The Perks of Being a Wallflower, de Stephen Chbosky, avec Logan Lerman, Emma Watson et Ezra Miller (Etats-Unis, 2013)

The perks of being a wallflowerThe Perks of Being a Wallflower, qui peut être traduit par « les avantages d’être laissé pour compte », est sorti en France sous le titre Le monde de Charlie (non, mais je n’arrive pas à m’y faire. Un si beau film pour un titre si naze). Il s’agit de l’adaptation du livre Pas raccord écrit par Stephen Chbosky lui-même (livre depuis réédité sous le titre Le monde de Charlie).

Il est sans doute difficile d’adapter au cinéma un roman épistolaire où l’on a connaissance de toutes les pensées, de toutes les joies, de tous les doutes du personnage principal. A moins d’utiliser une voix off qui exprime ces pensées, on ne peut pas avoir la même intimité avec le personnage principal. Il faut montrer les choses, plus d’éléments sont laissés à l’appréciation, à la compréhension du spectateur. Stephen Chbosky fait toutefois parler Charlie et le montre en train d’écrire ses fameuses lettres.

Les personnages du roman expérimentent et vivent plusieurs situations que je ne veux pas révéler afin de ne pas gâcher le film à quelqu’un qui ne l’aurait pas vu. Or il est impossible de tout mettre dans un film d’1h40. J’avais vu le film avant de lire le livre et j’ai été surprise de voir tous les passages qui avaient été mis de côté. C’est parfois un peu dommage, certains auraient été intéressants à voir dans le film, d’autres ont été bien remplacé ou abrégés. Mais le film reste tout de même une bonne adaptation.

Comme je l’ai dit, j’ai vu le film avant de lire le livre. En temps normal, je n’aime pas trop faire ça, les livres étant généralement mieux que les films. Mais pour cette fois, c’est sans doute mieux, je ne sais pas si j’aurai lu le livre si je n’avais pas vu le film.

J’ai adoré le film. Il m’a touché ; comme en lisant le livre, je me suis sentie proche des personnages.

Comme le livre, il est parfois drôle, parfois émouvant.

Il est aussi incroyablement beau et juste.

Les acteurs incarnent fidèlement les personnages du roman et leur donnent corps avec justesse. On les comprend. On a l’impression qu’ils peuvent nous comprendre.

Emma Watson était plutôt attendue avec ce film après avoir joué plus de dix ans Hermione Granger dans les films Harry Potter. Peut-être ne suis-je pas impartiale, mais je l’ai trouvé excellente dans le rôle de Sam, parfois sûre d’elle, parfois fragile. On ne peut pas ne pas l’aimer.

De même qu’Ezra Miller (Patrick) qui a les capacités – me semble-t-il – de devenir un grand acteur. Je l’avais déjà admiré dans We need to talk about Kevin et The Perks of Being a Wallflower confirme l’admiration que j’ai pour lui. Il est drôle mais il peut également être poignant. Il semble tellement naturel dans ce rôle, on dirait qu’il joue son propre rôle, qu’il est lui-même. Il est exceptionnel. Chacune de ses apparitions rendent une scène incroyable. On y croit vraiment. C’est le genre de films dont j’ai du mal à me détacher tellement j’ai l’impression que c’est vrai. Et il n’est pas mal non plus dans la peau de Frank N Furter (The Rocky Horror Picture Show). En tout cas, j’attends avec impatience son prochain film, comme j’attendais chacune de ses apparitions.

Quant à Logan Lerman, c’était pour moi une véritable révélation. En regardant sa filmographie, je constate que je l’ai déjà vu dans The Patriot et Le nombre 23. Aucun souvenir de lui. Dans The Patriot, il avait huit ans, il devait jouer l’un de mômes, mais dans Le nombre 23, je n’arrive absolument pas à me rappeler son personnage. Je ne savais même pas que c’était lui qui jouait Percy Jackson, ces films ne m’intéressant absolument pas. Bref. Une révélation. Une très bonne révélation. Il est aussi attachant, aussi décalé vis-à-vis de ses condisciples que l’est le Charlie du roman.

Un film drôle, touchant, beau avec, pour ne rien gâcher, une excellente BO ! David Bowie (pour la scène dans le tunnel en remplacement de Fleetwood Mac dans le livre), The Smiths et plusieurs groupes de l’époque accompagnent Charlie, Sam et Patrick.

Quand je le vois, la seule chose dont j’ai envie, c’est le revoir.

« Welcome to the Island of Misfit Toys. »

Sam.

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