Le bois dont les rêves sont faits, de Claire Simon (2016)

Le bois dont les rêves sont faits (affiche)Aujourd’hui, je vais vous parler d’un autre film qui m’a totalement séduite récemment : Le bois dont les rêves sont faits.

Et ce bois, c’est celui de Vincennes qui s’étend sur le flanc est de Paris. Un poumon de nature aux portes de la capitale.

 

Avec ce documentaire au titre très poétique, Claire Simon nous propose une balade à la découverte des personnes qui le fréquentent, que le bichonnent, qui l’habitent… qui l’aiment. Derrière sa caméra, elle va à la rencontre des habitué.es (cyclistes, joggeurs ou promeneurs), des prostituées, des sans-abris, des paysagistes, d’un homosexuel à la recherche d’une aventure, d’un colombophile, d’un peintre amateur, d’un voyeur, de Cambodgiens en plein Nouvel An, d’un fils de GI… Au fil des saisons, ces personnes s’ouvrent à la caméra, se confient, racontent leurs désirs, leurs espoirs, leurs rêves, leur vie. Ils sont tour à tour drôles et touchants, toujours passionnants.

Le regard porté sur ces hommes et ces femmes est très tendre, jamais moqueur, et il traduit à mon goût une curiosité sincère et une grande humanité. L’approche est à la fois simple et très sensible, ce que j’ai trouvé vraiment très émouvant.

 

On pourrait reprocher qu’elle montre beaucoup de marginaux, de personnes solitaires, mais ce film n’a pas de vocation sociologique, son but n’est pas de faire un recensement exhaustif de ceux qui fréquentent Vincennes.

Ne vous attendez pas non plus à un reportage sur le bois de Vincennes ou à un guide. Certes, on explore les sous-bois, les clairières, les allées, le lac, mais il n’y a pas d’explications sur la disposition de ces différents éléments les uns par rapport aux autres, sur l’histoire du bois.

 

Une voix commente, rarement. La parole est laissée à ces anonymes. Le film dure 2h25, mais la durée n’a pas d’importance : il est si passionnant que le temps file à toute vitesse.

On rit, on s’émeut, on s’étonne face à ces superbes portraits qui dessinent la « faune » du bois de Vincennes… Un film envoûtant qui donne envie d’aller vers les autres.

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