Le grand théâtre du genre : identités, sexualités et féminisme en Amérique, par Anne Emmanuelle Berger (2013)

Le grand théâtre du genre (couverture)Il va être difficile pour moi d’être dithyrambique sur cet ouvrage.

Le sujet m’intéresse énormément. Comme il a déjà été dit, tout le monde est concerné et on en parle de plus en plus. De plus, les étiquettes ou les « obligations » et les attentes que l’on impose à quelqu’un simplement en fonction de son sexe ont une légère tendance à m’exaspérer et je peux me lancer dans de vives discussions sur le sujet. Malgré cela, je n’avais jamais vraiment lu de livres dessus malgré mon envie de me pencher sur les travaux de Judith Butler. Ainsi, en voyant ce livre dans le cadre de l’une des opérations Masse Critique sur Babelio, j’ai sauté sur l’occasion et c’est avec plaisir que j’ai appris ma sélection pour le recevoir.

Après l’avoir « lu », qu’est-ce que je me dis ?… Judith Butler ne sera pas pour tout de suite. Je mets lu entre guillemets car je dois avouer qu’après m’être réellement accrochée, mon attention a faibli, j’ai alors seulement parcouru certains passages. La dernière partie intitulée « Le legs de Roxanne : féminisme et capitalisme en Occident » a à nouveau ranimé cet intérêt.

Attention, je ne dis pas que ce n’est pas intéressant. Comme je l’ai dit, deux parties ont accroché mon attention : la seconde « (D)Rôles de reines : le théâtre du genre en Amérique » notamment sur le transsexualisme et les drag queen ainsi que l’ultime partie qui traite des « travailleurs(ses) du sexe ». L’auteur traite d’un sujet d’actualité sans mettre de côté l’évolution des mœurs aujourd’hui. Elle se réfère de plus à un grand nombre d’auteurs, de penseurs, etc. qui s’ajoutent à tous ceux qui l’ont précédée dans ce domaine (Judith Butler, Esther Newton…) et qui enrichissent sa pensée.

Malgré cela, ce livre ne m’a paru accessible pour une néophyte telle que moi. Les termes souvent très compliqués couplés avec des anglicismes et les formulations parfois alambiquées sont de véritables tremplins pour mon cerveau qui s’envole vers d’autres sujets tandis que mes yeux continuent à parcourir la page jusqu’à ce que je me « réveille » et réalise que je ne sais plus ce que je lis. Le glossaire donné à la fin de la « parabase » n’apporte que de faibles lumières.

Je ne le conseille donc pas à des personnes qui, comme moi, souhaitent découvrir le sujet, mais à des lecteurs qui ont déjà de solides bases en la matière. En ce qui me concerne, je ne peux pas dire que la lecture a été un plaisir.

Le grand théâtre du genre : identités, sexualités et féminisme en Amérique, Anne Emmanuelle Berger. Belin, 2013. 296 pages.

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