectures communes, je te le conseille aussi pour un bouquin comme ça (et je sais qu’Alberte sera d’accord) : c’était vraiment trop cool de partager ça ! (Peut-être moins drôle que Red Rising, je te l’accorde.)
      Et merci beaucoup ! Ravie de donner envie !

  5. « je considère qu’il n’est absolument pas dans mes cordes de parler d’un tel roman ! » gniagniagnia c’est vrai franchement ton blog est médiocre, tes chroniques c’est du genre « caca boudin », tu donnes trop pas envie de lire, franchement, pfeuh, je sais pas comment ton blog fait pour tourner encore. (ceci était à lire sur voix de pimbêche) (ARRETE DONC DE TE DISCREDITER ALORS QUE TU SAIS PARLER DES LIVRES, DE MANIERE BELLE ET TOUCHANTE)
    Bon, comme pour l’avis d’Alberte, je me dis que j’ai raté un truc, que je n’ai pas lu le même livre, je ne sais, mais j’ai pô aimé c’te livre moé. (ici c’est un accent québécois qui n’a rien à fichtre ici) Franchement, je ne l’ai pas trouvé si bien ficelé, si haletant, si mouvementé.
    Je suis complètement d’accord sur le chapitre entre l’ami Quasi (ça sonne bien ça) et Notre-Dame, cette quasi fusion entre « l’homme monstre » et le monstrueux monument. Je suis bien heureuse, cela dit, de voir que Gringoire t’as plu à ce point ! Tu en parles bien, en plus. J’adore l’intensité puis la passivité de ce personnage, pouvant s’éprendre d’art, de pierres, de Djali, jusqu’à être complètement absent du reste. J’attendais chaque fois sa venue ! Quand à l’enfance d’Esmeralda… Ne me dis pas que tu n’avais pas deviné…? Si c’est le cas, je dois vraiment être hyper critique quand je lis, la lectrice chiante en fait.
    Mais merci, sinon, de relever sa naïveté sidérante ! Ca fait pour moi partie d’une des incohérence du récit. Y a eu un gros couac sur le traitement de ce personnage à mon sens, comment peut-elle être si immaure finalement avec un certain bagage ?

    Bon, pour tout le reste, je ne sais pas, je ne devais pas être dans le bon état d’esprit. J’ai loupé le coche, peut-être, mais je ne crois pas savoir apprécier cette oeuvre un jour ou l’autre. Dans l’érudition et dans les personnages, je préfère nettement L’Homme qui Rit, dont je suis assez inapte à parler. Mais en deuxième position vient clairement les Mis’, qui pour moi détrône Notre-Dame. Tu me diras, entre ces deux-là, la renommée est à touche touche, mais mais Frollo ne vaut pas Javert dans mon petit coeur, comme Jehan ne vaut pas Gavroche, (bon Gringoire je l’aime autant que Grantaire ! ), Esmeralda… bon, peut-être tient de Cosette… Mais il n’y a pas d’Eponine par exemple et ça, çaaaaa, non, c’est trop triste.

    Pour les éditions Métamorphose, franchement, je trouve ça plutôt impardonnable, surtout avec « une plaie allez large »… Le l n’est même pas à côté du s ! C’est quoi cette affaire ? Franchement, ça m’aurait plus que fait grincé des dents vu le prix. De toute manière, à part les Alice que je possède (même si Oz me tente beaucoup), je ne pense pas racheter d’autres Lacombe : il devient pingre en illustration, et surtout, depuis que j’ai écouté son épisode dans le podcast Exquises Esquisses, je l’ai trouvé très irrespectueux et imbu, ça m’a dégoûtée.

    Bref,tout ce blabla pas très intéressant pour conclure sur une admiration face à vos deux chroniques. A défaut du livre, j’ai aimé vous lire, c’est beau de voir comment ça t’as emporté !

    • Ce n’est pas juste que je me discrédite. C’est juste qu’on parle d’Hugo quand même, sur qui tout a déjà été dit, de manière bien plus approfondie et pertinente.

      Par contre, dommage que tu ne l’ai pas vécu comme nous ! Ça a vraiment été une super lecture pour nous comme tu as pu le lire. En revanche, je suis d’accord avec toi pour le fait que Les Misérables restent en tête ! Je doute même que L’homme qui rit parvienne à le détrôner dans mon coeur, mais ça ne veut pas dire que je n’aime/n’aimerai pas les autres romans d’Hugo.

