La parenthèse 7ème art – Décembre 2018 et janvier 2019

Je sais, il n’y a plus aucune régularité dans ce rendez-vous. J’écris mes petites chroniques cinéma de temps à autre en laissant beaucoup de films de côté. Et franchement, je ne crois pas que cela va changer dans l’immédiat.

  1. Astérix : Le secret de la potion magique, d’Alexandre Astier et Louis Clichy (2018)

À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique. (Allociné)

Astérix et le secret de la potion magique (affiche)

Que dire de nouveau après ma chronique, à l’automne dernier, du Domaine des Dieux ? Pas grand-chose, il faut le reconnaître, cette critique sera donc aussi brève qu’élogieuse. En effet, si l’on retrouve les mêmes ingrédients, c’est toujours aussi sympathique à regarder. C’est drôle pour les enfants comme les adultes (tout le monde ne sera peut-être pas touché par la même chose, mais chacun devrait pouvoir y trouver son compte), les voix sont parfaites, les clins d’œil à la culture populaire – de Superman à, bien évidemment, Kaamelott – font mouche. Et comme le premier, c’est beau, c’est rond, c’est propre, c’est bien léché.
Plein de détails rappellent les BD : les attaques des Romains, les navires sans cesse coulés des pirates, les sangliers… Cependant, j’ai aimé l’idée d’en apprendre plus sur Panoramix, de découvrir son passé, de le voir s’interroger. Il n’est plus seulement le vieux sage qui prépare la potion magique et que l’on voit ici et là.
De plus, la question posée par cet opus inédit (basé sur aucune bande-dessinée) est loin d’être idiote : pourquoi ne pas partager la potion et bouter l’envahisseur romain hors de Gaule ? Même si la méthode Sulfurix n’est guère recommandable, la problématique mérite d’être posée. Et enfin, on a un vrai méchant, pas un nul ridicule, mais quelqu’un qui met vraiment des bâtons dans les roues à nos héros.
Qu’importe si l’on sait dès son apparition à l’écran qui connaîtra le secret de la potion magique, j’ai suivi avec grand plaisir les pérégrinations du druide, du guerrier et du tailleur de menhir. Et même si Sulfurix rappelle fort un certain mÔsieu Elias de Kelliwic’h, même si la voix de Serge Papagalli est telle qu’Abraracourcix s’efface derrière Guethenoc, les deux réalisateurs ont su donner vie aux personnages de la BD avec beaucoup un juste dosage d’humour et d’action !

  1. Cloud Atlas, de Lana et Lilly (alors créditée comme Andy) Wachowski et Tom Tykwer (2012)

A travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement. Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. (Allociné)

Cloud Atlas (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Un film que j’avais envie de voir depuis sa sortie, que j’avais raté, qui m’avait par la suite souvent effrayée par sa longueur et que Netflix a finalement eu la bonne idée de proposer dans son catalogue. Bilan : une excellente surprise dont les presque trois heures ont filé à toute vitesse.
Il faut dire qu’avec un tel casting, il aurait fallu que le film soit particulièrement mauvais pour que je reste indifférente. Hugo Weaving, Jim Broadbent et Tom Hanks forment l’excellent trio de tête. Trois acteurs que j’adore, entourés d’Halle Berry, Bae Doona, Ben Whishaw, Susan Sarandon, Hugh Grant, etc. Tous et toutes jouent de multiples rôles. Déguisé·es, maquillé·es, ils et elles se transforment pour incarner leurs différentes identités à travers les siècles. Dans ce film où les hommes deviennent femmes, où les Européens deviennent Asiatiques, vice versa, j’ai pris plaisir à scruter les traits des différents personnages les plus grimés pour découvrir qui se cachait en dessous.
Ensuite, la thématique des vies successives m’a totalement embarquée. Un peu perplexe durant les premières minutes du film, le temps de comprendre qui est qui, qu’est-ce qui se passe, où sommes-nous (je ne savais absolument rien du film si ce n’est que je voulais le voir), je me suis laissée emportée par les événements qui se mettent rapidement en place (même si je ne refuserais pas de le voir une seconde fois, histoire d’appréhender le début du film en connaissance de cause). J’ai adoré me plonger dans toutes les époques, surtout les plus lointaines (que ce soit en direction du passé ou du futur) et le langage de Zachry et des siens me reste en tête depuis mon visionnage.
Au fil des siècles, de 1849 à 2321, les personnages sont confrontés aux mêmes questionnements : la liberté, le choix, l’intérêt personnel ou collectif, l’amour… Ainsi, en dépit des différences entre un marin du XIXe siècle et un survivant de 2321, en dépit des presque cinq cents ans qui les sépare, ce n’est qu’une histoire qui trouve ses racines dans un passé lointain mais malgré tout fondamental. Une lente évolution d’une même âme à travers les âges et les lieux.

