Tous les clichés du cinéma : répertoire malicieux des poncifs et invraisemblances du 7e art, de Philippe Mignaval (2012)

Tous les clichés du cinéma (couverture)Quelques mots aujourd’hui sur un ouvrage qui n’est pas de la littérature, qui n’est pas un essai, mais qui est fort distrayant (que je n’aurais pas acheté, ça s’emprunte à la bibliothèque le jour où on tombe dessus).

Dans Tous les clichés du cinéma, Philippe Mignaval énumère de nombreux poncifs du cinéma, ces scènes, ces astuces qu’on retrouve parfois trop souvent et qui peuvent, au choix, faire sourire ou exaspérer.

J’aime le cinéma et les clichés cités par l’auteur sont bien choisis car, pour la plupart, très vus et revus. Parfois, il semble cibler un film précis qui, ayant eu du succès, a fait des petits. En tout cas, en lisant, j’ai vu les scènes dans ma tête et j’ai éclaté de rire quelques fois (oui, je peux être très bon public parfois) tant certaines étaient caricaturales et invraisemblables.

Il évoque aussi rapidement les séries et la publicité, cette dernière n’étant pas avare de clichés ridicules.

C’est agréable, c’est divertissant, mais la longueur est bien suffisante. Le livre est assez fourni pour que l’on ne se sente pas un peu frustré de ne pas en avoir davantage, mais pas trop long, donc pas de lassitude.

La répartition se fait tout d’abord selon les genres de films (policiers, horreur, westerns, porno entre autres), puis par thématiques (« enfants et animaux », « la France vue de l’extérieur »…). Ce double classement fait que l’on retrouve des clichés déjà évoqués plus tôt. Cela seulement peut un peu lasser.

Un bouquin amusant et plaisant qui se lit sans prise de tête.

« Même sur un terrain sans obstacle, la fille poursuivie par le monstre s’arrange toujours pour se casser la figure comme une cruche. »

« En trois mille ans, le mécanisme d’entrée ne s’est même pas grippé, pas plus que les pièges qui émaillent le parcours : flèches empoisonnées, lames, grilles, rochers s’abattant sur l’intrus… »

« Quand se déclenche derrière lui une explosion qu’il a provoquée, le héros ne plongera pas à terre et ne se retournera même pas pour voir le résultat. Il continuera sa route en sifflotant.

Si le héros se retournait en direction de l’explosion, on ne verrait pas son beau visage résolu sur fond de fournaise. »

« En cas de poursuite, plutôt que de fuir l’immeuble, on se précipitera dans les étages en prévisions de la scène finale sur le toit. »

« Si on lui dit au téléphone : « Une serveuse blonde de 21 ans nommée Debbie a été retrouvée en petits morceux au bord d’une autoroute dans le Maryland », le héros dit simplement : « OK, j’arrive. » Il sait où c’est. »

Tous les clichés du cinéma : répertoire malicieux des poncifs et invraisemblances du 7e art, Philippe Mignaval. Fetjaine, 2012. 268 pages.

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