La ballade d’Hester Day, de Mercedes Helnwein (2014)

La ballade d’Hester Day (couverture)La ballade d’Hester Day raconte le périple d’Hester Louise Day, tout juste 18 ans, de Fenton alias Philosophie-Man et du cousin de la première, Jethro, un petit garçon qui rêve de devenir cow-boy de l’espace. Hester Day et Fenton se sont mariés : la première pour pouvoir adopter, le second pour trouver l’inspiration pour son nouveau poème. Voilà que tous les trois partent sur les routes des Etats-Unis pour une épopée de bric et de broc dans un vieux camping-car.

 

Hester Day a du bagout. Avec elle, la réplique fuse. Elle est sarcastique parfois, mais c’est irrésistible. Elle rejette la société bourgeoise de ses parents et l’avenir qu’on a tracé pour elle. En cela, elle m’a été plutôt sympathique bien que je l’ai trouvée quelque peu caractérielle sur les bords.

J’attendais un road-movie un peu déjanté, mais plein de tendresse, de rire, d’émotions. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné avec moi. J’ai été déçue car j’avais beaucoup aimé les deux livres édités par La belle colère que j’avais lus précédemment (Vous parler de ça et Tout plutôt qu’être moi). Ce livre se lit très vite, mais que me reste-t-il concrètement de cette lecture ? Pas grand-chose…

On a beau traverser plusieurs Etats (la Floride, le Mississippi, le Kentucky, le Missouri, le Kansas), je n’ai pas eu l’impression de voyager. Je n’ai pas eu la sensation de liberté que j’ai peu ressentir en lisant l’incroyable Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

Quant aux émotions, où sont celles des deux autres romans de La belle colère évoqués plus tôt ? Il faut dire que j’ai manqué de temps pour m’attacher aux personnages de Fenton et Jethro notamment. Pourtant, cela aurait pu marcher. Il suffit de voir leurs conversations parfois très drôles et souvent décalées car chacun vit dans son propre monde.

 

En fait, ce qui m’a bloqué, c’est que je n’y ai pas cru (pourtant, j’ai essayé !). Ce mariage, les disputes mère/fille que j’ai trouvées parfois un peu too much, les personnages qui finalement tombent un peu dans la caricature…

Malheureusement, je suis restée extérieure à cette histoire. Malgré une Hester qui avait le potentiel de me plaire et des dialogues souvent bien trouvés, je l’ai trouvé trop superficiel. Dommage, mais cela ne m’empêchera pas de découvrir les autres romans de cette petite maison que j’aime beaucoup.

« Tout le monde a des « ils », dans la vie. « Ils », c’est les gens qui te regardent bizarrement. Ceux qui se cachent derrière des buissons, prêts à tirer. C’est à cause d’eux qu’on jette des coups d’œil par-dessus son épaule. Dans mon cas, il s’agit de ma famille. »

« Je ne crois pas que deux êtres humains puissent être plus mal assortis que nous et pourtant aussi satisfaits que nous l’étions. « Imbéciles heureux », il me semble que c’est ça le terme technique. »

La ballade d’Hester Day, Mercedes Helnwein. La belle colère, 2014 (2008 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Francesca Serra. 366 pages.

Publicités

2 réflexions au sujet de « La ballade d’Hester Day, de Mercedes Helnwein (2014) »

  1. Oh, dommage. Dis toi que je n’ai encore jamais ouvert un seul roman de cette maison là. Pas l’envie qui m’en manque, mais on ne les avait pas à la médiathèque jusque là… « Tout plutôt qu’être moi » me tentait bien 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s