Pollyanna, d’Eleanor H. Porter (1913)

Pollyanna (couverture)Best-seller du début du siècle aux Etats-Unis, la quatrième de couverture le présente comme un inédit jamais traduit en France, mais d’après Wikipédia, il a été traduit – ainsi que sa suite, Pollyanna grandit – en 1929 aux éditions suisses Jaheber. Pollyanna Whittier, récemment devenue orpheline, est adoptée par sa tante, Miss Polly Harrington, et part donc vivre dans le Vermont. Toutefois, ni tante Polly, ni les autres habitants de Beldingsville ne possèdent le bel enthousiasme et la joie de vivre de la fillette. Mais du haut de ses onze ans, celle-ci va leur démontrer qu’ils ont tous des raisons d’être heureux et de se réjouir.

Certes, Pollyanna est très douée pour communiquer sa joie de vivre et sa bonne humeur. Comment ? Grâce à un « jeu du bonheur » qui consiste à toujours trouver une bonne raison de se réjouir et à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Un jeu qu’on devrait peut-être mettre davantage en pratique de temps en temps pour apprendre à relativiser. Elle est vive et son sourire est communicatif, mais, malgré cela, Pollyanna devient à mon goût un peu usante avec ses « je me réjouis » qui reviennent au début de chacune de ses phrases. Une anaphore qui devient lassante.

C’est un roman très classique. Que ce soit au niveau des personnages, de leur évolution, du déroulement de l’histoire ou des rebondissements, il n’y a pas de grande surprise. La fin est évidemment un beau happy end. Elle est bien trop heureuse pour être crédible et pour me convaincre. C’est plein de beaux sentiments. Heureusement que cela se lit vite, sinon j’aurais sans doute suffoqué sous tant de guimauve.

Pris au hasard à la bibliothèque, Pollyanna est un livre gentil et frais, mais qui est – pour une fois – trop enfantin et naïf pour me convaincre. J’en retiendrai cependant ce glad game pour positiver de temps en temps.

« Sa tante ne lui répondit pas et descendit les marches. En réalité, elle était désemparée. Pour la troisième fois depuis son arrivée, elle punissait Pollyanna, et, pour la troisième fois, l’enfant considérait son châtiment comme une récompense. Il y avait de quoi désarçonner plus d’une femme de devoir. »

« Plus la situation est difficile, plus il est amusant de trouver des raisons de se réjouir. »

Pollyanna, Eleanor H. Porter. Editions Zethel, 2016 (1913 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Elisabeth Luc. 253 pages

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