La trilogie des confins, Cormac McCarthy (1992-1998)

La trilogie des Confins 1 De si jolis chevauxLa Trilogie des confins comprend :

  • De si jolis chevaux (1992) ;
  • Le grand passage (1994) ;
  • Des villes dans la plaine (1998).

Lorsque j’ai eu De si jolis chevaux entre les mains pour la première fois, j’avais lu peu de temps auparavant que ce livre avait « l’odeur du sang, du cuir et de la poussière » (ou peut-être était-ce inscrit sur la quatrième de couverture). Cela n’évoquait pour moi que le western : des chevaux, du sang, on galope et on se tire dessus. Ce n’était pas un sujet qui m’excitait particulièrement.

La trilogie des Confins 2 Le grand passage

Mais dès l’instant où l’on commence la lecture de ce roman incroyablement puissant, nous sommes entraînés dans une vraie descente aux enfers en même temps que les personnages. C’est un univers véritablement dur que nous présente McCarthy (dans cette trilogie, mais aussi dans Méridien de sang) : ici, entre les Etats-Unis et le Mexique, les hommes sont voués à mourir. On ne peut lâcher ces livres avant de les avoir finis et c’est avec tristesse que l’on pose le dernier tome. McCarthy nous tient en haleine tout au long des romans en enchaînant les rebondissements inattendus, mais toujours plausibles.

La trilogie des Confins 3 Des villes dans la plaine

Les protagonistes évoluent dans ces romans initiatiques au cœur d’une nature sauvage : les descriptions sont majestueuses, on découvre la diversité du territoire américaine, on traverse les saisons, le soleil, la neige, la pluie. John Grady Cole, Lacey Rawlins, Billy et Boyd Parham sont unis par leur amitié des chevaux ; ils souffrent des blessures, de la solitude et de la faim ; et ils nous entraînent toujours plus loin en quête de la liberté. Ces livres sont certes cruels, sanglants, mais également poétiques : McCarthy, de son écriture épurée, si juste et si particulière, mêle avec maestria une mort omniprésente et une beauté poétique.

Cette trilogie m’a réellement marquée et je la conseille à tous ceux qui veulent aborder l’œuvre de ce grand auteur qu’est Cormac McCarthy. Les deux premiers tomes sont totalement indépendants et peuvent être lus dans n’importe quel ordre, mais le troisième rassemble des personnages pour le final. Dépêchez-vous, précipitez-vous dans vos librairies ou dans vos bibliothèques ! C’est un monument de la lecture américaine contemporaine et il ne faut pas le louper !

La trilogie des Confins

La trilogie des confins, tome 1 : De si jolis chevaux, Cormac McCarthy. Points, 1998 (1992 pour l’édition originale. Actes Sud, 1993, pour l’édition française en grand format). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer. 337 pages.

 La trilogie des confins, tome 2 : Le grand passage, Cormac McCarthy. Points, 2000 (1994 pour l’édition originale. Editions de l’Olivier/Le Seuil, 1997, pour l’édition française en grand format). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer. 473 pages.

La trilogie des confins, tome 3 : Des villes dans la plaine, Cormac McCarthy. Points, 2002 (1998 pour l’édition originale. Editions de l’Olivier, 1999, pour l’édition française en grand format). Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Hirsch et Patricia Schaeffer. 322 pages.

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