      Pour l’enfance d’Esmeralda, si, on avait deviné, mais on s’est bien enthousiasmée dessus (SI VOUS VOULEZ LIRE NOTRE-DAME, LES GENS, NE LISEZ PAS CE QUI SUIT !) et surtout on se demandait si on aurait confirmation qu’Esmeralda était bel et bien Agnes ou si ça resterait à l’appréciation des lecteur·rices.
      Mais clairement, je ne lis pas comme toi. Je n’analyse pas tout tout le temps. Ok, je n’analyse pas grand-chose, jamais, en fait. Mais quand je lis, je me laisse embarquer, sans toujours tout questionner. Ça rend peut-être mes lectures plus superficielles, moins intellectuelles, mais je m’en fiche, ce que je veux surtout, je crois, c’est m’évader, prendre du plaisir, me fondre dans le bouquin.

      Totalement d’accord pour les fautes. Pour un bouquin pareil, tant par rapport au prix qu’à la beauté du truc, je trouve ça inadmissible. J’en ai quelques-uns des Lacombe (le premier Alice, les deux Contes Macabres, Carmen et Notre-Dame évidemment) qu’on m’a offert, mais maintenant, j’ai dit stop car, comme toi, je trouve qu’il y a vraiment trop peu d’illustrations dans un bouquin. Comme s’il se reposait sur ses lauriers maintenant que son nom suffit à faire vendre. Du coup, Lacombe et moi, c’est fini !

      Je suis très contente d’avoir pu t’intéresser même si un peu perplexe de constater que la chronique te plaise apparemment plus que le bouquin. ^^

      • Laisse les analyses aux profs, chercheurs et chercheuses ; qu’importe ! La blogo littéraire n’est pas là pour fournir des cours magistraux de littérature non plus tu sais. ^^ Autant tu parviens à le désacraliser pour le lire, autant pour écrire dessus, c’est plus difficile. Mais c’est le même gus, et il ne pourra te lire pour venir cracher son venin en disant que cette chronique ne vaut même pas une pierre de Notre-Dame. Et puis, peut-être que sur le théorique, tout est dit (et encore, on trouve toujours le moyen de creuser il semblerait), il y a une chose qu’on ne peut faire à part dans ta chronique : c’est ton ressenti. Donc tu as bien le droit à la parole, tu ne penses pas ?

        Je pense que les Mis’ restera en tête pour toi, même si tu lis L’Homme qui Rit, ce n’est pas pareil. C’est un des romans où il y a le moins de personnages je trouve, dans les 4 briques que j’ai lu), donc ça ne permet pas le même grandiose.
        Après, je vais survivre à cette déception, mais c’est toujours dommage, surtout quand Hugo a su m’embarquer avec Quatre-vingt treize bien chargé en histoire et politique (aka de quoi me blaser en 2 secondes), je crois presque avoir préféré celui-ci que Notre-Dame, pour te dire. J’ai été perplexe en voyant que je n’ai collé que 5 ou 6 post-its maximum, alors que d’habitude je fais tourner le commerce de ces petits marqueurs de pages…

        DAMOISELLES ET DAMOISEAUX, PASSEZ CE PARAGRAPHE POUR NE PAS VOUS SPOILER ! Tu vois, je crois que j’aurais préféré que ça reste sur un non-dit. Ca aurait été tragique également (peut-être pas autant pour toi et d’autres) qu’Esmeralda et Pâquette soit sans cesse ramenées l’une à l’autre sans jamais savoir le lien réel qui les unis ; ou alors que la Chantefleurie (ça je l’évoque brièvement en spoiler dans mon avis) nie, ou du moins doute que ce soit sa fille tant, en seize ans, elle s’est noyée sous sa haine des bohémiennes. Je ne sais pas, mais quitte à ce qu’il y ait des décès, sans cesse, surtout vu l’envie meurtrière que la Sachette possède, dans ma vision trash j’aurais bien imaginé qu’elle ne voit là qu’imposture, une sorte de complot des bohémiennes pour retourner le couteau dans la plaie en prétendant que c’était là sa fille, aller limite à la tuer de ses propres mains pour après seulement découvrir le chausson et se rendre compte que sa haine l’aveuglait. Tu vas te dire que je vais carrément chercher trop loin et que c’est flippant haha.

