Au nom du père, de Françoise Bourdin (2015)

Au nom du père (couverture)Je reviens sur mon blog après une longue absence notamment due à des travaux dans un nouvel appartement avec quelques critiques de livres reçus grâce à Babelio. Dont deux Françoise Bourdin…

Dans ce livre de Françoise Bourdin, nous suivons l’histoire sur quelques mois de la famille Larcher au cœur de la Sologne. Le père, Gérard, ancien champion de Formule 1, remâche incessamment son ancienne gloire. Albane, la mère, le supporte mais semble avoir son petit secret (peut-être pas si petit d’ailleurs). Quant aux trois enfants, Nicolas, Dan et Valentine, ils tentent de se débarrasser de l’ombre de leur père avec plus ou moins de succès.

Que dire ? L’écriture est fluide, parfois un peu trop simple, avec des descriptions un peu inutiles. (Une phrase m’avait surprise – mais elle apparaissait peut-être dans La promesse de l’océan –, elle disait – en gros car de tête – « Féru d’informatique, il maîtrisait les logiciels de gestion » (ou de compte, je ne sais plus). C’est le genre de phrase qui, selon moi, n’apporte rien. Il ne faut pas être féru d’informatique pour maîtriser un logiciel qui t’est plutôt essentiel dans ton boulot. Bref.)

Par contre, si vous attendez des rebondissements, vous risquez de patienter longtemps. L’histoire est tout de même cousue de fil blanc.

Les caractères des personnages sont variés, ce qui est plaisant. Ça rend la lecture évidement plus intéressante. Les femmes sont plutôt sympathiques : elles ont toute une force de caractère propre, ce qui est assez jubilatoire. Aucune ne se laisse marcher sur les pieds !

Les personnages pourraient être plus attachants (sauf le père qui n’évolue pas et qui reste jusqu’au bout imbuvable), peut-être si le livre allait plus loin dans la psychologie. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de nuances, mais je les ai trouvées… grossières. Disons que, pour chaque personnage, tu as une torture, un regret unique, qui revient trop souvent, qui est trop rabâché.

La famille, la famille, toujours la famille est au cœur du bouquin. Avec évidemment son lot de secrets, de non-dits, de tensions, etc. La fin m’a quelque peu déçue. Un peu lisse à mon goût. Ce n’est pas forcément un happy end, mais c’est un peu convenu.

Si je devais résumer ? Je dirais que : conventionnel. Ça se lit vite et bien, mais que ça ne me laissera pas un souvenir impérissable. Cela dit, je n’avais jamais du Bourdin et je me coucherai donc moins ignorante ce soir.

 « Comme son frère, elle avait essayé à sa manière de marcher sur les traces de leur père, et elle y avait perdu sa propre identité. »

« Très tôt, Nicolas avait compris que l’univers de son père se résumait à lui-même. »

Au nom du père, Françoise Bourdin. Belfond, 2015. 308 pages.

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