Après ce film fleuve d’une richesse folle qui m’a fait voyager à travers une histoire fascinante, je serais à présent curieuse de découvrir le roman dont ce film est l’adaptation, Cartographie des nuages de David Mitchell. En attendant, je pense le revoir très bientôt tant ce fut une claque. C’est complexe, c’est beau, c’est dense, c’est un concentré de vie. Bref, j’adore.

  1. Delicatessen, de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (1991)

La vie des étranges habitants d’un immeuble de banlieue qui se dresse dans un immense terrain vague et qui tous vont se fournir chez le boucher-charcutier, à l’enseigne « Delicatessen ». (Allociné)

Delicatessen (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Ce n’est pas la première fois que je visionne ce film qui me séduit pourtant à chaque fois comme si c’était le cas. Glauque et poétique à la fois, cette ambiance peut-être paradoxale à tout pour me séduire. Si le cadre global de l’histoire reste plutôt flou – les temps sont durs certes, mais que s’est-il passé exactement ? Mystère –, la vie de cet immeuble délabré et de ses habitants est présentée avec énormément de finesse.
Plus que l’histoire – drôle plus qu’effrayante, pleine de tendresse dans un monde brutal –, c’est l’esthétisme de ce film qui me reste à chaque fois en tête. L’univers présenté est absolument fascinant et imprégné de la personnalité des créateurs du film. Un soin presque maniaque est apporté aussi bien aux images, aux objets de décor et aux costumes, qu’aux bruits et musiques, proposant ainsi une cartographie sonore du bâtiment particulièrement détaillée. C’est tout simplement enchanteur alors même qu’une teinte jaune renforce cette atmosphère malsaine, délétère, comme de fin du monde.
La galerie de personnages qui traverse le film est totalement excentrique, avec des caractères et tics poussés à l’extrême, pour un résultat surprenant et captivant. A la tête de cette troupe, Jean-Claude Dreyfus excelle dans le rôle du boucher doucereux et amoral.

Suivez donc Louison, un attachant rêveur interprété par Dominique Pinon, et plongez dans les entrailles de ce film décalé, burlesque et original, je ne vois pas comment vous pourriez le regretter !

  1. Sur mes lèvres, de Jacques Audiard (2001)

 Carla Bhem, une jeune femme de 35 ans au physique plutôt moyen et qui porte des prothèses auditives, est secrétaire à la Sédim, une agence immobilière, mais elle est payée une misère et souffre d’un manque de considération de la part de ses employeurs. Son existence triste et solitaire va prendre une tournure différente avec l’arrivée dans la société de Paul Angéli, une nouvelle recrue de 25 ans, plutôt beau gosse, mais qui n’a aucune compétence dans la promotion immobilière. Celui-ci cherche à se réinsérer après avoir fait de la prison. Une histoire d’amour improbable, doublée de manipulation réciproque, va naître entre ces deux marginaux. (Allociné)

Sur mes lèvres (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Pioché au hasard sur Netflix, ce film a été une belle découverte. Emmanuelle Devos joue une Carla extrêmement convaincante que l’on prend rapidement en sympathie, à l’instar de son compagnon interprété par Vincent Cassel. Contrairement à ce que le résumé Netflix laissait entendre, le sujet du handicap n’est pas vraiment central. Oui, Carla entend très mal mais avec ses prothèses, elle n’est pas totalement isolée. Au contraire, avec sa maîtrise de la lecture sur les lèvres, bien loin de la pénaliser, cette particularité se transforme en atout.
Les personnages sont au centre de cette histoire qui est surtout un portrait de deux antagonismes qui vont se rencontrer, s’apprivoiser, s’apprécier et s’influencer mutuellement. On se lie avec ces deux cabossés de la vie et on se prend au jeu, notamment lors des passages légèrement crispants de la seconde moitié. Paroles mesurées, silences, le film laisse la place à leurs émotions, les laissant éclore lentement et nous incluant dans ces moments intimistes et pudiques.
L’histoire, la mise en scène, le jeu des acteurs, tout déborde de sensibilité. Résultat : un film efficace et complètement prenant.

