Histoire illustrée de l’horreur, anthologie de Stephen Jones (2015)

Histoire illustrée de l’horreur (couverture)Précédés par un avant-propos de Neil Gaiman, dix chapitres écrits par des spécialistes présentent les évolutions d’à peu près tous les monstres de la littérature et du cinéma : suceurs de sang, morts-vivants, créations humaines comme Frankenstein et le Golem, loups-garous, fantômes, tueurs en série, sorcières, créatures lovecraftiennes, dinosaures et autres monstres des temps anciens ou encore extraterrestres.

Je ne regarde jamais les films d’horreurs qui sortent à notre époque, je ne les apprécie pas vraiment ; en revanche, je suis une fan absolue des vieux films dits d’épouvante (et qui, par conséquent, ne font absolument pas peur) depuis que j’ai découvert les Universal Monsters. Et, côté 7e art, l’Histoire illustrée de l’horreur se consacre quasiment exclusivement à ces films-là, ce qui ne pouvait que m’intéresser.

C’est un très bel objet. C’est évidemment la première chose que l’on remarque en faisant glisser l’ouvrage hors de son coffret cartonné. Grande taille, couverture rigide, alternance de pages noires et blanches, illustrations qui s’étalent en pleines pages, belles finitions. Cela donne tout de suite envie de s’y plonger.

C’est également un ouvrage très riche. Ce qui est à la fois un point positif et négatif (mais quand même plus positif que négatif !).
Positif car on apprend, on s’émerveille, on s’intéresse à de nouvelles créatures (par exemple, les zombies ne sont pas trop ma tasse de thé (même si j’ai adoré certains livres/films de morts-vivants) et le chapitre sur eux m’a vraiment donné envie d’aller voir ça d’un peu plus près). Les illustrations sont variées (tableaux, magazines pulp, affiches de films et couvertures de livres…) et permettent de découvrir des illustrateurs très talentueux. Globalement, les informations sont bien structurées, ce qui permet de suivre l’évolution du monstre au fil des années et force est de constater que certaines créatures ont beaucoup changé depuis leur création. C’est passionnant.
Négatif parfois à cause de la profusion de noms et de dates. J’ai parfois été perdue parmi tous les noms égrainés les uns après les autres dans l’article principal, ce qui m’a parfois (pas trop souvent heureusement) donné l’impression de lire un catalogue. Il y en a tant que lorsque, dans une légende, untel ou unetelle était évoqué, j’étais souvent obligée de retourner dans l’article en me demandant  « euh… qui c’est ça ? ».

Cette Histoire illustrée de l’horreur m’a donné envie de lire pas mal de livres et de voir beaucoup de films. C’est pourquoi j’aurais grandement apprécié une bibliographie et une filmographie pour chaque chapitre pour retrouver en clin d’œil une œuvre évoquée dans le texte. Du coup, j’ai constitué ma propre liste au fil de la lecture.

Un livre magnifiquement macabre et très complet à mon goût, parfait pour découvrir l’horreur dans toute sa splendeur.

« Il y a une certaine jouissance à donner forme à nos cauchemars. C’est pourquoi les auteurs de fiction d’horreur sont, paradoxalement, les personnes les plus gentilles, les plus douces et les plus drôles qui soient. (Et les auteurs de comédie des gens plus sombres, avec plus de problèmes et de démons qu’on pourrait croire.) »
Neil Gaiman, avant-propos « Ce dont nous ne parlerons pas »

Histoire illustrée de l’horreur, anthologie de Stephen Jones. Le Pré aux clercs, 2015. Traduit de l’anglais par Baptiste Nollet et Christian Vair. 256 pages.

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