        Après quand je prends un livre, je ne pars pas avec l’idée, encore moins l’envie de l’analyser. J’ai assez fais pendant mes vacances scolaires avant les rentrées en prépa en remplissant cahiers de brouillons et les livres d’annotations multiples. Je lis, simplement, d’habitude l’analyse ou la critique vient après avoir refermé le bouquin, sauf quand ça m’agace et que je n’aime pas, ça vient pendant la lecture parce que je cherche à comprendre ce qui ne le fait pas. Mais globalement c’est a posteriori, avec un zeste de ce reste d’étudiante, et l’envie de creuser ce qui m’a fait éprouvé tels sentiments. Donc notre pratique change seulement, et encore, sur l’après-lecture.

        Bah oui clairement, c’est assez prestigieux quand même comme édition, même si ce n’est pas une Pléiade mais dans la qualité proposée, à la base, ce n’est pas rien…
        Je suis bien contente aussi qu’on m’ait offert les deux Alice, SURTOUT le deuxième où là, c’était de l’arnaque. J’en était venue à penser que parce que beaucoup ne lisent pas De l’autre côté du miroir, il en avait eu rien à cirer et avait décidé de faire « plus » de petites illu pour remplir le blancs des pages que des pleines pages. Puis, après c’était peut-être que mon regret, mais j’ai trouvé que le dessin n’était pas aussi beau. Ca te l’as fait aussi avec les tomes 2 que tu as, l’impression que des illu se sont perdues en court de route et que la qualité était comme négligée ?
        Ah mais complètement, je suis 100% d’accord avec toi, il doit se reposer sur ses lauriers ! Je t’assure, quand j’avais écouté ce podcast, j’étais au départ super contente et j’ai vite déchanté. Tu sentais que c’était le gars connu, un grand illustrateur français, tout ça, mais c’est pas ce qui te donne le droit de couper la parole à celui qui t’interview, beurk.

        Tu dois te dire que je dois exagérer, mais vraiment, j’ai plus été embarquée par tes émotions que celles des personnages du livre !

        • Oh, si si, je suis tout à fait d’accord avec toi. La preuve : il est bien là, mon article, non ? Et pi, je fais ce que je veux ici, chuis chez moi !
          (Mais sans dire de faire un cours magistral, toi, par exemple, tu écris des articles qui sont bien davantage dans l’analyse que les miens. Mais c’est comme ça, chacune son style, sa manière de lire, de décortiquer (ou pas, en ce qui me concerne) les oeuvres. (Tu colles des post-its ?! Ah oui, on ne lit carrément pas de la même façon, je confirme. ^^))

          Je crois que Les Mis’ resteront toujours en tête aussi parce que ça a été une lecture dingue. Même si j’avais lu Notre-Dame il y dix ans, je ne m’en rappelais pas, et Les Mis’ ont été la découverte d’Hugo finalement. Et ça a été tellement puissant qu’elle me reste en tête un an plus tard, avec des scènes qui me reviennent, auxquelles je repense de temps à autre. Ça ne m’arrive pas si souvent…

          Je n’aurais pas été déçue non plus de rester dans le doute ! Ça aurait été un peu frustrant, mais bien excitant. Et ta suggestion aurait été pas mal aussi tant le genre noir et dramatique !

          Bon, ok, c’est juste que tu es bien plus intelligente que moi en fait.

          Perso, je ne suis pas hyper fan des Pléiades. Je les trouve beaucoup trop chères et pas très jolies (*superficialité bonjour*). Le truc pas mal, c’est d’avoir les oeuvres intégrales, mais bon… c’est pas trop mon truc.
          Pourtant, à la base, je le voulais le deuxième Alice parce que je n’ai jamais lu De l’autre côté du miroir, mais je me suis lassée de lui avant d’avoir eu l’occasion de me l’/le faire offrir. Et vu ce que tu m’en dis, ce n’est pas une grosse perte… Pour la qualité, non, ça ne m’a pas sauté aux yeux. Disons ce que j’attribue mon manque d’enthousiasme au fait qu’il m’agace. ^^

          Ahah, tu m’en vois enchantée !

  6. Ping : « Ne regarde pas la figure, / Jeune fille, regarde le cœur, / Le cœur d’un beau jeune homme est souvent difforme, / Il y a des cœurs où l’amour ne se conserve pas. » – La Récolteuse

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