  1. Crimson Peak, de Guillermo del Toro (2015)

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère qui lui délivre un avertissement : « Prends garde à Crimson Peak ». Edith comprendra, trop tard, le sens de cette mise en garde.

Crimson Peak (affiche)

(Disponible sur Netflix)

Je vous le dis tout de suite : le scénario ne recèle aucune surprise. Tout est couru d’avance et les « révélations » comme la fin peuvent être décelées bien avant cette dernière. Ce n’est donc pas pour l’histoire que l’on reste devant ce film jusqu’au bout.
En revanche, ce qui est plus fascinant, c’est l’univers victorien sombre et morbide, où les longues robes s’imbibent de sang, où des fantômes décharnés hantent les couloirs et les recoins, où les pièces délabrées murmurent d’abjects secrets. Superbement omniprésent, le décor – le manoir de Crimson Peak – est impressionnant : le lieu est encore habité par sa grandeur passée en dépit des éléments qui semblent se déchaîner contre lui comme pour réduire à néant ce théâtre d’indicibles événements. Les couleurs sont superbes : chaudes et pleines d’espoir en Amérique, elles deviennent glacées et désespérantes une fois de l’autre côté de la mer. Bref, c’est magnifique.
Une Jessica Chastain excellente, aussi séduisante que démente, et un Tom Hiddleston ambigu achève de transformer cette romance vénéneuse en un agréable moment de cinéma.

***

Séries

  1. Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire (VO : Lemony Snicket’s A Series of Unfortunate Events), créée par Daniel Handler, Mark Hudis et Barry Sonnenfeld (2017-2019, 3 saisons, 25 épisodes)

Le comte Olaf cherche par les plus vils moyens à dépouiller les trois orphelins Violette, Klaus et Prunille de leur héritage. Les enfants doivent se montrer plus malins que lui, mettre en échec ses plans tordus et le reconnaître sous ses pires déguisements, afin de découvrir la vérité sur le mystérieux décès de leurs parents. (Allociné)

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (série)

(Disponible sur Netflix)

J’ai déjà écrit une chronique relativement complète sur ce que je pensais de cette saga livresque et de la nouvelle série qui en a été tirée, mais à présent que la dernière saison est sortie, je ne peux m’empêcher de vous la conseiller une nouvelle fois.

Trois saisons, 25 épisodes, c’est vite regardé après tout, surtout face à une telle qualité. A y réfléchir, c’est rare qu’une série m’emballe à ce point du début à la fin (en même temps, je ne regarde pas beaucoup de séries, je vous l’accorde) : généralement, je trouve toujours quelque chose à redire. Là, mon enthousiasme ne retombe pas et je me suis sentie bien seule une fois le dernier épisode visionné.
L’histoire ? Fantastique. Délicieusement grinçante, sombre et drôle à la fois. Comme celle des livres, l’atmosphère de la série est à la fois tragique et colorée, poignante et hilarante, absurde et ridicule.
Le casting ? Impeccable. Olaf (Neil Patrick Harris) est fascinant et irrésistiblement attachant surtout lorsque la troisième saison nous dévoile enfin son humanité – un peu perdue certes –, ses faiblesses, ses doutes, ses désirs enfantins d’être aimé ; décidément, ce personnage aussi machiavélique que pathétique me touche terriblement. Le jeu des trois enfants/adolescents (Malina Weissman pour Violet, Louis Hynes pour Klaus et Presley Smith pour Sunny/Prunille) est sans reproche : s’ils sont tous les trois à la mesure de leur personnage, Sunny est tout simplement géniale et adorable d’un bout à l’autre de la série. Mais les acteurs et actrices sont parfait·es quelle que soit leur importance dans la série.
Les révélations ? Bel et bien présentes ! Celles et ceux qui ont lu les livres partageront sans doute ma frustration face aux nombreuses questions laissées sans réponse (« mais qu’y a-t-il dans ce foutu sucrier ?! ») et là, Daniel Handler alias Lemony Snicket nous fait le plaisir de nous révéler de nombreux détails. Non seulement sur le sucrier (mais est-ce la vérité ?…), mais aussi sur VFD : son passé s’éclaire, le schisme nous est expliqué grâce à des flash-backs totalement absents des livres. De la même façon que les actions des membres de la mystérieuse organisation (Jaquelyn Scieszka, Jacques et Kit Snicket, Larry…), que l’on suit parfois dans la série, nous étaient dans les livres aussi inconnues qu’elles l’étaient pour le trio.
Seul reproche : pourquoi le treizième livre a-t-il été adapté avec un épisode au lieu de deux, à l’instar des douze précédents ? pourquoi nous priver de cinquante minutes de plaisir ? (Non mais !)
La photographie ? Sublime. Les couleurs, les costumes (surtout les déguisements loufoques d’Olaf et les tenues « in » paraît-il d’Esmé), les décors, les accessoires… tout émerveille le regard. Trop de détails à observer, trop de belles scènes sur lesquelles on voudrait s’attarder, c’est une réussite.

