Nos étoiles contraires, de John Green (2013)

Nos étoiles contraires (couverture)Je n’ai pas besoin de voir les 1317 critiques sur Babelio pour savoir que je ne présenterai pas une exclusivité aujourd’hui en débarquant avec Nos étoiles contraires, j’ai plutôt l’impression d’être la seule personne à n’avoir pas encore vibré avec Hazel et Augustus (je n’ai pas vu le film non plus)… Donc pour l’histoire, pas de spoiler : Augustus Waters est en rémission d’un cancer, Hazel Grace Lancaster vit avec un cancer incurable, et entre eux, naît l’amour, le vrai, le grand, le fou.

J’éprouve toujours de la réticence envers les livres (ou les films ou autre chose) dont je n’entends que du bien. Non pas que je doute des goûts des lecteurs, mais j’ai toujours peur d’être déçue. C’était actuellement le cas avec Songe à la douceur de Clémentine Beauvais que j’ai finalement lu hier (et dont je vous reparlerai bientôt). Mais j’ai quand même fini par lire Nos étoiles contraires

Et que d’émotions ! J’ai souri et j’ai même ri avec eux, j’ai été émue, attendrie, j’ai été en colère… Et. J’ai même pleuré un petit peu et je peux vous dire que c’est extrêmement rare. Quel est le dernier livre à avoir stimulé mes glandes lacrymales ? Je n’aurais su le dire avant dimanche soir.

Pourtant, malgré tout cela, je ne dirais pas qu’il s’agit d’un coup de cœur total : il m’a beaucoup touchée, John Green sait de toute évidence manier les émotions de ses lecteurs, mais je sais que je ne le placerai pas aux côtés de mes favoris, de mes adorés, de mes vrais coups de cœur.

L’humour ironique d’Hazel m’a complètement séduite, elle m’a beaucoup fait rire. Et la manière dont elle vit la maladie, son réalisme, son cynisme, son humour bravache m’a impressionnée. Cependant, John Green ne tombe pas dans le travers ne nous présenter des adolescents toujours forts, toujours joyeux, toujours optimistes. J’ai aimé Augustus comme Hazel l’a aimé en le voyant à travers ses yeux. Ils sont tellement attachants, tous les deux… Qu’elle est belle et qu’elle est triste, cette relation amoureuse qui serait semblable à toute autre si ces deux-là n’avaient vécu comme des étoiles filantes.

John Green a su trouver le ton juste, mélange d’humour, d’intelligence et de sensibilité, pour cette histoire d’amour aussi lumineuse que douloureuse.

« Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. »

« – Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré, quand maman est arrivée à ma hauteur. Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. »

« Contre qui je suis en guerre ? Contre mon cancer ? Et mon cancer, c’est qui ? C’est moi. Les tumeurs sont faites de moi. Elles sont faites de moi comme mon cerveau, mon cœur sont faits de moi. C’est une guerre civile dont le vainqueur est déjà désigné. »

Nos étoiles contraires, John Green. Nathan, 2013 (2012 pour l’édition originale). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Catherine Gibert. 330 pages

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4 réflexions au sujet de « Nos étoiles contraires, de John Green (2013) »

  1. Elle est belle ta chronique, totalement en accord avec l’histoire ! 🙂
    Pour moi non plus ça n’avait pas été un coup de cœur, mais une excellente lecture tout de même ! L’écriture de Jonh Green m’avait particulièrement marquée dans ce roman, contrairement à ces autres textes que je trouve plus banals…

    et ça me fait penser que je ne t’ai pas répondu concernant Songe à la douceur ! Un peu déçue que ça n’ait pas fait mouche chez toi autant que je l’espérais 🙂

    • Merci !
      Je n’en ai jamais lu d’autres, donc pour l’instant, je ne peux pas comparer. A quel niveau son écriture est-elle différente dans ce roman-là ?
      Oui, je commençais à me dire que tu me snobais parce que je ne faisais pas partir des Grands Amoureux de Songe à la douceur ! J’ai vraiment adoré, j’ai envie de me replonger dedans, mais j’ai l’impression que vous êtes tous un cran au-dessus.

  2. Tout comme le commentaire précédent, je n’ai pas apprécié ses autres textes, peut-être tombent-ils dans une certaine forme de caricature justement. Ta chronique est très bien, tu restitues avec justesse ce que l’on peut ressentir à la lecture de Nos étoiles contraires.
    Mais c’est vrai qu’on se sent parfois un peu « sous pression » quand on lit un bouquin qui a fait l’unanimité !

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