Le Mahâbhârata, par Cécile Hurbault (Ouï’Dire, 2015)

Le Mahâbhârata (audio, couverture)Le Mahâbhârata signifie « la grande guerre de Bharata ». Il s’agit d’une épopée de la mythologie hindoue. Ce poème sanskrit vieux de plus de 2 000 ans est le plus long poème connu. Il relate la lutte qui opposa les cinq Pandava, des demi-dieux, à leurs cousins, les cent Kaurava, l’enjeu de cette guerre étant le trône de Hastinapura.

Cette histoire s’étend sur plusieurs années puisque, suite à une malheureuse partie de dés, les Pandava sont condamnés à un exil de douze ans.

Cet enregistrement (trois CD tout de même pour environ 3h40 d’écoute) est à l’origine un spectacle de la compagnie Jeux de vilains mêlant une conteuse, du théâtre d’ombres, des marionnettes et un gamelan, un orchestre de musique javanaise qui comporte beaucoup de percussions, mais aussi des instruments à cordes et à vent et qui est accompagné de chant. A travers ce spectacle, la troupe apporte en France le Walang Kulit, art javanais qui mêle théâtre d’ombres et marionnettes dans des représentations qui durent toute une nuit.

 

Duryodhana, Yudhishthira, Bhishma, Pandu, Arjuna, Bhima… Il y a beaucoup de noms, beaucoup de personnages, donc le début a été un peu confus pour moi (qui c’est lui déjà ? c’est un Pandava ou un Kaurava ? c’est le fils de qui ?) qui ne suit absolument pas familière de cette mythologie, mais on finit par intégrer qui est qui et qui est dans quel camp. Cécile Hurbault nous y aide un peu en donnant à chacun de ses personnages une voix différente.

Je ne connais pas la mythologie hindoue qui ne m’attire pas vraiment. Toutefois, sans avoir été complètement séduite par cette histoire, j’ai parfaitement suivi cette épopée dans tous ces rebondissements. La conteuse a su rendre parfaitement clair cette profusion de personnages, ce que j’ai beaucoup apprécié.

En revanche, il y a un point négatif pour moi : la musique. Accompagner cette histoire de musique et de chœurs traditionnels était une excellente idée qui contribue à nous mettre dans une ambiance particulière. Sauf qu’elle est trop forte, trop omniprésente. Il y (trop souvent) des longs passages musicaux qui nous poussent à attendre un changement de décor, un autre tableau, mais non, la scène continue, le dialogue se poursuit comme s’il n’y avait rien eu. Cela m’a fréquemment cassé mon écoute, j’ai vraiment été dérangée par cette musique trop envahissante parfois.

Une découverte de la mythologie hindoue et d’un texte incontournable qui souffre, selon moi, d’une musique qui prend parfois le pas sur le conte.

Pour écouter un extrait, rendez-vous sur le site des éditions Ouï’Dire.

 

Le Mahâbhârata, Cécile Hurbault. Ouï’Dire, coll. Contes d’auteurs, 2015. 3h40.

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