Le générique – qui reste en tête – nous dit de regarder ailleurs, mais surtout n’en faites rien. Ce serait passer à côté d’une série tout simplement fabuleuse !

Et vous, qu’avez-vous vu de chouette ces derniers temps ?
Je mets souvent longtemps avant de voir les films, mais je suis toujours preneuse de bonnes recommandations, alors lâchez-vous !

11 réflexions au sujet de « La parenthèse 7ème art – Décembre 2018 et janvier 2019 »

  1. Des avis que je partage totalement – sauf sur Crimson peak que je n’ai vraiment pas aimé et sur Asterix que j’ai raté au cinéma cet hiver. Cloud atlas mais quelle claque comme tu dis, ce film m’a laissé un souvenir incroyable. Il mériterait vraiment d’être plus connu.
    Récemment j’ai regardé Il était temps, un film anglais avec Domnhall Gleeson et Bill Nighy mêlant drame familial et voyage dans le temps que j’ai à nouveau beaucoup aimé, la mini-série Retour à Howards End avec Hayley Atwell – très sympa à regarder, avec une BO à tomber – et Call me by your name avec mon copain, qui à sa grande surprise a beaucoup aimé !

    • J’espère que tu auras l’occasion de voir le dernier Astérix, il est chouette !
      Pour Crimson Peak, je peux comprendre. Je dois dire que j’ai été un peu déçue par la banalité de l’histoire. Heureusement que l’esthétique a réussi à me plonger malgré tout dans cet univers.

      J’adore Il était temps ! Déjà parce qu’il y Bill Nighy ♥ et parce qu’il est tout simplement très sympathique, ce film !
      Je ne connais que le film Retour à Howards End, j’ignorais qu’il y avait eu une mini-série !
      Et Call me by your name… une petite merveille !

      Merci de ton commentaire !

  2. Malgré le manque de prise de risque j’avais apprécié Crimson peak pour cet univers victorien sombre et morbide que tu évoques. À ce niveau, rien à reprocher !
    Mon dernier coup de cœur cinématographique est dans un genre bien différent : Edmond. J’y suis allée par curiosité et pour faire plaisir à mon père, et ça a été une claque. Un film d’une grande beauté autant au niveau du fond que de la forme, des décors, des acteurs au jeu impeccable et tout en nuances, beaucoup d’émotions… Je te le recommande 🙂

    • Oui, l’univers est assez prenant contrairement à l’histoire !
      J’aurais aimé voir Edmond, mais en même temps, j’aurais aussi tellement aimé voir la pièce avant ! Mais je suis sûre qu’il est génial !

  3. Ouiii Astériiix ! Bien que j’ai préféré le « premier » à ce deuxième film, j’ai quand même passé un très bon moment ! =)
    Sinon Cloud Atlas, ça fait des lustres que je veux le voir mais comme toi, la longueur me bloque ^^
    Enfin, je sauterais peut être le pas plus vite que prévu, parce que Matrix et Sense8 ♥
    Et Crimson Peak me tente beaucoup aussi, à rajouter dans ma liste, parce que je n’ai pas souvenir de l’avoir vu sur Netflix, ils me l’avaient caché, les vilains.
    Et Les Désastreuses Aventures (…), je n’ai vu que la saison 1 que j’avais adoré, et à vrai dire je ne sais même pas pourquoi je n’ai pas continué… ^^

    • Je ne sais pas lequel j’ai préféré… Le premier a eu l’avantage d’être une excellente surprise : je m’attendais à un truc un peu bof et au final, j’ai adoré ! Une sensation que je n’ai pas eu sur le second vu que je m’attendais justement à quelque chose de très bon.
      Je n’ai pas vu Sense8, mais j’ai largement préféré Cloud Atlas à Matrix (j’avais bien aimé le premier, mais ce n’est pas un film que je vais voir et revoir, et puis la suite…).
      Bon, et tu vas me faire le plaisir de regarder la fin des Orphelins Baudelaire maintenant que c’est fini ! Si tu as adoré la saison 1, tu n’as aucune excuse ! ^^

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